AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2253168548
Éditeur : Le Livre de Poche (29/08/2012)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 539 notes)
Résumé :
A sept ans, Édouard écrit son premier poème, quatre rimes pauvres qui vont le porter aux nues et faire de lui l'écrivain de la famille. Mais le destin que les autres vous choisissent n'est jamais tout à fait le bon...
Avec grâce et délicatesse, Grégoire Delacourt nous conte une histoire simple, familiale, drôle et bouleversante.
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (118) Voir plus Ajouter une critique
ninosairosse
05 janvier 2017
★★★★★
★★★★★
My Lady D'Arbanville / Why do you sleep so still / I'll wake you tomorrow / And you will be my fill / Yes you will be my fill .
p65
L'année dernière je commençais ma dernière critique par une chanson des années 70, permettez-moi d' entamer 2017 avec un autre tube de la même époque, d'autant que là c'est Grégoire Delacourt qui nous le suggère !
Le ton est donné, moment nostalgie, l'auteur nous replonge dans sa petite enfance, perturbée par la séparation de ses parents, il nous ressortira les émissions, les chansons, les romans ...les réclames de l'époque. Ce qui m'a profondément touché, c'est surtout ce moment de recueillement à l'Eglise St Michel de Valenciennes, c'est là que moi aussi j'ai été baptisé, où j'ai défilé en communiant, et où j'ai vu partir les miens...
L'écrivain de la Famille restera comme une empreinte laissée au fil du temps, comme une image subliminale qui s' efface... tout doucement, comme la couverture d'un livre que l'on vient de finir..... Yes you will be my fill !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          6711
LiliGalipette
05 avril 2012
★★★★★
★★★★★
Pour avoir écrit un petit poème à sept ans, Édouard est considéré comme un prodige par ses parents. « En quatre rimes pauvres, j'étais devenu l'écrivain de la famille. À huit ans, je n'avais plus rien à dire. » (P. 14) le génie a fui aussi vite qu'il était venu, mais personne ne comprend pourquoi l'enfant, puis l'homme n'écrivent pas un chef-d'oeuvre. Tendue vers cette réussite, c'est toute une famille qui s'épuise et finalement se déchire, lasse de n'avoir pas parlé, lasse de ne pas avoir ouvert son coeur au-delà du voeu fou de faire de l'enfant une merveille. « Nous devenions muets. Ce qui est un comble pour une famille qui comptait son propre écrivain. » (p. 32)
La famille, c'est le père que tout le monde appelle Dumbo. C'est la mère, l'amante, superbe femme qui s'étiole dans une vie étriquée. C'est Claire, la soeur qui rêve du prince charmant. C'est le frère à la voix d'ange qui déploie ses ailes attardées. Et c'est Édouard, celui dont tout le monde attend un miracle, le miracle de l'écriture. Mais l'enfant le comprend avant les autres : il n'a pas de talent. « Les rêves des autres nous damnent. Aux chiottes ! » (p. 48) Alors qu'il aimerait guérir le monde et les siens avec l'écriture, il lui semble qu'il ne fait que les blesser.
Adulte, Édouard trouve plus ou moins sa voie : il devient publiciste et maître dans l'art de créer des slogans et des campagnes efficaces. Mais voilà, ce n'est pas écrire, pas vraiment, pas comme les autres le voudraient, ni comme lui en rêve. « À vingt-neuf ans, je vivais de ma plume. Mais je m'étais trompé d'encrier. J'écrivais, mais je ne guérissais pas. » (p. 202) Et tout le reste autour de lui capitule. Ses parents divorcent, sa soeur est abandonnée par l'homme qu'elle aime et lui-même vit un mariage amer. Se posent alors les questions de l'amour, filial et autre, de la lâcheté, du mensonge et du silence. C'est comme si la vie s'appliquait méticuleusement à rompre les liens, comme si rien ne permettait l'union véritable et le bonheur. « Quand on est très petit, la longueur des bras permet juste d'atteindre le coeur de ceux qui nous embrassent. Quand on est grand, de les maintenir à distance. » (p. 140) Ou alors, pour être heureux, il faudrait peut-être arrêter d'être ce que les autres attendent et choisir enfin ce que l'on veut être, d'assumer ce que l'on est.
Les années 1970, 1980 et 1990 défilent et Grégoire Delacourt propose en filigrane la chronique de décennies déjà mythiques. Des chansons, des films, des livres et des noms célèbres parsèment la page et entraînent le lecteur dans la course folle du temps qui passe. Dans ce roman, le name-dropping est artistique, dosé, intelligent. Ce n'est pas l'écoeurante énumération du publicitaire, ce sont les indices d'une chasse au trésor : Édouard (Grégoire ?) les collectionne comme les précieuses reliques de l'enfance, cet instant si court qu'il n'a cessé de voir s'éloigner. « Il faut avoir vu ses parents se battre pour comprendre qu'un enfant puisse avoir envie de mourir. » (p. 35) Entre rimes faciles et incises complices, Édouard/Grégoire joue avec les mots et les choses. Une fois qu'il aura assez joué, il saura où il en est.
L'écriture déborde d'ironie triste et de résignation dolente. Mais pas de pathétique dans ces lignes, le héros avance toujours, même s'il se débat. Son père lui avait donné un conseil pour faire fructifier son don : « Laisse les choses s'écrire » (p. 15) Finalement, c'est encore ce qui marche le mieux pour écrire le plus beau des romans. L'écrivain de la famille se lit avec émotion et tendresse. Ah, que l'on aimerait serrer tous ses personnages contre nous, leur dire qu'il suffit d'un mot ! Mon mot de la fin est pour l'auteur : merci.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          470
latina
22 juin 2013
★★★★★
★★★★★
Autobiographie semi-romancée ? Semi-autobiographie romancée ? Je me suis cassé la tête sur ces 2 appellations non contrôlées par l'auteur lui-même...C'est pourquoi je me contenterai de donner mon humble avis (petit clin d'oeil à NastasiaBuergo) à propos de ce « roman », comme écrit sur la page de garde.
L'histoire ? Je ne me permettrai pas de dire quoi que ce soit sur les évènements ! Car l'auteur reconnait qu'il y a plein de vrai mais aussi plein d'inventions...Et comme je ne sais pas exactement ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas...Qui suis-je pour oser qualifier une vie de bonne ou mauvaise ?
Je peux juste dire que le narrateur n'a pas eu beaucoup de chance : des parents qui divorcent (« Il faut avoir vu ses parents se battre pour comprendre qu'un enfant puisse avoir envie de mourir »), et qui n'arrivent pas à être heureux, un frère et une soeur à qui il arrivera le pire, un mariage par hasard... Par contre, sa carrière, elle, va trouver le tournant adéquat : la publicité, où il pourra exercer son amour des mots déjà pronostiqué à 7 ans par la famille. Mais tout doucement, un roman est en train de se construire, le roman de ceux qui l'entourent depuis sa naissance.
Le ton ? Concis, cynique, drôle, tendre, triste, désabusé...Assorti d'un style de ciseleur, poétique par moment, de surcroît, ce qui ajoute au plaisir ! Comme le dit l'auteur lui-même : « le cadeau de la pub c'est de m'avoir appris à découenner le jambon, à enlever le gras, à éviter les mots qui s'écoutent écrire. »
Sceptiques ? Lisez, plutôt :
«Ma mère pleura. Elle s'agenouilla, prit son cadet dans les bras, murmura mon bébé, mon bébé, mon tout petit. La plume des doigts du géant vint cueillir une larme sur sa joue, la porta à sa bouche, l'avala. Claire chuchota.
- Il met maman dans son coeur. »
Ou encore :
« Claire rencontra un veuf. C'est un roc, dit-elle, il ira parfaitement avec mon coeur de pierre. A deux, on fera des étincelles. »
C'est à partir de 4 rimes formulées à 7 ans que sa famille s'était engouffrée dans le rêve d'avoir un Ecrivain, et son corollaire, quelqu'un qui pourrait les sortir de leur latence.
« Quatre rimes piteuses et ça y était ; tu seras l'écrivain, tu écriras notre histoire, tu nous sauveras »
Quel programme ! Difficile ! Mais finalement, n'y est-il pas arrivé ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          394
araucaria
04 août 2013
★★★★★
★★★★★
Autant l'avouer tout de suite, lorsque j'ai commencé ce livre j'ai été déçue. le style ne me plaisait pas, sans doute parce que l'auteur est un publicitaire et que son écriture s'en ressent. Et puis, les pages se tournant, le livre m'a apprivoisé, certains passages m'ont interpelée. Certes ce n'est pas un coup de coeur, ce roman ne va pas bouleverser ma vie de lectrice, mais ce n'est pas un mauvais livre. Il aborde des sujets sérieux comme le handicap, le sida, le couple, la séparation, la vieillesse, la déchéance physique. Pas si léger que ça donc, un livre qui se lit facilement en définitive. Un auteur à découvrir. Tiens, je vais peut-être retenter l'aventure avec "La liste de mes envies"...
Lien : http://araucaria20six.fr/
Commenter  J’apprécie          460
BooksnPics
11 juin 2013
★★★★★
★★★★★
« Un enfant prodige est un enfant dont les parents ont beaucoup d'imagination » (Jean Cocteau)
C'est en ces termes que pourrait se décrire la trame de notre histoire. Que ce soit par le dessin, la danse, le chant, la musique ou le sport,… il suffit de peu de choses pour que nous, parents, nous extasiions sur les prouesses de nos rejetons. Bon nombre d'enfants à un moment donné de leur enfance ont provoqué ce sentiment de fierté chez leurs parents. Mais dans le cas d'Edouard, notre narrateur, petit garçon de 7 ans au moment des faits, cet émerveillement va se voir poussé à l'extrême. Auteur de 4 pauvres rimes, l'enfant va se voir propulsé au rang d'écrivain de la famille, ses parents le qualifiant même de « Rimbaud de 7 ans ».
Edouard va cependant vite connaître la déchéance et se rendre compte qu'il n'est pas un écrivain. Voulant satisfaire ses parents, il tentera maintes fois de coucher ses mots sur le papier mais en vain.
Grégoire Delacourt, dans ce roman mêlant fiction et autobiographie, nous emmène au coeur d'une famille déchirée. A travers des chapitres courts, il nous fait revivre la vie d'Edouard à travers les années 70, 80 et 90. de ses premières rimes à ses nombreux succès publicitaires, où il se perd parfois trop longtemps…
Si j'ai totalement accroché au thème de fond de son récit, son « emballage » m'a plutôt déçu… Un comble pour un publicitaire. Un style répétitif, lent, décousu, parfois « mou » où le personnage principal est peu attachant et ne m'inspirait aucun sentiment. Je me suis même étonnée à ressentir plus de compassion pour les personnages secondaires tels son père ou son frère qui sont très touchants.
Au final, je garderai de ce roman un sentiment mitigé. Peut-être en attendais-je trop au vu des nombreuses critiques fort élogieuses glanées çà et là. N'aimant pas rester sur une impression négative, ceci ne m'empêchera pas de découvrir très rapidement les deux autres romans de notre auteur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          300

