Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

> Jean-Claude Mallé (Traducteur)

ISBN : 2914370334
Éditeur : Bragelonne (2003)


Note moyenne : 3.99/5 (sur 624 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Jusqu’à ce que Richard Cypher sauve cette belle inconnue des griffes des ses poursuivants, il vivait paisiblement dans la forêt de Hartland. Elle ne consent à lui dire que son nom: Kahlan. Dès le premier regard, il sait qu’il ne pourra plus jamais la quitter. Or, elle v... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (107)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Aldanaryel, le 10 juillet 2009

    Aldanaryel
    Ce livre, je le recommande à tous ceux qui veulent se lancer dans le fantasy. C'est le premier ouvrage du type que j'ai lu et il m'a incité à en lire d'autres.
    Il est à la fois un classique du genre et un novateur.
    Un incontournable !!
    A priori l'histoire est un archiclassique du genre "héroïc-fantasy". Un gamin tout gentil tout minions face à une quête insoluble, des secrets en masse, un destin lié au monde qui l'entoure, un amour impossible, un mentor amusant, bref vous voyez le tableau. On a même frisé le "Luke, je suis ton père !".
    Pourtant, malgré le manque d'originalité on s'attache rapidement au personnages et à l'intrigue. D'autant que les révélations donnent envie de continuer. le style d'écriture est fluide et la mayonnaise prend.
    La cuisine passe d'autant plus facilement qu'il y a de la nouveauté.
    A savoir des choses peu bucoliques : viols, tortures, massacres, meurtres et le tout super bien détaillé.
    A ne pas conseillé aux gamins, donc. Pourtant dans le récit sa passe facilement et donne un côté un plus adulte.
    Ce qui bien aussi c'est qu'à la fin du tome 1 il y a une grosse révélation qui enclenche tous les autres titres.
    Mais on peut tout à fait s'arrêter là. Si si je vous assure, pas de regrets si sa ne vous enchante pas.
    Comme je le disais en intro : à lire pour les néophyles. Mais ensuite je leur conseille plutôt de passer à autre chose. Genre le Trône de fer ou l'Assassin royal.
    Oui, parce que le reste de la saga est "réservée" à ceux qui comme moi ont vraiment accroché. Et encore, il faut être motivé.
    Les remarques qui suivent expliquent cette précaution mais elles ne s'appliquent pas au premier tome.
    Certains tomes sont génialissimes (le 1, le 3, le 5 le 8), d'autres trop longs à démarrer (le 2 et le 4) , et certains franchement tout juste passables (le 6 et le 7).
    L'auteur aime trop nous faire passer des messages du genre "je suis pour la peine de mort", "il faut abattre son ennemi sinon c'est lui qui le ferra". Et bien sûr le tout arrangé à la mode fantasy.
    Certaines histoires se répètent trop souvent (les pleurnicheries consécutives lors de multiples séparations, des tortures trop régulières surtout sur la même personne) et certains personnages sont franchement crispants (pour les derniers tomes).
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 15         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par mademoisellehirondelle, le 25 avril 2014

