> Stephen King (Préfacier, etc.)
> Benoît Domis (Traducteur)

ISBN : 2352940206
Éditeur : Bragelonne (2007)


Note moyenne : 4/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
Meg est une adolescente. Prisonnière. Torturée.

Il y a ceux qui en profitent, ceux qui s'en foutent, et ceux qui voudraient l' aider. Et vous ?

Dans ce roman inspiré d' un fait divers des années 1950, Jack ketchum dresse le portrait d'une p... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par cathrawlinson, le 24 janvier 2012

    cathrawlinson
    Que dire de ce livre.... Je me sens quasiment gênée et presque honteuse d'avoir réussi à le lire jusqu'à la fin et j'avoue avoir hésité à ne pas le terminer...
    Au premier tiers du livre, on sait que Meg est en train de devenir le souffre-douleur de la famille et on commence à se révolter devant cette injustice.
    Puis, commence la descente vers l'enfer.
    Il y a ceux qui participent et il y a celui qui y assistent et comme il le dit : "je n'avais participé à rien directement. J'avais regardé. Jamais touché. Et c'était tout. Tant que je me maintenais dans cette position, je pouvais imaginer que j'étais, si ce n'est vraiment irréprochable, pas réellement coupable non plus."
    J'ai vu que certains lecteurs y ont apposé l'étiquette "fantastique" mais malheureusement rien de "fantastique" là-dedans et c'est bien pour ça qu'on se sent si mal...
    Et quant on a atteint le paroxysme de l'horreur, on ne peut que se révolter devant la prise de conscience et la réaction tardive du narrateur...
    Attribuer des étoiles à ce "récit", je ne le ferai pas par contre...
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par michaels, le 02 janvier 2011

    michaels
    Bon sang ! La claque ! Ce roman est tout simplement bouleversant ! Difficile de rester insensible face au spectacle dérangeant que nous offre Jack Ketchum. Mais qui est ce Jack Ketchum tout d'abord ? Qu'a cet auteur pour que Stephen King se paye même le luxe de rédiger l'introduction d' « Une fille comme les autres » ? Derrière ce pseudo Dallas Mayr, de son vrai nom, s'amuse à nous rafraichir la mémoire en clamant haut et bien fort à quel point l'humanité peut être ignoble, à quel point nous pouvons être capables du pire ? Mais dans quel but ?
    « Une fille comme les autres » n'est pas un roman d'horreur à proprement parlé et pourtant il est considéré comme tel. D'ailleurs il est curieux d'apprendre que Jack Ketchum est le seul écrivain catalogué horreur alors qu'il utilise très peu d'éléments fantastiques, mais dans une « Une fille comme les autres », il nous plonge dans une noirceur telle qu'il est difficile de ne pas se croire devant un roman d'horreur. En tout cas, pour ne pas trop contredire les puristes, peut-être que ce roman n'est pas un roman d'horreur, mais « Une fille comme les autres », il faut l'admettre c'est bien la terreur sous toutes ces formes accompagné d'un cruel suspense. Et entre l'horreur et la terreur, il n'y a qu'un pas…
    Un suspense malsain aussi qui nous pousse à dévorer chaque page, et ce malgré les tortures et les ignominies que subit Meg, sous les yeux de David, le narrateur.
    Pas de réelle surprise dans ce roman, pas de rebondissements extraordinaires, non.
    « Meg est une adolescente. Prisonnière. Torturée. »
    Voilà tout est dit.
    « Il y a ceux qui en profitent, ceux qui s'en foutent et ceux qui voudraient l'aider. Et Vous ? »
    Et c'est là que ça fait mal ! Jack Ketchum a rendu l'histoire d‘une manière telle qu'il est difficile de ne pas ressentir de la compassion pour Meg, sa petite sœur et même David. On se sent même en colère de ne pouvoir intervenir, on éprouve de la honte à tourner les pages. Impuissant lecteur que nous sommes… Jack Ketchum ne nous épargne rien.
    Et rien que pour cela, je tire mon chapeau à l'auteur… Dans le style, je trouve qu'il ressemble d'ailleurs beaucoup à Stephen King, les digressions en moins !
    « Une fille comme les autres » est un roman qui ne peut pas laisser insensible. C'est impossible !
    Alors dans quel but Ketchum use-t-il d'un malheureux fait-divers pour nous éclabousser la figure d'abjections humaines ? Pour nous faire prendre conscience ?
    Dans ce cas-là, je pense qu'avec « Une fille comme les autres », il a réussi sa mission avec brio.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Gusseuh, le 03 avril 2010

