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ISBN : 2352948592
Éditeur : Bragelonne (2015)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 219 notes)
Résumé :
Présentation de l'éditeur
La maison du vieux Kessler était perdue dans les bois...
Une ferme splendide et pleine de recoins, où Phil et Gloria pensaient trouver le calme, loin de la ville et de l'agitation. Mais ce que trouvent leurs trois enfants est bien différent : d'étranges histoires de clairières hantées, de lueurs qui dansent dans la forêt et de trésors enfouis...
Tout un monde secret, enchanté par l'ancienne magie celtique et habité par... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (60) Voir plus Ajouter une critique
lehane-fan
lehane-fan01 septembre 2012
  • Livres 4.00/5
Faerie , vaste blague que ce titre car l'on est bien loin du monde merveilleux des petits trolls facetieux et autres farfadets malicieux.
Tout se presentait pourtant bien pour la famille Hastings , nouvellement proprietaire d'une vieille ferme isolée.Mais ce bonheur champetre n'aura qu'un temps.Petit a petit , le mal rode , s'en prenant tour a tour a Sean et Patrick , les jumeaux fusionnels puis a Gabbie , leur soeur ainée pour enfin terrifier toute la maisonnée.
Le danger s'immisce insidieusement dans ce roman et c'est , pour moi , ce qui en fait sa force.Doté d'une plume efficace , l'auteur distille l'angoisse a petites doses homeopathiques debouchant sur un final grandiose!!Un vrai feu d'artiFEIST!! Oups , désolé..Premier recit dévoré de cet ecrivain qui m'etait alors inconnu , il est evident que je vais pousser plus avant sa livrographie.
Et si d'aventure vous vous promenez en foret et croyez entendre des bruits suspects , une cavalcade , courez sans vous retourner et vous en rechapperez...peut-etre...
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viou1108
viou110815 juillet 2014
  • Livres 3.00/5
Quittant la vie trépidante de Los Angeles, Phil, Gloria et leurs trois enfants emménagent dans une vieille ferme à l'autre bout des Etats-Unis. Un coup de tête, un coup de coeur pour cette superbe bâtisse et les bois qui l'entourent. Mais il n'y a pas que de gentils lapins qui vivent sur la propriété, il y a aussi tout un monde d'elfes et de fées, capables de prendre diverses apparences pour mieux troubler les humains. Maléfiques, ces créatures se jouent d'abord des enfants, plus sensibles au surnaturel, puis à mesure que le combat final approche, incluent les adultes dans leur sarabande infernale. Les occupants de la ferme deviennent ainsi les pions d'un jeu d'échecs immémorial, ancré dans les légendes celtiques, et dont l'enjeu n'est rien moins que le contrôle du monde…
Bienvenue dans l'univers fantastique de R. Feist. Il s'agit bien ici de « fantastique », et pas de « fantasy ». Sans prétendre développer une thèse sur la question, le point commun de ces deux genres littéraires est qu'ils font intervenir des éléments surnaturels dans un cadre réaliste. Mais dans la fantasy, ce surnaturel est accepté dès le départ (comme dans Tolkien ou Le Guin), alors que dans le fantastique, il est a priori rejeté parce que irrationnel, impossible ou illogique, et parce qu'il provoque doutes et angoisse.
Et en effet, dès le début j'ai ressenti un grand malaise, l'angoisse qui monte au fil des pages, les mains qui deviennent moites, le coeur qui accélère, le cauchemar qui se profile derrière la lampe de chevet qu'on n'ose plus éteindre,… Oui j'avoue, j'ai eu peur. L'objet de cette peur sans nom ? …le style… J'ai bien cru que je plongeais sans retour dans du Danielle Steel…Quelle horreur…imaginez mon cerveau incrédule et terrifié…
Bon, restons correcte : mis à part l'écriture gnangnan (pas aidée par une traduction parfois douteuse) et les personnages stéréotypés, c'est une lecture sympathique et rapide (malgré quelques longueurs dans les descriptions). le combat entre Bien et Mal est bien amené, complexe, avec dans ses premières escarmouches une charge érotique assez dense.
