ISBN : 2207261158
Éditeur : Denoël (2009)


Note moyenne : 3.8/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
2320, ouest de la Chine. Les élèves de la très chic pension des Conglin s'ennuient dans leur prison dorée. Marquis, le plus enragé d'entre eux, se révolte brusquement : il invente, ou plutôt réinvente, une musique pleine de colère qui va fédérer tous les élèves contre l... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par TwiTwi, le 20 mai 2010

    TwiTwi
    Dans les tours vivent les riches. Dans les pension', ils envoient leurs enfants, où ils seront à la fois abandonnés et emprisonnés. Voilà que l'un d'eux, Marquis, se met à chanter -hurler- leur rage, leur colère, leur quotidien. le mouvement s'étendra jusqu'au suburb' où la révolte gronde ...
    Autant le dire tout de suite, Outrage et rébellion n'est pas un livre facile. Commençons déjà par la forme. L'histoire nous est racontée par une chiée de personnages, un peu à la manière d'un micro trottoir : ASHTO nous dit quelques mots sur la situation du moment, FADO ajoute son commentaire, LEIGH embraie sur un autre truc ... Et ainsi de suite. Ensuite le style : dans la continuité du micro-trottoir, les intervenants parlent. Seulement, nous, on lit. Pour en rajouter une couche, ces personnes qui parlent, parlent mal et avec un vocabulaire du futur pas toujours évident pour les pauvres êtres du monde archaïque que nous sommes. La troisième chose qui rend le livre pas évident du tout c'est le fait que rien ne nous est expliqué. Ces jeunes qui racontent leur histoire, ils savent de quoi il retourne, ils n'ont pas besoin d'expliquer comment le monde en est arrivé là où il est arrivé, comment il est organisé socialement, le vocabulaire et les technologies. On est laissé tout seul en plan avec notre incompréhension et nos questions, pas de gentille voix off pour nous mettre sur le bonne voie. Tout ceci est assez déroutant et rend l'univers très difficile à appréhender. On est obligé d'accepter.
    Outrage et rébellion, c'est aussi un livre dur. Pas dur dans le sens difficile, ça c'est au paragraphe au-dessus, mais dur dans le sens terrible, pessimiste, violent. La Terre est mal en point, il n'y a plus d'animaux ni de végétation. Ceux-ci sont passés dans la légende à tel point que lorsqu'ils sont mentionnés, c'est avec une majuscule. Par contre, les noms de personne l'ont perdue leur majuscule. Pour vous dire l'importance de l'individu dans cette société limite post-apocalyptique. Et puis il y a la façon dont ils malmènent leur corps. C'est vraiment terrifiant, toute cette drogue, ces mutilations, ces greffes aberrantes, le sexe-n'importe-comment-n'importe-où-avec-n'importe-qui. Quasi complète absence de morale, une identité qui se construit de manière complètement folle. Rien d'étonnant dans le fond quand on voit le manque d'affection et l'ennui dans lequel ils se trouvent.
    L'histoire maintenant. C'est l'histoire d'une révolte. Une révolte qui tourne mal. Mais les révoltes, ça tourne toujours mal. Ca commence dans les pension' où des gamins sont laissés en semi abandon par leurs géniteurs, surveillés par des mono' qui ne semblent préoccupés que par leur intégrité physique. Ça dure 150 pages et c'est long. J'en avais marre à la fin. Et puis je me suis pris une claque dans la figure, littéralement. --> Là si vous n'avez pas lu le livre, arrêtez vous et reprenez au dernier paragraphe.
    La claque c'est la révélation de ce que sont les pensionnaires. Des clones. Des clones élevés pour remplacer les organes défaillants de leurs géniteurs. Je me suis vraiment pris cette révélation en pleine poire. Je ne m'y attendais absolument pas. La construction mentale que je m'étais faite de leur monde était tout autre. Pourtant en y repensant les indices ne manquaient pas. En fait, je me suis sentie trahie. J'ai dû reposer le bouquin pendant quelques jours, histoire de me faire à l'idée, accepter. Je n'ai pas lu Le goût de l'immortalité, qui se situe dans le même monde. Peut-être que l'auteur y explique déjà tout ça, je ne sais pas.
    Bref, après, on descend dans les caves et les suburb's et une fois lancé dans ce nouvel environnement, ça devient de nouveau long. On s'ennuie un peu. Mais moins que tous ces gamins qui ne savent tellement pas quoi faire de leur vie qu'ils se collent des clitoris sur le visage, se coupent des morceaux d'oreilles et se droguent en permanence. C'est là que la musique de Marquis va les unifier, leur donner une identité et le courage d'aller contre les riches, ceux des tours. La fin laisse un sentiment de malaise, car dans le fond, rien ne change. Reste une humanité honteuse, déshonorée. LINERION l'explique bien dans un des derniers paragraphes du livre :
    Et d'un coup, ça m'est venu à l'esprit, que ce n'est pas le soleil qui est terrible. Que c'est nous ! Que c'est le soleil qui a peur de nous. Qu'il ne veut plus voir de champ de marins rayés morts. Que c'est pour ça qu'il nous a chassé de devant sa face.
    Outrage et rébellion est un livre à lire mais il ne plaira pas à tout le monde. De mon côté, j'y ai trouvé du bon et du moins bon. Les longueurs, la difficulté de rentrer dans l'histoire à cause de la pluralité des points de vue, l'impossibilité de s'attacher à un quelconque personnage, le style difficile à suivre ... Mais c'est aussi une bonne grosse claque dans la figure de l'humanité. J'aime bien les livres qui mettent des baffes à l'arrogance humaine.

