Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2253194166
Éditeur : Le Livre de Poche (2014)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.07/5 (sur 283 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Quand Joseph repensait à Alger, la première impression qui venait à son esprit était cette lumière d’or en fusion quand il ouvrit la porte de la coursive [...]. Il se demanda s’il y avait le feu, il n’y avait aucune panique, à peine le ronronnement de la grue qui décha... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (81)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 31 août 2012

    caro64
    L'auteur du formidabLe club des incorrigibles optimistes revient en force avec ce deuxième roman, je l'attendais depuis trois ans… Patience largement récompensée ! Oui, un roman encore plus romanesque qui nous émeut autant qu'il nous passionne et nous fait souvent sourire. 535 pages de pur plaisir !
    C'est à une grande traversée du xxe siècle que nous invite Jean-Michel Guenassia avec le récit de la vie de Joseph Kaplan, brillant chercheur en biologie né à Prague en 1910 et issu d'une lignée de médecins juifs tchèques. Joseph a perdu très jeune sa mère et, avec l'approbation de son père, qu'il craignait d'abandonner, il termine ses études à Paris en 1936. le Front Populaire s'installe, la guerre d'Espagne interpelle les intellectuels du monde entier, mais lui ne se passionne que pour le chanteur argentin Carlos Gardel et brûle toutes ses nuits à danser merveilleusement le tango. Embauché par l'institut Pasteur, il part à Alger pour étudier et mettre au point un traitement contre le paludisme. La Seconde Guerre mondiale l'oblige à se cacher dans une région reculée d'Algérie où se révèlent à lui la triste pauvreté d'un peuple, en même temps que sa passion pour l'exercice de la médecine de terrain. Après la Libération, un nouvel ordre mondial se met en place. Il est temps pour lui de rentrer dans son pays. Il croit au communisme et s'engage avec conviction en se faisant élire député. Évidemment, le temps des désillusions arrive. Joseph abandonne ses fonctions politiques pour retrouver la médecine en s'occupant de l'ouverture d'un sanatorium où on lui demande de soigner, dans le plus grand secret, un mystérieux patient qui ne parle que le français ou l'espagnol, et est sous la protection des plus hautes autorités de Moscou. le titre du roman s'éclaire…
    Amitiés trahies, amours déçues, enthousiasmes ou désespoirs politiques, abandons et retrouvailles sont au cœur de ce roman fleuve qu'on dévore avec passion. Un grand roman donc sur les désillusions des rêves mais comme dans Le club des incorrigibles optimistes on rencontre des gens formidables qui croient encore malgré tout… On retrouve avec grand plaisir la plume de Guenassia qui sait si bien entremêler, avec un équilibre subtil, les destins et l'Histoire. C'est toujours aussi bien construit, rythmé, documenté , avec des personnages forts, originaux et attachants. Jean-Michel Guenassia confirme son art de la narration, c'est vraiment un talentueux conteur .
    Vous avez adorez Le club des incorrigibles optimistes, vous aimerez La vie rêvée d'Ernesto G. ! A lire en écoutant Carlos Gardel !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 65         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par sandrine57, le 07 septembre 2012

    sandrine57
    Etudiant noceur à Paris, chercheur à l'Institut Pasteur à Alger, médecin dans le bled algérien, député à Prague, directeur d'un sanatorium au fin fond de la Bohême, et partout, danseur de tango, amoureux de Carlos Gardel, tel est Joseph Kaplan, le héros du dernier roman de Jean-Michel Guenassia.
    Et quel roman! On s'y promène dans la vie d'un homme avec ses joies, ses peines, ses espoirs, ses désillusions, ses amours, ses amitiés liés aux grands évènements qui ont tourmenté le siècle. Joseph Kaplan danse dans les cabarets parisiens au temps du Front Populaire, goûte à la douceur de vivre de l'Algérie française, combat l'épidémie de peste, partage les espoirs du communisme, d'une société nouvelle, de "lendemains qui chantent", déchante sous le joug de Moscou, l'appareil d'Etat, les dénonciations, la surveillance, la méfiance, aime, souffre, mais toujours avance, malgré les aléas de la vie et du monde.
    Et Ernesto G. dans tout ça? Un révolutionnaire convaincu, un symbole, un héros, un homme émouvant, plus tout à fait maître de son destin, qui passera dans la vie de Joseph et laissera des traces dans sa famille....
    Le XXème siècle défile à toute allure, sans temps mort; un roman passionnant et bouleversant qui ne se lâche pas avant la dernière page, un homme qu'on quitte avec regret. Coup de coeur absolu!
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 61         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Lorraine47, le 16 août 2014

