> Pétrus Borel (Traducteur)
> Jean-Pierre Naugrette (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253161152
Éditeur : Le Livre de Poche (2003)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.66/5 (sur 167 notes) Ajouter à mes livres
C'est un simple journaliste, mercenaire de l'écriture et pamphlétaire redouté, qui créa du jour au lendemain l'un des mythes fondateurs de la modernité occidentale, avec Don Quichotte et Faust. Car l'essentiel de notre culture et de notre civili... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (20)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 03 septembre 2011

    brigittelascombe
    "Merci mon Dieu de m'avoir épargné" crie Robinson Crusoë, parti à 27 ans du Brésil pour ramener des esclaves des Côtes de Guinée et seul rescapé du naufrage de son navire.
    Persuadé d'être un"parjure méritant son châtiment" pour avoir abandonné ses parents vieillissants afin "de courir le monde", cet anglais fera preuve d'ingéniosité et de courage durant dix sept ans pour survivre malgré TOUT.
    Installer un camp,défier les éléments en furie,chasser,pêcher,s'éclairer,résister aux fièvres et aux délires hallucinatoires,monologuer,sculpter,Robinson s'accroche. le temps est long, la vacuité est lourde.
    Voici Kolantha avant l'heure?
    Presque, mais en plus dur.Il est seul.Et c'est terrible ça!
    "Mais pourquoi la Providence m'accable-t-elle à ce point?" crie-t-il à nouveau.
    L'écriture,le bilan du bien et du mal et surtout la foi,la lecture du Nouveau Testa ment,la construction d'une croix l'aideront à résister au désespoir.
    La rencontre avec un groupe de cannibales lui permettra de sauver leur victime potentielle et de s'en faire un allié. Ce sera Vendredi l'ami au fil du temps... ou l'esclave puisqu'il en fait son domestique.
    Un beau livre d'aventure,un récit de voyage,inspiré d'un cas réel, grand succés de Daniel Defoe auteur anglais(au départ de pamphlets politiques puis de fictions) du XVIII° siècle.
    Une peinture sociale de l'Angleterre du XVII° siècle:morale,argent,efforts fournis pour travailler.
    Une apologie criticable du colonialisme anglais puisque Robinson va sauver le "bon sauvage",l'éduquer et le convertir à sa propre religion monothéiste.
    Un beau portrait psychologique du mythe et du héros philosophe qui s'ouvre à Dieu, à la spiritualité et se présente comme un humaniste.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 26 avril 2009

    annie
    Robinson Crusoé quitte York, en Angleterre en 1651 pour naviguer, contre la volonté de ses parents qui voulaient qu'il devienne avocat.
    Le navire est arraisonné par des pirates et Crusoé devient l'esclave d'un Maure. Il parvient à s'échapper sur un bateau et ne doit son salut qu'à un navire portugais qui passe au large de la côte ouest de l'Afrique.
    Arrivé au Brésil, Crusoé devient le propriétaire d'une plantation.

    Robinson et Vendredi
    En 1659, alors qu'il n'a que vingt-huit ans, il se joint à une expédition partie à la recherche d'esclaves africains, mais suite à une tempête il est naufragé sur une île à l'embouchure de l'Orénoque en Amérique du Sud.
    Tous ses compagnons étant morts, il parvient à récupérer des armes et des outils dans l'épave. Il fait la découverte d'une grotte.
    Il se construit une habitation et confectionne un calendrier en faisant des entailles dans un morceau de bois.
    Il chasse et cultive le blé.
    Il apprend à fabriquer de la poterie et élève des chèvres.
    Il lit la Bible et rien ne lui manque, si ce n'est la compagnie des hommes.
    Il s'aperçoit que l'île qu'il a appelée Désespoir reçoit périodiquement la visite de cannibales, qui viennent y tuer et manger leurs prisonniers.
    Crusoé, qui juge leur comportement abominable, songe à les exterminer, mais il se rend compte qu'il n'en a pas le droit, puisque les cannibales ne l'ont pas agressé et ne savent pas que leur acte est criminel.
    Il rêve de se procurer un ou deux serviteurs en libérant des prisonniers et, de fait, quand l'un d'eux parvient à s'évader, ils deviennent amis. Crusoé nomme son compagnon Vendredi, du jour de la semaine où il est apparu. Il lui apprend l'anglais et le convertit au christianisme. Vendredi lui apprend la vie dans une île déserte.
    28 ans plus tard, un navire anglais survient ; une mutinerie vient d'éclater et les rebelles veulent abandonner leur capitaine sur l'île.
    le capitaine et Crusoé parviennent à reprendre le navire et à retourner en Angleterre avec Vendredi qui sera toujours un serviteur dévoué.
    Sa plantation a été bien entretenue et il est devenu riche. Il voyage en Espagne et en France, où il est attaqué par des loups dans les Pyrénées. Il vend sa plantation pour ne pas avoir à se convertir au catholicisme et retourne en Angleterre.
    ***
    Robinson Crusoé aurait été inspiré par l'histoire du marin écossais Alexandre Selkirk qui survécu 4 ans 1/2 sur une île déserte. Il existe d'autres récits ou légendes à propos de naufragés solitaires. Réduits à des conditions de vie très primitives, ils perdent généralement l'usage de la parole au bout de quelques années. Ainsi, un Français aurait déchiré tous ses vêtements, ayant perdu la raison après deux années passées sur l'île Maurice à manger des tortues crues. De désespoir, un marin hollandais, banni et abandonné sur l'île Sainte-Hélène, déterra un de ses compagnons et se lança sur l'océan dans son cercueil. Selon Laura Secord, un autre naufragé, Pedro Serrano, a été retrouvé après sept ans de solitude.



