AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2350871150
Éditeur : Editions Héloïse d'Ormesson (07/05/2009)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 123 notes)
Résumé :
Sa femme l'a mis dehors, son CDD n'est pas prolongé. Philippe est happé dans la spirale infernale et passe de l'autre côté de la barrière sociale: SDF, confronté à la dure loi de la rue, faite de solitude, de honte et de violence. Jusqu'au jour où il rencontre Baudelaire. Grâce à cet inénarrable compagnon d'infortune, et avec l'aide d'un vendeur de kebab, d'une riche veuve et d'une dame pipi, il réussit à remonter la pente. Et à retourner à une vie normale. Plongée ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
marina53
03 novembre 2015
★★★★★
★★★★★
Elle lui avait donné 3 mois après leur divorce pour qu'il se trouve un appartement. Recherches vaines. Philippe est mis à la porte en ce dimanche soir de mai, après une dernière histoire racontée à sa fille, Claire, avec qui il est très proche. Une première nuit passée dans sa voiture, une brève toilette le lendemain dans les locaux de l'entreprise de pompes à chaleur dans laquelle il travaille en tant que commercial. Des hôtels de seconde zone et un dossier pas très rassurant pour les agents immobiliers. de mauvais chiffres au boulot, un contrat qui lui passe sous le nez et Philippe démissionne. Recherche de boulot infructueuse. L'argent qui vient à manquer rapidement. Et la rue pour seul domicile...
Philippe n'a rien vu venir. Son ex-femme, son boulot, l'argent, tout lui file entre les doigts. Il est devenu l'un de ces hommes que l'on regarde à peine. Mais, une fois dans la rue, comment rester digne une fois qu'on tend la main pour faire l'aumône? Garder la tête haute malgré ces regards détournés, gênés ou méprisants? Se sentir encore un homme, être quelqu'un dès lors que seuls les gestes du quotidien, manger, dormir, pisser, font encore de lui un homme? Seuls ces gestes le maintiennent encore en vie. Heureusement que dans cette société parfois inhumaine et froide Philippe va faire de belles rencontres, humaines et animale. Harold Cobert nous livre un roman social très fort et profondément humain dans lequel l'on suit Philippe dans son combat du quotidien, déterminé à ne jamais baisser les bras. Un portrait bouleversant et saisissant d'une société individualiste où se mêle poésie et âpreté, tristesse et petits bonheurs... boulettes de viandes et crêpes au sucre!
Passez Un hiver avec Baudelaire...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          773
lehane-fan
09 octobre 2015
★★★★★
★★★★★
La loi de Murphy, vous connaissez ?
Philippe fait mieux, il l'incarne.
Sa femme ? En croix !
Son taf ? En croix !
Sa baraque ? En croix !
Son avenir ? En croix !
Hey, les gars, j'ai un quatre à la suite ! Si c'est pas du bol, ça...
Un Hiver Avec Baudelaire ou la longue mais inéluctable descente aux enfers d'un mec plutôt sympa, d'un père aimant, d'un employé dévoué et d'un mari qui aurait mieux fait de se casser une jambe le jour où il a épousé sa future ex-femme appelée très rapidement à devenir sa bouteille à oxygène, toujours sur son dos ! Une femme que l'on adorera détester tout au long de ce court roman.
J'ai adoré passer un hiver avec Baudelaire.
Touchant, crispant, désolant, énervant, les émotions sont multiples, tout autant que les situations traversées par notre Phiphi, anti-thèse parfaite de Midas - pas le centre d'entretien, hein – susceptible de transformer tout ce qu'il touche en plomb.
De la normalité d'une vie bien rangée à l'anormalité du froid glacial et de l'anonymat minant de la rue, il suffit parfois d'un petit grain de sable venu se figer dans vos rouages bien huilés pour que votre quotidien si rassurant s'effondre tel un château de cartes.
Si le propos est rude, il réserve cependant de bien belles rencontres.
Baudelaire en est l'exemple type.
Bien mieux qu'un compagnon d'infortune, une bouée de sauvetage.
Le périple sera douloureux, la fin lacrymale (putain de rhume des foins!).
Une ode à la débrouille et à l'amitié qu'il serait dommage de bouder vu l'originalité du discours couplée à une qualité d'écriture indéniable.
4,5/5
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          683
isabelleisapure
03 juillet 2015
★★★★★
★★★★★
Voilà, je sèche mes larmes.
Je viens de terminer le roman d'Harold Cobert : « Un hiver avec Baudelaire »
C'est triste ? Oui un peu.
C'est un bon roman ? Oh oui, excellent.
C'est bien écrit ? Magnifiquement, avec beaucoup de sensibilité.
C'est un livre « tout public » ? Oh non, ce livre s'adresse seulement aux lecteurs qui ont un coeur et savent ce qu'amour et solidarité veulent dire.
Philippe avait tout, une épouse, une jolie petite fille, un job, bref une vie normale et un jour il a tout perdu, son épouse d'abord, puis son travail et peu à peu, comme beaucoup il est devenu un anonyme de la rue.
Un parmi tant d'autre. Il a fallu apprendre à survivre, à accepter le regard ou plutôt, le non regard des autres, l'indifférence de ceux que la misère a épargné.
Baudelaire est son compagnon à quatre pattes, ils feront un bout de chemin ensemble.
J'ai fait la connaissance d'Harold Cobert lors du récent Salon du livre de Vannes et c'est sur ses conseils que j'ai découvert Philippe et Baudelaire, alors que je lui avouais n'avoir jamais lu aucun de ses livres.
Je tiens à remercier l'auteur pour sa gentillesse et son écoute lors de ce trop bref échange.
J'ai été conquise par la qualité de sa plume et suis impatiente de poursuivre la découverte de son oeuvre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          543
Bookycooky
09 juillet 2015
★★★★★
★★★★★
"Un hiver avec Baudelaire ", un livre qui m'a attiré par son titre, un hiver pleine de poésie et de beauté?...et non, Baudelaire c'est le nom d'un chien, et l'hiver, un hiver passé à la rue.
