ISBN : 286959951X
Éditeur : Arléa (2011)


Note moyenne : 4.09/5 (sur 54 notes) Ajouter à mes livres

Une petite annonce dans un journal comme une bouteille à la mer. Hélène cherche la vérité sur sa mère, morte lorsqu’elle avait trois ans. Ses indices : deux noms et une photographie retrouvée dans des papiers de famille... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 26 mars 2012

    caro64
    Parmi les belles découvertes, ce premier roman d'Hélène Gestern qui vous happe dès les premières pages.
    Roman épistolaire, il met en relation Hélène Hivert et Stéphane Crüsten. La première cherche des renseignements sur sa mère, décédée trop tôt, et découvre parmi les archives familiales un article de presse illustré par une photographie de la disparue. Désireuse d'en savoir plus, elle publie une petite annonce dans la presse. Stéphane, fils de l'un des deux hommes présents sur la photo, répond à Hélène et se lance à son tour dans la quête des souvenirs secrets de son père. Suit un échange de lettres ou courriels. Au fil de leurs trouvailles, les protagonistes reconstituent deux destins cachés.
    Encore un roman sur les secrets de famille ? Non, un petit bijou de finesse… Ce premier roman aborde des thèmes comme la place des photographies dans la mémoire familiale : comment les interpréter après la disparition de tous les témoins ? Quels souvenirs laisse-t-on après la mort ? Un autre thème est celui de la fragilité du lien amoureux face au milieu familial.
    Le roman est captivant (se lit d'une traite) et l'intrigue menée avec beaucoup d'astuce. Chaque chapitre s'ouvre sur la description d'une photographie, témoignage d'un instant de vie et de secrets oubliés. Tout sonne juste dans cette correspondance. Une vraie réussite.
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    Critique de qualité ? (19 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Desmaze, le 08 septembre 2011

    Desmaze
    Souvent, je lis un crayon à la main, pour conserver des impressions, retenir une citation, une formule.
    Pas possible avec Hélène Gestern !
    J'ai été happé dès la première phrase "La photographie a fixé pour toujours trois silhouettes en plein soleil, deux hommes et une femme", pris par la tension qui s'installe d'emblée dans ce roman empruntant aux codes et au rythme du suspense policier.
    Hélène a perdu sa mère quand elle avait 3 ans. Elle retrouve, dans des papiers de famille, cette photo qui l'intrigue. Comme une bouteille à la mer, elle la publie dans Libération. Stéphane, chercheur expatrié à Ashford croit reconnaître son père parmi les deux hommes.
    De ce premier contact, naît une formidable aventure épistolaire - lettres, mails, sms - rythmée par la découverte d'indices, d'autres photos, qui viendront peu à peu compléter le puzzle d'un passé inconnu et tisser entre les deux protagonistes une histoire d'aujourd'hui à superposer aux silences d'hier.
    L'histoire va s'écrire en 12 photos, autant d'étapes d'un parcours qui s'apparente à un chemin de croix pour la narratrice, Hélène, décidée à affronter cette histoire qui lui a été cachée, ces morceaux de vie qui lui manquent.
    Voici un premier roman plein de finesse, d'intelligence, de vivacité.
    Et d'espoir malgré le passé douloureux que vont remuer nos deux correspondants, parce que "Une fois né, l'amour, quelle que soit la destinée qu'on lui réserve, est irrévocable."
    Comme le plaisir pris à la lecture de ce magnifique texte !
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par mimipinson, le 20 novembre 2011

