> Alexis Champon (Traducteur)

ISBN : 2266125109
Éditeur : Pocket (2004)


Note moyenne : 2.88/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
Au milieu de la lande battue par les vents de Cornouailles, s'élève le manoir de Seabourne, gigantesque demeure bâtie à flanc de falaise. Ce lieu isolé, idéal pour ceux voulant fuir la compagnie des hommes, est la retraite du très aristocratique Melrose plant. Mais le s... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 3.00/5
    Par Woland, le 01 janvier 2008

    Woland
    Ca débute sur des chapeaux de roue avec un Melrose Plant décidé à acquérir ou louer une résidence en Cornouailles et une Agatha Ardry bien résolue à se faire agent immobilier (oui : inutile de rire, cette femme est imperméable à l'humour !
    Finalement, Melrose jette son dévolu sur le manoir de Seabourne, somptueuse demeure des Bletchley, lesquels ont renoncé à y vivre après qu'on eût retrouvé sur la plage, noyés, les deux jeunes enfants de la famille : Noah et Esmé. le crime n'avait jamais été résolu, au grand dam de l'inspecteur Macalvie, autre personnage récurrent de l'univers de Martha Grimes qui a planté quelques unes de ses intrigues dans ces Cornouailles anglaises qui inspirèrent à Agatha Christie ce chef-d'oeuvre absolu qui s'appelle : "Dix petits nègres."
    La tragédie qu'a vécue Seabourne pèse encore sur le village où le grand-père, Morris Betchley, s'est retiré après la mort des enfants pour y fonder une institution pour vieillards. Américain et bussinessman redoutable ayant bâti un véritable empire de fast-foods où l'on mange bien (Grimes est elle-même américaine et émet ici un voeu pieux que partagent nombre d'Européens), Betchley est l'une des figures les plus sympathiques du roman.
    Bien sûr, toute cette histoire intrigue Melrose qui entreprend de faire son curieux. Pour une fois, Richard Jury, retenu en Irlande par une mission spéciale ayant trait aux agissements de l'IRA, n'arrivera pour le soutenir qu'à la toute fin du livre. Fort heureusement, Plant s'entend plutôt bien avec Macalvie.
    Il flâne donc de-ci, de-là dans le village qui est bientôt à nouveau troublé par l'annonce de la découverte d'un corps de femme dans une petite crique. Chris Wells, propriétaire du restaurant du coin, s'est en effet évanouie dans la nature il y a quelques jours, laissant son neveu, Johnny, dans le plus grand désarroi : se pourrait-il que ce nouveau cadavre et Chris ne fissent qu'un ... ?
    Il y a une chose qu'on ne peut nier : c'est que l'intrigue est bien enlevée et titille en abondance la curiosité du lecteur. J'ai cependant trouvé, là encore, que la fin où interviennent les snuff movies, péchait par son invraisemblance.
    Mais, une fois de plus, c'est l'atmosphère et la chaleur des personnages familiers qui priment. Je vous recommande tout particulièrement les passages londoniens où l'on voit les collègues de Jury et le chat Cyril se morfondre dans l'attente de son retour.
    Ceci ne reste bien évidemment qu'un avis personnel. Si vous lisez "L'inconnue de la crique", peut-être ne le partagerez-vous pas. N'hésitez donc pas à venir l'écrire sur Babeliio. ;o)
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    • Livres 1.00/5
    Par annie, le 13 janvier 2009

    annie
    curiosité de lectrice ...
    Les éléments de doutes sur l'existence des snuff movies
    Un certain nombre d'éléments autour des snuff movies sont caractéristiques de ce qu'on nomme une légende urbaine, ce qui mène beaucoup de personnes à penser que ces films n'existeraient pas ou alors de façon très exceptionnelle, sans qu'existe un marché organisé.
    L'élément le plus convaincant est qu'il est, de toute évidence, considérablement moins risqué pour le réalisateur de mettre en scène un faux meurtre, et de le vendre en le faisant passer pour vrai à des clients qui ne verront pas la différence.
    Et s'il s'avère que le réalisateur est mentalement dérangé et vit en dehors de la réalité au point de ne pas se soucier des risques qu'il encourt en filmant de vrais meurtres, il n'est pas logique qu'il en fasse ensuite une utilisation "logique" et "rentable" en en faisant un commerce organisé (à relativiser cependant, car le problème des psychopathes et sociopathes concerne les notions de Bien et de Mal, et non celles de lucrativité ou de succès).

