Au nord-est de l’Inde, à l’embouchure du Gange et du Brahmapoutre, s’étend une vaste région parsemée d’îlots, hostile et déshéritée. On l’appelle les Sundarbans, le pays des marées. C’est là, entre terre et mer, que vont se rencontrer... > voir plus
J'étais heureuse de découvrir, toujours à travers les romans, un autre style de vie et une autre région de l'Inde, les Sundarbans. Surtout qu'elle en est le personnage principal, sa beauté, son coté sauvage et inhospitalier, la mangrove, la faune, (les dauphins, les tigres et crocodiles) avec laquelle il faut partager ce cadre de vie, ces dangers qui rodent sur le fleuve ou sur la terre, ses éléments qui se déchaînent et peuvent tout détruire. Mais c'est un roman à l'équilibre parfait entre humain et nature. Les relations humaines sont riches, les personnages qu'on cotoit pour certains à différents moments de leur existence sont variés, Fokir le pêcheur, silencieux et calme, dont la vie est ancrée dans cette nature avec ce fleuve qui lui colle au coeur, Kanai, ambitieux et qui voudrait appliquer ses choix de vie aux autres, et qui ne comprend pas qu'on puisse aimer une vie réduite à la simplicité, Piya et ses dauphins, son histoire familiale, Moyna et sa force de caractère, le couple Nilima et Nirmal qui a des vues différentes sur la manière d'améliorer la vie des Indiens et leur frustration de ne pas se comprendre. On apprend également à travers l'histoire des personnages, un épisode historique de l'Inde, les légendes et superstitions qui peuplent cette région des Sundarbans.
On dirait que vous partiriez en vacances, que malgré une PAL obèse, vous auriez envie d'acheter des bouquins, et que, perdu dans les rayonnages de votre libraire préféré, vous hésiteriez entre Le pays des marées, et Jour de pluie à Madras. Ah oui, parce que vous auriez aussi envie de lire un roman indien. Si c'est possible, ne soyez pas rabat-joie. Pour lire la suite : http://conjurationdeslivres.com/node/272
Très beau livre et il m'a obligée à lire lentement, cela signifie que le livre me passionne autant pour son histoire que son écriture. On y lit la difficulté de survivre au Bengladesh. Beaucoup de thèmes sont abordés avec une grande délicatesse, la protection de la nature, les rapports dans le couple et la violence des conflits dans cette région où les populations sont parfois à la limite de la survie. La description du raz de marée est absolument saisissante. le mélange des mythes et des faits naturels est très intéressant. Pour une fois, dans un récit à propos l'Inde les castes et les religions sont au second plan, et on y retrouve donc plus les valeurs d'humanité commune à tous.
Ce livre est à lire, car il a plusieurs qualités. D'abord, il nous plonge dans la civilisation des Indes. Il nous raconte, à travers le récit de Nirmal, un pan de l'histoire méconnu. En effet, c'est une histoire dans l'histoire, mais elle a son importance.
D'autre part, l'auteur nous raconte certains récits engendrés par la superstition. Il s'attarde surtout sur des récits mettant en scène la déesse Bombibi. Même si le lecteur, à l'instar de certains personnages, ne partage pas ces croyances, la façon dont elles sont présentées fait qu'il les respecte. On ne peut pas prévoir les événements.
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