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Michel Le Houbie (Autre)
ISBN : 2253013870
Éditeur : Le Livre de Poche (01/09/1976)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.83/5 (sur 854 notes)
Résumé :
Cinq témoignages accablants ont fait condamner à la détention perpétuelle Caroline, la femme de Amyas Crale, peintre renommé, mort empoisonné. Seize ans après, Hercule Poirot, le détective belge qu'Agatha Christie a rendu célèbre, prend l'affaire en main. Ne s'arrêtant pas aux évidences, tirant parti du moindre indice, il fait éclater une vérité à laquelle personne ne s'attendait.

Une femme assez curieuse.
Je l'ai rencontrée l'autre jour...>Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (60) Voir plus Ajouter une critique
AgatheDumaurier
17 janvier 2016
Pour moi, l'un des plus beaux Agatha Christie, avec :
-La mélancolie d'une enquête dans le passé, les êtres qui ont vieilli, dont la vie s'est brisée dans un drame.
-Une réflexion profonde sur la création artistique. le personnage d'Amyas Crale, qui me semble inspiré de Picasso, fait passer son art avant toute chose. Immergé dans son monde et méprisant les vivants pour finir son tableau, il provoque sa mort par son aveuglement, et détruit tout autour de lui. Il rappelle le personnage de la sculptrice dans le Vallon, l'égoïsme masculin de cette époque en plus, c'est à dire qu'aucune culpabilité ne l'effleure, ce qui le rend intensément vulnérable.
-Un dénouement d'une logique implacable, sans aucune artificialité, point final splendide d'une tragédie qui paraissait écrite avant même d'avoir commencé.
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CorinneCo
18 août 2015
David Suchet plus Hercule Poirot que quiconque et peut-être que le personnage imaginé par Agatha Christie a fait un excellent travail de composition dans son travail d'acteur dans la série anglaise. Il a su restituer toutes les nuances de la personnalité de ce cher Hercule, toutes ses manies, son égocentricité, son humanité, sa malice et son ambiguïté. On peut parler d'une réelle « incarnation ». La série anglaise offre un écrin aux aventures d'Hercule Poirot – bons cadrages, très bon chef opérateur, beaux décors, beaux costumes et maquillage, travail soigné de mise en scène, bons comédiens jusqu'aux petits rôles, on peut dire que c'est une réussite et surtout cela m'a donné envie, à moi, de relire Agatha Christie. J'ai lu toutes les aventures de Poirot à l'adolescence et depuis je n'en ais pas rouvert un. J'en gardais un bon souvenir avec une préférence pour certaines histoires comme : Les Quatres, Pension Vanilos, le flux et le reflux, le train bleu et a,b,c, contre Poirot. J'oublie Meurtre en Mésopotamie.
La particularité de l'histoire des « cinq petits cochons » d'abord : le meurtre remonte à plusieurs années. La présumée meurtrière est morte, les témoins ont continué leur existence. Hercule Poirot se trouve sollicité par la fille de la coupable. Pour elle, sa mère est innocente et elle veut faire éclater la vérité. Poirot accepte de remonter dans le temps, d'explorer les souvenirs des uns et des autres, leurs motivations de l'époque et de passer au tamis de ses petites cellules grises toutes les informations qu'il réussit à glaner sur la période du meurtre. Avec toute sa patience, sa déférence dont il peut faire preuve et sa ténacité il sort de la gangue du souvenir le déroulement des événements. le petit détective belge par l'intermédiaire d'Agatha Christie, sonde les coeurs et les cerveaux d'un oeil courtois mais non moins inquisiteur. Hommes ou femmes n'échappent pas à sa sagacité. Son air affecté et précieux peut le rendre ridicule aux yeux des autres, Hercule Poirot dans le fond n'en a cure : c'est lui le plus grand détective. Tout le monde connait l'histoire des cinq petits cochons. Amour, jalousie, création, bourgeoisie bohème, campagne anglaise, classes sociales, faux-semblants, orgueil, passion, drame à l'anglaise. Agatha Christie trousse son intrigue sans en avoir l'air. J'avais oublié son écriture rapide, déliée, directe et en même temps d'une distinction toute classique. Bon, la traduction que j'ai eue sous les yeux a peut-être un goût un peu suranné mais qu'importe. On connait par coeur l'histoire mais qu'importe. Hercule Poirot emporte la mise. Comme toujours...
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sevm57
05 février 2016
Comme souvent chez Agatha Christie, le titre -un peu surprenant avouons-le (on n'imaginerait pas un roman d'Harlan Coben intitulé Cinq petits cochons!) - de ce roman est tiré d'une comptine qui trotte dans la tête d'Hercule Poirot au fur et à mesure de ses rencontres avec les différents protagonistes.
