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ISBN : 2226242953
Éditeur : Albin Michel (2012)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.07/5 (sur 471 notes)
Résumé :
"Quand Joseph repensait à Alger, la première impression qui venait à son esprit était cette lumière d’or en fusion quand il ouvrit la porte de la coursive [...]. Il se demanda s’il y avait le feu, il n’y avait aucune panique, à peine le ronronnement de la grue qui déchargeait les régimes sur le quai affairé. Il écarta lentement ses doigts pour s’accoutumer à cette incandescence, leva les yeux, aperçut un bleu de paradis originel comme il n’en avait jamais vu, ni à P... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (109) Voir plus Ajouter une critique
caro64
31 août 2012
  • 4/ 5
L'auteur du formidable Club des incorrigibles optimistes revient en force avec ce deuxième roman, je l'attendais depuis trois ans… Patience largement récompensée ! Oui, un roman encore plus romanesque qui nous émeut autant qu'il nous passionne et nous fait souvent sourire. 535 pages de pur plaisir !
C'est à une grande traversée du xxe siècle que nous invite Jean-Michel Guenassia avec le récit de la vie de Joseph Kaplan, brillant chercheur en biologie né à Prague en 1910 et issu d'une lignée de médecins juifs tchèques. Joseph a perdu très jeune sa mère et, avec l'approbation de son père, qu'il craignait d'abandonner, il termine ses études à Paris en 1936. le Front Populaire s'installe, la guerre d'Espagne interpelle les intellectuels du monde entier, mais lui ne se passionne que pour le chanteur argentin Carlos Gardel et brûle toutes ses nuits à danser merveilleusement le tango. Embauché par l'institut Pasteur, il part à Alger pour étudier et mettre au point un traitement contre le paludisme. La Seconde Guerre mondiale l'oblige à se cacher dans une région reculée d'Algérie où se révèlent à lui la triste pauvreté d'un peuple, en même temps que sa passion pour l'exercice de la médecine de terrain. Après la Libération, un nouvel ordre mondial se met en place. Il est temps pour lui de rentrer dans son pays. Il croit au communisme et s'engage avec conviction en se faisant élire député. Évidemment, le temps des désillusions arrive. Joseph abandonne ses fonctions politiques pour retrouver la médecine en s'occupant de l'ouverture d'un sanatorium où on lui demande de soigner, dans le plus grand secret, un mystérieux patient qui ne parle que le français ou l'espagnol, et est sous la protection des plus hautes autorités de Moscou. le titre du roman s'éclaire…
Amitiés trahies, amours déçues, enthousiasmes ou désespoirs politiques, abandons et retrouvailles sont au coeur de ce roman fleuve qu'on dévore avec passion. Un grand roman donc sur les désillusions des rêves mais comme dans le club des incorrigibles Optimistes on rencontre des gens formidables qui croient encore malgré tout… On retrouve avec grand plaisir la plume de Guenassia qui sait si bien entremêler, avec un équilibre subtil, les destins et L Histoire. C'est toujours aussi bien construit, rythmé, documenté , avec des personnages forts, originaux et attachants. Jean-Michel Guenassia confirme son art de la narration, c'est vraiment un talentueux conteur .
Vous avez adorez le club des incorrigibles Optimistes, vous aimerez La vie rêvée d'Ernesto G. ! A lire en écoutant Carlos Gardel !
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Erveine
27 septembre 2016
  • 5/ 5
Il est très bon ce livre de Jean-Michel Guenassia, « la vie rêvée d'Ernesto G. ». Un livre dont la conception est remarquable et le déroulement captivant.
Ça démarre à Prague, dans la Tchécoslovaquie d'hier puis la république Tchèque d'aujourd'hui. Á Paris et dans l'Alger des années 30. Une traversée du siècle puis un retour à Prague en passant par la deuxième guerre mondiale, le communisme et les rêves libertaires. L'exil pour les uns, la fuite ou la persécution pour les autres. Et, toutes ces vies qui défilent, inexorablement font sonner comme une épitaphe la citation en préface de Pablo Néruda : La vérité, c'est qu'il n'y a pas de vérité.
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sandrine57
07 septembre 2012
  • 5/ 5
Etudiant noceur à Paris, chercheur à l'Institut Pasteur à Alger, médecin dans le bled algérien, député à Prague, directeur d'un sanatorium au fin fond de la Bohême, et partout, danseur de tango, amoureux de Carlos Gardel, tel est Joseph Kaplan, le héros du dernier roman de Jean-Michel Guenassia.
Et quel roman! On s'y promène dans la vie d'un homme avec ses joies, ses peines, ses espoirs, ses désillusions, ses amours, ses amitiés liés aux grands évènements qui ont tourmenté le siècle. Joseph Kaplan danse dans les cabarets parisiens au temps du Front Populaire, goûte à la douceur de vivre de l'Algérie française, combat l'épidémie de peste, partage les espoirs du communisme, d'une société nouvelle, de "lendemains qui chantent", déchante sous le joug de Moscou, l'appareil d'Etat, les dénonciations, la surveillance, la méfiance, aime, souffre, mais toujours avance, malgré les aléas de la vie et du monde.