    mademoisellehirondelle

    Je n'ai pas été convaincue par ce livre, je vous explique pourquoi (revue plus complète sur le blog).
    - Par une journée normale, un homme normal se balade dans la forêt, quand tout à coup une belle jeune femme apparaît au détour d'un buisson.
    Bien sûr, elle est en détresse, poursuivie par des méchants, et l'homme normal décide tout naturellement de tout faire pour protéger cette belle inconnue. Belle inconnue dont il tombe irrémédiablement amoureux au premier coup d'œil, bien sûr.
    Tout cela est très cliché, et j'ai bien conscience que ce genre de schéma peut se retrouver dans beaucoup de bons livres. Mais j'ai trouvé qu'ici, c'était un peu gros.
    -J'ai explosé de rire quand au détour d'un chapitre, l'un des protagonistes a annoncé que la menace qu'ils auraient à combattre s'appellait... Darken. Vraiment ? Un méchant qui, pour montrer qu'il est méchant, s'appelle Dark(obscurité)en. MAIS il n'a pas les cheveux et les yeux noirs, c'est déjà ça.
    - Richard Cypher, c'est un bon gars, bien que je ne trouve absolument pas crédible en tant que héros. Honnêtement, je me suis demandé comment il arrivait à échapper à toutes les emmerdes qu'il a pu avoir dans le livre.
    Richard est un garde-forestier, et pas un putain de gardien de la frontière comme un personnage secondaire qui est badass (Chase) ! D'où son maniement de l'épée et son art au combat lui vient ?
    Pour moi, il n'est crédible qu'après avoir opéré un vrai travail sur lui-même, comme dans les derniers chapitres.
    - Les quatuors, les garns, les chiens à coeur, les soldats, la magie, la frontière, le monde des morts, les sous-fifres, Darken Rahl (sérieusement ??)... Richard rencontre t tellement d'ennemis, qui s'évanouissent si vite après avoir été battus, qu'à force, je n'arrivais plus à craindre pour la "vie" de mes personnages. Les péripéties s'enchaînent pratiquement à chaque chapitre. Ils s'en sortent toujours, parce qu'il était écrit dans une prophétie que Richard allait résoudre tous les problèmes. du coup, j'ai eu l'impression que quoi qu'il arrivait, Richard s'en sortirait.
    - le cliché de l'amour maudit:
    C'est un cliché que j'ai de plus en plus de mal à supporter. On SAIT que la belle va finir avec le héros. Et là, ça m'a d'autant plus irritée, que je n'ai pas réussi à éprouver la moindre empathie pour Kahlan avant qu'elle explique enfin les tenants et aboutissants de son pouvoir à Richard. Avant cette révélation, je suis désolée, mais je ne peux pas comprendre pourquoi elle souffre tant de ne pouvoir faire un bisou à son dulciné. L'explication arrive bien trop tard, et j'ai eu le temps de m'énerver sur des scènes d'amour impossible que je ne comprenais pas, tout comme Richard.
    Du coup, l'amour "maudit" qu'ils éprouvent l'un pour l'autre ne m'a absolument pas touchée.
    - le problème du style:
    Alors, je l'ai lu en français, parce que oui, j'aime aussi lire des livres en français entre deux classiques anglais que je lis pour les cours. Sur mon livre, on peut voir que c'est Jean-Claude Mallé qui a traduit. Je ne sais donc pas si c'est Terry le responsable de ce style, mais c'est triste.
    Sans détour je compare facilement aux écritures simplistes des romans pour ados qui prennent les ados pour des idiots.
    "Le regard de la femme, moins intense, desserra son emprise sur lui. Dans ses prunelles, il lut une chose qui l'attirait plus que tout. L'intelligence ! Oui, l'intelligence brûlait dans ses yeux et dans tout son corps, glorieuse figure de proue de son intégrité. Pour la première fois de la matinée, Richard se sentit en sécurité."
    Je ne sais pas si c'est moi, parce que j'ai pris l'habitude de styles plus alambiqués, mais je trouve ça un peu à ras des pâquerettes.
    Mais ça reste à l'appréciation de chacun je pense.

    - Je n'ai pas non plus jeté ce livre par la fenêtre parce que je dois quand même reconnaître qu'il y a des idées, des passages et des personnages qui sont bons, que j'aime énormément. Mais ce ne sont pas les personnages principaux qui vous l'aurez compris, m'ont laissée de marbre.
    - Darken Rahl: malgré un rôle plutôt mineur, j'ai aimé sa façon de pratiquer la magie. Darken éventre des enfants pour le plaisir des petits et des grands.
    - Denna: la Mord Sith justifie à elle seule la lecture de ce premier tome. C'est un personnage complexe, aussi dangereuse que fragile, à la fois victime et bourreau. C'est elle qui provoque une véritable évolution dans la personnalité de Richard.
    Pour moi, c'est elle qui en fait un héros, un gars qui va vraiment pouvoir sauver le monde. Denna, c'est LE personnage de ce tome, et je le pense vraiment. J'ai trouvé les Mord Sith fascinantes, attachantes, leur univers et leurs doctrines sont nouveaux pour moi. Je n'avais jamais vu ça ailleurs. Et j'aime.
    - La Princesse Violette, personnage de pure méchanceté, jouissive comme un Joffrey Baratheon.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          4 6         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Igguk, le 22 février 2014