Mais j'ai du mal à être dithyrambique à propos de ce roman, sans doute parce que le fantastique n'est pas ma tasse de thé. Je suis trop cartésienne pour accepter l'intrusion du surnaturel dans la vie réelle : c'est l'un ou l'autre (car j'apprécie la fantasy), car pour moi le mélange des deux est indigeste. Des goûts et des couleurs, n'est-ce pas…
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Apophis
Apophis13 janvier 2016
  • Livres 5.00/5
Un livre puissant mais extrêmement noir au carrefour du fantastique onirique Lovecraftien, de l'horreur et de l'occulte
Ce roman est la seule incursion de Feist, auteur majeur de la Fantasy moderne, dans le domaine du fantastique, et croyez-moi, c'est bien dommage. Il est très, très doué dans l'exercice, et j'aurais franchement souhaité qu'il écrive plus de livres dans ce genre plutôt qu'un 48ème ouvrage dans le monde de Pug.
Avant de parler du roman, il faut quand-même faire un point sur son genre, sur ce à quoi il ressemble et surtout sur ce à quoi… il ne ressemble pas et à qui il n'est PAS destiné. Avant tout, il faut bien préciser qu'à mon sens, même s'il contient quelques éléments fantasy, il ne relève pas de ce genre, alors que je l'ai déjà vu affublé de l'étiquette de dark fantasy. Clairement, il ne suffit pas d'avoir des éléments fantasy et des éléments dark pour en faire de la dark fantasy. Non, en fait il relève beaucoup plus clairement du fantastique, particulièrement des textes les plus oniriques de Lovecraft (je pense particulièrement à A la recherche de Kadath, à La musique d'Erich Zahn et à L'étrange maison haute dans la brume) mais pas seulement : en effet, certains passages m'ont fortement rappelé La maison de la sorcière, et la Chose Noire de Faërie peut faire penser à Brown Jenkin du texte de Lovecraft.
Clairement, beaucoup de passages du livre relèvent non seulement du fantastique Lovecraftien, mais aussi, allant encore plus loin, carrément de l'horreur et / ou du paranormal, soit parce qu'il s'y déroule des événements que je qualifierais de « visuellement horribles », tout à fait dans l'esprit de l'Exorciste, soit parce qu'une des protagonistes subit les assauts sexuels d'une entité surnaturelle (comme dans le film L'Emprise), soit encore parce que nombre de passages ont de très fortes réminiscences de tout ce qui est associé aux… enlèvements par des extraterrestres (je vais y revenir). Conséquence : oui, il y a marqué Faërie sur la couverture, oui, il y a des passages qui relèvent AUSSI du merveilleux, mais NON, CE LIVRE N'EST PAS DESTINE AUX ENFANTS ni aux gens que la moindre scène un peu érotique ou un peu glauque / horrible / gore / dark va rebuter. Si c'est du merveilleux féerique que vous voulez, des tas d'autres auteurs ont écrit sur le sujet (si vous voulez mon avis, très mal pour la plupart, mais bon, les goûts et les couleurs…). Cela va aussi clairement immensément au-delà de ce qu'a pu proposer quelqu'un comme Pierre Pevel dans son excellent cycle le Paris des merveilles : en comparaison, les méchants de Pevel font bien pâle figure à côté de ceux de Feist. Et puis Pevel insiste plus sur le côté merveilleux que sur le côté étranger (et terrifiant).
Enfin, le roman relève clairement de l'occulte et de l'histoire cachée, mais je vais éviter d'en dire trop à ce sujet pour ne pas spoiler. Je dirais juste que la nature « physique » des Fées et la relation qu'elles cherchent à établir (ou pas, d'ailleurs) avec les humains est très intéressante (particulièrement dans le contexte contemporain du roman -il se passe à l'été et l'automne 88-, notamment via l'explication de la répugnance des fées envers la technologie), et que leur place entre Ciel et Enfer est également bien trouvée. J'ai beaucoup apprécié l'absence de manichéisme (même les « bonnes » fées doivent être traitées avec respect, déférence et avec les rituels appropriés, faute de conséquences allant d'ennuyeuses à terribles) et la représentation non-caricaturale du Mal : au lieu d'être bourrin dans le meurtre, la destruction et le viol, celui-ci est corrupteur, du coeur, du corps, de l'esprit et de l'âme. de plus, il n'est pas toujours hideux, car comme chez les Chrétiens ou chez Moorcock, le chaos, le mal, peuvent prendre l'apparence la plus (inhumainement, impossiblement) belle et séduisante qui soit.