    Lorraine47
    Je vais ajouter une pierre au cairn de critiques élogieuses de cette "Vie rêvée d'Ernesto G." une lecture qui loin de m'envoyer dans les bras de Morphėe a su éveiller toute mon attention et ma curiosité.
    Joseph Kaplan, médecin, danseur prodigieux, le plus français de tous les tchécoslovaques traverse le XXème siècle en notre compagnie pour cette période particulièrement mouvementée mais sa vie ne l'est pas moins!
    Après avoir brillamment terminé ses études de médecine à Paris, notre carabin embarque pour Alger la blanche aux services de l'institut Pasteur. Beau gosse, excellent au tango comme à la valse, il fait tourner les têtes de nombreuses femmes mais travailleur acharné, Joseph ne se laisse pas mettre le grappin dessus aussi facilement que son ami Maurice. Mais il doit bientôt fuir Alger car les lois anti juives traversent hélas la Méditerranée. Pour Kaplan, ces trois années d'isolement dans une Mitidja infestée de moustiques seront fondatrices.
    L'amitié, l'amour, la trahison, la fidélité des grands mots qui se conjuguent pour notre héros avec subtilité et délicatesse.
    Un roman passionnant pour sa toile de fond historique et les valeurs humaines qu'il décline au fil des pages.
    Guenassia, attention, je suis en train d'y prendre goût, au suivant s'il vous plaît!
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          2 48         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par isajulia, le 11 mars 2013

    isajulia
    Quel livre,bon sang mais quel livre!
    Commencé hier après midi j'ai fini de dévorer ces 534 pages il y a à peine trois quart d'heure.
    Je suis encore imprégnée d'Alger et de Prague,je m'y suis tellement plu dans mon imagination que j'ai encore du mal à revenir de ce merveilleux voyage.
    J'ai eu l'impression de subir les horreurs de la guerre et du communisme avec les personnages,Jean-Michel Guenassia m'a fait remonter le temps,c'est comme si j'avais vécu avec les protagonistes.J'ai été emportée par ces caractères différents mais qui pourtant s'accordent si bien.
    Le livre est axé sur la vie de Joseph Kaplan,ce médecin juif de Prague,Ernesto Guevara quand à lui n'apparaît qu'aux environs de la page 300,mais je pense avoir compris pourquoi l'auteur à choisi délibérément un titre axé sur le révolutionnaire .Sans dévoiler toute l'intrigue,Joseph et Ernesto son relativement similaires dans leurs idéaux et quand on fait un recoupement des différentes parties de l'ouvrage je pense que la vie de Joseph est celle qu'aurait du vivre Ernesto si il avait fait LA rencontre (moment clé de l'histoire que je ne révèlerai pas) de sa vie plus tôt.
    En tout cas une chose est sûre,quand je lis une pareille histoire,basée sur des faits réels et appuyés par une solide documentation de l'auteur (je le suppose) je suis fière de ne pas m'intéresser à la politique,plus je lis de romans et plus je suis convaincue que ces gens là ne valent pas la corde pour les pendre,après ce n'est qu'un avis purement personnel...
    Pour revenir au livre,c'est encore les larmes aux yeux que j'écris cette critique,hyper sensible aux destinées humaines j'ai trouvé l'intrigue poignante et forte.C'est avec tristesse que je quitte ces personnages de papier que j'ai eu l'impression de connaître depuis toujours.
    Je n'ai qu'un seul regret concernant ce livre,c'est celui de l'avoir emprunté à la bibliothèque,je vais donc l'acheter car c'est un roman que je garderai longtemps dans mon coeur.Il y a des mots que l'on ne veut avoir que pour soi et je ne peux pas rester sur un emprunt,je veux que ce livre me suive dans ma vie,il est tout simplement magnifique.A lire et à relire!
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          4 38         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Kittiwake, le 01 septembre 2012

