ISBN : 2930440384
Éditeur : Atelier de l'Agneau (2011)


Note moyenne : 3.8/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Ce livre comprend des textes de Rousseau suivants : « La cinquième promenade" extraite des "Rêveries du promeneur solitaire" et des extraits de "Correspondance" et des "Confessions" de l'automne 1765.
Françoise Favretto publie une promenade actuelle, en quelques... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par courgette, le 13 mai 2011

    courgette
    L'ouvrage compile ce que Rousseau a pu écrire au cours de son séjour sur l'île Saint-Pierre, au milieu du lac de Bienne.
    L'auteur y expose la cabale qui l'a forcé à fuir et se retirer de la société des hommes. Il retrouve sur l'île un contact sain avec la nature et avec lui-même. Une réflexion s'engage sur les besoins réels de l'homme, et Rousseau en conclut que la simplicité de la vie qu'il mène au milieu du lac, sa totale liberté, bien que limitée par les contours de l'île, sont de loin préférables au tumulte de son ancienne vie.
    L'intérêt fut pour moi dans l'expérience phénoménologique que décrit Rousseau, expérience double : il s'agit de se sentir exister de part la redécouverte de ses sensations, mais d'autre part ce sentiment est atteint par la rêverie. Comme si le fait de se transporter hors de soi dans une douce rêverie nous transportait plus sûrement en nous-même. Paradoxal, non ? Une sorte d'aller et retour, le songe, le fantasme, nous ramène au réel mieux que le contact direct avec le réel.
    Il y a bel et bien deux Rousseau : le premier est un Mahler avant la lettre, c'est dans le contact avec la nature, notamment celle que l'on rencontre dans les régions alpines que l'on se ressource ; le second Rousseau a pris acte de l'humain comme créature de l'imaginaire, créature qui fuit le réel, qui se décentre.
    A la jonction entre ces deux Rousseau, il y a ce magnifique ouvrage.
    A lire avec appétit.
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    • Livres 5.00/5
    Par nathalie_MarketMarcel, le 10 mai 2011

    nathalie_MarketMarcel
    L'idée de cette édition est originale, elle souligne que cette courte période est peut-être une des plus heureuse dans la vie de Rousseau, à coup sûr, un moment de trêve et d'apaisement, comme une douce parenthèse. Les extraits de sa correspondance permettent d'ailleurs d'avoir un contrepoint intéressant. En effet, les écrits tardifs campent un lieu isolé et dans la paix, un peu suspendu. Les lettres montrent au contraire les difficultés de l'installation, la violence qui s'exerce contre Rousseau (son précédent domicile a été vandalisé), la difficile organisation de sa vie quotidienne (l'argent, le courrier, la lecture), sa crainte perpétuelle d'être à nouveau chassé et de devoir fuir sur les routes d'Europe. Il se trouve sur l'île Saint-Pierre dans un équilibre mental éphémère, comme dans une virgule.
    MASSE CRITIQUE BABELIO
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    • Livres 4.00/5
    Par letteratura, le 08 mai 2011

    letteratura
    Ce livre est vraiment inattendu, puisqu'e j'attendais un livre d'une difficulté conséquente, alors que ce livre est très facile à lire. On sent voyager dans toute l'ile grâce aux écrits de Rousseau. L'histoire de Rousseau est tellement complète, que l'on pourrait croire un roman à part entière, parce qu'il a vécut tant de choses en si peu de temps. C'est sincèrement la première fois que je lis du Rousseau, que je pensais très difficile à lire, alors qu'il est un auteur et philosophe tout à fait accessible.
    Je pense que les œuvres intégrales des extraits sont très lourds à lire, alors qu'une œuvre qui présente seulement un aspect de sa vie est d'autant plus intéressant que la vie entière présenté sans détails. Cet évènement de l'ile St Pierre nous est présenté sous trois formes différentes, sous la forme d'un portrait de l'ile, sous la forme de correspondance avec l'extérieur et finalement, sous la forme d'une chronologie en prose.
    La fin du livre comporte une surprise, la chronique de la description de la ville aujourd'hui, par Françoise Fravetto. Il semblerai que beaucoup de choses est changé.
    Rousseau est expulsé de Suisse. Alors, il s'en va à l'ile St Pierre, qui appartient à la Suisse. Il ramène sa femme et ses bagages.
    Pendant ces temps libres, il fait beaucoup de botaniques qu'il considère comme un état d'oisiveté. Il apprend de nombreuses choses en rapport avec la botanique. Il vit ici grâce à la pension que lui verse M. du Peyrou, en échange d'une prochaine autobiographie.
    Mais le gouvernement Suisse ne le veut plus, donc il est contraint de s'en aller. Il ira à Bienne, gouvernement indépendant où il ne sera pas en confiance, alors il continuera son périple vers l'Angleterre.
    MASSE CRITIQUE BABELIO

