ISBN : 2253008885
Éditeur : Le Livre de Poche (2002)

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Note moyenne : 4.27/5 (sur 400 notes) Ajouter à mes livres
Aux trois gentilshommes mousquetaires Athos, Porthos et Aramis, toujours prêts à en découdre avec les gardes du Cardinal de Richelieu, s'associe le jeune gascon d'Artagnan fraîchement débarqué de sa province avec pour ambition de servir le roi Louis XIII.
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Gregory_Lemarchand, le 17 mars 2012

    Gregory_Lemarchand
    "D'Artagnan ouvrit la porte de la cave de l'auberge, dans laquelle Athos s'était barricadé pour descendre les bouteilles de vin et s'empiffrer de jambon.
    "-D'Artagnan, mon ami ! S'écria Athos avec emportement.
    -Athos !" dit D'Artagnan avec sa fierté de Gascon.
    -Vous avez faim ? Il reste un peu de jambon, et du vin.
    -Mais il m'a bu tout mon vin ! Hurla l'aubergiste.
    -Oh toi la ferme, malandrin, dit Athos avec prestance. Je viens de dire qu'il en restait. Pour être précis, j'ai laissé trois bouteilles et un jambon.
    -Un seul ? Demanda l'aubergiste avec horreur.
    -Un pour tous ! dit Athos.
    -Tous pour un !" s'exclama D'Artagnan avec fierté, car il venait de Tarbes.
    L'aubergiste s'arracha les cheveux et tomba dans les pommes.
    "-Maintenant que nous sommes seuls, D'Artagnan, demanda Athos, dis-moi, as-tu réussi ta mission à Londres ?
    -Heu... Plus ou moins, répondit D'Artagnan avec un embarras teinté de fierté gasconne.
    -Comment ça plus ou moins ? As-tu ramené les ferrets de la reine afin qu'elle prouve au roi qu'elle ne les avait pas donnés à son amant le duc de Buckingam et ainsi déjoué les plans machiavéliques du cardinal de Richelieu qui veut se venger d'elle depuis qu'elle a repoussé ses avances ?
    -J'ai bien trouvé le ferré, mais...
    -Mais quoi ? Que s'est-il passé ?
    -Ben je l'ai ramené au bal de la reine, et là il lui a chanté "Avec le temps", et elle s'est mise à pleurer.""
    Ecrit en 1844 par un Alexandre Dumas à peine quadragénaire et déjà prolifique puisqu'il s'agissait d'après wikipedia de sa quarante-et-unième oeuvre, Les trois mousquetaires a si profondément pénétré l'inconscient collectif et les programmes animés matinaux de FR3 que sa lecture effective semble déjà tenir de la redécouverte. On est même d'emblée surpris que Dumas s'inquiète de justifier les noms étranges de ses personnages éponymes alors que, pour les avoir rencontrés dès la sortie du berceau, on ne s'était jamais posé la question.
    Quoi qu'il en soit, le roman est d'une construction relativement simple :
    -d'un côté, il narre les aventures rocambolesques des mousquetaires aux prises avec les agents du cardinal de Richelieu, leurs créanciers et n'importe qui passant par là et assez teubé pour les regarder de travers. Globalement, ça donne des bons mots, des situations cocasses, et une scène de duel toutes les trois pages.
    -de l'autre, on suit les intrigues matrimoniales des têtes couronnées, qui sont à peu près aux personnages du premier côté ce que les crises libidinales des dieux grecs furent aux personnages du théâtre antique. Plus prosaïquement, il s'agit d'une lutte entre le cardinal de Richelieu et la reine Anne d'Autriche, avec Louis XIII pour compter les points.
    -enfin, le jeune D'Artagnan et son antagoniste Milady de Winter font la jonction entre ces deux mondes.
    D'un point de vue stylistique, Dumas ne se pique guère de maniérisme, il se borne à raconter son histoire le plus efficacement possible. Par conséquent, ça se lit tout seul et se suit sans difficulté, en dépit du nombre important de personnages et du nombre encore plus important de péripéties.