Et Ernesto G. dans tout ça? Un révolutionnaire convaincu, un symbole, un héros, un homme émouvant, plus tout à fait maître de son destin, qui passera dans la vie de Joseph et laissera des traces dans sa famille....
Le XXème siècle défile à toute allure, sans temps mort; un roman passionnant et bouleversant qui ne se lâche pas avant la dernière page, un homme qu'on quitte avec regret. Coup de coeur absolu!
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Lorraine47
16 août 2014
  • 5/ 5
Je vais ajouter une pierre au cairn de critiques élogieuses de cette "Vie rêvée d'Ernesto G." une lecture qui loin de m'envoyer dans les bras de Morphėe a su éveiller toute mon attention et ma curiosité.
Joseph Kaplan, médecin, danseur prodigieux, le plus français de tous les tchécoslovaques traverse le XXème siècle en notre compagnie pour cette période particulièrement mouvementée mais sa vie ne l'est pas moins!
Après avoir brillamment terminé ses études de médecine à Paris, notre carabin embarque pour Alger la blanche aux services de l'institut Pasteur. Beau gosse, excellent au tango comme à la valse, il fait tourner les têtes de nombreuses femmes mais travailleur acharné, Joseph ne se laisse pas mettre le grappin dessus aussi facilement que son ami Maurice. Mais il doit bientôt fuir Alger car les lois anti juives traversent hélas la Méditerranée. Pour Kaplan, ces trois années d'isolement dans une Mitidja infestée de moustiques seront fondatrices.
L'amitié, l'amour, la trahison, la fidélité des grands mots qui se conjuguent pour notre héros avec subtilité et délicatesse.
Un roman passionnant pour sa toile de fond historique et les valeurs humaines qu'il décline au fil des pages.
Guenassia, attention, je suis en train d'y prendre goût, au suivant s'il vous plaît!
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isajulia
11 mars 2013
  • 5/ 5
Quel livre,bon sang mais quel livre!
Commencé hier après midi j'ai fini de dévorer ces 534 pages il y a à peine trois quart d'heure.
Je suis encore imprégnée d'Alger et de Prague,je m'y suis tellement plu dans mon imagination que j'ai encore du mal à revenir de ce merveilleux voyage.
J'ai eu l'impression de subir les horreurs de la guerre et du communisme avec les personnages,Jean-Michel Guenassia m'a fait remonter le temps,c'est comme si j'avais vécu avec les protagonistes.J'ai été emportée par ces caractères différents mais qui pourtant s'accordent si bien.
Le livre est axé sur la vie de Joseph Kaplan,ce médecin juif de Prague,Ernesto Guevara quand à lui n'apparaît qu'aux environs de la page 300,mais je pense avoir compris pourquoi l'auteur à choisi délibérément un titre axé sur le révolutionnaire .Sans dévoiler toute l'intrigue,Joseph et Ernesto son relativement similaires dans leurs idéaux et quand on fait un recoupement des différentes parties de l'ouvrage je pense que la vie de Joseph est celle qu'aurait du vivre Ernesto si il avait fait LA rencontre (moment clé de l'histoire que je ne révèlerai pas) de sa vie plus tôt.
En tout cas une chose est sûre,quand je lis une pareille histoire,basée sur des faits réels et appuyés par une solide documentation de l'auteur (je le suppose) je suis fière de ne pas m'intéresser à la politique,plus je lis de romans et plus je suis convaincue que ces gens là ne valent pas la corde pour les pendre,après ce n'est qu'un avis purement personnel...
Pour revenir au livre,c'est encore les larmes aux yeux que j'écris cette critique,hyper sensible aux destinées humaines j'ai trouvé l'intrigue poignante et forte.C'est avec tristesse que je quitte ces personnages de papier que j'ai eu l'impression de connaître depuis toujours.
Je n'ai qu'un seul regret concernant ce livre,c'est celui de l'avoir emprunté à la bibliothèque,je vais donc l'acheter car c'est un roman que je garderai longtemps dans mon coeur.Il y a des mots que l'on ne veut avoir que pour soi et je ne peux pas rester sur un emprunt,je veux que ce livre me suive dans ma vie,il est tout simplement magnifique.A lire et à relire!
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Les critiques presse (6)
Bibliobs21 septembre 2012
Malgré l'ampleur de son propos, le nouveau Guenassia séduit moins que le précédent, sans doute en raison d'un héros plus emblématique que réellement incarné. Reste l'incontestable talent de conteur de l'auteur et un authentique sens de l'épopée.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Lexpress30 août 2012
Avec en toile de fond l'idéal communiste broyé par un système qui a fait tant de prisonniers et tant de victimes, La Vie rêvée d'Ernesto G. est une éclatante réussite qui traverse avec panache un XXe siècle mouvementé.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaLibreBelgique29 août 2012
Voilà un vrai, beau roman, 537 pages de plaisir, une des sorties marquantes de cette rentrée littéraire. Un livre qui vous emporte sur tout le XXe siècle et ne vous lâche plus […].