    Lien : http://litteraire-en-herbe.blogspot.com/2011/05/le-sentiment-de-lexi..
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    • Livres 1.00/5
    Par Steeph76, le 27 mai 2011

    Steeph76
    Peut-on appeller cela un livre ? Je n'y crois pas tellement.
    4 textes de 2 pages c'est du grand n'importe quoi, enfin ce n'est pas le genre de livre que j'achèterais 20€ !
    Sinon les textes sont assez sympas dans l'ensemble mis à part le premier que j'ai trouvé sec (fortement peuplé de passés-simples). Ces recontres, sont une bonne idée, mais trop courtes à mon gout.
    Forte déception.
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    • Livres 4.00/5
    Par bede08, le 21 mai 2011

    bede08
    William Cliff est un poète, indiscutablement, et un talentueux poète qui a
    "la force d'être ce qu'il nous faut être"(La Grande Hulle), dans sa vie comme dans
    ses fictions.
    La mer, les dunes est un texte à re-découvrir, publié la première fois en 1979 dans
    la revue Belgay.
    La mer, les dunes sont les décors choisis par l'auteur pour des promenades le long
    de ces paysages du Nord.
    Au loin Dunkerque, tout près un jeune homme blond, un couple en exercice, un voyeur,
    Antonio...
    William Cliff laisse vaguer son imagination de façon quelque peu hasardeuse pour offrir,
    en quelques pages,des bouts d'histoires qui s'accrochent à votre mémoire comme des souvenirs.
    Et on frissonne, du vent comme des mots qui vous viennent à la figure et qui vous touchent, toujours.
    Lire et relire ce petit livre est si facile et d'autant plus agréable que c'est l'Atelier
    de l'Agneau qui le propose, dans sa collection Archives: chaque exemplaire est différent,
    unique et né de l'imagination de
    Françoise Favretto. Un plaisir.




    Lien : http://www.zeblog.com/admin-laplumeardennaise-556327
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Citations et extraits

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  • Par nathalie_MarketMarcel, le 10 mai 2011

    Quand le soir approchait je descendais des cimes de l’île et j’allais volontiers m’asseoir au bord du lac, sur la grève, dans quelque asile caché ; là le bruit des vagues et l’agitation de l’eau fixant mes sens et chassant de mon âme toute autre agitation la plongeaient dans une rêverie délicieuse où la nuit me surprenait souvent que je m’en fusse aperçu. Le flux et reflux de cette eau, son bruit continu mais renflé par intervalles frappant sans relâche mon oreille et mes yeux, suppléaient aux mouvements internes que la rêverie éteignait en moi et suffisaient pour me faire sentir avec plaisir mon existence sans prendre la peine de penser.
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  • Par gteisseire2, le 05 avril 2011

    « Je fis à vélo un tour complet de sa personne et m’arrêtai près de lui. C’était René qu’il lisait. Je mis mon bras sur son épaule et, à haute voix, lu toute une page du livre. Puis, me penchant sur son épaisse bouche, je l’embrassai un très long temps, libérant l’abondance d’un cœur dilaté à craquer. »
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  • Par letteratura, le 08 mai 2011

    J'aime la liberté sans doute, mais la mienne n'est pas au pouvoir des hommes, et ce ne seront ni des murs ni des clefs qui me l’ôteront. Cette captivité, monsieur; me parait si peu terrible , je me sens si bien que je jouirais de tout le bonheur que je puis encore espérer dans cette vie
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Vidéo de William Cliff

L'émission "Mille feuilles" de la Rtbf à la foire du livre 2010. Présentation de la traduction des "Sonnets" de Shakespeare par William Cliff aux Editions du Hazard








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