Je fais une petite digression (n'hésitez pas à la sauter si vous voulez en savoir plus sur le roman en lui-même et pas sur un thème connexe), mais c'est à la lecture de tout ce qui est associé aux apparitions d'êtres féeriques dans ce roman qu'on se rend mieux compte des troublantes similitudes que certains ont vu entre eux et les (prétendus) enlèvements / rencontres avec des extraterrestres ces 50 dernières années : odeur étrange (fleurs + épices pour les fées dans le roman, cannelle souvent signalée avec les extraterrestres), temps « perdu » (une certaine quantité de temps a « disparu » après l'événement), souvenirs effacés / modifiés / réprimés, sensation que le décor / la pièce bascule dans l'étrangeté au début de la « rencontre », atmosphère onirique lors de celle-ci, sensation que les êtres impliqués sont profondément étrangers / inhumains sur le plan psychologique, sensation de se déplacer dans des endroits où les lois sont différentes / qui sont plus grands qu'ils ne devraient l'être ou qui sont si grands qu'ils ne devraient pas pouvoir tenir dans le lieu où ils sont supposés être dans le monde réel, etc.
Pour revenir au roman, extrêmement rares sont, pour moi, les auteurs qui ont su rendre correctement le caractère profondément étranger, inhumain (pas forcément dans le sens cruel, mais plutôt étranger aux modes de pensée humains), dual (des êtres capables de faire le bien comme le mal sans logique apparente), onirique des êtres féeriques. Jusqu'ici, les meilleures tentatives que j'avais pu lire venaient de deux romans et d'une longue nouvelle de Poul Anderson, mais clairement, Feist a excellé dans l'exercice. Faërie est pour moi le roman que quelqu'un qui s'intéresse aux deux Cours des fées doit absolument lire, car l'auteur a réellement réussi à capturer et à traduire en mots ce que sont leur atmosphère et leurs particularités.
Le style est fluide, extrêmement prenant et immersif (c'est flagrant dans toutes les scènes où une fée attaque un des humains) et les personnages, bien qu'assez énervants (ils sont quasiment tous beaux / riches / célèbres / des sommités dans leur domaine / outrageusement perspicaces / moralement irréprochables) servent l'histoire plus qu'ils ne la desservent (et puis bon, les vrais personnages sont plus les fées que les humains…). Mention spéciale aux deux jumeaux, qui, sur la fin du livre, se révèlent très intéressants. Rien à signaler côté structure, c'est linéaire, pas de flash-backs ou d'autres effets de style. Il y a quelques termes un peu recherchés, mais on est loin de Jaworski.
EN RÉSUMÉ
Un roman puissant, relevant d'un fantastique noir et onirique que n'aurait pas renié Lovecraft, mâtiné de scènes incontestablement horrifiques, sexuelles, glauques et malsaines, mais jamais gratuites et toujours justifiées par l'histoire. Amateurs de féerique « merveilleux », s'abstenir cependant (et pour rappel, ce n'est pas un éditeur jeunesse mais adulte). C'est, pour moi, le roman qui a su le mieux capter et restituer au lecteur le côté profondément étranger des Cours féeriques. Bref, si vous vous intéressez à ces thématiques, que les scènes glauques ne vous dérangent pas, et que vous aimez l'immersion dans un univers profondément autre, foncez, vous ne le regretterez pas. Sinon, évitez, ce n'est pas de la fantasy à elfes, épées et dragons, ce n'est pas du féerique gentil et merveilleux, et ce n'est pas pour les enfants ou les (comment disent-ils, déjà, à la télé, en avertissement préliminaire avant certains films ?) personnes sensibles.
Lien : https://lecultedapophis.wordpress.com/2016/01/05..
