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ISBN : 2013971281
Éditeur : Hachette Jeunesse (2014)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.24/5 (sur 1744 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Aux trois gentilshommes mousquetaires Athos, Porthos et Aramis, toujours prêts à en découdre avec les gardes du Cardinal de Richelieu, s'associe le jeune gascon d'Artagnan fraîchement débarqué de sa province avec pour ambition de servir le roi Louis XIII.
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Nastasia-B, le 08 mai 2014

    Nastasia-B
    J’explique souvent à ma fille qu’il faut chérir les méchants dans les histoires que l’on lit. Car c’est souvent à l’aune des méchants que l’on mesure la qualité des héros. Et là, il n’y a pas à dire, il n’y est pas allé de main morte l’ami Dumas, question méchants, on est servi et bien servi ! Il est probable qu’avec ce fantastique personnage de Milady, il nous ait mitonné au fond de son chaudron la plus infecte salope de toute l’histoire de la littérature mondiale !
    J’explique également souvent à ma fille que deux et deux sont quatre, et que quatre et quatre sont huit. Alors comptons : quatre serviteurs, trois mousquetaires, deux hommes au sommet de l’état, un auteur… Non, décidément, rien à faire, j’ai dû me tromper dans mes calculs car le compte n’y est pas, cela ne tombe jamais juste comme cela.
    Un auteur ? Oui, un auteur, bien sûr, Alexandre Dumas. Un auteur dites-vous ? Capable de pondre trois tomes à la minute avec des scénarii tarabiscotés, une myriade de personnages et des références incessantes à des détails minuscules de l’histoire de France ? Hmm… Il y a comme une anguille sous roche… Et vu d’ici, avec tous ces spadassins, c’est tellement gros qu’on peut même parler d’espadon sous gravier.
    Il faudrait être un surhomme pour réaliser un tel tour de force (sachant que dans le même temps, Alexandre Dumas écrivait également une minuscule nouvelle intitulée Le Comte de Monte-Cristo). Or, non, au risque de vous décevoir, Dumas était assurément un grand homme — un gros homme même — mais malheureusement pas un surhomme. La surhommie de Dumas s’appelait Auguste Maquet, un historien de formation, écrivain à ses heures. Il correspondait donc parfaitement à l’historien amateur et écrivain professionnel qu’était le père Dumas. Les deux se mettaient d’accord sur la trame du scénario, puis Maquet produisait un premier jet de qualité moyenne mais où tout figurait déjà et enfin Dumas remettait le couvert et allumait les phrases ternes de Maquet d’une lumière qui lui était propre.
    Deux hommes au sommet de l’état ? Oui, bien sûr, le friable roi Louis XIII et l’inaltérable cardinal de Richelieu. Et s’il y avait une troisième éminence tapie dans l’ombre des deux autres ? Et si cette éminence était une femme ? La reine Anne d’Autriche, par exemple, future mère de Louis XIV et future régente du royaume, qu’en dites-vous ?
    Trois mousquetaires ? Oui, bien sûr, Athos, Porthos et Aramis, cela va sans dire. C’est d’ailleurs de ces trois noms qu’Alexandre Dumas souhaitait baptiser son roman. Mais l’éditeur — vous savez bien, celui qui a les clés du coffre et qui rétribue les auteurs toujours en dessous de ce qu’ils mériteraient — et bien l’éditeur d’alors a pensé que comme titre, " Athos, Porthos et Aramis " ce n’était pas terrible et qu’il valait mieux le remplacer par Les Trois Mousquetaires. Les Trois Mousquetaires ? mais c’est stupide ! pensa Dumas, ils sont quatre ! Oui mais réfléchis un peu mon gars, l’autre il a les clefs du coffre ! Okay, a dit Alexandre, les clefs du coffre c’est bien aussi.
    Quatre serviteurs ? Oui, bien évidemment, les quatre valets des quatre mousquetaires : Grimaud, Mousqueton, Bazin et Planchet. Mais n’y a-t-il donc que quatre serviteurs qui soient importants dans cette histoire ? N’y aurait-il pas deux magnifiques soubrettes qui joueront des rôles cruciaux ? Madame Bonacieux et Ketty, par exemple, respectivement au service d’Anne d’Autriche et de la Comtesse de Winter ? Allez savoir.
