ISBN : 2253117323
Éditeur : Le Livre de Poche (2006)


Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
« Un péplum votre roman ? On y retrouve bien évidemment de la toge, du drapé chic, de la chaise curule, du chapiteau corinthien, des petits musclés du cirque mais également des latrines bien romaines où il me plaît de siphonner tous les vices et bien des vertus trop os... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(3)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par ahez, le 20 mai 2012

    ahez
    J'ai ressorti de ma bibliothèque Ce soir on soupe chez Pétrone de Pierre Combescot à l'occasion de ma séquence sur Néron. Je ne me souvenais que très vaguement du roman en question. Ce n'est peut-être pas le livre du siècle, mais j'ai passé un très bon moment en compagnie de Lysias et Pétrone.
    Lysias, un grec proche de Pétrone, fait le bilan de sa vie en retraçant les derniers jours de Pétrone. Ce dernier, l'ami de Néron, perd son amitié et sa protection. Il sent donc sa fin arriver et se prépare à mourir. Il organise alors un dernier repas où il rassemble des amis et au terme duquel il met fin à ses jours.
    Avec Pompéi de Maia Lungdren, nous avions appris que les Romains avaient "un humour genre pipi-caca très développé. de manière générale, un humour très physique". Et je peux affirmer avec l'auteur: "Personnellement, j'aime ça." C'est avec le même humour que Pierre Combescot retrace les derniers jours de Pétrone. Pétrone vécut sous le règne de Néron et on lui attribue souvent le célèbre Satiricon, ce qui n'est pas encore admis par tous les historiens.
    L'auteur utilise des éléments du Satiricon et son ambiance pour nourrir les péripéties de son roman. En réalité, l'intertexualité est plus complexe que cela. Les mésaventures de Lysias auraient inspiré celles d'Encolpe et Giton, les deux anti-héros du Satiricon. Mais le dernier repas de Pétrone est réinventé par un des convives à partir de celui de Trimalcion, le célèbre affranchi. On y croise des personnages farfelus et ridicules, typiques des représentations du règne de Néron. L'intérêt du roman se trouve davantage dans le langage employé, un type de langage populeux et grossier. le problème c'est qu'il s'agit d'un argot somme toute moderne qui est censé traduire celui de Rome.
    Dans l'ensemble, on passe un bon moment avec ces truculents "pêteurs de rondelle". Comme je suis friande d'intertextualité, vous pensez bien que j'ai pris un certain plaisir à voir les clins d'oeil littéraires et historiques.

    Lien : http://ahezcess.canalblog.com/archives/2011/06/25/21482209.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Couperine, le 18 août 2011

    Couperine
    Il s'agit ici d'une chronique tenue par Lysias, proche de Pétrone. Avec la même verve que ce dernier, il va nous décrire la vie de celui-ci, sorte de pied-de-nez à tous ceux qui pensent que l'auteur du Satiricon n'a jamais existé. Bien entendu, il ne s'agit ici que de pure fiction puisque cette chronique n'a jamais existé. Cependant, il faut admirer la prouesse de Pierre Combescot qui s'est vraiment bien documenté et qui fait oublier la fiction. le lecteur se retrouve plongé au cœur du monde antique, entre Pétrone, Juvénal ou encore Néron.
    Certes, le style pourra ne pas plaire car le registre employé est souvent familier. Néanmoins, il convient de remettre les choses dans le contexte et de cesser de croire que les latins ou les grecs ne parlaient qu'en hexamètres dactyliques.
    Ce soir on soupe chez Pétrone pourra apprendre énormément au lecteur car, sous des dehors un peu légers, toute l'histoire antique est là. Pierre Combescot pousse même à aller au-delà et à s'intéresser davantage à ce monde qui a tendance à être considéré comme difficile d'accès.
    L'avis de François Nourissier éclaire assez bien ce livre : « Érudit, crapoteux, capiteux, licencieux, merdouillard, parfumé, encanaillé, mais un rien snob – voici un péplum de Pierre Combescot. […] de la caleçonnade à l'antique, mais pratiquée par un amateur de haute volée ! » (Le Point)

    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-des-xxe-et-xxie-si..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par coraline83100, le 10 juillet 2011

    coraline83100
    Voici les mémoires romancées de Pétrone racontées par son disciple Lysias.
    Le décalage est le credo de ce livre que j'ai trouvé amusant et passionnant.
    L'ennuie consiste dans le nombre important de personnages : je me suis perdue dans les dédales de la généalogie de ces familles romaines. Mais cela n'enlève rien au charme du livre.
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (1)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Couperine, le 18 août 2011

    Ne voulant pas en rester là, je demandai à Pétrone : « Mais l'homme ? Oui, l'homme Sénèque ? Je ne parle pas de l'artiste, mais de l'homme dans son particulier. Qu'était-il au fond ? » La réponse claqua : « Un parfait salaud !... » Il fit une pause comme s'il eût voulu réfléchir, chercher à nuancer son jugement. Au bout d'un moment, il ajouta : « Au fond, ni plus ni moins salaud que Caton son modèle qui, au temps de la République, céda sa femme Marcia à son ami Hortensius, le grand orateur, pour l'épouser à nouveau à la mort de ce dernier quand elle eut palpé le pactole. Un joli coco aussi, celui-là. - Mais sa condamnation était-elle vraiment fondée ?... - Parfaitement fondée... - Pourquoi ? - Parce qu'elle était injuste et rien n'est plus encourageant que l'injustice... C'était un optimiste et je n'aime pas les optimistes... Il s'est amusé avec les idées ; il a enseigné l'analyse sans imaginer que l'intelligence mène au doute, au découragement, à l'impossibilité de se satisfaire de quoi que ce soit... »

    Ces paroles brutales, dépourvues d'espoir, tombèrent comme un couperet. Je crois bien me souvenir aujourd'hui que dans mon désarroi je lui demandai : « Mais alors que faire ?... - Vivre au jour le jour. Maquereautage. Parasitisme... Voilà... A la godille... »

    J'admirais Pétrone pour sa liberté de faire une œuvre du quotidien, de l'anecdotique glané d'une multitude de petites découvertes et d'aubaines individuelles ; pour son esprit original et fantaisiste aussi, son charme amer ; pour son insolence car ce délicat de cour, sous les dehors d'un voluptueux du désenchantement, perçait toutes les hypocrisies et les conventions de son milieu, ne se ménageant pas lui-même.

    Un soir, chez Néron, lors d'un souper, Ménécrate, son diseur favori, ayant fini de réciter une des pièces en vers de Pétrone, tous les convives surenchérirent de compliments : « Ah ! Cher Pétrone, tes vers enfoncent ceux de Virgile... » Il n'avait pas fallu le pousser pour qu'il rétorque, avec cette ironie décapante qui lui était propre : « Virgile, mais certainement !... Mais un Virgile pour Géorgiques de latrines. »
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (5)

Video de Pierre Combescot

>Ajouter une vidéo

Pierre Combescot : Les diamants de la guillotine
Depuis le café parisien "le Rostand" , Olivier BARROT et Pierre COMBESCOT, auteur de "Les diamants de la guillotine" (éditions Robert Laffont ) parlent de ce roman historique consacré au scandale du collier de la reine, Bt du livre.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Ce soir on soupe chez Pétrone par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (9)

  • Ils veulent le lire (1)

> voir plus

Quiz