    Kittiwake
    C'est un bon roman, c'est une belle histoire... mais ce n'est pas une romance d'aujourd'hui. Cent ans d'une vie trépidante : celle du docteur Joseph Kaplan, de Prague à Alger en passant par Paris. Choisit-il ou est-il choisi? Difficile de le dire quand des micro-événements de la vie personnelle bouleversent le cours de toute une existence.
    Chaque étape est riche d'enseignement, historique, social et culturel. On assiste aussi à la construction d'une personnalité, forgée par les événements, dérisoires ou marquants.
    Tout fan du Club des Incorrigibles optimistes prend bien sûr un grand plaisir à retrouver pour mieux les comprendre, les personnages croisés dans le premier roman de jean-Michel Guenassia. Même si la démarche inverse est également possible, ou même la lecture isolée de ce deuxième roman.
    Il est difficile de faire la part de la fiction et de la réalité, du romanesque et de l'historique, car le tout est savamment mêlé, ce qui signe un travail de documentation remarquable. Car il est impossible que vous ayez vécu tous ces événements de l'intérieur, Monsieur Guenassia, et pourtant....
    L'attachement profond à l'Algérie, déjà suggéré dans le roman précédent, est là manifeste :
    «Si le paradis a jamais existé, , Il aurait pu se situer sur cette côte sublime où à l'infini du regard, au sommet d'une plage de sable immaculée, s'étendait une forêt de pins parasols, gardiens discrets courbés sur la rive, des bouquets de palmiers, une mer opale et ce silence ouaté, ce vent léger comme un cachemire, quelque part entre Sidi ferruch et Zéralda, si près si loin d'Alger.»
    L'écriture est fluide, efficace, les dialogues ciselés et vivants. C'est à nouveau un vrai coup de coeur, que je n'ai pas dévoré goulûment, mais lu lentement pour en apprécier chaque ligne


    Lien : http://kittylamouette.blogspot.fr/2012/09/la-vie-revee-dernesto-g.html
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 42         Page de la critique


Critiques presse (6)


  • Bibliobs , le 21 septembre 2012
    Malgré l'ampleur de son propos, le nouveau Guenassia séduit moins que le précédent, sans doute en raison d'un héros plus emblématique que réellement incarné. Reste l'incontestable talent de conteur de l'auteur et un authentique sens de l'épopée.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • Lexpress , le 30 août 2012
    Avec en toile de fond l'idéal communiste broyé par un système qui a fait tant de prisonniers et tant de victimes, La Vie rêvée d'Ernesto G. est une éclatante réussite qui traverse avec panache un XXe siècle mouvementé.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LaLibreBelgique , le 29 août 2012
    Voilà un vrai, beau roman, 537 pages de plaisir, une des sorties marquantes de cette rentrée littéraire. Un livre qui vous emporte sur tout le XXe siècle et ne vous lâche plus […].
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • LesEchos , le 29 août 2012
    Roman d'action politicohistorique, « La Vie rêvée d'Ernesto G. » est aussi une chronique élégante et joyeuse des nuits de fête à Paris et surtout à Alger, où l'auteur est né.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • LePoint , le 26 juillet 2012
    Jean-Michel Guenassia se révèle un formidable narrateur de cette vie romanesque prise dans le tourbillon de l'histoire, faite d'amours et d'amitiés, d'espoirs et de désillusions, de rencontres marquantes.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • Lexpress , le 17 juillet 2012
    Renouant avec le souffle éminemment romanesque du Club des incorrigibles optimistes, Jean-Michel Guenassia évoque dans le détail cette vie épique de Joseph Kaplan, une vie d'amours et de grandes amitiés, d'espoirs et de rencontres.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

> voir toutes (92)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par sylvaine, le 29 août 2012

    Il y a deux façons d'écrire l'Histoire: dans l'action, au moment où elle s'accomplit, où à tête reposée, longtemps plus tard, avec le recul du temps, quand les passions sont apaisées.Le point de vue est alors si différent qu'on se demande comment ces faits ont pu avoir lieu, on a du mal à en comprendre les acteurs, leurs motivations, leur inconscience.