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fleurdusoleil
fleurdusoleil29 janvier 2012
  • Livres 5.00/5
Entrons dans le monde fabuleux mais effrayant des vieilles légendes celtiques. Faërie reprend les contes du vieux peuple ( les Fées ) pour nous offrir une aventure contemporaine angoissante. L'histoire ne se passe pas comme on pourrait le penser au premier abord en Europe, ni dans un passé lointain. La maison Kessler est une ferme située aux Etats-Unis de nos jours.Lorsque Phil, écrivain, et sa petite famille s'installent dans ce lieu paisible et bucolique, ils ne savent pas encore que des êtres magiques sont déjà installés depuis longtemps dans leur bois. Ces êtres étranges, sortis du folklore irlandais, ne sont pas de gentils petits elfes facétieux et joueurs. Ils sont complexes et souvent inquiétants. La petite famille va rapidement se retrouver au coeur d'une guerre millénaire entre les hommes et le vieux peuple. Un pacte, scellant une entente fragile entre les deux peuples, est menacé. L'équilibre du monde est près à basculer dans une guerre violente et sanglante. Les jumeaux du couple, plus sensibles aux phénomènes surnaturels vont être les premières victimes des fées, et leur grande soeur va faire les frais d'un désir malsain contenu depuis des siècles...
D'une écriture magistrale, Raymond E. Feist mêle avec brio les vieilles légendes et notre monde moderne. Il redonne vie aux mythes et légendes d'antan et nous offre une aventure éprouvante et magique. On découvre des êtres spirituels et éthérés qui revendiquent leurs droit sur la terre. Des légendes prennent vie et perturbent la vie rationnelle des hommes. Les Humains seront mis à rude épreuve et apprendront à croire aux vieilles histoires que l'on racontait dans le passé au coin du feu.
Le lecteur est donc porté par la magie du vieux peuple mais se retrouve vite face à la peur de leur grand pouvoir. Il frémit d'angoisse face à l'inconnu et l'étrange. Il est enchanté mais effrayé par ces êtres d'énergie combattants et déterminés.
Ce roman est vraiment excellent. Il intrigue, il intéresse et il passionne. On le referme avec beaucoup de regrets de quitter cette ambiance oppressante et tellement magique.
Lien : http://lacaveauxlivres.blogspot.com/2012/01/faer..
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Melisende
Melisende11 décembre 2014
  • Livres 4.00/5
Faërie m'a été chaudement recommandé par Révérence avec laquelle je partage de nombreux goûts communs et en qui j'ai toute confiance. Elle me l'a conseillé suite à notre premier séjour en Irlande et je comprends dorénavant pourquoi. D'ailleurs, la lecture n'aurait certainement pas eu la même saveur sans mon amour et ma légère connaissance du pays et de son folklore.
Ce petit pavé de plus de 600 pages peut effrayer de prime abord mais il fait partie de ces ouvrages que l'on dévore sans s'en rendre compte. A la fin de ma lecture, je me suis fait la réflexion que je n'avais quasiment pas vu le temps passer (à part quelques passages un peu plus longuets au milieu du texte) mais surtout, je me suis demandée ce que je pensais vraiment de cette découverte.
Aujourd'hui encore, après quelques jours de réflexion, je ne sais toujours pas comment me placer et je joue l'ambigüité : ai-je vraiment beaucoup aimé cette histoire ou me laisse-t-elle un sentiment plus mitigé ? Malgré quelques aspects un peu faibles et l'étrange sensation de malaise ressentie à cette lecture, Faërie marquera mon parcours de lectrice et restera très certainement ancrée dans mon esprit pour un très très très long moment. Je ne peux, de ce fait, que remercier Raymond E. Feist pour cette histoire étrange et la conseiller à qui sera tenté !
Commençons tout de suite par évacuer ce qui affaiblit un peu l'ensemble : les personnages. Pas inintéressants ou antipathiques en soi mais malheureusement un peu trop stéréotypés pour en faire des figures complexes et attachantes, la petite dizaine de personnages mis en scène par Raymond E. Feist évolue autour d'un noyau central : la famille Hasting. Composée de cinq membres, celle-ci donne l'impression d'être parfaite et de sortir d'une publicité… je ne dis pas que pour être crédible il faudrait que les parents se disputent et que les gamins se tapent dessus mais l'entente parfaite de tous + la trop grande facilité à tout surmonter est un peu too much. C'est la famille Ingalls version fantastique. On a presque envie de les secouer pour qu'ils sortent de leur torpeur et pour faire des plis dans leur enveloppe trop lisse. Malgré tout ils ne sont pas non plus désagréables à suivre. Ils peuvent juste laisser assez indifférent.
