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> Vladimir Volkoff (Préfacier, etc.)
> Christine Savinel (Éditeur scientifique)
> Roger Giroux (Traducteur)

ISBN : 2253132756
Éditeur : Le Livre de Poche (2003)


Note moyenne : 4.16/5 (sur 74 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Note de l'éditeur

Principalement écrite en France pendant les années cinquante, cette fresque majestueuse, opulente et sensorielle, tient de la symphonie littéraire. Des femmes et des hommes exceptionnels la peuplent, entre histoires d’amour et événements... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Junie, le 28 septembre 2012

    Junie
    Aujourd'hui il sera question d'une oeuvre dont l'action se passe en Egypte.
    Ah, l'Egypte et ses pharaons, sa civilisation millénaire, ses monuments grandioses, ses felouques sur le Nil au coucher du soleil, la Vallée des Rois, la malédiction de Toutankhamon, les temples d'Assouan, de Louxor, de Philae, le Caire et ses 10 millions d'habitants..... STOOOOOOOOOOOOOOOP! coupez, c'est pas la bonne bobine, ça c'est le commentaire sur mes vacances avec "suivez le troupeau.com" en 1982, j'étais partie une semaine avec Gérard et Dédé, enfin bon on a tous chopé la tourista et....
    Je reviens au Quatuor d'Alexandrie, qui se compose de 4 parties et dont les personnages font de la musique de chambre. Enfin pas vraiment, il y a un narrateur anglais un peu paumé, une femme fatale juive hystérique et nymphomane, un chrétien copte riche et neurasthénique, et un médecin homosexuel et mystique. C'est classique et ordonné comme un quatuor de Bach, c'est lent comme le cours du Nil, c'est lumineux comme le soleil de midi sur Chéops, c'est poignant comme le chant du muezzin à l'aube, c'est poisseux comme les marais du delta.
    Si vous trouvez qu'il y a des longueurs dans Victor Hugo, si Stendhal vous agace et que Dostoïevski, ça va si on saute la moitié des pages NE LISEZ PAS LE QUATUOR. Sinon, tentez l'expérience, par petites doses ou en perfusion, et immergez- vous dans ce bain de vapeur suffocant.
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    • Livres 3.00/5
    Par claire_h, le 21 juin 2010

    claire_h
    Parti pris très étonnant que celui de Durrell : raconter quatre fois la même histoire avec des points de vue différents qui obligent le lecteur à réviser complètement son opinion et sa vision des événements et des personnages.
    L'écriture est déroutante, non-chronologique, menée par les souvenirs. Elle se fait lyrique dans la description de la ville d'Alexandrie et des paysages égyptiens (m'a fait penser aux Voix de Marrakech de Canetti).
    Qu'on apprécie ou pas l'histoire contée, les personnages psychologiquement et affectivement torturés, ces romans constituent tout de même une expérience de lecture à mille lieues du tout-venant actuel.
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    • Livres 5.00/5
    Par Arnaud302, le 20 janvier 2012

    Arnaud302
    Un chef d'oeuvre absolu, mon livre favori. Partant d'une idée étonnante (illustrer très indirectement la théorie de l'espace-temps d'Einstein en racontant quatre fois la même histoire, pour illustrer les trois dimensions de l'espace et celle du temps), Lawrence Durell déroule un univers d'une infinie complexité psychologique. Il ne faut pas se laisser décourager par le premier tome, le plus difficile d'accès (Justine, écrit sans ordre chronologique), mais une fois que l'on est saisi par la musique particulière du style de l'auteur, on ne peut plus s'en détacher. Chaque tome enrichit l'histoire et en fait découvrir de nouvelles facettes. A lire absolument.
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    • Livres 4.00/5
    Par BVIALLET, le 06 avril 2012

    BVIALLET
    On ne ressort pas indemne de la lecture de cet énorme pavé appelé "Quatuor d'Alexandrie" . Il y a du Proust et de la Comédie Humaine là-dedans . On est embarqué dans un univers plein d'aventures entrecroisées , de personnages pittoresques et souvent très attachants .
    La présentation est tout à fait déconcertante . D'où le titre avec cette référence musicale . Il y a des thèmes , des chorus , des arias . Aucune chronologie . On procède par coups de projecteurs successifs . On part en avant , on retourne en arrière sans prévenir , bien sûr . On s'attache à un personnage , on le quitte . On le retrouvera beaucoup plus tard dans un autre tome . Rien de classique . Nous ne sommes pas dans une saga , mais dans une narration kaléidoscopique , un peu difficile pour le lecteur qui doit prendre des notes au début , mais qui finit par se laisser gagner par la petite musique symphonique de Durrell .
    Avec cela , une grande maitrise du style , de la description . Un ton unique . Pour ceux qui aiment la grande littérature , celle qui se mérite , mais fatigue quelquefois un peu les neurones ....

