ISBN : 9782221126967
Éditeur : Robert Laffont (2011)


Note moyenne : 3.25/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
Au départ, il y a un coup de foudre. Henri, alors élève à polytechnique, rencontre Iphigénie, une jeune beauté américaine. On prévient Henri de l'excentricité, voire de l'étrangeté des Américaines. Henri passe outre. Il épouse Iphigénie peu avant les événements de 68. T... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par yv1, le 06 septembre 2011

    yv1
    Ce qui m'a intrigué d'abord dans ce livre, c'est son titre, je me disais qu'une femme portant ce nom devait avoir une vie réjouissante à raconter. Bon, une fois mariée, elle se nomme Iphigénie Lebleu : moins exotique pour le nom, mais pas moins intéressant pour le lecteur.
    A travers ses deux personnages principaux auxquels il faut ajouter leurs parents, Eric Deschodt raconte quarante ans de l'histoire franco-américaine vue par des bourgeois. Parce que c'est aussi une chronique de la bourgeoisie : ces gens-là ne se fréquentent, ne se marient et ne se reproduisent qu'entre eux. Même les parents d'Iphigénie, moins guindés, moins engoncés dans les habitudes de cette catégorie venues du fond des âges dans la vieille Europe, venant d'un pays aux usages moins vieillots n'auraient pas accepté que leur fille épouse un garçon sans avenir. Déjà, un Français, ils ont eu du mal !
    Passons tout de suite aux choses qui fâchent, histoire de finir sur une bonne note : je trouve pas mal de longueurs, sur la fin notamment à ce roman. Peut-être l'auteur aurait-il dû se limiter à la période qui court de 1968 au milieu des années 80 qui fait la plus grosse partie de son livre, la plus intéressante aussi ? le reste, les 80/90 dernières pages me semblent moins pertinentes, moins développées ; elles se lisent plus vite, voire même en passant quelques paragraphes.
    Par contre, les 250 pages qui précèdent sont excellentes ! Une ouverture en fanfare avec un dialogue savoureux
    Comme le livre est beaucoup dialogué, vous comprendrez mon enthousiasme. En outre, Eric Deschodt joue sur l'antagonisme entre Français et Américains, les Français, fins et cultivés et les Etats-uniens, plus directs et prosaïques. Jack est en cela un archétype de l'Américain moyen, pas très cultivé, mais ayant réussi dans les affaires, marié à une femme gréco-américaine qui lui offre ce qu'il n'a pas. L'auteur se fait plaisir à leur prêter des propos - à eux, comme à Paul et Anne, les parents d'Henri- à l'emporte-pièce pour mieux ensuite en rire, les démonter ou les démontrer. Parce que ce qui est bien également, c'est qu'Eric Deschodt ne se prive pas d'intervenir dans son roman, donnant ici ou là son avis, son analyse de la situation politique ou économique. Tout le monde en prend pour son grade, surtout les deux présidents qui englobent la plus grande partie de son roman : Valéry Giscard d'Estaing et François Mitterrand. Sa manière de raconter la soirée du 10 mai 1981 -l'élection de François Mitterrand, je le rappelle pour les plus jeunes d'entre vous- dans ce milieu bourgeois est un régal
    Si je ne craignais pas de faire trop long -et de perdre en route la moitié de mon lectorat, soit en tout deux personnes- je pourrais ajouter que ce roman est fort bien documenté, qu'il est plein d'anecdotes, d'histoires, de références littéraires, historiques qui donnent l'impression au lecteur de sortir de ce livre un peu plus intelligent qu'il n'y est entré (qui a dit qu'avec moi il y avait de la marge ? Pas très charitables les deux lecteurs qu'il me reste !)
    Honte à moi, je n'avais jamais lu de livre d'Eric Deschodt avant ! Je ne puis donc comparer, mais ce que je puis dire c'est qu'on sent qu'il est un analyste très fin de la société, à la fois capable d'exprimer des opinions claires et de prendre de la distance pour extraire de son observation énormément de drôlerie, d'ironie, de culture et de malice.
    Aux tenants d'une "bonne" littérature qui ne pourrait être que sombre, noire ou triste -j'en connais- j'opposerai tout de suite ce roman drôle, profond, extrêmement bien écrit qu'ils se doivent absolument de lire pour que leurs convictions vacillent voire s'effondrent totalement.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par mariech, le 08 février 2012

    mariech
    Iphigénie Vanderbilt n'a pas tenu ses promesses , je me suis ennuyée en lisant ce livre et j'ai même passé des pages .
    On passe d'une époque à l'autre , d'un continent à l'autre ( c'est l'histoire de Paul français de famille aisée qui épouse Iphigénie , d'origine américaine ) ,
    J'ai souri à l'évocation du passage de pouvoir de Giscard à Mitterand mais c'est à peu près le seul passage qui a eu grâce à mes yeux .
    Déception donc , ce n'est pas du tout mon genre de livres , trop de clichés .
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Bigmammy, le 05 janvier 2012