Les critiques presse (1)
LeSoir14 juin 2011
Ce premier roman a un petit quelque chose en plus et on s'y attache très vite pour ne plus le lâcher. On y prend goût tant on s'y sent chez soi. Il a un air d'Anna Gavalda de la bonne époque. Une écriture agréable, vive, imagée et fluide.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations & extraits (102) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria02 août 2013
Six années de pension, de la sixième à la première, firent de moi un ignare savant.
Certes, je connaissais Thérèse Raquin, Jean-Paul Sartre, Jean-Sol Partre, la quantité de bovidés de la sous-famille des caprinés du genre ovis en Argentine, le nom de la capitale de Malte, le catastrophique PIB de la Suisse, le nombre de voix d'Emile Muller au premier tour de la dernière élection présidentielle mais je ne savais rien des choses du dehors.
J'étais une sorte de Candide. Un enfant sauvage qui n'avait pas vu "L'Epouvantail", "Le Parrain", "Que la fête commence", "Monsieur Klein".
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          320
ninosairosseninosairosse06 janvier 2017
- Nous étions trois soeurs et notre père n'aurait pas supporté l'idée que nous fussions (elle leva les yeux au ciel ) trois idiotes. Alors nous devions toujours avoir un livre dans les mains, j'ai continué et voilà comment je connais Maurice Maeterlinck, Prix Nobel de littérature en 1911, ce qui fait de moi une idiote cultivée !

