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ISBN : 2213629986
Éditeur : Fayard (2012)


Note moyenne : 2.84/5 (sur 25 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Automne 1980, Jérôme Demortelle débarque à la capitale. Il a vingt ans et fait ses débuts dans la musique, porté par sa passion pour la new wave. Comme il se doit, ses idées et ses accoutrements affichent le style d'une génération pressée de balayer ses aînés, les encom... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par Hermane, le 22 octobre 2012

    Hermane
    Déçue. Vraiment.
    J'avais entendu parler de ce livre pour la première fois grâce à l'émission « les Bonnes Feuilles » diffusée sur France Culture. J'ai tout de suite eu envie de le lire, l'interview de Benoît Dutertre était très intéressante et j'étais accrochée par les premières lignes de son livre. Je voulais connaître au plus vite la suite des aventures de Jérôme, jeune étudiant de Rouen-ma ville natale ! –débarquant à Paris pour une nouvelle vie.
    Jérôme lâche très vite ses études à La Sorbonne pour se consacrer à sa vie « d'artiste », vit la nuit et dort le jour, lutte pour rentrer dans les endroits les « plus branchés » de Paris, fait des rencontres insolites et assez malchanceuses, commence à toucher à la drogue pour en devenir complètement accro, découvre son homosexualité… « le Rouennais parvenu » : un thème peu original certes, mais qui aurait pu ne pas tomber dans le cliché.
    Le personnage principal est un personnage sans profondeur, qui finit par agacer, de sorte que nous ne le regrettons pas en fermant le livre, ni en lisant le premier Epilogue. Je n'en dis pas plus pour ne pas spolier la fin, ou plutôt les fins, car nous sommes confrontés à plusieurs fins de l'existence débauchée de Jérôme. Je ne savais pas que qu'il s'agissait d'un livre de la catégorie « livre dont vous êtes le héros. » Ça ne collait absolument pas avec le reste.
    Et quelle façon sordide de traiter l'homosexualité de Jérôme ? Nous avons droit à des phrases telles que : « le brun et le blond : cette complémentarité esthétique allait-elle enfin prendre chair ?» C'est supra niais !
    Le livre se lit bien, le style n'est pas désagréable, mais les évènements sont tellement prévisibles que l'on se lasse vite.
    Je pensais lire des pages sur la vie d'un étudiant dans le Paris des années 1980, un Paris en plein effervescence, un Paris peuplé d'artistes, de musiciens, d'écrivains, le Paris que nous aurions aimé connaître. Il s'agissait plutôt ici de l'histoire de Paris d'une part et d'autre part, celle de Jérôme, deux thèmes qui semblaient se compléter alors qu'ils auraient dû se superposer.
    Ce livre ne m'a donc pas fait fantasmer. J'aurais peut-être mieux fait de lire Cinquante nuances de Grey.
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    • Livres 1.00/5
    Par ladyoga, le 04 novembre 2012

    ladyoga
    Agréablement amusée par la lecture de Service clientèle, j'ai commencé à lire À nous deux, Paris ! avec un a priori favorable. Quelle déception ! Seuls deux chapitres me font oublier ce sentiment d'avoir perdu quelques heures : chapitre VI le temps de Paris et chapitre VIII Épilogues, à se demander s'ils ont été écrits par le même auteur. Il est quand même agréable d'avoir un peu eu l'impression de se promener dans les rues de Paris, mais la description de Rouen est beaucoup moins flatteuse; ne connaissant pas je laisse les habitants se défendre seuls.... Pour Rastignac je retourne chez Balzac.
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  • Par Actulitteraire, le 23 août 2012

    Actulitteraire
    Dans les années 1980, le jeune Jérôme, étudiant et musicien en quête de nouveauté, quitte sa Normandie natale pour s'établir à Paris. Sa vie prend alors un tournant opposé à son quotidien rouennais, dans ce Paris qu'il idéalisait jusqu'alors.