    D'autres éléments laissent à penser qu'il s'agirait d'une rumeur :
    le fait que les snuff movies soient systématiquement filmés dans de mauvaises conditions de cadrage, d'éclairage, etc. qui facilitent l'utilisation de trucages ;
    le caractère particulièrement
    fantasmatique de ces snuff movies, qui allient des idées de violence, de sexe, de mort et d'argent ;
    le fait qu'aucune décision judiciaire ne semble avoir jamais été prononcée à ce sujet ;
    le fait qu'aucun rapport d'enquête policière ou journalistique à ce sujet n'ait été lu, ce qui laisse à penser qu'aucune enquête n'ait conclu à leur existence ;
    le fait que la transmission d'informations à ce sujet se déroule en majorité sur les médias les plus propices à la diffusion de rumeurs : transmission orale,
    forums de discussions sur internet, email, etc.
    le fait qu'une diffusion nécessairement réservée à un public restreint a peu de chances d'intéresser les organisations criminelles qui visent surtout le profit ;
    En 2001, la journaliste française Sarah Finger a publié un ouvrage relatant son enquête de deux années sur le phénomène des snuff movies, notamment auprès d'InterPol et du FBI.
    Sarah Finger y explique pourquoi elle met en doute à ce jour l'existence de ces films et semble les ranger dans le domaine des légendes urbaines et des rumeurs circulant sur Internet.
    Le sociologue Jean-Bruno Renard estime également que les snuff movies sont sans doute une légende

    Les éléments en faveur de l'existence des snuff movies :
    Des sites web proposant de telles vidéos sont forcément difficiles à trouver car leurs créateurs les masquent au maximum pour ne pas être retrouvés à cause de l'illégalité de la démarche, à l'image des sites de pornographie enfantine. L'illégalité de ces vidéos fait que leurs créateurs prennent forcément beaucoup de précautions.
    On retrouve beaucoup de ces vidéos sur des réseaux semi-anonymes, comme le peer to peer ainsi que sur des réseaux qui le sont totalement, comme Freenet où il y a carrément des sites spécialisés.
    Certains affirment que de tels films seraient tournés dans des pays ou la corruption est importante et où les autorités policières n'auraient pas avantage à investiguer trop loin.
    Certains affirment qu'il n'y a pas de fumée sans feu, que le snuff movie n'a pas pu atterrir dans la légende sans avoir existé. Néanmoins cet argument ne revêt que très peu de valeur au vu des nombreuses autres légendes urbaines existantes.
    Tout ce que l'âme humaine est capable d'imaginer de pire est généralement produit au moins par quelques pervers. Il est également envisageable que quelques individus aient pu s'inspirer de la notion, légendaire au départ, pour la réaliser.

    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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    • Livres 3.00/5
    Par Giwago, le 28 avril 2008

    Giwago
    Pour moi qui aime les bons romans policiers je n'ai pas été déçu. Il y a tout ce que j'aime dans ce livre : l'ambiance feutrée, voire cosy, de l'Angleterre – dans le cas présent de la Cornouailles, pour être précis - , un vrai mystère, avec des morts multiples, des rebondissements, par moments une certaine ambiance glauque à souhait, ou à tout le moins les thèmes qui sont abordés ne sont pas des plus faciles (mais je vous laisse le soin de les découvrir par vous-même), et enfin, et ce n'est peut-être pas le moindre des points forts du livre : une bonne dose d'humour avec certains personnages très décalés. Bref, j'ai adoré ce livre que j'ai dévoré…
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    • Livres 1.00/5
    Par annie, le 13 janvier 2009

    annie
    Une américaine faisant dans le style anglais... pas mal réussit !
    Probablement pas de la grande littérature policière, mais de l'honnête polar distrayant que je lis avec plaisir, hisoire de faire quelques coupures entre deux romans "dit sérieux".
    Lande battue par les vents de Cornouailles, gigantesque demeure bâtie à flanc de falaise, enfants ont été retrouvés noyés, la découverte d'un cadavre sur une plage réveille le souvenir des petits défunts...