    Bref, nous voilà aux prises avec un jeune et fringant gentilhomme du nom de d’Artagnan, issu de son Béarn, fils d’un fidèle compagnon d’armes du feu roi Henri IV et qui monte à Paris avec deux désirs en tête. Le premier étant d’endosser le prestigieux uniforme des mousquetaires du roi, le second de faire fortune. Peut-être l’une des deux aspirations de notre cadet de Gascogne est-elle plus aisée à assouvir que l’autre, surtout si l’on manie bien l’espadon et qu’on peut compter sur une certaine dose de courage comme lui semble porté à le faire.
    Là dessus, les auteurs dépeignent un très bel esprit de camaraderie et d’honneur entre le novice d’Artagnan et les vieux routiers du mousquet que sont Athos, Porthos et Aramis. Un thème qui donnera sûrement quelque inspiration à Edmond Rostand pour son magnifique Cyrano de Bergerac. Ils articulent l’ouvrage non pas sur une, mais sur deux boucles romanesques basées sur des faits historiques avérés. La première étant la disparition des ferrets de diamants de la reine, qui, s’ils ne sont pas rapidement retrouvés, seront la marque aux yeux de Louis XIII de l’infidélité de sa royale épouse.
    La seconde boucle romanesque, prenant appui sur la première saute rapidement sur le deuxième pivot historique authentique, à savoir le siège d’un an mené par les catholiques Louis XIII et Richelieu contre la ville de La Rochelle, bastion des protestants soutenus par l’Angleterre.
    Ici se développe dans toute sa plénitude le long chapelet d’ignominieux complots ourdis par la très belle et très redoutable Milady, l’éminence grise au service de l’éminence rouge, le cardinal de Richelieu.
    Passes d’armes, trahisons, chances, héroïsmes, déveines, alliances, corruptions se succèdent à un rythme effréné dans cette magistrale partie d’échec qui oppose en définitive les forces spéciales du roi (qui joue avec les noirs) et les forces spéciales du cardinal (qui a l’avantage des blancs).
    Qui l’emportera ? qui sera échec et mat ? y aura-t-il même un gagnant ? C’est ce que je me propose de ne pas vous dévoiler au cas où vous n’auriez pas encore vu dix-sept fois l’une des multiples adaptations, sous tout support, depuis votre plus tendre enfance.
    J’en terminerai simplement en disant deux ou trois mots de la sauce typiquement imputable au seul Alexandre Dumas dans ce travail d’équipe où s’harmonisent la fiction et la réalité historique. Vous m’avez parfois entendu dire que ce que je reproche essentiellement aux polars actuels, ce n’est pas du tout le fait qu’il s’agisse de polars, mais surtout que, sorti d’un scénario bien ficelé, le livre ne pèse pas très lourd en unité de style. Bien qu’on ne catégorise jamais Les Trois Mousquetaires parmi les polars ou les thrillers, il n’est pas scandaleux d’affirmer que la mécanique d’écriture en est la même : beaucoup d’action, du suspense, des rebondissements, une manière d’enquête ou de livre d’espionnage, un scénario qui retombe sur ses pieds et qui redonne sens à des éléments distillés en passant au cours de la narration.
    Et bien ici, ce qui fait selon moi de cette œuvre une grande œuvre, bien plus que l’aiguillage au millimètre d’un scénario où l’on constate ici qu’à plein d’endroits les raccords ne sont pas parfaits, bien plus que l’intérêt historique où l'on voit bien que la véracité des événements ne sert que de point d’ancrage, que d’élément d’ambiance, bien plus que cela donc, le grand intérêt du livre, c’est la langue employée, ce sont ces belles phrases, ces belles tournures, ces bons mots qu’on a envie de redire, ces descriptions qui n’ont pas toujours un caractère essentiel pour le bien comprendre de l’aventure mais qui le sont pourtant par la valeur esthétique qu’elles véhiculent, leur constitutive beauté littéraire.
    En cela, Monsieur Dumas, on peut considérer votre œuvre avec humilité et respect car c’est de la belle ouvrage, et dire un grand merci, à vous bien sûr, et à cet autre, cet oublié, cet auguste Monsieur Maquet pour ce brillant chef-d’œuvre de la littérature française du XIXème siècle. Mais ceci n’est que mon avis, Messieurs, et, loin d’égaler vos mousquetaires, lui n’est pas une fine lame et ne représente donc pas grand-chose.
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    • Livres 5.00/5
    Par gill, le 27 août 2013