    Concernant le ton, disons qu'à la louche Dumas se situe à mi-chemin entre Hugo et Cervantès. Il partage avec le premier le goût pour l'épopée en cinémascope, mais là où l'auteur des Misérables pratique la politique du "toujours à fond et le plus sérieusement du monde" avec plus (Jean Valjean) ou moins (Marius + Cosette) de bonheur, on sent chez Dumas un recul amusé qui évoque les mésaventures du chevalier à la triste figure. Que ce soit dans leur promptitude à se jeter dans l'action ou dans leur rapport avec le petit peuple, les mousquetaires font preuve d'une attitude toute picaresque. Ce trait est d'autant plus accentué que le dix-septième siècle version Dumas ne garde d'historique que ce qui peut bien servir ses effets.
    Assez étonnamment, on en arrive même à préférer les moments faibles du livre, à savoir les scènes de comédie, aux séquences d'aventure, qui s'avèrent assez vite redondantes. Ainsi, un des tous meilleurs passages du bouquin est l'affrontement entre D'Artagnan et Milady, qui verse sans retenue dans le vaudeville.
    Par contre, c'est le revers de la médaille, Dumas n'échappe pas à quelques scories assez énervantes. D'abord, il y a l'occurrence délirante du terme "gascon" et ses dérivés pour qualifier d'Artagnan, qui est encore plus lourde que le fameux "sa cicatrice le brûlait" imprimé sur chacune des pages de "Harry Potter 7", et qui signale une caractérisation des personnages plutôt facile. Au-delà de l'anecdotique, force est de constater qu'à part Athos, les personnages ne brillent pas vraiment par leur complexité psychologique.
    Mais l'évocation de ce dernier nous amène au second défaut récurrent, à savoir le syndrome dit du "microcosme narratif". Certes, Louis XIII comptait beaucoup moins de sujets que Nicolas Sarkozy actuellement, mais là, si on additionne les rencontres impromptues aux coïncidences troublantes et aux liens cachés entre les personnages, il aurait fallu que la population française se limite à soixante-seize habitants maximum pour que l'intrigue reste vraisemblable.
    Enfin, le dernier point mitigé réside dans le troisième acte. La première partie, et la plus connue, puisqu'il s'agit de récupérer les fameux ferrets d'Anne d'Autriche, donne la part belle à l'action. Menée tambour battant, elle deviendra la définition du genre pour la postérité.
    Dans la seconde, qui raconte les déboires économiques et sentimentaux des mousquetaires, la comédie prend clairement le pas, ce qui, répétons-le, est loin d'être un mal.
    Par contre la troisième partie est déroutante : nos héros partent pour le siège de la Rochelle, mais à un artifice près cette péripétie historique n'a pas vraiment de prise sur l'intrigue. Les mousquetaires se contentent d'attendre, et à une encablure du dénouement Dumas les abandonne carrément pendant cent-cinquante pages pour s'attacher exclusivement aux déboires de Milady de Winter. Comme c'est pratiquement le meilleur personnage du livre, on parvient à s'y intéresser, mais cette coupure arrive vraiment beaucoup trop tardivement dans le récit. Et pire, comme le dernier acte n'a pas non plus grand chose d'épique, il ne contribue pas à faire passer la pilule. Au final, le dernier passage enlevé impliquant les mousquetaires a lieu aux deux-tiers du livre, et il est trop superficiel pour être comparable à la première partie. En fait, une fois lancée, Milady leur vole tellement la vedette qu'ils terminent l'aventure comme l'ombre d'eux-mêmes.
    Mais après tout, la truculence et le savoir-faire de l'auteur emportent suffisamment l'adhésion pour que le souffle romanesque du récit balaie les défauts précités, ce qui représente en soit un sacré tour de force. On pourra tout de même regretter l'absence d'un final à la hauteur, mais rien n'est pas perdu puisqu'il existe deux suites à ce roman, j'ai nommé 20 ans après (aucun lien de parenté avec Claude Lelouch) et Le vicomte de bragelonne (avec de vrais morceaux de l'homme au masque de fer dedans).