    Igguk
    Quand j'ai commencé ce premier tome de l'épée de vérité, j'ai eu peur.
    Résumons: un jeune guide forestier sauve une dame en détresse poursuivie par des méchants, il tombe amoureux, paf, comme ça.
    Puis il doit ensuite quitter sa contrée natale pour partir contrer le grand méchant qui veut asservir le monde, il a été désigné par un grand sorcier comme "Le sourcier", ou l'élu, ou "celui qui va en chier", parce qu'il a un grand pouvoir, donc c'est à lui de le faire. du coup, au passage on lui donne une épée magique.
    Et ainsi, le groupe d'aventuriers (oui, suivez un peu, y'a un jeune élu, une demoiselle, et le vieux sorcier rigolo) part récupérer un artefact magique avant le grand méchant, sinon il deviendra trop puissant.
    Voilà...
    Ça donne envie hein ? C'est original, inédit, grandiose.
    Oui, bon, en fait non, c'est le début de saga Héroic-fantasy le plus bateau du monde, on croirait lire une BD d'Arleston, sans les images, c'te torture.
    Mais j'ai mis une bonne note, donc il doit y avoir des trucs bien, dans ce premier tome !
    On peut commencer par les personnages. Richard, le jeune élu en question, est un peu plus profond que ne le laisse penser le début de l'histoire. Mais surtout, il est un peu plus malin que la moyenne des héros neuneu du genre, il agit, prend des décisions plutôt logiques, et percute souvent assez vite ce qu'il doit faire. Oui car voyez-vous, c'est le sourcier, et apparemment, ça veut dire que c'est le gars qu'est toujours en quête de la vérité (il remonte à la source, quoi...).
    Ça amène à quelques passages de dialogues ou de questionnement souvent bien vus et plaisants à lire, ça change vraiment du héros qui se demande "oh mon dieu c'est injuste je souffre, que faire ? J'y arrriverai jamaaaaaaiiiiiis, que qulequ'un m'aide !" (Frodon, Jamère, faites pas ceux qui ont pas compris, là...).
    Les autres personnages sont un peu plus profond et classes qu'au premier abord, la fameuse nana en détresse est en fait une inquisitrice doté de pouvoirs mortels, qui fout la trouille aux plus puissants rois, et le vieux sorcier est un peu plus fun et moins moralisateur que le Gandalf générique. Et il se goure, il jure, il en sait à peine plus que les autres.
    Ajoutez d'autres personnages qui vont graviter autour du groupe principal, Chase, le capitaine de la garde compétent et bourru, Rachel, la "princesse Sarah" du royaume le plus pourri du monde, le peuple d'Adobe (qui se met des grosses baffes pour se dire bonjour, oui oui...). le tout est cohérent, parfois rigolo ou un peu absurde, mais on sent que l'auteur s'amuse.
    Les méchants sont par contre un peu plus caricaturaux, le grand pas beau et un sorcier méchant ultra badass qui veut conquérir le monde, normal quoi... La reine Milena est une grosse p*** tyranique classique, sa fille est une petite p*** de princesse tyranique classique aussi, y'a la sorcière méchante qui est juste... une sorcière méchante...
    L'histoire réunit donc tout ce petit monde avec un timing plutôt bien foutu, des enjeux apocalyptiques, des pouvoirs qu'on comprend pas tout à fait donc on va douter, des groupes qui se croisent en se loupant, un voyage où on va découvrir plusieurs régions/peuples/personnages pour amener au grand dénouement.
    C'est franchement bien ficelé, un peu classique, mais je me suis attaché à ce petit monde. Ce qui prédomine pour moi, c'est un sentiment d'intelligence (relative) qui ressort de tout ça, le héros est plutôt astucieux et clairvoyant, et ça rend les étapes du voyage intéressantes quand on se dit "Ah ouaaaaais, bien vu !", il étudie ses possiblités, réflechit aux conséquences, etc...
    On a aussi les petits secrets qu'ont les héros, qu'ils veulent cacher aux autres, et qui donnent lieu à des situations tendues.
    Le seul truc qui fait bizarre c'est le passage complètement SM qui dure bien 50 pages, je comprends l'interêt scénaristique et le personnage de Denna et toute la structure qui va avec sont sympas, mais sérieux ? 50 pages de bonne vieille torture ? Il a pris son pied en écrivant ça ou quoi ? L'art de l'ellipse, il connait ? Au bout d'un moment, c'est un peu... désagréable... C'est peut-être fait exprès, en même temps...
    'Fin bref, ce premier tome est donc une lecture agréable, sans être révolutionnaire, on passe un bon moment, et ça m'a donné bien donné envie de voir comment se passe le tome suivant.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          5 6         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par ClaireDoc, le 18 avril 2013