    Gusseuh
    Ketchum s'approprie un fait divers sordide (la torture quotidienne, puis la mise à mort d'une jeune fille dans les sous-sols d'un quartier résidentiel ordinaire, dans les États-Unis des années 50), et le forge jusqu'à en faire une arme de terreur et d'angoisse comme rarement atteint dans la littérature moderne.
    Car le point de vue n'est pas neutre.
    On ne regarde pas, tels des voyeurs de bas étage, cette jeune fille martyrisée par tout son voisinage, sous l'œil impassible de sa névrotique de tante.
    On participe.
    On est un jeune voisin, fasciné par le mal, papillon attiré par la flamme de la folie rageuse d'une mégère laissant libre court à sa bestialité la plus cynique...
    Difficile de supporter tout ça, difficile pourtant de ne pas aller au bout, quêtant une fin heureuse. Mais il n'en est rien. Dans la réalité, la fin était horrible. Ici, elle touche au tragique.
    Et si l'on ressort traumatisé de cette lecture, on n'oubliera pour autant jamais que tout ça est arrivé. Certes, avec des nuances. Mais les faits sont similaires, et cette histoire a vocation à devenir exemplaire : chez votre voisin, dans le quartier d'à côté, à quelques kilomètres, quelqu'un est peut-être en train de subir l'équivalent...
    Et une fois que cette idée a fait son chemin, difficile de s'en dessaisir.
    Si le livre réussit une chose, c'est bien ça : nous faire prendre conscience des aspects les plus sombres de l'esprit humain. Voyeur, violent, égotiste... Barbare.
    Essentiel.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Erzuli_Capote, le 02 avril 2012

    Erzuli_Capote
    Je découvre d'abord ce fait divers en étudiant les femmes criminelles, le nom et le visage impassible de cette Gertrude Baniszewski lors de son procès lorsque l'on décrit l'autopsie de Sylvia Likens mort à l'âge de 16 ans sous ses acharnements et monstruosités, perpertuées par elle, ses enfants et d'autres gamins du quartier. Pourtant rien n'y fait Gertrude continue à clamé son innocence en arguant que Sylvia était une prostituée. L'autopsie révèle qu'elle était encore vierge, que sa mort était dû à un oedème cérébral et que contrairement aux affirmation de Gertrude Baniszewski elle n'était pas enceinte. Je vous épargnerais donc l'autopsie qui est une vraie agonie, ni le livre, ni le film tiré de ce livre n'auront autant d'impact que ce procès vomitif. Trois mois avant la mort de Sylvia, elle et sa soeur était confié en pension à Gertrude Baniszewski, l'escalade débute et même lorsque Jenny prends la fuite l'Etat la retrouve et la ramène chez sa tortionnaire.
    J'ai aimé le livre bien qu'il fût difficile de le lire sachant que l'horreur vécu a été bien pire, mais parce que Ketchum arrive avec ses mots à nous paralyser, sommes nous des voyeurs? Sommes nous ces voisins adorables dans un quartier propret qui ferment les yeux sur le sort de deux malheureuses innocentes aux prise à la furie humaine? Ou sommes nous le petit David qui se remet sans cesse en question face à la masse furieuse?
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Suny, le 15 mai 2011

    Suny
    On m'a dit avant que je le lise que contrairement à ce que pourrait faire penser le titre, ce livre n'est pas comme les autres. Bon, d'accord, tous les livres sont différents (la plupart, du moins), mais celui-ci, paraît-il (même Stephen King le dit, c'est pour dire), promet l'horreur et tient ses promesses.
    Personnellement, je sais pas... Cela faisait un bon moment que je voulais le lire, et une fois que je l'ai eu entre les mains, j'étais presque stressée. Je tenais ce qu'on m'avait décrit comme un livre qui retourne les tripes. Qui laisse songeur sur les horreurs que peut parfois commettre l'être humain.
    C'est vrai qu'il raconte des choses horribles. Mais j'ai trouvé l'histoire trop longue à se mettre en place, le style trop simpliste. Même si j'aime les styles simples, j'aime aussi qu'ils soient accrocheurs. Et là, à vrai dire, j'ai plutôt survolé les pages en attente du coup de poing qui déclencherait un réel intérêt, sans vraiment le trouver.
    Alors certes, l'histoire, surtout en arrivant vers la fin, est révoltante, émouvante, horrifiante, on a envie d'intervenir et de hurler que ça cesse. C'est une histoire dont on se souvient. Mais je crois que j'avais trop d'a prioris positifs sur ce livre pour ne pas être déçue au final. Et on ne ressent pas assez les sentiments du narrateur, je l'ai trouvé trop détaché, blasé, alors qu'une situation pareille ne laisserait personne indifférent. On tombe trop dans le fait divers, on a presque l'impression de lire un article de journal très détaillé.
    En résumé, je le conseille, mais avec certaines réserves (âmes sensibles, s'abstenir).
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

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