    gill
    Le rideau se lève.
    Il ne s'agit pas, ici, d'une pièce écrite par Alexandre Dumas d'après son livre célèbre, ni même de la version écrite par Auguste Maquet, son presque illustre collaborateur, en 1845.
    Il s'agit d'une version scénique, réalisée en 1982, pour le Théâtre National de Marseille par François Bourgeat, Marcel Maréchal et Pierre Laville.
    Le rideau se lève.
    Chez monsieur d'Artagnan père, non loin de Tarbes.
    - Allez à Paris, mon fils, allez à la Cour. Faites votre fortune...
    Le père bénit le fils. La mère pleure.
    Monté sur une rosse aux poils jaunes, le jeune d'Artagnan part le baluchon à l'épaule, le béret sur le crâne, les bottes trop grandes de son père serrées contre lui...
    Le rideau se lève.
    Une suite de tableaux se succèdent et nous mènent tout d'abord sur la route de Paris, où d'Artagnan, rencontrant pour la première fois l'infâme Rochefort et la diabolique Milady, se fait dérober sa lettre de recommandation auprès de monsieur de Tréville, capitaine gascon des mousquetaires du roi...
    Puis nous le suivons jusqu'au Louvres et dans Paris...
    Adapter pour la scène ce formidable monument littéraire, ce roman indissociable de l'imaginaire collectif de notre nation est un pari audacieux et ces trois mousquetaires là font mouche à chaque lever de rideau.
    La lecture de ce spectacle, rendu dans le n° 722 de l'Avant-Scène Théâtre en 1983, est agréable même si le format trop court des différentes tableaux nuit parfois un peu à la continuité et la fluidité du récit.
    Quand Dumas disait : "Il est permis de violer l'Histoire, à condition de lui faire un enfant", comment aurait-il pu s'imaginer une telle descendance, lui qui ne connaissait ni le cinéma, ni la radio, ni la bande dessinée et qui laissa à Auguste Maquet , en 1845, la gloire, l'honneur et le privilège de transformer son oeuvre monumentale en cinq actes destinés à faire résonner sur scène l'accent gascon de ce héros superbe qu'est d'Artagnan.
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    • Livres 5.00/5
    Par sylvaine, le 09 mai 2015

    sylvaine
    Ce n'est pas sans crainte que j'ai entrepris de relire Les Trois Mousquetaires, LE Livre de mes 10 ans lu relu re-relu à l'époque!.Les années ont passé ajoutez-y 50 ans et ô surprise ô merveille le même ^plaisir , j'ai retrouvé mes Mousquetaires ouf ! c'est génial !
    Bien sûr Mr Dumas n'est pas le plus précis des historiens, bien sûr il prend beaucoup de liberté avec ses personnages , avec les lieux et les dates !Mais au fond quelle importance? Pour moi la magie opère toujours et n'est-ce pas cela le plus important ?
    J'ai donc retrouvé avec grand plaisir d'Artagnan mais découvert avec un autre regard Athos et son désespoir, Porthos et sa fatuité , Aramis et sa vocation religieuse.Je n'oublierais pas leurs laquais respectifs et cette vipère de Milady...
    certes il s'agit d'un grand roman de cape et d'épée mais surtout un hommage vibrant à l'amitié sans faille de ces 4 hommes aussi différents
    allez un petit "tous pour un et un pour tous " ...
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    • Livres 5.00/5
    Par Arakasi, le 19 janvier 2015