Les figures secondaires paraissent avoir un peu plus de relief, le voisin Barney par exemple, que j'ai plutôt apprécié lors de ses rares apparitions ou encore les jeunes chercheurs théologiens. Jack incarne en revanche parfaitement le rôle du petit ami potiche qui ne sert strictement à rien. D'ailleurs, sa relation digne d'un conte de fées avec Gabbie ne m'a absolument pas convaincue, je n'y ai jamais cru.
Finalement, seuls les deux jumeaux de 7/8 ans, Patrick et Sean (on ne peut pas faire plus irlandais), sortent leur épingle du jeu et réussissent à convaincre. La relation qui les unit, mi-fusionnelle mi-conflictuelle et les différences qui les éloignent parfois sont crédibles et apportent une touche de relief vraiment bienvenue. Heureusement, au bout d'un moment, l'intrigue se concentre surtout sur eux et sur l'évolution de leur rencontre avec le Petit Peuple.
Parce que oui, figurez-vous que la famille Hasting a emménagé dans une vieille maison paumée près des bois et va devoir vivre avec une force ancienne déjà installée ici. Chacun des membres rencontrera les fées, tour à tour charmeuses et sauveuses ou malsaines et cruelles. Les Hasting habitent sur un secret occulte bien gardé mais le Petit Peuple a bien envie de jouer…
Ce folklore irlandais m'a ravie. Je trouve que Raymond E. Feist a bien perçu l'atmosphère qui lui est propre (entre attirance et répulsion) et a surtout su la retranscrire dans ce roman. Les scènes avec des éléments fantastiques commencent assez rapidement et s'inscrivent naturellement dans le quotidien. On en vient presque à se demander si nous aussi nous ne risquons pas un jour d'être témoin d'une danse magique au sommet d'une colline, de rencontrer un forgeron d'un autre temps au milieu des bois ou de ressentir une force néfaste en traversant le pont d'un troll. Quelques scènes m'ont fait froid dans le dos (notamment celle ou la Chose noire se glisse dans la chambre des jumeaux) mais en même temps, qui n'a pas envie de rencontrer les fées ? le roman joue constamment entre attraction et horreur, j'ai adoré !
L'auteur utilise de nombreux éléments de notre imaginaire, souvent issus de la mythologie irlandaise. Les références sont nombreuses mais si vous avez lu le Songe d'une nuit d'été de Shakespeare et avez déjà eu vent du passage de la Chasse sauvage, vous ne serez pas surpris de croiser entre ces pages la souveraine Titania, le rusé Puck ou encore un cavalier portant une couronne d'andouillers. de même, vous comprendrez vite le subterfuge et ne vous laisserez pas avoir par un changelin déposé par les méchantes fées… Car sous leurs airs charmeurs et leurs belles apparences, méfiez-vous, l'espièglerie, la ruse et la cruauté ne sont jamais loin.
Même si l'intrigue reste basique et prend petit à petit le chemin d'une quête traditionnelle et même si certains passages laissent un peu à désirer au niveau du rythme (le soufflé retombe parfois un petit peu), les pages se tournent extrêmement vite, c'en est même assez surprenant.
En m'attaquant à un maître de la fantasy et du fantastique, j'avais un peur de tomber sur un style un peu emprunté (je crois que je ne me suis toujours pas remise de ma tentative de découverte d'Elric de Michael Moorcock que j'ai trouvé assez imbuvable). Ici, vraiment aucune difficulté à signaler, c'est au contraire assez simple (voire parfois presque « trop » simple ?) et carrément fluide. le lecteur n'est pas noyé sous les descriptions, même si celles-ci sont bien présentes, ni sous les dialogues inutiles ; c'est finalement assez bien dosé. La relative brièveté des chapitres participe également à la dynamique de lecture (« Allez, encore un petit chapitre avant de se coucher ? ») et transforme finalement ce petit pavé en parcours de santé.
Vous l'avez constaté, ce titre n'est pas exempt de défauts. Il restera pourtant un souvenir très vivace dans ma mémoire et aura participé à consolider mes connaissances et mon imaginaire résultant du folklore irlandais. Je suis vraiment très heureuse de l'avoir enfin lu, ne regrette absolument pas et suis tentée de le conseiller à qui s'intéresse un minimum au Petit Peuple !