    ClaireDoc
    Ce livre est paradoxal : pas assez bien écrit à mon goût mais quand même prenant.
    La lecture de la première page amena une moue dubitative de ma part : qu'est-ce que c'est que cette histoire de fantasy où un héros se nomme Richard Cypher, ce n'est vraiment pas propice a transporter mon imagination dans un monde magique (et son frère se nomme Michael, l'horreur). Une phrase de cette même première page me fit tiquer  : "il passa la main dans ses cheveux, tandis que les affres du désespoir s'emparait de lui..." je cite de mémoire, mais c'est vraiment le genre.
    Et pourtant ! Ce livre je l'ai dévoré en quelques jours (plus de milles pages dans la version poche), et j'ai oublié le style un peu classique (pour ne pas dire gnangnan) au profit du scénario. Car oui il y a un vrai souffle de fantasy qui vous pousse à lire. L'introduction est simple, Richard sauve la belle Kahlan (voilà un nom qui m'inspire plus) poursuivie par d'horribles mercenaires qui en veulent à sa vie et à partir de cet instant commence une course permanente. Un homme monstrueux veut mettre la main sur tout les royaumes et seul un grand sorcier et le "sourcier de vérité" ont une chance de l'arrêter. Richard quitte le monde qu'il avait toujours connu et découvre que la magie existe bel et bien.
    Le héros, qui passe d'abord pour un forestier naïf, se révèle plein de ressources. Au départ l'auteur se place comme omniscient et nous révèle les pensées de son héros, puis il omet habilement de nous les livrer en se concentrant sur l'action et les autres personnages (surtout Kahlan). Cela permet un renversement de la situation grâce à une scène clé ou nous découvrons grâce au dialogue entre les personnages les fines cogitations de Richard. Ce procédé est repris à plusieurs reprises, ce qui permet à chaque fois une surprise et des rebondissements.
    Même si cette rapide description peut donner l'impression que l'histoire est très manichéenne, de nombreuses réflexions philosophiques émaillent le texte. Ainsi le sorcier de l'histoire ne cesse d'expliquer que faire le mal (tuer par exemple), même pour une cause "juste" engendre de la souffrance. D'autre part, il insiste sur le fait que chacun est persuadé d'être du côté de la "juste cause", les ennemis sont toujours des gens convaincus du bien fondé de leur guerre. Cela ne facilite pas la tache du héros et on est bien loin du manichéisme. La "première leçon du sorcier" dont il est question est particulièrement édifiante : "les gens sont stupides". Cela implique pour les sorciers la possibilités de les duper très facilement. Mais surtout chacun est concerné et un grand sorcier ne doit pas se laisser convaincre de ce qui apparaît comme la réalité seulement parce que c'est là son souhait ou sa crainte. le héros profite bien de la leçon.
    Je dois dire que j'ai été bien attrapé quand j'ai découvert dans la grande scène finale, une référence directe à la manie du héros de passer la main dans ses cheveux. La phrase que j'avais trouvé ridicule dans l'incipit boucle l'histoire et est un élément déterminant pour que le lecteur comprenne la ruse du héros !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          1 8         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102, le 19 avril 2012

    Aline1102
    Richard Cypher sauve une inconnue, Kahlan, d'un quator venu d'au-delà des frontières. A partir de ce moment, sa vie va se trouver complètement changée. Avec l'aide de Zedd le magicien, vieil ami de Richard, les deux jeunes gens vont devoir empêcher Darken Rahl de dominer le monde. Afin de mieux lutter contre leurs ennemis, Richard est intronisé Sourcier et porte l'Epée de Vérité.