    Arakasi
    Commençons par le commencement… Et le commencement, contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas un jeune gascon de dix-huit ans débarquant à Paris pour y trouver gloire et fortune. Non, c’est un romancier de quarante-deux ans, à l’allure un peu fauchée et débraillée, farfouillant dans les archives de la Bibliothèque Nationale à la recherche d’une nouvelle source d’inspiration. Tiens, voici un manuscrit intéressant ! Les « Mémoires de M. d'Artagnan, capitaine lieutenant de la première compagnie des mousquetaires du roi ». Notre auteur feuillette les pages jaunies d’abord avec curiosité puis avec de plus en plus d’excitation. Certes, l’œuvre elle-même n’est que d’un médiocre intérêt littéraire, mais l’homme de plume y devine le potentiel d’une fabuleuse histoire : des duels haletants, d’ébouriffantes chevauchées à travers la campagne française, des sièges épuisants, des intrigues de cour… L’imagination surexcitée de notre romancier est surtout frappée par trois noms, simplement évoqués au détour d’une page : Athos, Porthos et Aramis. Quels noms énigmatiques et romantiques ! Comme ils doivent dissimuler de mystères et de merveilleuses aventures ! Ni une, ni deux, il embarque le manuscrit – qu’il ne songera jamais à rendre d’ailleurs – avec lui et le ramène dans son appartement où il se met aussitôt à écrire.

    Et quelques mois plus tard – ou quelques siècles plus tôt, cela dépend du point de vue – un jeune gascon débarque à Paris, la bourse vide, le cœur débordant d’espoir et d’ambition et avec, entre les jambes, un affreux cheval jaune offert généreusement par son père. Il est fier, buté, valeureux, rusé comme un renard, mais irascible à l’excès. Il a soif de vie, d’argent, de reconnaissance, d’amour, d’amitié aussi, bien entendu… Toutes choses qu’il trouvera bientôt à Paris, même s’il l’ignore encore et que ces dons bénis seront contrebalancés par de terribles douleurs. Ce jeune gascon, c’est d’Artagnan. Nous le connaissons à peine, mais, mordieu, comme nous l’aimons déjà !
    Depuis le temps que je vous bassine avec Alexandre Dumas, il était temps que je revienne un peu aux grands classiques, n’est-ce-pas ? Et mon grand classique à moi, la pierre angulaire de mon amour pour le cape et d’épée, c’est « Les Trois Mousquetaires ». Quinze ans plus tard, je garde toujours un souvenir délicieusement nostalgique de ma première lecture des « Mousquetaires » et des heures exaltantes passer à dévorer des pages et des pages de complots et d’aventures en me cachant de mes parents et de mes amis. Depuis, j’ai lu et relu de nombreux romans du sieur Dumas, mais aucun ne m’a fait une aussi puissante et durable impression que « Les Trois Mousquetaires », aucun ne m’a procuré autant de pur plaisir littéraire. Le roman ne manque pourtant pas de défauts objectifs : une intrigue un peu décousue, des clichés à la pelle, des personnages féminins plutôt insipides (à l’exception d’une, mais alors quelle femme, mes aïeux, quelle femme !)…
    Mais à ceux qui pinailleront sur ces maigres détails, je n’ai qu’une réponse à faire : on s’en fout ! « Les Trois Mousquetaires », c’est plus qu’un simple roman, c’est juste un des plus épatants récits sur l’amitié qui aient jamais été écrits. Amant volage et inconstant, Dumas fut en revanche un excellent ami et, s’il n’a jamais été à l’aise avec la romance, il a toujours su parler avec talent de camaraderie et de fraternité et, surtout, faire partager ces sentiments à ses lecteurs. A mon avis, si « Les Mousquetaires » reste le roman préféré de tant de lecteurs, c’est parce que Dumas, dans toute son immense œuvre, n’a jamais su créer de personnages plus attachants et profondément marquants que d’Artagnan, Athos, Porthos et Aramis. Comment ne pas les adorer ? D’Artagnan, l’homme aux mille tours, aux mille ruses ! Porthos, le géant vaniteux au cœur d’or ! Aramis, fin comme une lame et roué comme serpent ! Et Athos… Ah, j’avoue, à treize ans, j’étais à moitié amoureuse d’Athos, le grand seigneur déchu à l’humour grinçant et au cœur brisé, et je le suis toujours un peu.
    Je pourrais vanter indéfiniment les multiples qualités des « Trois Mousquetaires » – le style sans pareil de Dumas, la reconstitution grandiose de l’époque de Louis XIII, la morgue et le génie de Richelieu, la séduction démoniaque de Milady de Winter, etc. – mais d’autres l’ont déjà très bien fait avant moi et quelques pauvres paragraphes supplémentaires n’y suffiraient jamais. Je m’arrêterais donc là pour le moment, mais pas pour longtemps.