    À la lecture des premières pages, de nombreuses références viennent se greffer à notre esprit. En effet, le style, simple, objectif, pourrait faire explicitement penser aux romans réalistes, voire naturalistes. de descriptions en descriptions, le lecteur découvre le quotidien et l'entourage de Jérôme avec profondeur. Les pensées des personnages sont résumées en peu de mots, souvent grâce aux dialogues, qui trahissent leur état d'esprit. le déménagement de Jérôme, la découverte de son quartier, de sa ville, du monde de la nuit, etc. pourraient donner à ce livre de nombreuses caractéristiques du roman d'anticipation.

    En effet, car c'est sans aucun doute le jeune homme qui est le centre du livre, malgré quelques courtes digressions concernant d'autres protagonistes. Ces mêmes personnages sont souvent travaillés, malaxés dans leur apparence, et symbolisant la volonté de changer d'époque, de décennie. Par ailleurs, les événements dans lesquels ils sont impliqués sont - pour certains - enchaînés parfois précipitamment, ne laissant au lecteur que peu de temps pour assimiler l'histoire. La trame narrative dévoilée par Benoît Duteurtre est sans artifice, plutôt simple - peut-être trop - en se voulant précise dans les événements.

    C'est, dans l'ensemble, un bon roman que nous propose ici Benoît Duteurtre. Alliant histoire simple mais souvent aguichante et écriture fluide, À nous deux Paris ! se révèle être un livre très agréable.

    Lien : http://actulitteraire.canalblog.com/archives/2012/08/22/24830394.html
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    • Livres 3.00/5
    Par pilyen, le 09 septembre 2012

    pilyen
    1980. Jérôme Demortelle, quittant son Dieppe natal, s'installe à Paris et compte bien percer dans le milieu musical tout en poursuivant une licence en histoire de l'art.
    Avec un titre nous rappelant le Rastignac de Balzac, Benoît Duteurtre inscrit d'emblée son nouveau roman dans un lignage déjà bien balisé : la montée à la capitale d'une jeune personne rêvant de réussite. Seulement, Jérôme n'a pas l'ambition d'un Rastignac, ni l'allure bien tournée d'un Bel Ami. C'est un jeune provincial bien élevé, qui, malgré une dégaine vaguement punk, garde le vernis de sa bonne éducation.
    Dans ce Paris qui commence à devenir la proie des investisseurs, où les petits bars, les commerces de proximité s'effacent au profit des chaînes de vêtements et des restaurants américains, Jérôme fera des rencontres illusoires. Déjà les portes de la notoriété sont gardées par des physionomistes impitoyables, le talent et la culture laissant la place à la vitrine et au clinquant. Ce ne sont pas les vagues petites célébrités hippies sur le retour ou les jeunes rockers cocaïnés qui lui permettront de se faire une place sous le soleil des projecteurs du Tout Paris.
    Roman nostalgique, "A nous deux, Paris !" se lit facilement. Benoît Duteurtre sait mener un récit, le ponctuant d'un humour léger, parfois mordant mais jamais méchant. Il glisse de nombreux détails historiques ou sociologiques sans jamais être pesant. L'évocation du Paris des années "Bains Douches" et des différents styles de musique ayant émergé ces années là, est parfaitement rendu.
    Cependant, il m'a manqué quelque chose pour faire de ce roman un vrai coup de coeur. Peut-être est-il trop à l'image de son héros : un poil trop sage, un peu trop policé.
    La fin sur le blog

    Lien : http://sansconnivence.blogspot.fr/2012/09/a-nous-deux-paris-de-benoi..
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    • Livres 2.00/5
    Par mpierre76, le 24 novembre 2012

    mpierre76
    Le titre était prometteur mais dès l'arrivée de la pseudo chanteuse Mina le rêve s'écroule.Passionnée de Paris de jour j'ai eu du mal à crocher aux sorites nocturnes de ce jeune Normand.A la fin (au choix du lecteur) on a plus une impression de défilés de tableaux sans aucun liens sauf peut être ceux d'une époque: le socialisme, le sida ou la musique.
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Critiques presse (8)