    et nous voilà en plein snuff movies ...
    Snuff films - sont des films courts généralement sous forme d'unique plan-séquence mal filmé et instable qui mettent en scène un meurtre (supposément) réel, parfois précédé de pornographie avec viols de femmes ou d'enfants.
    Le terme de snuff movie apparaît au milieu des années 1970 pour désigner des films clandestins contenant les images de sévices et de meurtres qui se prétendent réels.
    Ces films faits de brutalité et de violence semblent destinés à des amateurs demandeurs. Un certain nombre de films pour le cinéma ont traité du thème des snuff movies.
    La réalité de ces films est toutefois discutée, certains considérant qu'il s'agirait principalement d'une légende urbaine.


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    • Livres 1.00/5
    Par annie, le 10 janvier 2009

    annie
    Après le très dense "rivage des Syrtes" de Gracq, j'ai besoin de faire une pause légère... mon choix c'est porté sur un polar anglais "L'inconnue de la crique".
    Il me semble avoir déjà lu cet auteur, mais impossible pour le moment de me souvenir lequel de ses livres.
    Enfin, il me semble avoir eu la main heureuse. Début plein de légèreté, de bonne humeur et d'humour anglais.


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Citations et extraits

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  • Par Piling, le 17 juillet 2008 Première phrase du livre

    incipit :
    Johnny, qui n'avait pas quitté sa casquette de chauffeur de taxi - Tiens, pourquoi ne pas la mettre dans le numéro, ce serait tellement inattendu de la part d'un magicien ! -, manipulait les cartes sur la table de jeu. Il tirait sans cesse la dame de coeur, à croire qu'elle remontait d'elle-même sur le dessus du paquet.
    C'était d'une simplicité enfantine, Johnny ne comprenait pas que les gens ne devinent pas le tour. La magie s'apparente à un meurtre, ou plutôt aux préparatifs d'un meurtre : tout est dans le détournement d'attention. On laisse apparaître des indices pendant qu'on attire l'attention ailleurs. Regardez les magiciens. Ils ne quittent pas leur main gauche des yeux, pour inciter le public à faire de même, et leur main droite est ainsi libre d'agir dans la coulisse.
    Johnny ferma les yeux et s'accouda à la table de jeu. Hormis la mâle dans l'alcôve, derrière lui, la table était le seul meuble intéressant du cottage. Sa tante Chris en avait hérité, avec d'autres biens, de sa propre tante. C'était une grande table ronde recouverte de feutre vert et équipée de petits tiroirs dans lesquels on rangeait les cartes, les jetons ou ce qu'on voulait.
    Johnny recommença à polir la carte biseautée. Il la remit dans le paquet, l'effleura du pouce puis battit le jeu et rechercha la cassure. Une carte biseautée, une astuce pour de multiples tours.
    Chris ressemblait beaucoup à sa mère. Ils se ressemblaient et, en même temps, ne se ressemblaient pas. Sa mère avait disparu depuis des années. Son père était mort.
    C'est la vie, se dit Johnny en glissant le roi de trèfle sur le dessus. En un dixième de seconde, la vie peut déraper brutalement.
    Il suffit de tourner la tête et elle vous échappe.
    Un battement de cils, elle est passée.
    Un clin d'oeil, elle n'est plus là.
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Vidéo de Martha Grimes

Martha Grimes décrit le processus d'écriture de ses romans mettant en scène Richard Jury. Elle n'a aucune idée préconçue quand elle commence à écrire un nouveau roman, celui-ci évolue au cours de l'écriture, et l'histoire complète ne commence à s'éclaircir que vers la fin du livre. L'une des raisons de son attachement à la série, c'est le sens de l'humour pratiqué par ses personnages. Martha explique qu'elle a toujours aimé les polars anglais et pourquoi les pubs britanniques sont uniques : il n'existe rien aux États-Unis qui ressemble aux pubs anglais.








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