    A très bientôt pour une nouvelle séance de couinage épique, mais cette fois sur « Vingt ans après » !
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    • Livres 5.00/5
    Par Gwen21, le 18 octobre 2012

    Gwen21
    Bon, je vais être honnête, je n'ai pas lu tout Dumas, loin s'en faut !
    Je suis plutôt sur un rythme d'un Dumas annuel, je ne peux donc prétendre que c'est le meilleur Dumas MAIS, ce que je sais en revanche avec certitude, c'est que celui-ci, les célèbres "Trois Mousquetaires", je l'ai lu déjà deux fois et que je ne m'interdis pas de le relire encore dans ma vie.
    Concentré d'aventures et de rebondissements, ce roman incarne pour moi tout le charme de la littérature de cape et d'épée et agit sur moi comme un élixir de Jouvence. Je suis Constance, je suis Milady et je suis Anne d'Autriche, je suis toutes ces femmes à la fois ; je suis pareillement éprise de d'Artagnan, d'Athos, de Portos et d'Aramis ; je pourrais assassiner le Cardinal et ses sbires s'il le fallait (même si l'historienne en moi admire ce grand politique) !
    Est-ce parce qu'il a souvent été adapté au cinéma et a accompagné une partie de mon enfance que ce roman a acquis auprès de moi ce statut de favori ? Je ne le sais pas et ne cherche pas à le savoir. Une chose est certaine : "Les trois mousquetaires" font partie de ma culture (et pas seulement littéraire).
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Critiques presse (2)


  • BulledEncre , le 16 mars 2015
    Une adaptation en manga très réussie du roman classique du même nom !
    Lire la critique sur le site : BulledEncre
  • Sceneario , le 14 octobre 2014
    Tout ce qu'il faut pour permettre aux enfants de passer un très bon moment, se cultiver doucement et prendre plaisir à lire une histoire qui a déjà séduit des milliers de lecteurs auparavant !
    Lire la critique sur le site : Sceneario

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Citations et extraits

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  • Par alainmartinez, le 14 mai 2015

    "En général, on ne demande de conseils, disait-il, que pour ne les pas suivre; ou, si on les a suivis, que pour avoir quelqu'un à qui l'on puisse faire le reproche de les avoir donnés."

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  • Par Nastasia-B, le 30 avril 2014

    On arriva dans le cabinet du procureur après avoir traversé l’antichambre où étaient les clercs, et l’étude où ils auraient dû être : cette dernière chambre était une sorte de salle noire et meublée de paperasses. En sortant de l’étude on laissa la cuisine à droite, et l’on entra dans la salle de réception.
    Toutes ces pièces qui se commandaient n’inspirèrent point à Porthos de bonnes idées. Les paroles devaient s’entendre de loin par toutes ces portes ouvertes ; puis, en passant, il avait jeté un regard rapide et investigateur sur la cuisine, et il s’avouait à lui-même, à la honte de la procureuse et à son grand regret, à lui, qu’il n’y avait pas vu ce feu, cette animation, ce mouvement qui, au moment d’un bon repas, règnent ordinairement dans ce sanctuaire de la gourmandise.
    Le procureur avait sans doute été prévenu de cette visite, car il ne témoigna aucune surprise à la vue de Porthos, qui s’avança jusqu’à lui d’un air assez dégagé et le salua courtoisement.
    - Nous sommes cousins, à ce qu’il paraît, monsieur Porthos ? dit le procureur en se soulevant à la force des bras sur son fauteuil de canne.
    Le vieillard, enveloppé dans un grand pourpoint noir où se perdait son corps fluet, était vert et sec ; ses petits yeux gris brillaient comme des escarboucles, et semblaient, avec sa bouche grimaçante, la seule partie de son visage où la vie fût demeurée. Malheureusement les jambes commençaient à refuser le service à toute cette machine osseuse ; depuis cinq ou six mois que cet affaiblissement s’était fait sentir, le digne procureur était à peu près devenu l’esclave de sa femme.
    Le cousin fut accepté avec résignation, voilà tout. Maître Coquenard ingambe eût décliné toute parenté avec M. Porthos.
    - Oui, monsieur, nous sommes cousins, dit sans se déconcerter Porthos, qui, d’ailleurs, n’avait jamais compté être reçu par le mari avec enthousiasme.
    - Par les femmes, je crois ? dit malicieusement le procureur.
    Porthos ne sentit point cette raillerie et la prit pour une naïveté dont il rit dans sa grosse moustache. Madame Coquenard, qui savait que le procureur naïf était une variété fort rare dans l’espèce, sourit un peu et rougit beaucoup.