    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Huckleberry, le 10 juin 2010

    Huckleberry
    Je regrette que Robinson Crusoé soit un chrétien intégriste raciste esclavagiste guerrier qui dégomme tout ce qui bouge, j'aurais bien voulu que son isolement lui change sa mentalité. Et l'attaque des loups m'a paru surréaliste, limite Chaperon Rouge. Sinon, Daniel Defoe est un très bon écrivain, car très bon menteur, son sens du détail est remarquable et donne sa splendeur au roman.
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par spleen, le 29 janvier 2012

    spleen
    Tout le monde connait les aventures de Robinson, mais comme beaucoup de personnes, je n'avais jamais lu la véritable histoire.
    Cette nouvelle traduction est interessante, on la perçoit proche de l'esprit de Defoe, sans fioritures ni effet de mode, c'est d'ailleurs ce que souligne Françoise du Sorbier dans la post-face.
    la première relate les débuts dans la vie de Robinson crusoé, ses premiers voyages contre l'avis paternel et ses aventures lorsqu'il a été capturé par les pirates.
    la deuxième et principale partie est celle de ses longues années sur l'ile
    la troisième concerne la fin de sa vie en solitaire et son retour à la vie civilisée.
    C'est étonnant comme je me suis prise au jeu de cette histoire racontée de façon simple à un siècle où on ne s'encombrait pas de langue de bois...
    Sous le livre d'aventures, il y a également un conte moral.
    Robinson, livré à lui même sur une ile inhabitée retrouve peu à peu les gestes de l'homme naturel, cher à JJ Rousseau, il passe des jours, des mois à construire ses enclos, à fabriquer des outils, des paniers, des poteries...
    Le temps a en effet peu d'importance ,quoique Robinson a à coeur de bien noter les jours, les années , de marquer les jours annniversaires de son arrivée sur l'ile par une journée de contrition.
    J'ai été surprise par le manque de curiosité au début de son séjour , la visite de l'ile intervient assez tard, de même les projets de construire un bateau pour partir vers des terres plus habitées.
    Ayant découvert une bible dans le bateau naufragé, il se réconcilie avec Dieu et avec lui-même, il n'en devient pas pour autant un homme charitable, ses rapports avec Vendredi , puis les marins espagnols sont marqués par les critéres sociaux et raciaux de l'époque que 27 années de solitude n'ont pas effacés.
    C'est ce qui est marquant dans cette histoire, il n'a guère d'apitoiement sur son sort et en dehors des regrets de sa fougue de jeunesse et de ne pas avoir écouter les conseils paternels, Robinson apparait peu transformé par cette longue solitude.
    La bonté , le dévouement etl'abnégation sont représentés par le capitaine portugais et la veuve qui ont pris soin des intêrets de Robinson sans savoir s'il était encore en vie .
    Notre héros lui, reprend rapidement le sens des affaires , sens qui ne l'a jamais vraiment quitté, la comptabilité de ses récoltes en particulier et son petit magot restent quelquechose d'important.
    En résumé, une lecture interessante que j'ai appréciée , je remercie News Book et les éditions Albin Michel pour ce partenariat.