Notre célèbre détective est confronté à un défi de taille puisqu'il s'agit d'élucider un meurtre vieux de 16 ans. Il va pour cela comparer les souvenirs et les récits des personnes présentes à l'époque.
Je trouve que ce roman est l'un des meilleurs d'Agatha Christie, avec un Hercule Poirot au sommet de son art dans une enquête particulièrement originale en termes de construction et de contexte, et des personnages marquants, notamment Amyas et Caroline Crale.
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MllePeregrine
03 octobre 2015
Un bon Agatha Christie, qui tient son originalité du fait qu'Hercule Poirot enquête, cette fois, sur un meurtre qui date d'il y a seize ans et qui a été résolu, du moins semble-t-il.
Amyas Crane, un peintre réputé, est mort empoisonné. C'est sa femme, Caroline, qui est accusée du meurtre. Celle-ci meurt en prison sans avoir cherché à se défendre. Seize ans plus tard, la fille d'Amyas et Caroline demande à Poirot de rouvrir l'enquête.
L'enquêteur belge va donc déterrer le passé au fil des témoignages des témoins de l'époque.
Le lecteur, quant à lui, tente de trouver qui ment et sur quoi, essaye de trouver les indices distillés ci et là et ...se trompe de coupable, bien évidemment!
Une bonne lecture!
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leinavaleski
02 novembre 2012
Cette première lecture des aventures d'Hercule Poirot allait déterminer si je continuais à lire ses enquêtes (je ferai de même avec Miss Marple). Je dois avouer que je suis totalement conquise !

D'abord, je suis conquise par le personnage d'Hercule Poirot qui est assez atypique. Mais ce qui m'a surtout plu, c'est qu'il ne pollue pas l'affaire : il se contente de poser des questions, de faire quelques réflexions aux autres personnages mais il ne livre pas ses pensées avant de pouvoir conclure. C'est ce qui permet au lecteur de se faire sa propre opinion sur l'identité du coupable en se basant sur les faits rapportés. On peut donc, en théorie, aboutir à la même conclusion que Poirot juste en « réfléchissant » (comme il le dit), même si, en pratique, c'est plus compliqué. Ici, pas de recherche de preuves, pas de course poursuite, etc. donc on peut vraiment s'immerger dans l'enquête sans avoir l'impression d'être un spectateur forcé.

Le style de l'auteure est tout simplement génial, c'est un vrai plaisir de lire. On revit le même évènement , avec plusieurs points de vue certes mais avec des points communs, sans jamais se lasser. L'affaire, malgré les apparences, est compliquée mais tout y est pour trouver la solution ! Il y a trois parties : Poirot rencontre les témoins puis ceux ci écrivent un compte rendu des évènements et enfin , Poirot conclut. A la fin de la seconde partie, j'avais compris des choses mais en arrivant à la conclusion, je me suis rendue compte que je n'avais pas prêté assez d'attention aux détails. Mais je ne désespère pas, j'y arriverai un jour ! Chaque information donnée a de l'importance et c'est assez impressionnant de voir que l'auteure ne laisse rien au hasard.
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Citations & extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
genougenou13 août 2015
Hercule Poirot jaugea d’un œil intéressé la jeune femme qu’on faisait entrer dans son bureau. Elle lui fit une impression favorable.
La lettre qu’elle lui avait envoyée était fort peu explicite : c’était une simple demande de rendez-vous, brève et fonctionnelle, sans aucune allusion à son objet. Seule la fermeté de l’écriture indiquait que Carla Lemarchant était une jeune personne.
Et maintenant elle était là, en chair et en os, grande, mince, âgée d’une vingtaine d’années – le genre de jeune femme qui ne laissait pas indifférent. Elle portait des vêtements de qualité, un ensemble coordonné manteau et jupe bien coupé et coûteux, de luxueuses fourrures. Le port de tête altier, elle avait le front large, un nez délicatement dessiné et le menton volontaire. Ce qui primait en elle, plus que sa beauté, c’était qu’elle respirait la vie.
Hercule Poirot, qui avant son arrivée se sentait vieux, se trouvait à présent rajeuni, plein de vie, régénéré !
Tandis qu’il s’avançait pour la saluer, il fut conscient d’être observé par son regard gris sombre. Un examen attentif. Sérieux.
Elle s’assit et accepta la cigarette qu’il lui tendait. Après l’avoir allumée, elle resta une minute ou deux à fumer tout en continuant à l’étudier d’un air songeur, dubitatif.