    Bigmammy
    Eric Deschodt, 74 ans, est un journaliste expérimenté (RTF, Jours de France, Spectacle du Monde, Valeurs actuelles, le Quotidien de Paris, le Figaro-Magazine) et un homme de lettres prolixe, avec 23 ouvrages depuis 1978, dont des biographies de Louis XIV, de Saint-Exupéry ou Gide, et une dizaine de romans.
    Il nous livre aujourd'hui cette histoire de deux familles unies par le mariage de leurs enfants, l'une hyper-française (Inspection des Finances, X-Mines, déjeuners du dimanche, petit château en Touraine), l'autre hyper-américaine (Banque Lehmann Brothers, maison à Monticello, Virginie, discours républicain etc). Ils sont très sympathiques, et s'apprivoisent mutuellement, c'est bien écrit, l'auteur ayant totalement échappé au redoutable mal littéraire français, qui consiste à priver de sens le texte de façon à laisser le lecteur libre de l'imaginer, et/ou à éructer des pages entières de néologismes sans ponctuation, en hurlant sa haine du monde.
    Mais a part ça, que se passe t'il dans ce roman ? Rien.
    Pas la moindre surprise, pas le plus petit écart de la normalité. Et donc on s'ennuie beaucoup : serait-ce une résurgence du mal français, consistant à faire ennuyeux, comme disait plus crûment Adrien Hebrard, patron du Temps, pour voir jusqu'où ira la patience du lecteur ? La mienne en tout cas a eu ses limites.
    Ah si, soyons justes, il y a quelques éclairs de vie, la logeuse d'Iphigénie, veuve d'un officier de Leclerc, ou le Commandant du paquebot France, mais hélas on retombe vite dans la routine littéraire.



    Lien : http://www.bigmammy.fr
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Tomie, le 15 octobre 2011

    Tomie
    Iphigénie Vanderbilt retrace quarante ans d'histoire franco-américaine en prenant pour prétexte le coup de foudre suivi du mariage d'une jeune américaine très belle et d'un jeune français polytechnicien.
    Une famille très vieille France et le style qui va avec. On n'écrit plus de cette façon de nos jours ! C'est assez agréable, j'aime beaucoup, même si la lecture n'est pas simple. Beaucoup d'effets de style, d'idées, de références historiques.
    Ce roman nous fait revivre les années écoulées depuis 1968. Pour les plus jeunes ce peut être une découverte, pour les plus âgés, des souvenirs. Je me suis souvent dit : "Oui, en effet, je me souviens !".
    Une bonne documentation donc, et un style très élégant
    Merci à masse critique pour ce roman de qualité
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Anlectrice, le 02 octobre 2011

    Anlectrice
    La naissance de la relation entre la France et les Etats-Unis, puisqu'au delà de la formation d'un couple franco-américain, le roman traite du rapprochement de deux familles, est très réussie.
    Iphigénie est une jeune fille dont on a envie de connaître la vie, de la voir évoluer aux côtés de Henri et la construction de leur relation est franchement agréable à lire.
    Les différentes étapes de rejet, d'intrigues, de concession puis d'apprivoisement entre les Lebleu et les Vanderbilt prêtent à sourire, puisqu'on se reconnaît souvent dans les traits caricaturaux dressés de part et d'autre de l'Atlantique.
    Mais rapidement, le roman s'éloigne de ces personnages principaux qu'on aurait aimé pouvoir suivre pour s'attacher à réaliser une sorte d'encyclopédie politique de la deuxième moitié des années 1900 et certaines pages deviennent franchement longues à lire.
    Si on ne peut qu'applaudir l'auteur pour ses connaissances des faits et des personnages politiques de cette période (mais est-ce bien l'objet d'un roman), j'ai souvent tiqué sur le parti pris et sur la finesse d'analyse de certains de ces passages.
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 18 octobre 2011
    Chapeau bas à Eric Deschodt : non content de signer un roman follement élégant, plein d'humour et de finesse, aux accents délicieusement classiques, il parvient à nous délivrer en contrepoint une formidable leçon d'histoire, politique autant que littéraire, jamais pontifiante.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par Catoucat, le 19 septembre 2011

