AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2253167304
Éditeur : Le Livre de Poche (30/01/2013)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 586 notes)
Résumé :
Jack fête ses cinq ans dans la chambre qu’il habite avec sa mère depuis sa naissance et dont il ne sort jamais. Il y a Madame Porte, Monsieur Tapis, Madame Table et Monsieur Lit, tous les éléments du quotidien enfin, qui deviennent des compagnons d’isolement. Il y a aussi Grand méchant Nick, celui qui apporte les cadeaux du dimanche et qui tient mère et enfant enfermés ; et Dent Malade, qui fait souffrir Ma. Le point de vue de l’enfant tient tout le roman et lui con... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (202) Voir plus Ajouter une critique
Livresque78
15 mai 2015
Ce livre est effectivement à lire absolument. Certes il parle d'un sujet difficile, certes l'ambiance est parfois pesante et oppressante, mais c'est une bouffée d'innocence, une histoire que Jack nous raconte du haut de ses 5 ans.
L'auteure adopte le ton juste, c'est d'ailleurs à se demander quel est son secret pour se mettre si facilement et avec tant de justesse dans la tête d'un petit bonhomme. Jack regarde la situation avec ses yeux d'enfant, il essaie de comprendre les réactions adultes, mais n'y parvient pas toujours.
Pour Jack tout ce qui importe c'est l'amour de sa mère, la tendresse, le jeu, la patience et pour tout cela, peu importe le lieu.
L'auteure traite ce qui pourrait être un fait divers que vous liriez dans votre journal du matin, avec un recul incroyable, ses personnages, que ce soit Jack, sa mère etc... sont courageux ou peut-être quelques fois "peurageux", pas d'apitoiement, pas de larmes inutiles, juste une soif de vivre et de liberté.
Ce roman nous interpelle, un enfant peut-il grandir et s'épanouir avec comme engrais juste de l'amour. Est-ce l'élément primordial pour son développement.
Je ressors de cette lecture, toute chamboulée, si il y a bien un personnage que j'aimerai rencontrer, c'est ce petit jack.
Je vais finir en vous disant juste de rajouter ce livre à votre PAL, car il est nécessaire!!
Et merci Yvan, pour cette découverte, grâce à toi, je ne suis pas passée à côté de cette splendide lecture.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          5114
litolff
11 octobre 2011
Absolument stupéfiant, original et bouleversant ! le roman choc de la rentrée littéraire !
A cinq ans, Jack ne connait du monde qu'une chambre carrée de trois mètres par trois, éclairée par une lucarne, et « agrémentée » de quelques meubles qu'il traite comme des personnes à part entières : l'univers pour lui s'arrête là, et tout ce qu'il voit à la télé, c'est « pour de faux ».
Car Jack est né dans cette chambre où sa maman a été séquestrée sept ans auparavant…
Et sa naissance a très probablement empêché sa maman, une jeune étudiante ingénieuse et courageuse dont on ne connaitra jamais le nom, c'est toujours Maman, de devenir folle. Par amour pour Jack, elle mettra en oeuvre des trésors d'imagination et d'organisation afin qu'il ne connaisse ni la peur ni l'insécurité, de sorte qu'il considère la Chambre comme un nid douillet et confortable, un endroit absolument « normal ».
Mais Jack est intelligent et plutôt précoce, et à 5 ans, sa maman estime qu'il est assez aguerri et futé pour l'aider à s'échapper.
C'est Jack lui-même qui raconte l'histoire, avec ses mots et sa syntaxe parfois défaillante, et surtout son amour fusionnel pour sa maman, Jack qui a une vie très organisée et occupée puisqu'il a « des milliers de choses à faire tous les matins ».