— Cruel dilemme, n’est-ce pas ?
Elle sursauta :
— Je vous demande pardon ?
Une voix agréable, dont le léger voile ajoutait à la chaleur.
— Vous êtes en train de vous demander si je suis un charlatan ou bien l’homme qu’il vous faut.
Elle sourit :
— Eh bien oui… en quelque sorte. C’est que vous… je ne vous voyais pas exactement comme ça, monsieur Poirot.
— Je suis plus âgé, n’est-ce pas ? Plus âgé que vous ne l’imaginiez ?
— Oui, il y a ça aussi. (Elle hésita.) Vous voyez que je suis franche. Je veux – il me faut – le meilleur détective.
— Alors soyez rassurée, dit-il. Je suis le meilleur !
— Ce n’est pas la modestie qui vous étouffe, observa Carla. Et pourtant… je serais tentée de vous prendre au mot.
— Il n’y a pas que les muscles qui comptent, fit benoîtement Poirot. Je n’ai pas besoin de me mettre à quatre pattes pour examiner les traces de pas, moi. Ni de ramasser les mégots ou examiner les brins d’herbe. Il me suffit de m’installer dans mon fauteuil et de réfléchir.
C’est ça (il tapota son crâne en forme d’œuf) mon instrument de travail !
— Je sais, répondit Carla Lemarchant. C’est pour ça que je suis venue vous trouver. Parce que j’ai une chose extraordinaire à vous demander.
— Ah, fit Poirot en l’encourageant du regard, voilà qui est prometteur !
Elle prit une profonde inspiration :
— Je ne m’appelle pas vraiment Carla, mais Caroline. Comme ma mère : on m’a donné son prénom. (Elle s’interrompit un instant.) Quant au nom de famille, je me suis habituée à celui de Lemarchant, alors qu’en fait, c’est Crale.
Le front plissé, Hercule Poirot...

(Carla Lemarchant)
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GrouchoGroucho27 mars 2015
- Vous êtes en train de vous demander, expliqua-t-il, si je suis un charlatan ou bien l’homme dont vous avez besoin. C'est bien ça ?
Elle sourit :
- Il y a un peu de ça, dit-elle. Vous comprenez, monsieur Poirot, vous n'êtes pas du tout tel que je me l'imaginais...
- Je suis vieux ? Plus que vous ne pensiez ?
- Il y a ça aussi...
Après une hésitation, elle ajouta :
- Je serai franche, monsieur Poirot. Je voudrais... Il faut absolument que je m'adresse au meilleur de tous les détectives...
- Alors, fit-il, rassurez-vous ! Le meilleur, c'est moi !
- Vous n'êtes pas modeste, mais j'aurais tendance à vous croire sur parole.
- Vous le pouvez, dit Poirot en toute simplicité. Vous comprenez, on ne se sert pas uniquement de ses muscles. Je n’ai pas besoin de me mettre à quatre pattes, pour mesurer des empreintes, de ramasser des bouts de cigarettes et d'étudier les brins d’herbe foulés. Il me suffit de m’asseoir dans mon fauteuil et de réfléchir. Ce qui travaille, chez moi, c'est ça !
Du doigt, il montrait sa tête qui ressemblait curieusement à un œuf.
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sevm57sevm5702 février 2016
Miss Williams parvint à charger ce dernier mot de toute une signification victorienne.
-Les hommes !....lâcha-t-elle sans aller plus loin. Comme un riche propriétaire terrien prononcerait "les bolcheviks " , un communiste fervent "les capitalistes ", une bonne maîtresse de maison "les cafards ", voilà comment miss Williams avait dit "les hommes ".
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sevm57sevm5731 janvier 2016
Autant j'ai admiré Elsa Gréer parce qu'elle avait du cran, parce qu'elle se battait, parce qu'à aucun moment elle n'a baissé les bras devant l'adversité, autant j'ai admiré Caroline Crale pour sa retenue, pour sa faculté à se retirer dans sa pénombre. Elle n'a jamais perdu parce qu'elle n'a jamais livré bataille.
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sevm57sevm5731 janvier 2016
-Comment vous expliquer ? C'est un sentiment très anglais. On ne tire pas sur un oiseau en cage, si vous voyez ce que je veux dire.
-C'est peut-être très anglais, mais je pense voir quand même. Que ce soit à la cour d'assises de Londres, sur les terrains de sport d'Eton ou à la chasse, l'anglais aime bien que la victime ait une chance de s'en tirer.
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