La descente aux enfers d'un jeune homme de vingt-sept ans, qui perd femme,boulot,repères, dans un très court laps de temps.Misére totale, il touche le fond. La rencontre avec Baudelaire ( l'animal et la littérature) , qui ramène chaleur et poésie dans sa vie décharnée, sera sa bouée de secours.Ce chien irrésistible va relier cet homme qui a pratiquement perdu tout humanité à l'humanité.
C'est une leçon de vie,comme quoi, on ne possède rien tout à fait, tout peut basculer très vite.
L'auteur s'est inspiré d'une histoire vraie et a passé beaucoup de temps avec les SDF,pour écrire ce récit poignant et profondément humain.J'ai été aussi trés touchée par ces organisations comme Fleuron Saint Jean et les bénévoles qui y travaillent.Bien que très peu de SDF s'en sortent(2% selon l'auteur ),c'est toujours une lueur au bout du tunnel.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          450
fanfanouche24
22 mai 2014
★★★★★
★★★★★
De très nombreuses et excellentes critiques sur ce roman émouvant, que j'ai lu il y a déjà un long moment. Un récit attendrissant d'un homme dans le désarroi, tombé dans la précarité et dans la rue... après différents accidents de vie. Ce livre nous colle au coeur... car dans cette vie provisoirement "amputée" , assombrie... Un rayon de soleil... va survenir dans le quotidien de notre "anti-héros", sous la forme d'un très gentil chien, au prénom béni de "Baudelaire"...
Je suis justement entrain de lire un texte épatant de Roger Grenier sur les chiens, où il cite des extraits magnifiques de Baudelaire, qui fait l'éloge du " -chien crotté du chien pauvre...le chien sans domicile... je chante les chiens calamiteux, ceux qui errent, solitaires, dans les ravines sinueuses des immenses villes, soit ceux qui ont dit à l'homme abandonné, avec des yeux clignotants et spirituels: "prends-moi avec toi, et de nos deux misères nous ferons peut-être une espèce de bonheur"... en relisant, je me suis souvenue de cet "Hiver de Baudelaire" où l'auteur faisait justement allusion au poète...et à ce passage...
Le personnage retrouvera courage, goût de vivre grâce à son affectueux compagnon à poils... Et moi... je me fais le double plaisir en parlant de livres qui me plaisent beaucoup, qui relient l'amour des humains, l'amour des chiens et celui de la littérature... En plus de ce roman très attachant de Harold Cobert, ne ratez pas le très beau texte de Roger Grenier, "Les larmes d'Ulysse"
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          420
Citations & extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
CarosandCarosand25 mars 2014
Il était une fois dans des temps très anciens, un jeune homme et une jeune femme. Ils s'aimaient, mais appartenaient à deux tribus ennemies. Ils ne pouvaient se retrouver qu'à la nuit tombée. A cette époque, les étoiles n'existaient pas encore. La nuit était le territoire où les dieux et les esprits des enfers se livraient une guerre farouche. Le soir, tout le monde rentrait chez soi et n'en sortait qu'à l'aube levée. Tout le monde, sauf ce jeune homme et cette jeune femme. Leur bonheur était tel que, lorsqu'ils étaient ensemble, leurs corps devenaient lumineux, et cette lumière troublait l'obscurité et les plans des luttes divines. Les puissances célestes et les forces souterraines décrétèrent une trêve exceptionnelle. Elles décidèrent de s'allier pour capturer les deux amoureux. Elles les séparèrent. Le jeune homme fut emprisonné dans le ciel et dans la nuit, et la jeune fille fut condamnée à ne vivre que sur la terre et dans la lumière du jour. Le jeune homme pleura tellement que ses larmes percèrent le rideau nocturne de petits accrocs scintillants qui devinrent les étoiles. Par ces brèches étincelantes, il scrutait sans relâche la surface du globe pour tenter d'apercevoir sa bien-aimée. Celle-ci se levait avec l'aurore et, pendant les quelques minutes où les étoiles s'effacent lentement de la pâleur du ciel, elle fixait à s'en étourdir, sans jamais ciller, les mille yeux de son amoureux. Ses pleurs inondaient alors le monde d'une fine pellicule qu'on appelle aujourd'hui rosée...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
LunaireLunaire03 février 2013
« Il y a très longtemps, selon une légende très ancienne, les étoiles n’existaient pas. La nuit, le ciel était
noir comme de l’encre. C’était le territoire des dieux et des esprits malins, interdit aux hommes.
Le crépuscule tombé, plus personne ne sortait de chez soi, car une guerre farouche faisait rage entre les puissances du ciel et celles des enfers. Personne, à l’exception d’un jeune homme et d’une jeune fille. Ils
s’aimaient, mais appartenaient à deux villages ennemis. Lorsqu’ils étaient ensemble, leur bonheur était tel
qu’ils devenaient lumineux, et cette lumière troublait l’obscurité et les plans des luttes divines. Une trêve
exceptionnelle fut décrétée entre les forces célestes et les forces souterraines. Elles s’allièrent pour capturer
les deux amoureux. Elles les séparèrent. Le jeune homme fut emprisonné dans le ciel et la nuit ; la jeune
fille condamnée à ne vivre que sur la terre et dans le jour. Le jeune homme pleura tellement que ses larmes
percèrent le rideau nocturne de petits accrocs scintillants qui devinrent les étoiles. Par ces brèches étincelantes, il scrutait sans relâche la surface du globe pour tenter d’apercevoir sa bien-aimée. Celle-ci se levait
avec l’aurore et, pendant les quelques minutes où les étoiles s’effacent lentement de la pâleur du ciel, elle
fixait à s’en étourdir, sans jamais ciller, les mille yeux de son amoureux. Ses pleurs inondaient alors le monde
d’une fine pellicule qu’on appelle aujourd’hui la rosée. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
latinalatina05 août 2012
Je chante le chien crotté, le chien pauvre, le chien sans domicile, le chien flâneur, le chien saltimbanque, le chien dont l'instinct, comme celui du pauvre, du bohémien et de l'histrion, est merveilleusement aiguillonné par la nécessité, cette si bonne mère, cette vraie patronne des intelligences !