Et si le jour où ils rejoignent « l'Extérieur » est une libération racontée de façon bouleversante par Jack, des questions primordiales se posent dès leurs premiers pas à l'Extérieur qui mettent en exergue l'ambiguïté de la relation de Jack et sa maman : la Chambre n'était-elle pas un environnement plus « sûr » pour Jack ? Comment Jack arrivera-t-il à partager sa Maman avec d'autres personnes ? Peut-elle se satisfaire de jouer avec son petit garçon scotché à elle comme dans la Chambre ? Autant de questions qui remettent en question le lien fusionnel mère-enfant qui peut se révéler aussi destructeur que protecteur.
Avec une justesse et une sensibilité extraordinaire, l'auteur parvient à sublimer la situation par une écriture extrêmement imaginative où la drôlerie et l'émotion l'emportent toujours sur l'horreur et compte tenu du contexte, il faut beaucoup de talent !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          450
caro64
11 janvier 2012
Un roman inspiré d'un fait divers : l'histoire d'un petit garçon, Jack, né en captivité dans une pièce de 10 m2. Il y vit seul avec sa mère. du haut de ses cinq ans, ils nous raconte avec ses mots d'enfant son enfermement, lui qui ne connaît pas le monde extérieur, pour qui les arbres et les chiens n'existent seulement dans la télévision. Sa mère, 
elle, fait tout ce qu'elle peut pour l'élever, l'occuper jusqu'au jour où elle décide qu'il est temps de fuir. Comment cet enfant va pouvoir s'adapter et survivre au monde extérieur bien trop grand pour lui ...
On pouvait craindre le pire d'un roman qui ose prendre comme toile de fond un sujet aussi terrible. Mais ce texte bouleversant, dans lequel la tension est parfois insoutenable, est une vraie réussite. Emma Donoghue réalise un véritable tour de force : en donnant la parole à Jack, elle parvient à ne jamais sombrer dans le sordide et même à nous faire sourire. La spontanéité, les maladresses et les erreurs de syntaxe de l'enfant, son regard sur le monde, sont une des grandes forces de ce livre et permettent à l'auteur de tenir à distance l'horreur de la situation. Ce roman puissant nous conte avant tout le lien unique qui unit l'enfant à sa mère et nous parle d'Amour maternel. L'Amour plus fort que la peur, plus fort que le désir de mort, l'Amour qui peut déplacer des montagnes… Mais Emma Donoghue nous parle aussi sans détours du Bien et du Mal, des dangers de notre société et de la complexité de l'âme humaine. Ce roman hallucinant, à la fois sombre et lumineux, qui nous tient en haleine de la première à la dernière page, est à découvrir !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          410
sabine59
21 mars 2016
Le début du roman désarçonne et on a un peu de mal à entrer dans l'univers si particulier de l'enfant-narrateur, dont l'auteur retranscrit bien le ressenti. Chaque objet est par exemple personnifié , comme " Madame la table" ou " Madame télé".
Mais très vite, le lecteur est happé par cette terrible histoire, inspirée d'un fait-divers ( je crois qu'un film sort actuellement en adaptation du livre):Une femme séquestrée depuis des années et dont l'enfant, qui a maintenant cinq ans, ne connait que "la chambre", ce monde étroit et clos.Sa mère tente du mieux qu'elle peut et avec beaucoup de courage, je trouve, de créer pour lui un quotidien " normal".
" Rien ne fait peur à maman.Sauf Grand Méchant Nick, peut-être." L'ombre du monstre est toujours présente.Puis, l'enfant réussit à s'enfuir et on se demande s'il pourra sauver sa mère.
Il est très intéressant d'assister ensuite à la réadaptation difficile à l'extérieur .Il faut recommencer autre chose, et c'est angoissant, se reconstruire après des années de souffrance semble souvent insurmontable.
Heureusement ,le beau lien fusionnel entre la mère et son fils,les mots magiques, la spontanéité et l'inventivité de l'enfance enrobent de douceur et de poésie ce drame insupportable de l'enfermement.