    Commenter     J’apprécie          0 23         Page de la citation

  • Par Loutre_des_Rivieres, le 20 octobre 2012

    On a tous un talon d' Achille. Même les plus forts ou ceux qui ne l'ont pas encore trouvé. Quelqu'un laissé sur le côté, négligé ou blessé, à qui on n'a pas su parler et, comme une vague, revient avec le mot de trop ou le geste maladroit ; le talon de Christine, c'était sa mère, elle ne pouvait pas vivre avec, pas vivre sans non plus, elles étaient faites pour ne pas se comprendre, on aurait pu croire qu'avec l'âge, cette épine la ferait moins souffrir mais c'était une plaie lancinante et, si elle n'en parlait jamais, elle y pensait chaque jour [...], Christine était convaincue qu'il y avait une solution, qu'un jour cela s'arrangerait, elle en aurait fini avec cette mauvaise conscience, elle ne savait pas encore que les vieilles blessures sont des sables mouvants ; quand on fait un pas solide, le suivant nous entraîne vers le fond.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la citation

  • Par isajulia, le 11 mars 2013

    Aucun médecin ne pourra jamais s'attaquer à la maladie de la misère et de l'exploitation.Les exploités n'ont pas besoin de compassion mais de fusils.Voilà pourquoi j'ai renoncé à exercer,je ne le regrette pas.A Cuba,pendant la guérilla,je me suis trouvé confronté à un choix fondamental,il fallait fuir,abandonner le superflu,je n'ai pas hésité une seconde,j'ai laissé les médicaments et j'ai gardé les munitions.Nous avons gagné parce que nous avons eu le courage d'affronter la mort.C'était pourtant une belle idée de vouloir soigner les hommes,pourquoi a-t-il fallu en plus que je veuille les rendre heureux?Est-ce seulement possible?Quelle est la bonne réponse à l'exploitation des hommes?N'y a-t-il pas d'autre alternative que de prendre les armes?Mais aujourd'hui,ici,si loin de chez moi,après tout ce qui s'est passé,une question m'obsède : Ai-je vraiment trouvé ce que je cherchais?
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la citation

  • Par caro64, le 31 août 2012

    Il s’en voulait surtout de sa naïveté, d’avoir cru qu’on pouvait construire un bonheur, le fabriquer comme un meuble de cuisine. Un soir, mais il avait trop bu (et l'alcool de prune encourage les accès de lucidité), il eut une sorte de révélation, il imagina un parallèle entre son destin et celui de son pays, le même espoir forcé, les mêmes rêves insensés et massacrés, ou était-ce une simple coïncidence ?
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 16         Page de la citation

  • Par xst, le 15 octobre 2013

    Souvent, Joseph s'était demandé s'il était responsable de ce silence ouaté qui s'était installé entre son père et lui ou peut-être l'un comme l'autre étaient-ils incapables de se parler, une forme de barrière affective (de ces mots qui n'arrivent pas à s'échapper, dissimulés derrière des sourires de connivence). On se dit, ces paroles vont blesser ou tout gâcher, on les enferme au fond de soi et, avec les années, on les empile jusqu'à dresser un mur infranchissable.
    Joseph n'avait pas réalisé la gravité de la Première Guerre mondiale. A Prague elle semblait lointaine, une sorte de jeu d'adultes qui se termina, il avait alors huit ans, dans la satisfaction générale par la création de la République tchécoslovaque. Sa mère Teresa faisait son éducation, lui parlait indistinctement en français et en allemand, elle avait plus de facilités dans cette dernière langue et projetait d'apprendre le russe avec lui pour lire Pouchkine dans le texte. Elle adorait la valse, la musique du bonheur, Édouard était raide et mal à l'aise, il pensait que le ridicule tuait et refusait de se donner en spectacle. Aussi Teresa voulut-elle apprendre la valse à son fils, elle n'eut pas besoin de longues explications. À sa grande surprise, il savait déjà.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
7,43 € (neuf)
4,00 € (occasion)

   

Faire découvrir La vie rêvée d'Ernesto G. par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (518)

> voir plus

Quiz