p139
Commenter  J’apprécie          480
ninosairosseninosairosse07 janvier 2017
Le prince avait ravi le coeur de la belle et l'avait abandonné aux chiens dans le fossé parmi les papiers gras, le mépris, la merde. Claire pleura sans discontinuer pendant trois jours et trois nuits; sa peau devint grise et sèche et dure comme les galets des rivières. [...]
Quels mots pour guérir la peau de galet, le coeur de pierre ?

p149
Commenter  J’apprécie          390
ninosairosseninosairosse05 janvier 2017
En ce qui concerne sa publication, et malgré ma fiche hautement enthousiaste, le comité de lecture ne l'a pas retenue. Ce n'est pas grave, rassurez-vous. Un texte de théâtre aussi puissant que le vôtre est fait pour vivre sur les planches. Pas pour mourir dans des pages blanches.

p136
Commenter  J’apprécie          350
ninosairosseninosairosse04 janvier 2017
Et Claire qui fêtait l'âge de raison m'adressa ses douze albums de Martine. Ils furent les seules choses qu'on me volât au pensionnat, les coquines culottes blanches de la gamine en furent évidemment la raison.

p37
Commenter  J’apprécie          370
autres livres classés : écritureVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

La liste de mes envies

Qui est l'auteur du roman ?

Grégoire Delacourt
Grégoire Delcourt
Grégoire Delacroix

20 questions
235 lecteurs ont répondu
Thème : La liste de mes envies de Grégoire DelacourtCréer un quiz sur ce livre
. .