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ISBN : 2350871886
Éditeur : Editions Héloïse d'Ormesson (2012)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 51 notes)
Résumé :
Ils se sont rencontrés à Biarritz. De cette romance estivale sur fond de plages sauvages et de balades en scooter naît une histoire d'amour, et un désir d'enfant. Le jeune couple parviendra-t-il à conjurer les coups du destin, â préserver l'ivresse des débuts ? Des souvenirs heureux aux épreuves du présent, Harold Cobert explore la vie conjugale du point de vue masculin. Mêlant dérision et tendresse, son échographie d'un père n'esquive rien, ni l'appréhension de la ... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Tempuslegendae
Tempuslegendae01 septembre 2013
  • Livres 4.00/5
Et vous, croyez-vous en une possibilité de paternité avortée?
Parfois, quand Dieu monte sur sa planche de surf, il peut prendre la vague de plein fouet et ainsi s'éclater. Harold COBERT en sait quelque chose puisqu'il en a fait l'expérience sur les spots du Ferret. Enfin, que nous dit-il? Qu'un jeune homme à qui la vie chante à tue-tête se prend souvent pour Dieu. Sa femme attend un enfant et c'est lui, petit dieu à la peau bronzée, qui l'a conçu. Franchement, la vie est belle.
Mais c'est de tout de même un petit dieu écervelé, il faut le dire. Certes, il s'est cru fort, mais il y a plus fort. Des choses qui font mal bien plus loin que dans le corps. Qui vous happent comme une mauvaise vague, gigantesque, noyante. Et qui refluent, reviennent vous ensevelir, comme une marée furieuse, tueuse et haineuse. Or, Dieu, ce sacripant, a bel et bien décampé, ainsi qu'Allah, Yahvé ou Jéhovah, tous leurs substituts et d'autres célicoles dont pourtant, là, le narrateur et sa femme auraient eu grand besoin. Car ils pleurent un bébé qui n'a été embryon que cinq malheureux jours. Pas suffisamment pour éveiller la moindre compassion. Et le beau gosse prend d'un coup un kilo supplémentaire de cervelle; le choc le propulse un peu plus loin, le temps d'encaisser ou peut-être de retrouver Dieu quelque part dans le pays basque.
Pas de jérémiades, juste une distance brutale avec la réalité et ces espérances avortées. C'est la plume COBERT ou sa marque de fabrique: la délicatesse –celle d'«un hiver avec Baudelaire»- et un prudent périmètre de sécurité. L'impact des rendez-vous ratés avec la vie est foudroyant, c'est le moins qu'on puisse dire.
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meelly
meelly11 juin 2012
  • Livres 5.00/5
Il est des livres qui vous touchent au point que vous ne vous vous sentiez pas capable de vous plonger dans une autre histoire avant plusieurs jours. "Dieu surfe au Pays basque" est de ceux-là.
L'histoire pourrait sembler somme toute banale : le narrateur rencontre sa future femme lors de vacances au pays Basque, ce jeune couple fou d'amour (comme s'ils n'étaient encore que de jeunes cons de quinze ans) se découvre, se marie et décide de faire un enfant. le narrateur est presque pris de court lorsque sa femme lui annonce qu'elle est enceinte. Et, au bonheur de devenir père, se mêle aussi l'angoisse de perdre un peu de sa liberté, de son insouciance, de sa jeunesse. Lorsqu'il se réveille brutalement un matin de juin après un cauchemar dans lequel sa femme lui annonce que le bébé est mort, le narrateur se force à ne pas voir des signes partout. le malheur ne peut pas toujours frapper au même endroit : sa femme a déjà perdu un bébé "la petite comète Ferdinand" conçu avec son "prédécesseur". Alors tout ira bien, tout ne peut qu'aller bien, et pourtant...
MON AVIS : Dans ce roman largement autobiographique, Harold Cobert évoque avec beaucoup de pudeur et de sensibilité un évènement rarement évoqué dans la littérature et encore moins à travers le regard de l'homme : la fausse-couche, la non-naissance d'un enfant désiré. Avec poésie, humour, délicatesse et parfois un brin d'ironie, Harold Cobert nous dévoile le ressenti de cet homme tour à tour abattu, impuissant et révolté face à cet évènement qui n'est malheureusement pas rare, mais qui bouleverse chaque couple qui s'y trouve confronté. Lorsqu'il est mis en mots, ce douloureux accident de la vie est rarement raconté d'une manière aussi réaliste, aussi crue et élégante. le ton de Harold Cobert est tellement juste, tellement émouvant que j'ai dû à plusieurs reprises interrompre ma lecture afin de prendre du recul et pour ne pas la terminer trop vite. Il est des livres qui vous font penser que vous comprenez mieux " l'autre" à la fin de leur lecture, "Dieu surfe au Pays basque" est de ceux-là pour moi.
