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ISBN : 2253173444
Éditeur : Le Livre de Poche (2013)


Note moyenne : 3.7/5 (sur 27 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Ils se sont rencontrés à Biarritz. De cette romance estivale sur fond de plages sauvages et de balades en scooter naît une histoire d'amour, et un désir d'enfant. Le jeune couple parviendra-t-il à conjurer les coups du destin, â préserver l'ivresse des débuts ? Des souv... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Euli, le 12 juin 2012

    Euli
    L'histoire et mon avis :
    Un homme (le narrateur), une femme, un désir d'enfant qui semble se concrétiser dès les premières pages : rien de transcendant pour le moment. Pourtant, j'ai ressenti comme un malaise dès les premières lignes "Samedi matin. Je me suis réveillé en sursaut. Un mauvais rêve. Ma femme me disait : le bébé est mort".
    C'est la deuxième fois qu'elle tombe enceinte : la première fois elle vivait avec celui que le narrateur nomme "mon prédécesseur" mais son enfant, baptisé "Ferdinand", n'aura survécu que 5 jours.
    A peine quelques jours avant la première échographie, elle commence à perdre du sang : c'est le début d'une période noire pour le couple : direction les urgences, annonce de la fausse-couche, retour à la maison, douleurs terribles, retour aux urgences, deux heures et demi de souffrance qui se solderont par un curetage, l'ensemble raconté par les yeux du narrateur, le regard d'un homme. En parallèle à ce récit nous pouvons lire l'histoire de la rencontre entre ces deux personnages, quelques années plus tôt : une histoire enchâssée qui se présente comme un petit bol d'air frais.
    Le thème de ce livre est original : on trouve plus souvent des textes racontant la perte d'un enfant déjà né : ici il s'agit de la perte d'un enfant qui va naître. C'est un sujet grave qui est toutefois traité avec sobriété, sans excès et teinté d'une pointe d'humour. Je m'attendais plutôt dans un tel récit à avoir le point de vue de la femme mais c'est bien celui de l'homme que nous avons, un homme avec ses angoisses et sa souffrance.
    J'ai beaucoup aimé les citations glissées avant quelques chapitres notamment celle empruntée à Dostoïevski "Si Dieu n'existe pas, alors tout est permis".
    Impossible de quitter ce livre des mains à peine les premières pages lues : c'est un livre prenant, très agréable et rapide à lire : je l'ai dévoré, je l'ai adoré. Merci.

    Lien : http://salondeslettres.blogspot.fr/2012/06/dieu-surfe-au-pays-basque..
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    • Livres 5.00/5
    Par meelly, le 11 juin 2012

    meelly
    Il est des livres qui vous touchent au point que vous ne vous vous sentiez pas capable de vous plonger dans une autre histoire avant plusieurs jours. "Dieu surfe au Pays basque" est de ceux-là.
    L'histoire pourrait sembler somme toute banale : le narrateur rencontre sa future femme lors de vacances au pays Basque, ce jeune couple fou d'amour (comme s'ils n'étaient encore que de jeunes cons de quinze ans) se découvre, se marie et décide de faire un enfant. le narrateur est presque pris de court lorsque sa femme lui annonce qu'elle est enceinte. Et, au bonheur de devenir père, se mêle aussi l'angoisse de perdre un peu de sa liberté, de son insouciance, de sa jeunesse. Lorsqu'il se réveille brutalement un matin de juin après un cauchemar dans lequel sa femme lui annonce que le bébé est mort, le narrateur se force à ne pas voir des signes partout. le malheur ne peut pas toujours frapper au même endroit : sa femme a déjà perdu un bébé "la petite comète Ferdinand" conçu avec son "prédécesseur". Alors tout ira bien, tout ne peut qu'aller bien, et pourtant...
    MON AVIS : Dans ce roman largement autobiographique, Harold Cobert évoque avec beaucoup de pudeur et de sensibilité un évènement rarement évoqué dans la littérature et encore moins à travers le regard de l'homme : la fausse-couche, la non-naissance d'un enfant désiré. Avec poésie, humour, délicatesse et parfois un brin d'ironie, Harold Cobert nous dévoile le ressenti de cet homme tour à tour abattu, impuissant et révolté face à cet évènement qui n'est malheureusement pas rare, mais qui bouleverse chaque couple qui s'y trouve confronté. Lorsqu'il est mis en mots, ce douloureux accident de la vie est rarement raconté d'une manière aussi réaliste, aussi crue et élégante. le ton de Harold Cobert est tellement juste, tellement émouvant que j'ai dû à plusieurs reprises interrompre ma lecture afin de prendre du recul et pour ne pas la terminer trop vite. Il est des livres qui vous font penser que vous comprenez mieux " l'autre" à la fin de leur lecture, "Dieu surfe au Pays basque" est de ceux-là pour moi.