    Lien : http://www.ciao.fr/Trois_Mousquetaires_Les__Avis_1290624
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par MissMarty, le 11 mai 2012

    MissMarty
    "Un pour tous ! Tous pour un !" Telle est la devise des Trois Mousquetaires Athos, Porthos, Aramis et leur nouvel ami, le jeune impétueux Gascon d'Artagnan.
    Ce chef d'œuvre extrêmement connu, écrit de la plume de l'habile et érudit Alexandre Dumas est une perle dans la littérature française ! Cette longue histoire combine histoire politique, aventures, romance, séduction, amitié, trahison et complots pour notre plus grand plaisir.
    D'Artagnan, amoureux de la jeune et belle mercière Constance Bonacieux, est vivement sollicité par la reine Anne d'Autriche pour que celui-ci reprenne les ferrets qu'elle avait offert au duc de Buckingham, sachant que le cardinal de Richelieu l'aurait dénoncée auprès du roi Louis XIII !
    Une fois l'affaire des ferrets "classée", Constance apprend avec horreur que son mari est cardinaliste et contribue à l'enlèvement de celle-ci par Milady de Winter, jeune femme au charme envoûtant, une beauté exquise mais un esprit corrompu et corrupteur. Meurtrière, vengeresse, comploteuse, fourbe et cruelle, Milady tentera de séduire D Artagnan qui deviendra brièvement son amant. Mais les choses changent, celui-ci découvre une fleur de lys sur son épaule : elle avait alors commis des crimes. Celle-ci, voyant qu'il avait découvert son secret mettra tout en œuvre pour le faire mourir, en vain. Quelle vengeance prépare t-elle alors ?
    D'Artagnan retrouvera t-il sa dulcinée ?
    Quel lien Milady entretenait-elle avec l'un des mousquetaires ?
    Les mousquetaires trouveront-ils le fin mot de cette affaire ?
    Oui, Les Trois Mousquetaire est une œuvre parfaite malgré sa longueur. La lecture est agréable et nous obtenons des renseignements sur l'histoire politique à l'époque de Louis XIII. Cependant, le cardinal de Richelieu, dans cette histoire, est considéré comme mauvais, calculateur et tyran mais, dans le deuxième tome Vingt ans après, il sera considéré comme un grand homme ! Mazarin sera considéré comme l'était Richelieu dans Les trois mousquetaires. Mais Richelieu, malgré l'affaire des ferrets de la reine, était surtout un homme politique habile et grand conseiller du roi. Il fut aussi le fondateur de l'académie française ! Mazarin, quant à lui, était plus puissant que Richelieu, ce qui n'empêchaient les frondeurs de chanter les satiriques mazarinades dans les rues de Paris.
    "Qu'importe s'ils chantent, du moment qu'ils paient !" Avait déclaré Mazarin. Je cite de mémoire, je ne suis pas sûr qu'elle soit correcte au mot près mais l'important est que l'idée générale soit reprise.
    Bonne lecture à ceux qui liront ce livre. Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce n'est pas un livre casse-tête, écrit d'un style trop lourd et ennuyeux. Bien au contraire !
    J'en garde un excellent souvenir !
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    • Livres 4.00/5
    Par Amindara, le 11 mai 2012