  • Actualitte , le 28 novembre 2012
    Roman doux et percutant à la fois, belle déclaration d'amour pour le Paris underground, la new wave et le funk, « A nous deux, Paris ! » ressuscite une époque bien révolue.
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • Lexpress , le 30 octobre 2012
    Dérive juvénile dans le Paname incarné des années "new wave", portrait senti d'une époque et d'une génération, A nous deux, Paris ! est une vraie réussite.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Bibliobs , le 25 septembre 2012
    Après «les Pieds dans d'eau» et «l'Eté 76», le néo-balzacien Duteurtre poursuit son autobiographie romancée et restaure, avec des couleurs plus crues, un trait plus net, son tout premier roman, «Sommeil perdu» [...], dont la bande rouge portait déjà l'apostrophe de Rastignac: «A nous deux, Paris!» Pari gagné, depuis.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • Lhumanite , le 10 septembre 2012
    Voici le livre peut-être le plus remarquable d’un écrivain qui, derrière une légèreté de façade, s’affirme comme un pénétrant analyste des rêves libertaires des années 1970, du prétendu surgissement d’un monde nouveau à l’entame des années 1980 et de tous les désabusements qui s’ensuivirent. Car il ne faut pas s’y tromper : ces représentations romanesques portées par une langue d’un rigoureux classicisme, qui semblent osciller entre nostalgie et ironie discrète, composent ensemble un tableau d’une impitoyable précision.
    Lire la critique sur le site : Lhumanite
  • LeFigaro , le 31 août 2012
    Le charme doux-amer de ce roman essai fort intelligent tient sans doute à l'élégante drôlerie de la prose du narrateur, à son art à la fois cruel et poignant du portrait, du tableau, du dialogue, de l'aperçu, du petit fait vrai.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • LaLibreBelgique , le 29 août 2012
    […] Dans un roman guère trop inattendu sur la bohème parisienne, [l'auteur] décrit joliment comment un jeune musicien, mû par le talent et l’ambition, jette sa gourme dans une capitale des arts et de la pensée qui peut être quelquefois aussi un formidable miroir aux alouettes.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • Lexpress , le 08 août 2012
    Dans un style à la fois enlevé et d'un classicisme plaisant, Benoît Duteurtre renoue avec la veine autobiographique de L'Eté 76, et dit bien la fascination d'un jeune provincial pour la Ville lumière.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LePoint , le 25 juillet 2012
    L'auteur (à qui l'on doit Le voyage en France, prix Médicis 2001, ou Les pieds dans l'eau) adore se moquer de son époque et de la bourgeoisie.
    Lire la critique sur le site : LePoint

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Citations et extraits

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  • Par Hermane, le 22 octobre 2012

    -Salut, tu te souviens de moi, c'est Micheline...Tu sais, en classe de seconde,
    Il ne se rappelait pas. D'ailleurs il n'avait jamais été en classe de seconde dans cet établissement. Mais depuis qu'il était célèbre, tout le monde était allé à l'école avec lui.

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  • Par ladyoga, le 04 novembre 2012

    Jérôme se rappelait qu'il descendait d'une famille très respectable où l'esprit, le travail et la gloire n'étaient pas de vains mots. Quand bien même la faible ambition de ses parents avait presque éteint cette flamme, il se sentait pour mission de la ranimer.

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  • Par Hermane, le 22 octobre 2012

    Comme chacun dans son entourage, il restait toutefois "de gauche"; c'est-à-dire qu'il dépensait volontiers ses derniers francs pour aller au kiosque acheter Libération.

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  • Par bohanon, le 04 avril 2013

    Et ce qu'il avait pressenti aux Bain-Douches se confirma: de Hot Pants a Make it Funky,en passant par Sex Machine,James Brown incarnait son idéal: un art rythmique apparemment simple,mais sublime dans ses combinaisons infinie,animé par cette syncope chaleureuse qui manquait aux constructions de Steve Reich ou de Philip Glass.

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  • Par ladyoga, le 04 novembre 2012

    Oublier le chemin qui se rétrécissait pour découvrir la fraîcheur d'un véritable recommencement.

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