> Michel Le Houbie (Autre)

ISBN : 2253005282
Éditeur : Le Livre de Poche (1982)


Note moyenne : 3.47/5 (sur 81 notes) Ajouter à mes livres
Hercule Poirot aimerait bien passer des vacance tranquilles. Une petite île, un hôtel agréable, une cuisine soignée, des pensionnaires charmants... Tout irait pour le mieux si, au milieu des estivants, ne tournait Arlena Marshall, une de ces femmes fatales qui font perd... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par belette2911, le 26 mai 2012

    belette2911
    Pas de chance, nous n'aurons pas le bonheur de découvrir Hercule en maillot de bain et en tongs, sur le bord de la plage... Quel dommage !
    Et oui, le petit détective fait prendre l'air du large à sa paire de... moustaches (vous pensiez à quoi ?), ceci est bien la preuve que même les détectives de la littérature ont le droit de se reposer et de prendre des vacances bien méritées.
    Le seul inconvénient est que le Crime, lui, n'est jamais en vacances et qu'il suit Poirot comme un toutou fidèle, ne lui laissant même pas profiter du repos pour mettre ses doigts de pieds en éventail.
    Dans ce livre, il y a une femme fatale, tellement belle et fatale que l'on se dit que son passage sera éclair. Arlena Stuart...
    Trop belle, trop spectaculaire, attirant les hommes comme le miel déposé sur la table attire les insectes de tous poils...
    Cette belle dame collectionne les amants comme mon père collectionne les timbres, à la différence que sa marotte à elle détruit les ménages, l'épouse légale appréciant peu que son mari aille batifoler avec une autre.
    Arlena Stuart est une victime désignée. On se doute qu'elle ne verra pas la fin du roman.
    Comme je l'ai déjà écrit plusieurs fois (ceux qui me suivent savent de quoi je parle, les autres non), il y a toujours une profusion de suspects, dans les romans d'Agatha Christie. Sans doute avait-elle peur d'en manquer ?
    Elle utilise une tactique, qui, bien que n'étant pas celle du gendarme, est celle du leurre.
    C'est-à-dire qu'il y a plusieurs suspects et que chacun a quelque chose à se reprocher. Mais quoi ? That is the question ! Personne n'est tout blanc, et si on est trop blanc, c'est pas bon. Vaut mieux être tout noir et avoir des tas de choses à se reprocher.
    Quoique, la reine du crime nous a déjà démontré qu'elle aime changer les codes, les ignorer, les bafouer ou les respecter lorsque l'on pense qu'elle va les ignorer.
    Cette auteur à l'art de nous faire tourner en bourrique !
    Parmi les suspects, il peut y avoir un mari qui trompe sa femme, un voleur, un trafiquant de drogue, un faux-monnayeur, un voleur de bicyclette, de billes, etc.
    Alors, tel le moustique attiré par une source de lumière, le lecteur est attiré par le leurre, ricanant parce qu'il croit qu'il a trouvé LE coupable et qu'il est meilleur qu'Hercule,... Las, le lecteur se croit malin jusqu'à ce qu'il connaisse la raison du comportement bizarre du suspect.
    Et cela n'a rien à voir avec le crime. Damned, encore raté !
    Quand tous les leurres ont été éliminés, il nous reste le coupable principal...
    Logique... quoique...
    Une fois de plus, je n'avais rien vu venir et une fois de plus, j'avais passé un bon moment avec cet ouvrage.
    Pas LE meilleur, mais un tout bon tout de même !!
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Sharon, le 16 janvier 2011

    Sharon
    Dès le début du récit, la tension est palpable : Hercule Poirot évoque à quel point il serait facile de commettre un crime ici et l'un des vacanciers, pasteur surmené, parle de "la présence du Mal". Les activités purement estivales (parties de tennis, bains de soleil, nage) ont beau se dérouler, la sérénité n'est pas de mise. Disons-le tout de suite : la présence de la sulfureuse Arlena Stuart focalise tous les regards (sauf celui de son mari) et attise les passions, enfin, surtout celle de Patrick Redfern. Sa mort ne fait que confirmer les sinistres pronostics émis par le pasteur.
    Je la plaindrai presque, cette Arlena. Comme trop souvent chez Agatha Christie, elle est victime de sa bêtise et de son incroyable naïveté. Légère, frivole, peu soucieuse de son rôle de belle-mère (les familles recomposées ne sont pas nées dans les années 90), elle ne laissera pas de regrets derrière elle, ni de chagrin. Elle est malchanceuse aussi : les hommes dont elle s'est successivement éprise ne l'aimaient pas réellement, ou leur amour s'est vite éteint. Même son mari ne restait avec elle que par devoir - un comble pour une femme fatale.
    Pas de chance pour le coupable : s'il croyait qu'Hercule Poirot allait rester tranquillement dans son transat, à écouter la truculente Mrs Gardener et les réponses immuables de son mari (Oui, chérie) il se trompait lourdement. La personnalité de ce criminel, particulièrement pervers et audacieux, est fascinante. Il avait presque tout prévu, y compris la désignation d'un coupable idéal. Les indices qui mènent à lui (un bain que personne n'a pris, une bouteille vide jetée de l'hôtel....) sont si ténus qu'il faudra tout l'acharnement intellectuel d'Hercule Poirot pour remettre en place toutes les pièces du puzzle, démasquer l'assassin, après avoir dans la foulée, mis fin à un trafic de drogues.
    En outre, le meurtrier aurait mieux fait de ne pas jouer sa petite comédie devant Hercule Poirot. Non parce que tout ce qu'il a dit s'est retourné contre lui, mais parce que tout ce qu'il a dit sera mis à l'épreuve un jour ou l'autre - et ne résistera pas à l'enquête acharné d'Hercule Poirot.
    Si j'ajoute qu'Hercule Poirot va payer de sa personne pour arrêter le meurtrier, vous conviendrez que les vacances d'Hercule ressemblent plutôt aux douze travaux de son antique homonyme. Souhaitons-lui donc une nouvelle enquête un peu plus reposante.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par jwpack, le 29 mars 2012