    Lien : http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/05/outrage-et-rebellion-..
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    • Livres 5.00/5
    Par tam-tam, le 17 janvier 2011

    tam-tam
    Ca se passe en 2320 à Shangaï, dans le même univers que le goût de l'immortalté. C'est l'histoire d'une bande de jeunes enfermés dans un pensionnat, ils réinventent une musique venue d'on ne sait plus où, le punk, et ils vont se rebeller contre les codes et les règles, le tout dans une ambiance d'autodestruction.
    Ca picole, ca sniffe, ça nique, ça gerbe, ça comate, ça se pique, ça suce…à l'infini et dans le désordre.
    La suite sur le blog:

    Lien : http://www.chemins-khatovar.com/site/2010/10/outrage-et-rebellion-ca..
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Citations et extraits

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  • Par TwiTwi, le 14 mai 2010

    Quand il est tombé, c'est là que je me suis rendu compte que marquis était - c'était, comment ? Marquis se battait pas comme les autres avec ses admirateurs. Ses admirateurs - ben, ils l'admiraient comme des fous, c'est tout. Marquis leur donnait des coups sur la tête, mais eux pas. Parce que c'était clair que marquis était à la fois très au-dessus et très au-dessous de tout le monde. Et vachement à côté, aussi.
    C'était ça, marquis.
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  • Par TwiTwi, le 14 mai 2010

    Ceux des frat' posaient le pied sur leurs mollards tandis que nous, on faisait des concours avec les nôtres ; ils baisaient furtivement entre deux remises de médailles pendant qu'on s'enculaient en couronne ; ils couraient après une musculature parfaite et nous, après le loa-amer ; ils avaient l'ambition de contrôler jusqu'à leurs sourcils et nous, on travaillait à perdre tout contrôle - ils voulaient tuer tout le monde et nous, putain, on avait simplement peur de mourir.

    Du coup, ils nous prenaient pour des monstres et nous, on les prenait pour des débiles.
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  • Par TwiTwi, le 14 mai 2010

    Je veux dire, vous êtes né sous la pluie avec un Bec-de-lièvre, qu'est-ce que vous pouvez penser, moralement, d'un multisexe qui carbure aux neurotransmetteurs ? A part : "Brûlez-moi ça !" Jusqu'au moment où tous les gens autour de vous vous regardent avec de grands yeux et vous répondent : "Mais ça va bouffer de l'oxygène !"
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  • Par TwiTwi, le 14 mai 2010

    Noj était une victime, c'est tout. C'était une catastrophe, ce mec ! Un pauvre gravat.
    Et avec dalia, ils formaient une foutue paire de positrons !
    Qu'on ait fait un mythe de ces deux minables, ça me troue le cul.
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  • Par TwiTwi, le 14 mai 2010

    Et d'un coup, ça m'est venu à l'esprit, que ce n'est pas le soleil qui est terrible. Que c'est nous ! Que c'est le soleil qui a peur de nous. Qu'il ne veut plus voir de champ de marins rayés morts. Que c'est pour ça qu'il nous a chassé de devant sa face.
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