ISBN : 2718607998
Éditeur : Galilée (2009)


Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
Le Rêve d’un Prisonnier est accroché dans la galerie des « Rêves d’Enfants ».

Le 1er mai 2008 je montre à ma mère une reproduction de ce tableau de Moritz von Schwind, dont Freud a montré en 1916 à son public une reproduction afin d’illustrer sa conférenc... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par ster, le 09 août 2011

    ster
    Ève, mère de l'auteure, personnage récurrent, imprègne une très grande partie de l'œuvre. Elle en est un soleil, voire le soleil, tout en l'ignorant délibérément. Au fil des livres, on la voit se moquer de la gloaaare littéraire de sa fille, regarder l'inspecteur Derrick, raconter sa vie, donner son avis sur tout, perdre l'ouïe. Cette perte est vécue comme l'arrivée d'une étrangère : Surdité est désormais là, imposante, toujours plantée au beau milieu de l'échange. Avec un amour inquiet, Cixous note tout, le langage tout personnel entremêlé d'allemand, les avis tranchés, les menus et immenses changements quotidiens, les désirs, les inquiétudes, les reproches, les joies, tout ce qui constitue le lien filial.
    Une scène mémorable est celle du commentaire du tableau le Rêve d'un Prisonnier de Moritz von Schwind. Avec espièglerie, l'auteure restitue en un même récit les commentaires de Freud et ceux de sa mère, les faisant se rencontrer dans cet espace de possibles magiques qu'est l'écrit.
    Ailleurs, Ève perd Schirm, le Parapluie et appelle sa fille en catastrophe. La manière de restituer cet abandon majeur rend compte de l'évènement avec beaucoup d'humour, ne dépossédant pas pour autant la scène de son tragique. Tragique qui témoigne de la tendre attention de Cixous à ce qui surgit dans la vie de sa mère : la suprême trahison de Schirm qui ne pouvait pas disparaître.
    Ève s'évade semble n'être qu'un chapitre d'une seule et même œuvre de Cixous. Dans ce chapitre, l'évènement central est peut-être qu' Ève devient centenaire, ce qui suppose plus que jamais l'angoisse de la fin. La mère est observée au microscope, la narration s'adapte à tout ce qui fait événement dans une vie pleine de quotidien. On pourrait craindre, vu le continent abordé, un enlisement, une pesanteur liée à celui-ci, ce n'est pas le cas. Les regards vifs et même allègres des protagonistes le garantissent absolument. En effet, si la prison est un thème qui se décline, métaphore du temps acculant la mère à un seuil que le chiffre cent fait retentir comme un glas, le titre tient sa promesse et Ève s'évade d'une manière tout à fait inattendue.
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  • Critique de Aliocha Wald Lasowski pour le Magazine Littéraire

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Vidéo de Hélène Cixous

Un extrait de la pièce d'Hélène Cixous "L'histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk, roi du Cambodge", traduit en langue khmère et joué par des acteurs cambodgiens.








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