    jwpack
    Ah, ce fameux Hercule Poirot, détective créé par Agatha Christie. Semble-t-il qu'il se permet également de prendre des vacances, de temps en temps. Nous imaginons bien qu'il n'y arrivera pas, partout où il va, un meurtre doit être élucidé.
    J'ai lu « Les vacances d'Hercule Poirot » d'Agatha Christie, évidemment. Il s'agit de la version des éditions Hachette de 2004 composée de 282 pages. La version originale s'intitule « Evil Under the Sun » et fut publiée en 1940.
    Alors, on ne se trompe pas avec Christie, c'est facile à comprendre. Que nous parcourions « Dix petits nègres » ou bien « le Meurtre de Roger Akroyd », la lecture se fait rapidement. Ce fut le cas avec celui-ci également. Donc, une lecture aisée, légère et reposante.
    Nous suivons donc le détective dans l'élucidation de ce crime. le récit se déroule chronologiquement avec une description des lieux et des personnages au tout début, comme il se doit pour ce genre de bouquin. À l'évidence, il faudra déjà détecter des indices dès les premières pages. Là réside tout le plaisir des polars!
    Quelle est mon opinion concernant l'histoire? En fait, j'ai trouvé la fin beaucoup trop pêle-mêle. On réussit à comprendre ce qui s'est produit, mais la façon dont Poirot est arrivé à ces déductions est un peu tirée par les cheveux. La seule et unique véritable preuve tangible contre l'assassin est sa réaction devant les faits. J'ai senti que tout le reste n'était qu'hypothèse qui ne ferait pas long feu dans une cour de justice.
    J'ai aimé qu'on nous emmène sur plusieurs pistes. J'aime me questionner concernant l'éventuelle finalité et tenter de déjouer l'auteur avant le dernier chapitre. J'ai échoué ici, c'était tout de même bien joué. Encore que j'ai trouvé le résultat trop gros, lorsqu'on revit le récit, on arrive à la conclusion que l'explication aurait pu être possible.
    Fait étonnant, cette version contient une carte de l'île. J'ai dû y retourner plusieurs fois pendant la lecture pour bien visualiser l'endroit. Je spécifie que pour la finalité, les détails géographiques importent, ce petit ajout était donc fort estimé.
    Je tends à penser que ce livre est très léger et divertissant jusqu'à la section du dévoilement. Après, on tente de suivre le raisonnement du détective et de se remémorer les chapitres précédents. Évidemment, nous ne nous trouvons pas devant un bouquin qui change l'univers, vous vous en douterez bien. C'est tout simplement agréable à feuilleter.
    En conclusion
    J'ai apprécié, ce fut une bonne lecture. de toute façon, tout le monde connaît cette auteure. Par contre, je vous conseille surtout « Le meurtre de roger ackroyd » qui est magnifique et, à mon avis, l'oeuvre la plus réussie de Christie.
    Un moment agréable avec une fin qui vient mettre un petit nuage, j'attribue donc un 6 sur 10.

    Lien : http://www.sergeleonard.net/2012/01/24/les-vacances-dhercule-poirot-..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Hindy, le 20 décembre 2010

    Hindy
    Un Poirot égal à lui-même, génial. Une histoire dépaysante d'un monde où seul les plus privilégiés pouvaient voyageaient. Comme toujours derrière le mystère une peinture féroce des êtres.
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    • Livres 4.00/5
    Par den, le 15 janvier 2011

    den
    Un excellent Poirot à une époque ou seul les plus nantis pouvaient voyager.
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Citations et extraits

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  • Par Sharon, le 16 janvier 2011

    Imaginons que vous ayez un ennemi, dit-il, ponctuant son discours d'un doigt emphatique. So vous le suivez chez lui, à son bureau, dans la re, il vous faut à cela une raisons - il vous faut pouvoir justifier votre présence. Tandis qu'ici, au bord de mer, personna n'a à justifier quoi que ce soit. vus êtes à Leathercombe Bay, pourquoi ? Parbleu, c'est le mois d'août, - au mois d'août, on est en vacances, et on va au bord de la mer.Il est donc tout à fait naturel que vous soyez ici, que Mr Lane y soit, de même que le major Barry ainsi que Mrs Redfern et son mari. Parce que c'est l'usage, en Angleterre, de passer le mois d'août à la mer.
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    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par MissAlfie, le 26 mars 2012

    Au "Jolly Roger" séjournait une personnalité de tout premier plan, du moins était-ce là l'opinion de l'intéressé. Étendu sur un transatlantique ultra-perfectionné, resplendissant dans un costume blanc crème immaculé, un panama rabattu sur les yeux, les moustaches retroussées avec panache, Hercule Poirot embrassait la baie du regard.
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