    Amindara
    Quelle œuvre !
    J'ai souvent regardé le film, la version des années 60 avec Gérard Barray dans le rôle de d'Artagnan et j'avoue que, enfant j'étais amoureuse de ce séduisant héros (car il faut bien reconnaitre que Gérard Barray a un certain charme !). Mais aussi étrange que cela puisse paraître, l'idée ne m'était pas encore venue de lire le livre. C'est chose faite maintenant et je dois dire que j'ai adoré. J'avais peur que cela soit vraiment différent du film (comme on le remarque souvent), mais finalement, c'était plutôt proche.
    L'histoire est captivante. A tel point que, bien que je connaisse déjà l'histoire et son dénouement, je me trouvais emportée par le suspens. Il y a toujours, ça et là, quelque rebondissement qui nous fait penser que décidément, cela ne s'arrêtera jamais. On ne s'ennuie guère dans cette lecture, qui est pourtant assez longue.
    La plume de Dumas y est pour beaucoup. Je l'ai trouvée, légère, facilement compréhensible. Elle nous entraine pour ne nous lâcher qu'à la toute dernière ligne. J'ai beaucoup aimé ses petites incursions dans le récit, ce « nous » comme si l'auteur était un spectateur de l'histoire et qu'il nous la racontait de vive voix. J'avais peur que, comme tout grand classique, ce soit une œuvre difficile à aborder mais il n'en fut rien.
    Ce fut une lecture vraiment agréable.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Florel, le 05 décembre 2010

    Florel
    J'ai lu ce livre dans le cadre d'une lecture commune sur Livraddict que j'ai organisé pour ce jour 5 décembre (date de la mort d'Alexandre Dumas) et que dire dessus... Que ce roman est excellent !!! Que du bonheur malgré l'épaisseur.
    Même si au tout début, on comprend pas pourquoi certains de ces personnages se tirent cordialement dans les pattes, on est quand même plongé dans ce livre en très peu de temps et pour un premier roman de cape et d'épée, j'avoue que j'ai été conquise.
    L'histoire intrigue vraiment, l'écriture, en ce qui me concerne, j'en ai été fan du départ, tout s'enchaine. L'histoire va de complot en rebondissement, de vengeance en amour, d'anecdote en fait, aucun tant mort et Les 3 mousquetaires qui ensuite seront 4 sont vraiment des personnages super et attachant avec chacun un quelque chose qui les rend unique.
    Aramis m'a plu pour "sa sagesse", son calme bien que le fait qu'il veuille devenir homme d'église me déçois un peu. Portos si on part du fait que je le trouve un peu pique assiette n'est pas désagréable non plu, puis son culot et son sang froid rattrape largement ce défaut. Athos possède une retenue dans la parole et les gestes, qui m'ont énormément touchée. La discrétion qu'il exige de lui fait qu'on sent qu'il est fier et droit et cache quelque chose qui doit le gêner pour vivre. (Ce qui s'avère être le cas). Quant à d'Artagnan il est mon personnage préféré, volontaire, fier (un peu trop), candide, mais aussi un compagnon idéal avec un cœur grand comme ça, sur qui on peut compter en cas de problème. Il aurait presque toutes les qualités si néanmoins il était pas un peu niouk par moment et en particulier avec Milady, si j'avais pu je lui aurais donné des coups de pied au cul pour le secouer un peu, mais comme l'on connait sa jeunesse et son manque d'expérience on lui pardonne assez vite d'être si "sot" et fougueux. Puis la fin...
    Par contre un personnage qui m'a fasciné, car finalement le roi, la reine, Mr de Tréville et même le cardinal sont en second plan dans le roman, c'est Milady. Cette femme est le démon incarnée. Elle est manipulatrice, voleuse, comédienne, méchante, tueuse, amoureuse etc etc... en clair elle a les dents longues et ne se laisse pas faire ! Mais le fait que Dumas ait mis tant d'atout dans cette dernière me coupe le souffle, j'aurais jamais imaginé un jour trouver dans un livre tel personnage. Même si Milady est un génie du mal, on ne peut que rester le souffle coupé, devant une femme qui retourne toutes les situations - ou presque - à son avantage.
    Seul petit bémol au livre toutefois, je trouve que Dumas est quand même très long sur certains passages notamment sur les dialogues, par exemple faire dire au même personnage dix fois de suite la phrase du "Je veux la promesse que vous m'aimez" ou autre peu importe c'est un peu agaçant ! Mais à part ça, sinon rien à redire à ce superbe livre, qui sans cette lecture commune serait encore rester pour un temps indéterminé dans ma PAL.