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LesEchos29 août 2012
Roman d'action politicohistorique, « La Vie rêvée d'Ernesto G. » est aussi une chronique élégante et joyeuse des nuits de fête à Paris et surtout à Alger, où l'auteur est né.
Lire la critique sur le site : LesEchos
LePoint26 juillet 2012
Jean-Michel Guenassia se révèle un formidable narrateur de cette vie romanesque prise dans le tourbillon de l'histoire, faite d'amours et d'amitiés, d'espoirs et de désillusions, de rencontres marquantes.
Lire la critique sur le site : LePoint
Lexpress17 juillet 2012
Renouant avec le souffle éminemment romanesque du Club des incorrigibles optimistes, Jean-Michel Guenassia évoque dans le détail cette vie épique de Joseph Kaplan, une vie d'amours et de grandes amitiés, d'espoirs et de rencontres.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (115) Voir plus Ajouter une citation
Loutre_des_RivieresLoutre_des_Rivieres20 octobre 2012
On a tous un talon d' Achille. Même les plus forts ou ceux qui ne l'ont pas encore trouvé. Quelqu'un laissé sur le côté, négligé ou blessé, à qui on n'a pas su parler et, comme une vague, revient avec le mot de trop ou le geste maladroit ; le talon de Christine, c'était sa mère, elle ne pouvait pas vivre avec, pas vivre sans non plus, elles étaient faites pour ne pas se comprendre, on aurait pu croire qu'avec l'âge, cette épine la ferait moins souffrir mais c'était une plaie lancinante et, si elle n'en parlait jamais, elle y pensait chaque jour [...], Christine était convaincue qu'il y avait une solution, qu'un jour cela s'arrangerait, elle en aurait fini avec cette mauvaise conscience, elle ne savait pas encore que les vieilles blessures sont des sables mouvants ; quand on fait un pas solide, le suivant nous entraîne vers le fond.
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV12 janvier 2016
Il y a deux façon d’écrire l’Histoire : dans l’action, au moment où elle s’accomplit, ou à tête reposée, longtemps plus tard, avec le recul du temps, quand les passions sont apaisées. Le point de vue est alors si différent qu’on se demande comment ces faits ont pu avoir lieu, on a du mal à en comprendre les acteurs, leurs motivations, leur inconscience. Tous les Tchèques se sont posé cette question, se sont interrogés sur les raisons de leurs choix. La plupart n’ont trouvé qu’une seule réponse : à cette époque, nous étions sincèrement convaincus d’avoir raison et on ne savait pas ce qui allait se passer. Après coup, c’est plus facile d’être lucide, on a eu accès à des témoignages, des archives, et on connaît le résultat du match.
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sylvainesylvaine29 août 2012
Il y a deux façons d'écrire l'Histoire: dans l'action, au moment où elle s'accomplit, où à tête reposée, longtemps plus tard, avec le recul du temps, quand les passions sont apaisées.Le point de vue est alors si différent qu'on se demande comment ces faits ont pu avoir lieu, on a du mal à en comprendre les acteurs, leurs motivations, leur inconscience.
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isajuliaisajulia11 mars 2013
Aucun médecin ne pourra jamais s'attaquer à la maladie de la misère et de l'exploitation.Les exploités n'ont pas besoin de compassion mais de fusils.Voilà pourquoi j'ai renoncé à exercer,je ne le regrette pas.A Cuba,pendant la guérilla,je me suis trouvé confronté à un choix fondamental,il fallait fuir,abandonner le superflu,je n'ai pas hésité une seconde,j'ai laissé les médicaments et j'ai gardé les munitions.Nous avons gagné parce que nous avons eu le courage d'affronter la mort.C'était pourtant une belle idée de vouloir soigner les hommes,pourquoi a-t-il fallu en plus que je veuille les rendre heureux?Est-ce seulement possible?Quelle est la bonne réponse à l'exploitation des hommes?N'y a-t-il pas d'autre alternative que de prendre les armes?Mais aujourd'hui,ici,si loin de chez moi,après tout ce qui s'est passé,une question m'obsède : Ai-je vraiment trouvé ce que je cherchais?
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PiertyMPiertyM11 août 2015
- Ce dont les exploités ont besoin, c'est de pouvoir nourrir leur famille sans mourir au travail, de se soigner et d'éduquer leurs enfants gratuitement, la liberté d’expression viendra plus tard. Elle est surtout utilisée par nos ennemis pour nous attaquer.
- Tu te trompes complètement, Ramon. C'est aussi important de se sentir libre que de manger à sa faim.
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