    Lien : http://lejournaldelouloune.over-blog.com/article-robinson-crusoe-par..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par halteretgo, le 22 mars 2011

    halteretgo
    ce livre est une somme de renseignements sur l'époque.Il est certes un peu dépassé,difficile d'accès mais il nous renseigne sur le quotidien d'un marin ,sur sa culture sur sa manière de considérer la nature et de considérer les autres.Difficile de traiter Robinson de raciste,ce mot très à la mode n'est utilisé que depuis 1930
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

> voir toutes (15)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par brigittelascombe, le 13 mai 2012

    Je crois impossible de peindre au vif les transports et l'espèce d'extase où se trouve l'homme qui se voit sauvé de la sorte,et arraché,pour ainsi dire,du fond du tombeau.
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Couperine, le 17 mai 2010

    En 1632, je naquis à York, d’une bonne famille, mais qui n’était point de ce pays. Mon père, originaire de Brème, établi premièrement à Hull, après avoir acquis de l’aisance et s’être retiré du commerce, était venu résider à York, où il s’était allié, par ma mère, à la famille ROBINSON, une des meilleures de la province. C’est à cette alliance que je devais mon double nom de ROBINSON-KREUTZNAER ; mais, aujourd’hui, par une corruption de mots assez commune en Angleterre, on nous nomme, nous nous nommons et signons CRUSOÉ. C’est ainsi que mes compagnons m’ont toujours appelé.

    J’avais deux frères : l’aîné, lieutenant-colonel en Flandre, d’un régiment d’infanterie anglaise, autrefois commandé par le fameux colonel Lockhart, fut tué à la bataille de Dunkerque contre les Espagnols ; que devint l’autre ? j’ignore quelle fut sa destinée ; mon père et ma mère ne connurent pas mieux la mienne.

    Troisième fils de la famille, et n’ayant appris aucun métier, ma tête commença de bonne heure à se remplir de pensées vagabondes. Mon père, qui était un bon vieillard, m’avait donné toute la somme de savoir qu’en général on peut acquérir par l’éducation domestique et dans une école gratuite. Il voulait me faire avocat ; mais mon seul désir était d’aller sur mer, et cette inclination m’entraînait si résolument contre sa volonté et ses ordres, et malgré même toutes les prières et les sollicitations de ma mère et de mes parents, qu’il semblait qu’il y eût une fatalité dans cette propension naturelle vers un avenir de misère.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Paluzzi, le 20 août 2010

    30 Septembre 1659.

    Moi, pauvre misérable Robinson Crusoé, après avoir fait naufrage au large durant une horrible tempête, tout l'équipage étant noyé, moi-même étant à demi mort, j'aborde à cette île infortunée, que je nommai l'Ile du désespoir;

    Je passai tout le reste du jour à m'affliger de l'état affreux où j'étais réduit: sans nourriture, sans demeure, sans vêtements, sans armes, sans lieu de refuge, sans que la mort, soit que je dusse être dévoré par les bêtes ou tué par les sauvages, ou que je dusse périr de faim. À la brune je montai sur un arbre, de peur des animaux féroces, et je dormis profondément, quoiqu'il plût toute la nuit.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par Christian, le 15 janvier 2009

    Ce ne fut pas tout ; car alors j'eus à manger quand bon me semblait, non-seulement la viande de mes chèvres, mais leur lait, chose à laquelle je n'avais pas songé dans le commencement, et qui lorsqu'elle me vint à l'esprit me causa une joie vraiment inopinée. J'établis aussitôt ma laiterie, et quelquefois en une journée j'obtins jusqu'à deux gallons de lait. La nature, qui donne aux créatures les aliments qui leur sont nécessaires, leur suggère en même temps les moyens d'en faire usage. Ainsi, moi, qui n'avais jamais trait une vache, encore moins une chèvre, qui n'avais jamais vu faire ni beurre ni fromage, je parvins, après il est vrai beaucoup d'essais infructueux, à faire très-promptement et très-adroitement et du beurre et du fromage, et depuis je n'en eus jamais faute.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Soh, le 18 juin 2011

    Quoiqu'il marche au milieu de mille dangers dont le spectacle, s'ils se découvraient à lui, troublerait son âme et terrasserait son courage, il garde son calme et sa sérénité, parce que l'issue des choses est cachée à ses regards, parce qu'il ne sait rien des dangers qui l'envirronnent. 
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)

> voir toutes (6)

Videos de Daniel Defoë

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Daniel Defoë

"Robinson Crusoë" Livre vidéo. Non sous-titré. Non traduit.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Robinson Crusoë par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (365)

> voir plus

Quiz