Lien : http://bazardelalitterature.com/2014/12/11/faeri..
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Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
ricouricou12 septembre 2012
— On ferait mieux d’aller là-haut, dit-il. A ce moment-là, Pas-de-Pot arriva au galop, langue pendante et queue agitée en signe de joie. Il courut autour des jumeaux, puis se mit à renifler le sol. — Pourquoi ? demanda Patrick, qui n’avait que mépris pour tout ce qui ressemblait à de la prudence. — Parce qu’on pourrait tomber là-dedans, répondit son frère d’une voix qui paraissait frêle au milieu du joyeux vacarme de l’eau. Et puis, Maman nous a dit de ne pas aller trop loin. — C’est idiot, elle dit toujours la même chose. Patrick tira l’oreille de Pas-de-Pot et se remit à suivre le courant. Son gant de base-ball tenait à sa ceinture par une ficelle et sa casquette était crânement vissée sur sa tête. Il portait sa batte sur son épaule comme un soldat porte son fusil. Sean hésita quelques instants, puis suivit son frère, luttant pour garder sa propre casquette sur son crâne
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SoleneySoleney05 mai 2013
Il toucha quelque chose de chaud et d'humide, et un hurlement de douleur retentit tandis que des griffes labouraient sa main. Il jura en la retirant vivement. Hemingway n'avait jamais griffé aucun membre de la famille. Phil poussa la bibliothèque et Hemingway apparut à la lumière de l'ampoule nue accrochée au plafond.

— Oh mon Dieu, murmura Phil.

Le chat gisait sur un tas de livres et de magazines ensanglantés, le ventre ouvert du cou à l'aine. Un amas d'intestins d'une longueur impossible était répandu sous lui. Gloria surgit en haut de l'escalier.

— Phil ? demanda-t-elle.

— Ne descends pas ! dit Phil.

Le chat leva les yeux vers lui, comme s'il le priait de redresser la situation. Sa petite langue pointa, lécha sa truffe, et il eut l'air totalement désorienté. On aurait dit qu'il était honteux d'être retrouvé en si piteux état. Hemingway essaya de miauler, et on n'entendit qu'une imitation étranglée et pitoyablement faible de son fier cri de matou. Sa tête s'inclina lentement sur le côté, jusqu'à toucher un livre à la couverture verte, puis oscilla pour adopter un angle bizarre avec son cou. Ses yeux vitreux contemplaient Phil d'un regard aveugle. Hemingway était mort.
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NyukaNyuka31 mai 2015
Suspendu dans l'air se trouvait un petit être de lumière, une femme minuscule, nue et parfaitement formée, pas plus grosse que le pouce de Sean, et qui flottait comme un oiseau-mouche grâce à des ailes lumineuses à peine visibles. L'espace d'un instant, les yeux énormes dans un visage si petit regardèrent Sean avec amusement, puis la créature s'en fut.
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Louloute971Louloute97121 juillet 2014
-Des êtres spirituels. Ils n'ont pas de véritable forme mortelle, mais prennent la forme qui leur plaît. Ils suscitent la terreur ou la passion, l'amour ou la peur, les plus fortes d'entre toutes les émotions, les font naître dans le cœur des mortels et attisent leur flamme. Puis ils se nourrissent de ces émotions, les dévorant comme des mets raffinés. Lorsqu'ils prennent des amants mortels, leur esprit et l'esprit de leur amant s'embrasent. S'ils sont tendres, ils ne causent qu'un peu de terreur ou un peu de passion, se nourrissent avec raison et laissent guérir le mortel sur lequel ils ont jeté leur dévolu. Mais s'ils sont sans tendresse, ils prennent tout jusqu'à ce qu'ils aient dévoré l'esprit des humains dont ils usent ainsi, ne laissant derrière eux que des cendres.
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EmyBEmyB19 juillet 2013
Ce que je veux vous dire, c'est que lorsqu'on fait l'expérience de cette attirance chimique, elle est toute-puissante et n'a aucun sens. Et c'est terrifiant. De plus, cela vous donne l'impression que quelqu'un d'autre vous tient en son pouvoir, ce qui n'a généralement rien d'agréable. Nous en venons parfois à en détester ceux que nous aimons à cause de ce pouvoir qu'ils ont sur nous.
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