    mimipinson
    « Oui, il est insupportable de ne pas savoir ; ce silence familial est un poison qui contamine tout ce qu'il touche, nos rêves, nos peurs, nos vies d'adultes. Et il finit par nous replier autour de de nos questions trente ou quarante ans après. »
    Ce poison dont parle Hélène, il en faudra trouver l'antidote ; un antidote qui arrivera sans crier gare, sous forme d'une photo, retrouvée dans les archives familiales.
    Comment une banale photo peut bouleverser une vie, et surtout la remplir soudainement de tout ce qui lui manquait depuis des décennies.
    La photographie, l'objet type de la mémoire familiale sera au centre de ce roman épistolaire. Car tout part d'une photo, les personnages clés de la vie d'Hélène et Stéphane sont des photographes, et c'est photo après photo qu'Hélène et Stéphane vont construire leur vie, et relier chaque évènement.
    Roman épistolaire donc, car d'un simple avis de recherche dans un quotidien, va naître un échange entre deux inconnus qui deviendra de plus en plus intime, et profond, mais restera, et c'est là un paradoxe, assez longtemps distancié par un vouvoiement qui ,compte tenu de leur sentiments respectifs , pourrait paraître désuet. Pour ma part, je l'ai perçu comme une grande pudeur, un profond respect entre eux, mais aussi une peur plus ou moins inconsciente de l'avenir et des réponses à leurs recherches.
    La correspondance utilise des modes aussi variés que la lettre traditionnelle travaillée, intimiste et profonde, le courriel qui peut être bref et synthétique, ou au contraire aussi personnalisé que la lettre, et le sms.
    Entre chaque épisode de correspondance, nous franchissons une étape supplémentaire grâce à une photo qu'Hélène Gestern a le génie de faire vivre avec les mots ; si tant est que je pouvais visualiser chacune d'elle. Elle décrit avec beaucoup de finesse et de détail chaque grain de photographie. du grand art…
    Je serais incomplète en passant sous silence une autre lettre, longue, cette fois, lettre posthume, si belle, qui ne peut que nous toucher au cœur, et nous ôter toute tentative de jugement .Si le secret est un poison, il peut être un poison doté des meilleures intentions…. Doit-on tout dire ? Et si oui, oui, quand le dire ? Comment ?
    Aller à la rencontre de l'intimité de ses parents n'est-il pas déjà un pas de trop ? Où et quand s'arrêter ?
    Hélène Gestern, qui signe là son premier ouvrage, nous offre une écriture soignée, au charme désuet de la correspondance d'antan, un phrasé qui immédiatement m'a portée sur le chemin d'Hélène et Stéphane. C'est avec eux que j'ai vécu deux après-midi durant, comme eux j'ai douté, eu des crèves cœur, me suis aussi amusée de leur humour. En dépit du drame qui se cache derrière tous ces secrets verrouillés, j'ai trouvé la fin apaisante, et apaisée. C'est à la grande sagesse de nos deux personnages que l'on doit cela. En effet vouloir connaître la vérité, est une chose ; l'assumer, et en faire un atout, est tout autre. Assurément Hélène et Stéphane ont réussi l'épreuve.
    « Aujourd'hui, lorsque je pense à eux deux, je mesure la force de leur lien, ce lien qui nous a conduits l'un vers l'autre à trente-sept ans de distance, à partir d'une improbable coupure de journal. (…)Oui, c'étaient Eux sur la photo, qui nous parlaient, nous appelaient… Je les contemple jusqu'au vertige et je crois les entendre nous dire qu'il faut vivre maintenant, saisir la chance qu'ils ont laissée échapper. »
    Ils m'ont parlé à moi aussi, ces deux-là… Hélène Gestern, rencontrée chez elle, à Nancy, au livre sur la place, m'a également parlé à l'oreille tout au long de ses pages. Ce premier ouvrage est plein de promesses pour les suivants.
    Que mon libraire, qui lui aussi, m'a parlé de ce livre avec tant passion, soit remercié


    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2011/11/eux-sur-la-photo.html
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 06 décembre 2011