Un livre fort en émotions.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          382
LunaZione
03 mars 2014
Sincèrement, ça faisait longtemps que je n'avais pas été autant bluffée par un livre. Je ne m'attendais vraiment pas à découvrir ce genre d'histoire en le commençant surtout que - faisant confiance aux Baby-challenge Contemporain et Drame - je n'avais pas pris la peine de lire le résumé. du coup, je n'ai pas tout de suite compris ce qu'il se passait, et, je crois que ça m'a d'autant plus choquée une fois que j'ai compris et fatalement intéressée à l'histoire.
Ce qui m'a tant plu dans ce livre c'est qu'Emma Donogue à été très loin dans son histoire, bien plus loin que ce que j'aurais pu imaginer : elle a pensé à une multitude de détails qui rendent ce texte d'une crédibilité et d'un réalisme inquiétant. Personnellement, jamais je n'aurais pensé que Jack puisse avoir des troubles de la vision notamment pour se déplacer dans un espace ou voir au loin... Ce sont vraiment tous ces détails qui m'ont mis mal à l'aise.
L'autre truc qui m'a dérangée tient vraiment au fait que je n'avais pas lu la quatrième de couverture : les toutes premières pages montrent une mère très jeune, un peu déboussolée avec un mec pas très net qui la rejoint chez elle régulièrement obligeant son fils à s'enfermer dans un placard... Autant dire que je l'avais tout de suite cataloguée de "pauvre fille". Alors qu'au final, cette jeune femme s'avère être tout le contraire. Je crois que le fait de l'avoir jugée aussi rapidement et aussi mal est de loin ce qui m'a le plus dérangée dans cette histoire, parce que pour le coup, je me suis dis que ça aurait pu être moi. D'autant plus que son prénom n'apparait jamais dans Room ce qui renforce cette impression qu'elle aurait pu être n'importe qui ou plutôt tout le monde.
J'ai été aussi assez choquée par la réaction de la famille de la jeune femme : j'ai du mal à croire qu'ils aient pu se faire une idée aussi fausse autour de sa disparition. Ils avaient l'air tellement proche avant alors... pourquoi croire ça ?
L'écriture d'Emma Donogue m'a vraiment plu : elle m'a beaucoup émue et touchée. C'est comme un petit vent de révolte face aux gens qui se mêlent de tout et répandent de fausses rumeurs : personnellement, je trouve qu'elle a très bien su passer les sentiments de Jack mais aussi ceux qu'il ressent émaner de sa mère. On voit bien qu'il ne comprend pas tout, mais nous, lecteurs, il y a certaines choses que l'on comprend contrairement à lui et je trouve que ça donne d'autant plus de puissance à ce texte.
Un roman aussi émouvant que terrible.
Lien : http://lunazione.over-blog.c..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          343

Les critiques presse (3)
Lexpress22 novembre 2011
Room, c'est un sinistre fait divers revisité par Gulliver et par Alice, mais c'est aussi une histoire de survie qui célèbre l'indéfectible pouvoir de l'amour maternel. Et la magie des mots, dont la miraculeuse lumière embrase ce roman, jusqu'à la délivrance.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde03 octobre 2011
C'était un défi : décrire un monde minuscule vu, à moins d'un mètre du sol, par les yeux d'un enfant "sauvage". Emma Donoghue relève le gant avec finesse et élégance. Surtout, elle évite l'écueil du fait divers. Très vite, on est ailleurs. Dans un univers hors normes. Un livre tout à la fois envoûtant et glaçant, à l'étrange et sombre beauté.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeFigaro16 septembre 2011
Room plonge magistralement le lecteur dans les méandres de l'esprit d'un petit enfant. Emma Donoghue cisèle ainsi une analyse psychologique fine sous les traits d'une folle leçon de survie.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations & extraits (81) Voir plus Ajouter une citation
mackammackam19 avril 2017