    "La Première leçon du Sorcier" est le premier tome d'une saga de fantasy qui commence sur les chapeaux de roue!
    Le suspense est magnifiquement maîtrisé par l'auteur qui parvient presque à épuiser son lecteur, vu la tension de la plupart des chapitres. Chaque fois, les héros semblent se retrouver dans des situations invraisemblables et on a plus d'une fois l'impression qu'ils ne surviveront pas, que Darken Rahl va gagner la partie.
    Et malgré cette tension, on n'a qu'une envie: continuer la lecture, le plus vite possible, afin de connaitre la fin de l'histoire et le destin de chacun.
    Ce premier tome réunit également tous les éléments qui font le succès de la fantasy: des héros attachants, une lutte entre le Bien et le Mal, des "méchants" odieux, un Sorcier, une belle jeune femme et un jeune homme amoureux l'un de l'autre. Mais au-delà de tous ces stéréotypes, l'histoire est néanmoins très profonde: ainsi, les malheurs des héros semblent être là pour nous rappeler que nous pouvons tous repousser nos limites et lutter pour une cause que l'on croit juste.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 13         Page de la critique

> voir toutes (61)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par FleurCannibale, le 30 juin 2010

    Richard l'arrêta alors que la pointe entrait déjà en contact avec le tissu de la robe.
    _Ne fais pas ça..., murmura-t-il
    _Il le faut. Parce que je t'aime! Et je t'ai touché avec mon pouvoir... Mieux vaut mourir qu'être ta maîtresse. C'est le seul moyen de te libérer. (Elle redressa un peu le menton) Je voudrais que tu m'embrasses et que tume laisses seule. Je refuse que tu assistes à ça.
    _Non.
    _Qu'as-tu dit? souffla Kahlan en levant les yeux.
    Richard mit les poings sur ses hanches.
    _"Non", voilà ce que j'ai dit. Pas question de t'embrasser avec ces peintures ridicules sur les joues. Elles ont failli me faire mourir de peur.
    _Tu ne peux rien me refuser! fit l'Inquisitrice incrédule. Je t'ai touché avec mon pouvoir...
    Richard s'agenouilla près d'elle et défit le bâillon de son cou.
    _Bien... Tu m'as ordonné de t'embrasser... (il trempa le morceau de tissu dans l'eau)... et j'ai répondu que je ne le ferais pas tant que tu aurais ces peintures sur le visage. (Il entreprit d'effacer les éclairs des joues de sa compagne.) Donc la seule solution est de les enlever.
    Kahlan se laissa faire son protester. Quand il eut fini, il jeta le bâillon, s'accroupit en face d'elle et lui passa les bras autour de la taille.
    _Richard, je t'ai touché avec ma magie. Je l'ai senti, vu et entendu. Pourquoi le pouvoir ne t'a-t-il pas emporté?
    _Parce que j'étais protégé...
    _Par quoi?
    _Mon amour pour toi. J'ai compris que je t'aimais plus que la vie elle-même. Plutôt que d'être sans toi, je préférais me livrer à ton pouvoir. Rien de ce que la magie aurait pu me faire n'était pire qu'une séparation définitive. Je voulais tout abandonner pour toi, Kahlan. Alors j'ai offert au pouvoir tout ce que je possédais. Mon amour pour toi! Ayant mesuré à quel point je t'aimais, prêt à t'appartenir sous n'importe quelles conditions, j'ai compris que la magie ne détruirait rien en moi. Je te suis déjà dévoué corps et âme, alors, pourquoi me transformerait-elle? Ma protection, c'était d'avoir déjà été touché par ton amour. Convaincu que tu éprouvais la même chose, je n'avais aucune crainte. Au moindre doute la magie se serait ruée sur la faille pour me ravager. Mais je n'en avais aucun! Mon amour pour toi est un bouclier lisse et sans craquelures. Il m'a protégé de la magie.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 18         Page de la citation