    brigittelascombe
    Alors que sa belle mère et mère adoptive a la maladie d'alzheimer, Hélène Hivert, qui travaille dans un musée de cartes postales, découvre une photo de sa mère biologique Nathalie (disparue alors qu'elle avait trois ans) en tenue de tennis et accompagnée de deux hommes.
    Sachant qu'elle a séjourné à Interlaken, taraudée par l'aiguillon de la curiosité, Hélène passe une annonce dans un journal local. Stéphane Crüsten (spécialiste en ADN végétal) répond et lui apprend que son père Pierre figurait sur le cliché.
    S'en suit une correspondance (lettres et courriel entre Hélène et Stéphane), des rencontres, des aller-retours entre Paris,Genève et l'Angleterre et l'émergence d'un amour qui vient en écho de celui qu'ont vécu en secret leurs parents trente-sept ans en arrière.
    Et s'ils étaient frère et soeur? Et si Nathalie ne s'appelait pas Nathalie?
    Sur fond de "silence familial" et de suspense, une très belle histoire d'amour, toute en délicatesse,signée Hélène Gersten dont c'est le premier roman.
    A signaler que Eux sur la photo vient d'obtenir le prix FNAC 2011.
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    • Livres 5.00/5
    Par ancoline, le 06 janvier 2012

    ancoline
    Hélène en vidant les souvenirs de ses parents après le décès de sa belle-mère retrouve une photo de sa mère biologique qui est décédée à l'âge des trois ans d'Hélène. Elle la retrouve entourée de deux hommes dont l'un semble très proche et familier avec sa mère, elle fait à tout hasard une annonce dans le journal. Elle a l'habitude de faire des recherches par son métier dans un musée de cartes postales. Un homme, Stéphane en déplacement régulier pour son travail, lui dit reconnaitre son père qui a séjourné à Interlaken. Elle est prise comme nous au tourbillon d'en savoir plus. Cette ville est effectivement un autre élément de ses indices.
    Stéphane et elle vont échanger des lettres puis des emails, puis les relations devenant de plus en plus proche des textos. Ils ont presque le même âge, et leurs parents ont été proches. Sont-ils frère et sœur ce qui expliquerait leur affinité mais ce serait aussi un drame puisqu'ils se rapprochent l'un de l'autre. Petit à petit on découvre la vie des familles bourgeoises de cette époque et l'emprise du "qu'en dira-t-on ?". Attitude trop souvent dure.
    On se sent porter facilement par le texte tant il est facile, les descriptions sont très bien faites et les photos, lettres nous apparaissent sous les yeux.
    J'ai été enchanté de lire ce livre et j'ai d'autant plus aimé la fin que je n'avais pas devinée.
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Critiques presse (1)


  • Bibliobs , le 09 septembre 2011
    Avec «Eux sur la photo», Hélène Gestern signe un premier roman d'investigation sentimentale où tout sonne juste.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs

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Citations et extraits

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  • Par Marsup, le 23 mai 2012

    Un très beau roman à la plume fluide et poétique. Des investigations, des secrets de familles, de l'émotion et le tout réunit harmonieusemen dans un même roman.

    Les descriptions des photos sont tellement fines et détaillées qu'on a l'impression de voir naître peu à peu la pellicule ! Chapeau !

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  • Par Marsup, le 24 mai 2012

    Tout, dans ce portrait de groupe, respire la légèreté et l’insouciance mondaine.
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  • Par marysedepe81, le 16 mai 2012

    Oui, c'étaient eux sur la photo, qui nous parlaient, nous appelaient... Je les contemple jusqu'au vertige et je crois les entendre nous dire qu'il faut vivre maintenant, saisir la chance qu'ils ont laissée échapper.
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  • Par marysedepe81, le 16 mai 2012

    L'icône du bonheur était craquelée depuis le début , et le premier signe était là sous nos yeux à tous. Mais nous n'avons rien voulu voir.
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  • Par nath45, le 15 mai 2012

    Hélène cherche la vérité sur sa mère, morte lorsqu’elle avait trois ans. Elle a pour indices deux noms et une photographie, elle passe une petite annonce dans un journal.
    Stéphane répond à l’annonce, va s’ensuivre une correspondance, une enquête, une rencontre.
    Roman très sympathique, on ne lâche pas le livre, j’ai bien aimé le fait d’alterner les descriptifs de photographies qui nous donne l’impression d’être en possession de ces photos.
    Helène Gestern signe son premier Roman
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Vidéo de Hélène Gestern

Structurer son roman .
Pour construire son premier roman, "Eux sur la photo" (Editions Arléa, 2011) Hélène Gestern a utilisé un système de nombres amicaux. Un travail méticuleux pour une structure qui reste totalement invisible...








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