Quand on va voir le docteur Clay, Maman me demande de raconter mes cauchemars. Il pense que mon cerveau fait son ménage de printemps. Je le regarde sans comprendre. "Maintenant que tu es en sécurité, il rassemble toutes les pensées effrayantes dont tu n'as plus besoin et il s'en débarrasse, d'où tes cauchemars." Il fait le geste de les jeter à la poubelle. Même si je lui dit pas (à cause des bonnes manières), il a tout faux : c'est l'inverse. Dans la chambre j'étais à l'abri, c'est le Dehors qui fait peur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
colimassoncolimasson11 septembre 2012
Pourquoi c’est le Dehors qui a tout pour lui ? Maintenant, à chaque fois que je pense à un truc, comme des skis, des feux d’artifice ou des îles, des ascenseurs ou encore des yo-yo, je dois me rappeler que c’est pour de vrai, qu’ils se rencontrent tous ensemble dans le monde du Dehors. Ça me fatigue la tête. Il y a des gens aussi : pompiers –maîtresses d’école- cambrioleurs –bébés –saints – footballeurs et plein d‘autres sortes, ils existent tous en vrai dans le monde de Dehors. Mais pas moi ; moi et Maman on est les seuls qui y sont pas. On existe quand même pour de vrai ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
myrtillillemyrtillille11 février 2012
"Je remonte sur Monsieur Rocking-Chair pour prendre une épingle dans Boîte de l’Étagère; une en moins, ça veut dire que maintenant il en restera zéro sur cinq. On en avait six mais une a disparu. Il y en a une pour accrocher Chef-d'oeuvre de l'art occidental numéro 3: La Vierge à l'Enfant avec sainte Anne et saint Jean-Baptiste derrière Monsieur Rocking-Chair; plus une pour Chefs-d'oeuvre de l'Art occidental numéro 8: Impression soleil levant qui est à côté de Madame Baignoire; une autre pour la pieuvre bleue et encore une autre pour le cheval fou qui s'appelle Chefs-d'oeuvre de l'Art occidental numéro 11: Guernica. Les chefs-d'oeuvre, on les a eus dans le paquet de farine d'avoine, mais c'est moi qui ai fait la pieuvre, c'est mon plus beau dessin du mois de mars; son papier s'enroule un peu en bouclettes à cause des vapeurs de Madame Baignoire. Je mets le portrait-surprise en plein milieu du panneau de liège, au-dessus de Monsieur Lit.
Maman secoue la tête. "Pas ici"
Elle veut pas Grand Méchant Nick le voie."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
litolfflitolff11 octobre 2011
C'est bizarre d'avoir un secret rien qu'à moi et pas à Moi-et-Maman. Tout le reste est nous-les-deux. Mon corps, je crois qu'il est à moi comme les idées dans ma tête. Mais mes cellules sont faites avec ses cellules alors c'est un peu comme si j'étais à elle. Et aussi quand je lui dis mes pensées et qu'elle me dit les siennes, nos idées de chacun se mélangent dans nos deux têtes comme si on coloriait au crayon bleu par-dessus le jaune pour faire du vert.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
litolfflitolff10 octobre 2011
On a des milliers de choses à faire tous les matins, comme donner une tasse d'eau à Madame Plante, dans Monsieur Evier pour pas en renverser partout, et après remettre le pot sur sa soucoupe, sur Madame Commode. Avant, Madame Plante habitait sur Madame Table, mais la figure dorée du bon Dieu lui a brûlé une feuille. Il lui en reste neuf de ma largeur de main et toutes couvertes de fourrure. Maman dit que les chiens sont pareils. Mais les chiens, ça existe que dans Madame Télé. Je trouve un bébé feuille qui commence à pousser : ça fait dix.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
autres livres classés : séquéstrationVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Les Amants de la Littérature

Grâce à Shakespeare, ils sont certainement les plus célèbres, les plus appréciés et les plus ancrés dans les mémoires depuis des siècles...

Hercule Poirot & Miss Marple
Pyrame & Thisbé
Roméo & Juliette
Sherlock Holmes & John Watson

10 questions
2376 lecteurs ont répondu
Thèmes : amants , amour , littératureCréer un quiz sur ce livre