    Lien : http://voyagelivresque.canalblog.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par Shana, le 03 mars 2010

    Shana
    Quel livre ! Quel chef d'oeuvre ! Mais je n'ai pas pensé ainsi lorsque j'ai débuté le roman. Je commençais à décrocher seulement après quelques pages et le style classique dont je n'étais pas habituée m'ennuyait ferme. Cependant, j'ai continué ma route à travers l'histoire et après une centaine de pages, Dumas m'a emportée dans son élan et je me suis surprise à aimer le livre. Ses mots fascinent, comme le dit si bien le résumé, mais il faut s'habituer au style purement classique. Et quelle joie de ne pas avoir abandonné ce chef d'oeuvre de la littérature !

    Au fil des pages, j'ai rencontré des mousquetaires charmants et je les ai suivis dans leur périple et leurs prouesses. Aramis, Athos, Porthos et d'Artagnan ( mon préféré ! ) forment un groupe exemplaire et j'envie leur courage flamboyant qui les aide à vaincre les pires ennemis. Et en parlant d'ennemis, quel serpent cette Milady ! Une vraie démone venue tout droit de l'enfer ! Comment une femme aussi belle et jeune peut-elle être aussi corrompue par le mal ? J'étais dégoûtée par ses manières, par sa façon de penser et je comprends la rogne qui habitait d'Artagnan envers elle, surtout à la toute fin. Cependant, jamais je n'aurais voulu son exécution, au contraire des mousquetaires. Une prison à haute sécurité aurait largement suffit.

    Bref, un livre prodigieux, écrit par un auteur incomparable et qui me laissera de très bons souvenirs. Un pour tous et tous pour un !


    Lien : http://shana.vefblog.net
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Citations et extraits

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  • Par MarcBibliotheca, le 03 juin 2009

    – Votre nom ? demanda le commissaire.
    – Athos, répondit le mousquetaire.
    – Mais ce n’est pas un nom d’homme, ça, c’est un nom de montagne ! s’écria le pauvre interrogateur qui commençait à perdre la tête.
    – C’est mon nom, dit tranquillement Athos.
    – Mais vous avez dit que vous vous nommiez d’Artagnan.
    – Moi ?
    – Oui, vous.
    – C’est-à-dire que c’est à moi qu’on a dit : « Vous êtes M. d’Artagnan ? » J’ai répondu : « Vous croyez ? » Mes gardes se sont écriés qu’ils en étaient sûrs. Je n’ai pas voulu les contrarier. D’ailleurs je pouvais me tromper.
    – Monsieur, vous insultez à la majesté de la justice.
    – Aucunement, fit tranquillement Athos.
    – Vous êtes M. d’Artagnan.
    – Vous voyez bien que vous me le dites encore.
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  • Par MarcBibliotheca, le 03 juin 2009

