ISBN : 2290045802
Éditeur : J'ai Lu (1999)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 38 notes) Ajouter à mes livres
"La cabine n° 1 avait quelque chose du confessionnal, version luciférienne. Granules épais rouge sombre le long des murs, comme repeints d'un vomi de viande saignante. C'était une pièce étroite et haute de plafond, séparée en son milieu par un gros grillage noir. Le cli... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(2)

> Ajouter une critique

    • Livres 2.00/5
    Par LiliGalipette, le 06 janvier 2010

    LiliGalipette
    Roman de Virginie Despentes. Lettre d'de mon Challenge ABC 2010.
    Louise travaille dans un peep-show. le métier la contente. Elle fait ça sans effort, soutenue par l'alcool et les drogues. Elle vit la nuit, ne rencontre pas beaucoup de nouvelles personnes. Elle aimerait parfois être ailleurs. Mais elle continue, jour après jour, d'avancer sur le même chemin. Un soir, le peep-show où elle travaille n'ouvre pas. Elle est convoquée par la Reine-Mère, celle qui chapote tout le réseau de la prostitution et de l'exhibition de la ville. Deux filles ont été retrouvées mortes, écorchées jusqu'à l'os. La Reine-Mère est après un certain Victor, un beau parleur flambeur indigne de confiance. Louise, qui ne se donne à personne, qui ne laisse personne la toucher, découvre que les hommes sont des bêtes violentes pour qui les femmes sont des proies faciles et nécessaires.
    Infâme lecture! La langue est détestable, vulgaire, lourde et sale. Elle colle au sujet: prostitution, violence, vies malhabiles et paumées. La narration est pénible: Louise peine à chaque mot, à chaque phrase. le texte avance mal. Lire ce qu'elle raconte, c'est comme soulever le rideau rouge et lourd d'une boîte de strip-tease, être sommé d'assister à un spectacle dont on est pas nécessairement pas amateur. On en ressort vaguement dégoûté et sali. Si le but de l'auteure était de nous choquer et de nous envoyer de la saleté et de la perversion par paquets, elle a réussi.
    Cette réussite ne veut pas dire que j'ai aimé le texte. Je l'ai trouvé inutilement racoleur et provocateur. L'intrigue aurait peut-être gagné à être un peu plus légère, moins enchaîné à la langue des bas-fonds et aux quartiers douteux. Certains diront qu'on ne peut parler des sujets spécialisés qu'en utilisant la langue qui les caractérise. Je pense qu'un peu d'ouverture d'esprit et de formulation n'est pas une tare.
    Les personnages sont très caricaturaux. Il y a la danseuse lubrique qui aime qu'on la regarde, celle qui flirte avec la prostitution, la mère maquerelle imposante et majestueuse, le type à la gueule d'ange, etc. Dommage, le texte devient une énième réplique des films noirs, sans rien inventer de nouveau.
    À qui recommander ce livre? À ceux qui aiment l'univers des nuits glauques et sordides, mais je ne suis pas certaine qu'ils passent sur ce blog... À ceux qui veulent découvrir l'écriture de Virginie Despentes dont on a tellement parlé. À ceux qui veulent une lecture coup de poing. Mais vraiment, je ne le recommande en fait à personne. Ce n'est, à mon sens, pas un bon livre.


    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2010/01/06/16404340.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par marcanciel, le 19 mai 2010

    marcanciel
    Court et efficace. Comme pour Mémoire courte, de Nicolas Rey, ce n'est pas un chef d'oeuvre mais un divertissement efficace.

    Lien : http://marcanciel.over-blog.fr/article-les-chiennes-savantes-de-virg..
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (7)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par LiliGalipette, le 16 mai 2012

    « Ce dont il n’osait même pas parler parce que ça lui faisait honte tellement il trouvait ça dégradant c’était que j’aimais ça, et que ça crevait les yeux. Me renverser contre le mur, me faire voir et regarder faire le type à travers mes paupières mi-closes, l’écouter me parler sale et le sentir si près que je pouvais l’entendre respirer et son envie à lui se mêler à la mienne et me faire quelque chose, démarrer le truc en grand, palpitations d’abord diffuses encore lointaines qui se précisaient me venaient sous les doigts, gonflaient et me martelaient, me foutaient toute en l’air. »
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 16 mai 2012

    « Ce qu’il y a de pratique quand les gens ont vraiment des vies de con, c’est qu’un rien suffit à les distraire. »
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 16 mai 2012

    « Il touchait mes cheveux, les écartait pour bien m’avoir les yeux. Y fouillait comme chez lui. Gestes d’intimité déplacés, gestes de protection grotesques, de tendresse affectée. »
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 16 mai 2012

    « J’ai senti le truc céder dans moi, la peur saisissante me grimper le long des flancs, s’enrouler dedans et je l’ai repoussé avec toute la force tressée à la terreur… »
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 16 mai 2012

    « Je me découvrais le bas ventre capable de grandes émotions, lui dedans moi, j’avais été conçue pour ça, balbutier, me cambrer et me faire défoncer. »
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (23)

Videos de Virginie Despentes

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Virginie Despentes

Bye bye Blondie (2012), réalisé par Virginie Despentes, avec Emmanuelle Béart et Béatrice Dalle









Acheter sur Amazon

Faire découvrir Les chiennes savantes par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (94)

> voir plus

Quiz

    Virginie Despentes

    Virginie Despentes est un pseudonyme. A quoi fait-il référence ?

    •   au nom de jeune fille de sa mère
    •   à l'anagramme du nom de son chanteur préféré
    •   au quartier des pentes de la Croix-Rousse à Lyon

    10 questions - 54 lecteurs ont répondu
    Thème : Virginie Despentes

    Créer un quiz sur ce livre.