    Chapitre XXXII.
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  • Par Nastasia-B, le 16 mars 2014

    - Votre affaire n’est pas mauvaise, dit Athos [...], et l’on pourra tirer de ce brave homme cinquante à soixante pistoles. Maintenant, reste à savoir si cinquante à soixante pistoles valent la peine de risquer quatre têtes.
    - Mais faites attention, s’écria d’Artagnan, qu’il y a une femme dans cette affaire, une femme enlevée, une femme qu’on menace sans doute, qu’on torture peut-être, et tout cela parce qu’elle est fidèle à sa maîtresse !
    - Prenez garde, d’Artagnan, prenez garde, dit Aramis, vous vous échauffez un peu trop, à mon avis, sur le sort de madame Bonacieux. La femme a été créée pour notre perte, et c’est d’elle que nous viennent toutes nos misères.
    Athos, à cette sentence d’Aramis, fronça le sourcil et se mordit les lèvres.

    Chapitre IX.
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  • Par Nastasia-B, le 18 avril 2014

    - J’ai été élevé à la campagne, et mon père, dans ses moments perdus, était quelque peu braconnier.
    - Et le reste du temps, que faisait-il ?
    - Monsieur, il pratiquait une industrie que j’ai toujours trouvée assez heureuse.
    - Laquelle ?
    - Comme c’était au temps des guerres des catholiques et des huguenots, et qu’il voyait les catholiques exterminer les huguenots, et les huguenots exterminer les catholiques, le tout au nom de la religion, il s’était fait une croyance mixte, ce qui lui permettait d’être tantôt catholique, tantôt huguenot. Or il se promenait habituellement, son escopette sur l’épaule, derrière les haies qui bordent les chemins, et quand il voyait venir un catholique seul, la religion protestante l’emportait aussitôt dans son esprit. Il abaissait son escopette dans la direction du voyageur ; puis, lorsqu’il était à dix pas de lui, il entamait un dialogue qui finissait presque toujours par l’abandon que le voyageur faisait de sa bourse pour sauver sa vie. Il va sans dire que lorsqu’il voyait venir un huguenot, il se sentait pris d’un zèle catholique si ardent, qu’il ne comprenait pas comment, un quart d’heure auparavant, il avait pu avoir des doutes sur la supériorité de notre sainte religion. Car, moi, monsieur, je suis catholique, mon père, fidèle à ses principes, ayant fait mon frère aîné huguenot.

    Chapitre XXV.
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  • Par Nastasia-B, le 24 mars 2014

    - Des intrigues encore, toujours des intrigues ! merci, je m’en défie maintenant, et M. le cardinal m’a éclairé là-dessus.
    - Le cardinal ! s’écria madame Bonacieux, vous avez vu le cardinal ?
    - Il m’a fait appeler, répondit fièrement le mercier.
    - Et vous vous êtes rendu à son invitation, imprudent que vous êtes.
    - Je dois dire que je n’avais pas le choix de m’y rendre ou de ne pas m’y rendre, car j’étais entre deux gardes. Il est vrai encore de dire que, comme alors je ne connaissais pas Son Éminence, si j’avais pu me dispenser de cette visite, j’en eusse été fort enchanté.

    Chapitre XVII.
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