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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  • Par Fredm, le 20 juin 2014

    Fredm
    J'en suis à la moitié de Mountolive. Impression mitigée : de très beaux passages (quand il parle de la ville, du désert, et souvent des personnages secondaires). Traduction déconcertante : quelques fautes de français au milieu d'une très belle écriture, on en retient surtout la beauté. Malheureusement insupportablement chichiteux dès qu'il parle d'amour, cocktail de mièvrerie, de boulevard et d'intellectualisme de bazar : j'aime d'autant plus Mélissa que je couche avec Justine, je trompe mon mari avec bidule pour qu'il ne soit pas jaloux de machin, je m'offre à qui m'avait violée pour pouvoir tourner la page, j'aime Cléa que je n'ai jamais vraiment vue, une nouvelle rencontre ne gâcherait elle pas la beauté toute spirituelle de notre amour épistolaire ?
    Durrell a visiblement vécu en Egypte. A t il jamais aimé ou désiré quelqu'un ?
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Citations et extraits

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  • Par Junie, le 22 avril 2012

    Il est vain, écrit-elle, d'imaginer que l'on puisse imaginer de tomber amoureux sous l'effet d'une correspondance d'esprit, de pensée; c'est l'embrasement simultané de deux âmes qui s'épanouissent individuellement. Et la sensation qu'elles éprouvent est celle d'une explosion silencieuse à l'intérieur de chacune d'elles. Autour de cet évènement, ébloui et préoccupé, l'amoureux ou l'amoureuse continue à vivre en examinant sa propre expérience; sa gratitude seule crée chez elle l'illusion qu'elle communique avec son ami, mais cela est faux car il ne lui a rien donné. L'objet aimé est simplement celui qui a vécu une expérience semblable au même moment, narcissiquement; et le désir d'être auprès de l'objet aimé est dû en premier lieu non pas à l'idée de le posséder, mais simplement de laisser deux expériences se comparer, comme des images dans des miroirs différents. Tout cela peut précéder le premier regard, le premier baiser ou le premier attouchement; précéder l'ambition, l'orgueil ou l'envie; précéder les premières déclarations qui marquent le tournant, car à partir de là, l'amour dégénère en habitude, en possession, et plus tard, de nouveau, en solitude.
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  • Par Junie, le 27 septembre 2012

    Aujourd'hui il sera question d'une oeuvre dont l'action se passe en Egypte.
    Ah, l'Egypte et ses pharaons, sa civilisation millénaire, ses monuments grandioses, ses felouques sur le Nil au coucher du soleil, la Vallée des Rois, la malédiction de Toutankhamon, les temples d'Assouan, de Louxor, de Philae, Le Caire et ses 10 millions d'habitants..... STOOOOOOOOOOOOOOOP! coupez, c'est pas la bonne bobine, ça c'est le commentaire sur mes vacances avec "suivez le troupeau.com" en 1982, j'étais partie une semaine avec Gérard et Dédé, enfin bon on a tous chopé la tourista et....
    Je reviens au Quatuor d'Alexandrie, qui se compose de 4 parties et dont les personnages font de la musique de chambre. Enfin pas vraiment, il y a un narrateur anglais un peu paumé, une femme fatale juive hystérique et nymphomane, un chrétien copte riche et neurasthénique, et un médecin homosexuel et mystique. C'est classique et ordonné comme un quatuor de Bach, c'est lent comme le cours du Nil, c'est lumineux comme le soleil de midi sur Chéops, c'est poignant comme le chant du muezzin à l'aube, c'est poisseux comme les marais du delta.
    Si vous trouvez qu'il y a des longueurs dans Victor Hugo, si Stendhal vous agace et que Dostoïevski, ça va si on saute la moitié des pages NE LISEZ PAS LE QUATUOR. Sinon, tentez l'expérience, par petites doses ou en perfusion, et immergez- vous dans ce bain de vapeur suffocant.
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  • Par mireille.lefustec, le 24 avril 2012

    Eh bien mon vieux, si vous voulez connaître le niveau moyen de l'humanité,allez donc sur un champ de bataille.(....) Deux mille ans de civilisation partent en fumée en un clin d'oeil! Grattez avec l'ongle de votre petit doigt ,et vous retrouverez le sauvage sous le vernis.

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  • Par mireille.lefustec, le 24 avril 2012

    J'étais comme l'Adam des légendes du Moyen-Age:un homme dont le corps est composé de tous les éléments du monde, dont la chair est la terre, dont les pierres sont les os, les fleuves et les vagues:le sang, dont les herbes forment les cheveux, dont la lumière est la vue, dont le vent est le souffle et les pensées sont les nuages.

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  • Par mireille.lefustec, le 24 avril 2012

    Mais la vie n'est-elle pas un conte de fées qui perd ses pouvoirs magiques lorsque nous grandissons ?

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