  • Par Amnezik666, le 02 août 2012

    — La Première Leçon du Sorcier : les gens sont stupides ! (Richard et Kahlan en restèrent bouche bée.) Je répète, les gens sont stupides ! Avec la motivation idoine, ils avalent presque n’importe quoi. Étant stupides, ils goberont un mensonge parce qu’ils veulent y croire, ou parce qu’ils ont peur que ce soit la vérité. Leurs têtes sont pleines de connaissances, de faits et de croyances erronés, mais ils les tiennent pour authentiques. Oui, mes enfants, les gens sont stupides ! Ils parviennent exceptionnellement à distinguer la vérité du mensonge. Mais ils sont persuadés du contraire et en deviennent plus faciles encore à berner !
    » À cause de la Première Leçon, les sorciers d’antan ont créé les Inquisitrices et les Sourciers, pour qu’ils découvrait la vérité quand le jeu en vaut la chandelle. Rahl connaît toutes les Leçons du Sorcier. Et il se sert abondamment de la première. Les gens ont besoin d’un ennemi pour avoir un but dans la vie. Avec ça, il est beaucoup plus facile de les embrigader. Avoir un but, lutter pour une cause, est de loin plus important que la vérité. De fait, elle n’a rien à voir dans l’affaire. Les gens sont stupides et ils ont besoin de croire, donc ils ne s’en privent pas !
    — Mais ces massacres… grogna Richard. C’est faux ! Comment Rahl réussit-il à faire passer de tels mensonges ?
    — Tu en savais plus long que la moyenne des gens, dit Zedd en le foudroyant du regard. Presque sûr que ce ne pouvait pas être des soldats de Terre d’Ouest, tu doutais pourtant de ton analyse. Parce que tu craignais que ce soit quand même vrai ! Redouter qu’une chose soit vraie revient à accepter une possibilité. Et c’est le premier pas vers la crédulité. Au moins, tu es assez intelligent pour te poser des questions. Mais pense combien il est facile de croire pour ceux qui ne s’en posent jamais, et qui ignorent même comment on fait ? Pour la majorité de nos contemporains, ce n’est pas la vérité qui compte, mais la cause. Comme Rahl est malin, il leur en a donné une. Et voilà ! Au fait, c’est la Première Leçon du Sorcier parce qu’il s’agit de la plus importante !
    — Mais les hommes qui ont perpétré ces massacres… Eux, ils savent ! Comment peuvent-ils commettre des meurtres pareils ?
    — Le but ultime ! Ils agissent pour la cause…
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la citation

  • Par FleurCannibale, le 30 juin 2010

    Un instant, elle sembla sur le point de lui révéler son grand secret. Au clair de lune, elle était belle à damner. Mais son apparence n'était pas tout. Ce qu'il y avait en elle comptait beaucoup plus - de son courage à son intelligence en passant par sa détermination. Sans oublier le sourire qu'elle ne réservait qu'à lui? Pour le voir naître sur ses lèvres, il aurait tué un dragon à mains nues. Aussi longtemps qu'il vivrait, comprit-il, il ne voudrait aucune autre femme qu'elle. Et si elle se dérobait à lui, il resterait seul jusqu'à la fin de ses jours. Car il n'y aurait jamais personne d'autre...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 19         Page de la citation

  • Par Ewiline, le 16 avril 2011

    Mais il y a des règles à la maison. Tu devras t'y plier.
    - Je ferais tout ce que tu voudras, Chase !
    - Eh bien, commençons tout de suite ! Voilà la première : aucun de mes gamins ne m'appelle Chase. Si tu veux faire partie de la famille, "papa" est dde rigueur. Autre chose : tes cheveux sont trop courts. Mes petites ont tous une superbe crinière, et j'aime ça. Donc tu devras les laisser pousser. Chez nous, tu auras une mère, et il faudra l'aimer beaucoup. Enfin une obligation absolue : jouer avec tes soeurs et tes frères. Tous les jours ! Tu crois pouvoir supporter ce régime?
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 17         Page de la citation

  • Par liliaza, le 05 mars 2013

    "Le bien et le mal purs n'existent pas chez les êtres humains. Les meilleurs d'entre nous ont des pensées perverses et font des choses condamnables. Inversement, il y a un peu de vertu dans la pire vermine! Un ennemi ne fait pas le mal parce que ça l'amuse. Pour lui, il y a toujours une justification à ses actes. Mon chat mange des souris. Est il maléfique pour autant? Ce n'est pas mon avis, ni celui du matou, mais je parie que les souris ne partagent pas cette opinion. Tous les meurtriers pensent que leur victimes méritait la mort..."
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 14         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
14,99 € (neuf)
5,37 € (occasion)

   

Faire découvrir L'épée de vérité, tome 1 : La première leçon du sorcier par :

  • Mail
  • Blog

Listes avec ce livre (3) > voir plus

> voir plus

Lecteurs (1457)

> voir plus

Quiz