Lien : http://meellylit.canalblog.com/
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Euli
Euli12 juin 2012
  • Livres 5.00/5
L'histoire et mon avis :
Un homme (le narrateur), une femme, un désir d'enfant qui semble se concrétiser dès les premières pages : rien de transcendant pour le moment. Pourtant, j'ai ressenti comme un malaise dès les premières lignes "Samedi matin. Je me suis réveillé en sursaut. Un mauvais rêve. Ma femme me disait : le bébé est mort".
C'est la deuxième fois qu'elle tombe enceinte : la première fois elle vivait avec celui que le narrateur nomme "mon prédécesseur" mais son enfant, baptisé "Ferdinand", n'aura survécu que 5 jours.
A peine quelques jours avant la première échographie, elle commence à perdre du sang : c'est le début d'une période noire pour le couple : direction les urgences, annonce de la fausse-couche, retour à la maison, douleurs terribles, retour aux urgences, deux heures et demi de souffrance qui se solderont par un curetage, l'ensemble raconté par les yeux du narrateur, le regard d'un homme. En parallèle à ce récit nous pouvons lire l'histoire de la rencontre entre ces deux personnages, quelques années plus tôt : une histoire enchâssée qui se présente comme un petit bol d'air frais.
Le thème de ce livre est original : on trouve plus souvent des textes racontant la perte d'un enfant déjà né : ici il s'agit de la perte d'un enfant qui va naître. C'est un sujet grave qui est toutefois traité avec sobriété, sans excès et teinté d'une pointe d'humour. Je m'attendais plutôt dans un tel récit à avoir le point de vue de la femme mais c'est bien celui de l'homme que nous avons, un homme avec ses angoisses et sa souffrance.
J'ai beaucoup aimé les citations glissées avant quelques chapitres notamment celle empruntée à Dostoïevski "Si Dieu n'existe pas, alors tout est permis".
Impossible de quitter ce livre des mains à peine les premières pages lues : c'est un livre prenant, très agréable et rapide à lire : je l'ai dévoré, je l'ai adoré. Merci.
Lien : http://salondeslettres.blogspot.fr/2012/06/dieu-..
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denisarnoud
denisarnoud07 octobre 2013
  • Livres 5.00/5
Ils se sont connus à Biarritz où ils étaient en vacances. Ils ont été frappés par le coup de foudre. Ils se sont mariés. Ils ont attendu un heureux événement et c'est à ce moment que leur vie heureuse dérape. La femme du narrateur à la veille de l'échographie est victimes d'hémorragies, au début pas d'inquiétude mais le destin semble s'acharner, elle a déjà perdu un enfant d'un précédent mariage. le lendemain les saignements ne se sont pas arrêtés. Direction l'hôpital où on leur annonce que l'enfant est mort et qu'il va falloir procéder à un curetage.
La fausse couche vu du point de vue du père tel est le sujet de ce livre. On y voit le cataclysme que représente pour le futur père la perte de son enfant. le narrateur est anéanti, il s'interroge sur le destin qui se répète, sur l'existence de Dieu. Est il parti surfer au Pays basque alors qu'on a besoin de lui.
Thème très douloureux traité sans pathos, avec simplicité et même humour ce qui donne encore plus de force à ce récit et plus d'ampleur à la douleur de cet homme.
Après Un hiver avec Baudelaire, Harold Cobert nous livre à nouveau un magnifique roman, fort mais tout en sensibilité où les scènes décrivant l'horreur de la situation (description détaillée du curetage) côtoient les scènes de bonheur. Un roman malgré tout plein d'espoir.
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LeilaRe
LeilaRe05 décembre 2014
  • Livres 4.00/5
L'incipit pose le décor :
« Samedi matin. Je me suis réveillé en sursaut. Un mauvais rêve. Ma femme me disait : le bébé est mort. »
Mais en parallèle, nous sommes aux premières loges pour voir naître un amour fou entre le narrateur et sa future femme rencontrée lors de vacances au pays Basque.
« -Tu raccroches.
- Non, toi d'abord !
Nous avions quinze ans, à peine.
Du grand n'importe quoi.