    Ainsi, peu à peu, une véritable amitié franco-américaine se construisait entre les deux familles. Jeune amitié dont le potentiel était énorme vu les personnalités intéressées ...
    D'un côté, un couple rayonnant d'Américains archétypiques composé d'un banquier de la Côte est plein d'énergie et d'une descendante de l'élite grecque cultivée et fortunée où l'on attache grand prix à la culture, peut-être pas autant qu'à la fortune, la seconde étant censée soutenir la première ..., mais on ne peut pas demander l'impossible ni surtout le déraisonnable. De l'autre, un couple de Français atypiques composé d'un haut fonctionnaire occupant le sommet de la hiérarchie administrative d'un pays où l'administration n'est pas tout mais presque tout et d'une descendante de l'aristocratie d'Ancien Régime - très différente de l'impériale, le fait est d'importance: c'est dans les rangs de cette classe historique que la liberté d'esprit est le mieux répandue pour des raisons dont le développement exigerait plusieurs volumes, dont la moindre n'est pas la Terreur.
    La situation de ces deux ménages dans leurs pays respectifs leur faisait déborder le simple rapprochement de quatre individus si doués soient-ils. L'étendue et la qualité de leurs relations les amenaient fatalement à faire tâche d'huile sur les opinions réciproques des deux peuples.De proche en proche dans les cercles éclairés de France et d'Amérique, leur amitié était contagieuse en cela que leurs membres, au contact des Lebleu et des Vanderbilt, adoucissaient leurs jugements, qui n'avaient que trop souvent besoin de l'être , sur les Etats-Unis et sur la France.
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  • Par yv1, le 06 septembre 2011

    - Les hommes lassent-ils autant les femmes que les femmes les hommes ? demanda Henri.
    - Lasser ? fit Mathilde.
    - Oui. Fatiguer, si tu préfères.
    - J'aime bien "lasser", mais c'est précieux. Tu aimes les mots précieux.
    - Oui. Nous parlons comme des brutes aujourd'hui. On va finir par braire, il faut réagir. J'ai failli dire : les hommes sont-ils aussi insupportables aux femmes que les femmes aux hommes ? C'était trop long : insupportable, cinq syllabes ; lasser, deux syllabes. La vie est courte, il faut aller vite. "Activité, activité, vitesse !" Ce n'est pas de moi.
    - C'est de qui ?
    - Napoléon.
    - Encore !
    - Je ne m'en lasse pas. Tu le sais bien.
    - Hélas..., soupira Mathilde. Pour répondre à ta question, je ne sais pas. Je ne connais pas d'hommes. Je ne connais que des adolescents. Immatures. Tous immatures. (p.9)
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  • Par yv1, le 06 septembre 2011

    Tous déçus de Giscard, les invités de Sophie Cifonelli n'en voulaient pas tant à l'homme Mitterrand -dont ils savaient assez que les convictions personnelles étaient surtout personnelles- qu'à la proposition numéro 34 de son programme (qui en comportait cent dix) ainsi libellée :
    "Un impôt sur les grandes fortunes, selon un barême progressif, sera institué..." Le même article prévoyait aussi de "surtaxer les grosses successions" ! Les morts étaient visés autant que les vivants. (p.184)
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  • Par Catoucat, le 19 septembre 2011

    Les citoyens ... Que peuvent-ils saisir des mouvements longs de l'Histoire? Rien. Ils sont prisonniers d'eux-mêmes.Se réveiller, se lever, se laver, s'habiller, se nourrir, se désaltérer, avec tout ça gagner sa vie, se distraire aussi, " aimer, dormir, rêver peut-être..." Le temps manque toujours , vivrait-on mille ans, à considérer autre chose que soi,, surtout l'intérêt général, si malaisé à définir.
    Combien sont-ils en tous pays à dépasser l'obsession de la survie personnelle ?
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  • Par jostein, le 10 octobre 2011

    L' État, c'est l'impôt et son gaspillage. Le seul problème est comment faire pour que l'un aille sans l'autre. Qui le résoudrait serait élu à vie, avec cent pour cent des voix. (page 110)
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Video de Éric Deschodt

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[Le Cigare]
Olivier BARROT, dans la salle du centre historique des Archives Nationales (hôtel de Soubise et ROHAN), présente "Le Cigare", ouvrage de Eric DESCHODT et Philippe Morane, sur l'histoire du cigare, son origine, sa fabrication et les fumeurs célèbres. En illustration, quelques photos du livre.








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