Je chante les chiens calamiteux, soit ceux qui errent, solitaires, dans les ravines sinueuses des immenses villes, soit ceux qui ont dit à l'homme abandonné, avec des yeux clignotants et spirituels : "Prends-moi avec toi, et de nos deux misères nous ferons peut-être une espèce de bonheur ! "

(Charles Baudelaire, "Les bons chiens", Le Spleen de Paris)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
latinalatina05 août 2012
(à propos des SDF)

L'avenir se vit au présent. Un présent qui ne se conjugue pas. Ou uniquement au mode infinitif. Parce que aujourd'hui ressemble à hier, et demain à aujourd'hui.
Manger. Dormir. Boire. Rester propre. Emmaüs. Mendier. Regarder la date sur la une des journaux. Penser à Claire.
Marcher. Lavomatique. Dormir. Uriner. Compter les jours. Manger. Restos du Coeur.
Trouver des vêtements. Secours catholique. Marcher. Déféquer. Faire la manche.
Rester digne. Ne pas devenir fou. Uriner. Compter les jours.
Boire. Lavomatique. Mendier. Penser à Claire. Dormir. Se laver. Regarder la date sur la une des journaux.
Dormir. Rester propre. Déféquer. Ne pas mourir. Changer de chaussures.
Rester digne. Mendier. Ne pas lâcher. Manger. Boire. Dormir. Rester en vie. Penser à Claire. Vivre. Survivre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
canelcanel22 octobre 2015
Dans les pages "société", un article est consacré à la fermeture des centres d'hébergement pour les SDF. L'auteur du reportage rappelle que la grande majorité ne fonctionne que de novembre à mai. Il pointe, chiffres à l'appui, que contrairement à un a priori tenace, la mortalité des sans-abri est tout aussi élevée en été qu'en hiver. A l'arrivée des beaux jours, ceux qui ont survécu au froid ont en effet épuisé leurs défenses. Et l'alcool, la chaleur, les vêtements inadaptés et la déshydratation viennent encore fragiliser un corps affaibli et usé.
(p. 26)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          142
autres livres classés : sdfVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (2 - littérature francophone )

Françoise Sagan : "Le miroir ***"

brisé
fendu
égaré
perdu

20 questions
1357 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , littérature française , littérature francophoneCréer un quiz sur ce livre
. .