L'idée de départ est croustillante. Pensez ! une entrevue au château de Saint-Cloud, théâtre de nombreux désarrois royaux, entre la reine Marie-Antoinette et le député du tiers-état, Mirabeau ! En voilà du panache, de l'insolite et de l'intérêt !
Harold Cobert tombe un peu dans la caricature, mais ce n'est pas trop grave, les deux personnages apportent toutes leurs résolutions, toutes leurs désillusions et tout leur désarroi face à cette Révolution grandissante. Il s'agit pour tous les deux, de sauver la royauté !
Hélas, la conversation courtoise vire rapidement à l'aigreur, l'orage n'est pas loin…
Tout ce qui relève de Mirabeau est bien documenté et bien fourni. Ce personnage que la Révolution et à sa suite, les livres d'Histoire de France ont oublié (hormis son pont, sous lequel coule la Seine), est tout aussi complexe que flamboyant.
Pour Marie-Antoinette,
Cobert se base parfois sur les rumeurs qui entourèrent cette femme que le hasard de la mortalité royale fit régner, mais il met bien en avant son handicap majeur : elle était autrichienne !
De plus,
Cobert écrit (p.46) que le duc d'Orléans est le frère du roi Louis XVI. le futur Philippe-Egalité ? J'ai dû rater des cours d'histoires !
Hormis ce bémol, ce court roman historique est plaisant et rappelle par son originalité,
Le Souper de
Jean-Claude Brisville.
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