    Lien : http://meellylit.canalblog.com/
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    • Livres 3.00/5
    Par pilyen, le 07 juillet 2012

    pilyen
    Le projet d'écrire un roman autour de la fausse couche précoce vue par un homme est intriguant. L'intituler "Dieu surfe au Pays basque" révèle un sens aigu du titre accrocheur. Avec ces deux ingrédients majeurs, on peut penser que le livre s'arrachera grâce à un bon bouche à oreille.
    C'est vrai, il est un peu question de Dieu dans cette histoire, mais, rassurez-vous, pas assez pour figurer au rayon religion. le narrateur, marqué par une éducation chez les jésuites, s'adresse à lui au cours du livre et s'il l'insulte copieusement, c'est pour mieux le retrouver vers la fin, un cierge à la main. Rien de plus normal puisque les protagonistes de ce roman sont tous issus de familles bourgeoises forcément bien pensantes. Tout ce beau monde surfe allègrement dans les vagues de l'Atlantique et s'endort douillettement dans une de ces villas basquaises au charme suranné.
    Le narrateur, fort bien né donc, a un regard assez condescendant, voire méprisant sur le menu peuple qu'il croise dans la rue ou dans l'hôpital qu'il va être amené à fréquenter. Car, malgré cette aisance innée, notre narrateur va être confronté à un événement imprévu. La grossesse de sa compagne s'interrompra brutalement dès les premières semaines, la condamnant à une fausse couche médicalisée.
    Cet événement tragique pour le couple est raconté en alternance avec leur rencontre à Biarritz. Cette mise en miroir de l'histoire d'amour et de l'histoire de la mort prématurée du foetus, fonctionne bien même si la partie tragique est plus prenante que la partie romantique, un peu mièvre. le lecteur passe ainsi de la plage du Miramar où les deux amoureux s'embrassent passionnément (Chabadabada...) à l'annonce d'un curetage express...
    La fin sur le blog

    Lien : http://sansconnivence.blogspot.fr/2012/07/dieu-surfe-au-pays-basque-..
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    • Livres 5.00/5
    Par CelineCDI, le 15 février 2013

    CelineCDI
    Le narrateur va être papa pour la première fois. Il revient sur la rencontre avec sa femme, son amour d'un été au Pays basque qui s'est inscrit dans la durée, contre toute attente. Mais la grossesse ne se passe pas bien et le jeune couple doit faire face au pire, une fausse-couche...
    Ce roman qui commence dans la légèreté est magnifique, de sensibilité, de pudeur. le récit de ce drame affreux auquel les deux jeunes gens sont confrontés laisse bien sûr la gorge serrée (oui, bon, j'ai pleuré) mais ce que j'ai trouvé de plus intéressant dans ce roman est le fait que ce soit raconté par l'homme, ce qui est finalement plus rare dans ce genre d'histoires. Cette expérience de la paternité vue du côté masculin est très touchante et bien soulignée par l'écriture de Cobert. On referme ce livre le coeur gros mais plein d'espoir aussi. Bref, une belle découverte que ce roman.
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    • Livres 3.00/5
    Par VivianeB, le 22 juin 2012

    VivianeB
    Je découvre cet auteur que je trouve talentueux et qui raconte avec beaucoup de tendresse sa vie d'homme en route vers la paternité. Un subtil mélange d'humour pour ce livre bien agréable à lire.

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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 09 mai 2012
    Ce quatrième roman d'Harold Cobert joue sur l'émotion et réserve plein de bonnes surprises.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par fragglec1974, le 06 juillet 2012

    Les jours ont commencé à passer. Puis les semaines. J’ai continué de travailler avec un étrange sentiment de vacuité. Tout me paraissait frappé d’une profonde inanité. J’accomplissais des gestes et prononçais des paroles de manière automatique, comme si ce n’était pas moi qui les avait accomplies ou prononcées.

    La colère, la rage et la haine ne me quittaient pas, mais je n’avais plus la force de les accueillir ni de les porter.

    Je vivais à côté de moi-même.
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  • Par meelly, le 11 juin 2012

    Mais en réalité, ça n'aurait rien changé. La poisse, la chance, le hasard, les signes, le destin, Jéhovah, Dieu, Allah, tralala youpi, je m'en fous. Tout ça, c'est des conneries. Ils se sont tous barrés surfer au Pays basque et laissent le monde courir à leur perte.

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  • Par Euli, le 12 juin 2012

    Plutôt que de miser sur l'existence de Dieu et de régler ma vie sur Ses préceptes, je préfère jouer - et jouir - ici et maintenant. S'Il n'existe pas, je n'aurai rien perdu, et si jamais Il existe, un repentir sincère effacera l'ardoise de mes innombrables péchés

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  • Par meelly, le 11 juin 2012

    Il m'arrivait juste de caresser l'idée que, si Ferdinand avait été une petite comète, celle ou celui que nous n'avions pas connu avait été une étoile filante. Et tous deux, à leur mesure, laissaient dans notre ciel une traînée de poussière d'étoiles, que rien ni personne ne saurait effacer.

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  • Par Marsup, le 13 avril 2012

    Le soir où je l’ai rencontrée, elle m’a quitté en posant sa main sur mon ventre. Il était cinq heures du matin.

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Harold Cobert - Au nom du père, du fils et du rock'n'roll .
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