    La reine entra dans la salle : on remarqua que, comme le roi, elle avait l’air triste et surtout fatigué. Au moment où elle entrait, le rideau d’une petite tribune qui jusque-là était resté fermé s’ouvrit, et l’on vit apparaître la tête pâle du cardinal vêtu en cavalier espagnol. Ses yeux se fixèrent sur ceux de la reine, et un sourire de joie terrible passa sur ses lèvres : la reine n’avait pas ses ferrets de diamants. [...]
    Le roi fendit la foule et, sans masque, les rubans de son pourpoint à peine noués, il s’approcha de la reine, et d’une voix altérée :
    « Madame, lui dit-il, pourquoi donc, s’il vous plaît, n’avez-vous point vos ferrets de diamants, quand vous savez qu’il m’eût été agréable de les voir ? »
    La reine étendit son regard autour d’elle, et vit derrière le roi le cardinal qui souriait d’un sourire diabolique.
    « Sire, répondit la reine d’une voix altérée, parce qu’au milieu de cette grande foule j’ai craint qu’il ne leur arrivât malheur.
    – Et vous avez eu tort, madame ! Si je vous ai fait ce cadeau, c’était pour que vous vous en pariez. Je vous dis que vous avez eu tort. »
    Et la voix du roi était tremblante de colère ; chacun regardait et écoutait avec étonnement, ne comprenant rien à ce qui se passait.
    « Sire, dit la reine, je puis les envoyer chercher au Louvre, où ils sont, et ainsi les désirs de Votre Majesté seront accomplis.
    – Faites, madame, faites, et cela au plus tôt : car dans une heure le ballet va commencer. »
    La reine salua en signe de soumission et suivit les dames qui devaient la conduire à son cabinet. De son côté, le roi regagna le sien. Il y eut dans la salle un moment de trouble et de confusion. [...]
    Le cardinal s’approcha du roi et lui remit une boîte. Le roi l’ouvrit et y trouva deux ferrets de diamants.
    « Que veut dire cela ? demanda-t-il au cardinal.
    – Rien, répondit celui-ci ; seulement si la reine a les ferrets, ce dont je doute, comptez-les, Sire, et si vous n’en trouvez que dix, demandez à Sa Majesté qui peut lui
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  • Par Amindara, le 11 mai 2012

    « - Monsieur d’Artagnan, dit Athos, quelle est la peine que vous réclamez contre cette femme ?
    - La peine de mort, répondit d’Artagnan.
    - Milord de Winter, continua Athos, quelle est la peine que vous réclamez contre cette femme ?
    - La peine de mort, reprit Lord de Winter.
    - Messieurs Porthos et Aramis, reprit Athos, vous qui êtes ses juges, quelle est la peine que vous portez contre cette femme ?
    - La peine de mort, répondirent d’une voix sourde les deux mousquetaires.
    Milady poussa un hurlement affreux, et fit quelques pas vers ses juges en se trainant sur ses genoux.
    Athos étendit la main vers elle.
    - Anne de Breuil, comtesse de La Fère, Milady de Winter, dit-il, vos crimes ont lassé les hommes sur la terre et Dieu dans le ciel. Si vous savez quelque prière, dites-la, car vous êtes condamnée et vous allez mourir. »

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  • Par Kro, le 18 juin 2010

    Cette voix, d'une étendue inouïe et d'une passion sublime, donnait à la poésie rude et inculte de ses psaumes une magie et une expression que les puritains les plus exaltés trouvaient rarement dans les chants de leurs frères et qu'ils étaient forcés d'orner de toutes les ressources de leur imagination: Felton crut entendre chanter l'ange qui consolait les trois Hébreux dans la fournaise.
    Milady continua (...). Ce couplet, dans lequel la terrible enchanteresse s'efforça de mettre tout son âme, acheva de porter le désordre dans le coeur du jeune officier; il ouvrit brusquement la porte,et Milady ke vit apparaître pâle comme toujours, mais les yeux ardents et presque égarés.
    -Pourquoi chantez-vous ainsi, dit-il, et avec une pareille voix?


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  • Par MarcBibliotheca, le 03 juin 2009

    Richelieu pensait toujours, roulait et déroulait le papier dans ses mains. Enfin il leva la tête, fixa son regard d’aigle sur cette physionomie loyale, ouverte, intelligente, lut sur ce visage sillonné de larmes toutes les souffrances qu’il avait endurées depuis un mois, et songea pour la troisième ou quatrième fois combien cet enfant de vingt et un ans avait d’avenir, et quelles ressources son activité, son courage et son esprit pouvaient offrir à un bon maître.
    D’un autre côté, les crimes, la puissance, le génie infernal de Milady l’avaient plus d’une fois épouvanté. Il sentait comme une joie secrète d’être à jamais débarrassé de ce complice dangereux.
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