Nous étions heureux, nous étions cons, nous étions heureux d'être cons »
(Au passage, les deux protagonistes sont toujours désignés par Lui ou Elle, on en conclut que c'est fort probablement autobiographique)
« Souvent, les premières fois sont quelque peu désastreuses. On ne se connait pas, on se découvre. Les corps sont comme deux instruments qui s'accordent. Plusieurs essais sont généralement nécessaires avant de jouer à l'unisson et d'atteindre une acmé digne de ce nom. Parfois, malheureusement, cela ne vient pas, ne viendra pas, ni maintenant ni demain. On peut alors se mentir autant qu'on veut, céder aux ruses de la raison pour prolonger le mirage des débuts, mais, tôt ou tard, il faudra se rendre à cette évidence : le corps, lui, ne ment jamais. »
Cet amour se concrétise par un projet de vie, faire un bébé ensemble !
A la veille de la première échographie, des saignements suspects alertent la femme du narrateur, qui a déjà perdu un bébé de 5 jours conçu avec le « prédécesseur ».
Les saignements deviennent hémorragie et l'hémorragie se conclut par un curetage.
La fausse-couche précoce est un sujet dont on a maintes et maintes fois entendu parler, des récits empreints de peine, de larmes parfois, mais toujours de la part de futures mamans éplorées. Ici, c'est un ex-futur papa accablé, qui partage avec nous sa souffrance, son désarroi, ses colères et ses espoirs.
« Les jours ont commencé à passer. Puis les semaines. J'ai continué de travailler avec un étrange sentiment de vacuité. Tout me paraissait frappé d'une profonde inanité. J'accomplissais des gestes et prononçais des paroles de manière automatique, comme si ce n'était pas moi qui les avait accomplies ou prononcées. La colère, la rage et la haine ne me quittaient pas, mais je n'avais plus la force de les accueillir ni de les porter. Je vivais à côté de moi-même. »
Harold nous sert une mise en miroir de la naissance d'un amour et de la mort d'une future naissance ! (la mort prématurée du foetus), sans pathos et sans emphase, mais avec beaucoup de pudeur, de tact et de retenue. Même s'il a réussi à remuer chez moi des souvenirs douloureux, j'ai dévoré le livre d'une seule traite, et ses deux suivants sont dans ma PAL (Un hiver avec Baudelaire et Jim)
Une magnifique plume et une belle découverte !
Lien : http://leeloosenlivre.blogspot.fr/2014/12/dieu-s..
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Les critiques presse (1)
Lexpress09 mai 2012
Ce quatrième roman d'Harold Cobert joue sur l'émotion et réserve plein de bonnes surprises.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
fragglec1974fragglec197406 juillet 2012
Les jours ont commencé à passer. Puis les semaines. J’ai continué de travailler avec un étrange sentiment de vacuité. Tout me paraissait frappé d’une profonde inanité. J’accomplissais des gestes et prononçais des paroles de manière automatique, comme si ce n’était pas moi qui les avait accomplies ou prononcées.

La colère, la rage et la haine ne me quittaient pas, mais je n’avais plus la force de les accueillir ni de les porter.

Je vivais à côté de moi-même.
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EuliEuli12 juin 2012
Plutôt que de miser sur l'existence de Dieu et de régler ma vie sur Ses préceptes, je préfère jouer - et jouir - ici et maintenant. S'Il n'existe pas, je n'aurai rien perdu, et si jamais Il existe, un repentir sincère effacera l'ardoise de mes innombrables péchés
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meellymeelly11 juin 2012
Mais en réalité, ça n'aurait rien changé. La poisse, la chance, le hasard, les signes, le destin, Jéhovah, Dieu, Allah, tralala youpi, je m'en fous. Tout ça, c'est des conneries. Ils se sont tous barrés surfer au Pays basque et laissent le monde courir à leur perte.
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cecile29cecile2904 août 2013
Cet été-là, je sortais d'une liaison qui m'avait laissé exsangue de sentiments et de désirs. Une perverse narcissique. Une vraie. Un cas d'école. Qui vous rend fou. Qui vous coupe de tous vos amis pour mieux vous rendre dépendant de sa déviance et de sa méchanceté. Qui vous tient par vos vices et vos faiblesses sexuelles. Qui vous fait prendre l'ombre pour la proie. Qui vous lamine la gueule jusqu'à ce que vous ne soyez plus qu'un piteux et pathétique tas de cendre. Qui pulvérise toute estime de soi en vous.
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Lanto_OnirinaLanto_Onirina17 décembre 2013
Avec elle, je suis encore plus libre à deux que seul. Une cage dont la fenêtre reste toujours ouverte. Pourquoi s’enfuir voler ailleurs, là, maintenant, tout de suite, alors qu’on peut le faire n’importe quand ? […] Entre elle et moi, pas de ces fameuses concessions, […] mais une confiance réciproque et inconditionnelle. Le contraire de l’amour fusionnel et possessif.
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