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L'Assassin royal, tome 7 : Le prophète blanc5Ajouter à mes livres
Quinze années ont passé. Loin de la cour, et le coeur blessé, Fitz s'est réfugié dans une chaumière isolée avec son inséparable oeil-de-loup pour unique compagnon. Il espère enfin avoir trouvé la paix et rompu avec son terrible passé.
Mais c'est compter sans son ... > voir plus
Quinze années ont passées depuis la victoire des Six-Duchés sur les Pirates Rouges. FitzChevalerie a désormais trente-cinq ans et vit reclus dans une chaumière en compagnie d'Oeil-de-Nuit et de Heur, un orphelin qu'il a recueilli. Il se consacre à son quotidien et à ses manuscrits dans une routine sans faille. Son univers bascule à nouveau quand Umbre, son mentor, refait surface. Puis c'est le Fou qui vient le retrouver. Les Six-Duchés ont de nouveau besoin de lui... A contrecœur, Fitz reprend le chemin de Castelcerf et se voit une fois de plus mêlé à des intrigues qui menacent la paix du royaume. Retrouver l'atmosphère et les personnages de Robin Hobb est un pur plaisir, de ceux qui font battre le coeur à l'idée de revoir quelqu'un perdu de vue. Fitz et Oeil-de-Nuit ont vieilli mais tout ce qui fait de l'assassin royal une grande série est là. Ce deuxième cycle fera-t-il honneur au premier? Réponse dans les prochains tomes!
Enfin, je retrouve Fitz Chevalerie en route pour de nouvelles aventures après son repos de quinze ans suite aux évênements qui l'ont laissé amer et solitaire.... Dans ce septième tome le moins que l'on puisse dire c'est que les péripéties ne se succèdent pas à toute vitesse comme dans les six premiers. C'est plutôt un tome de mise (ou remise) en place, une transition entre les deux aventures qui laisse augurer d'une suite très intéressante....
Retour dans les 6 Duchés 15 ans après les dernieres aventures de Fitz et la fin de la guerre contre les pirates rouges.
Un premier tome où il ne se passe pas grand chose: Fitz est dans sa cabanne, loin de tout, à vivre comme un fermier et il reçoit quelques visites de personnages de son passé: Umbre son ancien maitre et le Fou.
Et pourtant, sans que rien ne se passe vraiment, on replonge dans toute l'histoire. Au travers de conversations entre Fitz et ses visiteurs, Robin Hobb nous résume le cycle précédent et les événements marquants des 15 années passées depuis lafin de ce cycle.
Superbe introduction et belle façon de replonger dans ce monde les lecteurs qui comme moi avaient refermé le premier cycle depuis plusieurs années (et lu celui des aventuriers de la mer entre temps ce que je conseille de faire avant d'aborder celui ci pour bien en comprendre toutes les subtilitées)
Fitz Chevalerie, après une période de tranquille retraite, est à nouveau sollicité par la couronne.
Loin des complots et assassinats de sa jeunesse, on requiert cette fois ses qualités de professeur pour enseigner au jeune prince la magie des Loinvoyant dont il est le dernier dépositaire. Au delà de cette magie, Fitz tiendra un rôle important auprès du jeune homme : conseiller, professeur, ami, confident et garde du corps...
Après deux voire trois mois de pause, je me suis décidée à entamer le deuxième cycle de l'assassin royal. Je dois avouer que Fitz me manquait grandement et que j'avais hâte de le découvrir plus vieux... [...]
"Le fou pencha légèrement la tête en nous regardant d'un œil interrogateur. Je perçus comme un contact de sa part, l'infime tranchant de la conscience partagée. Je faillis en oublier la jument. Par pur réflexe, je touchai les empreintes argentées qu'il m'avait laissées bien des années plus tôt sur un poignet et qui avaient pris depuis une teinte gris pâle. Il sourit de nouveau et leva une main gantée, l'index tendu comme s'il voulait renouveler les marques. "Tout le temps où nous ne nous sommes pas vus, dit-il d'une voix au timbre aussi riche que la couleur de sa peau, tu es resté avec moi, aussi proche que le bout de mes doigts, même lorsque des océans nous séparaient, même lorsque les années s'accumulaient entre nous. Ta présence était comme la vibration d'une corde pincée à la limite de mon ouïe ou comme un parfum porté par la brise. Ne l'as-tu pas ressenti?" Je pris une profonde inspiration avant de répondre, craignant de le blesser par mes paroles. "Non, dis-je à mi-voix. Je le regrette ; trop souvent j'ai eu l'impression d'être seul au monde, en dehors de la présence d'Oeil-de-Nuit. Trop souvent je me suis installé au bord de la falaise et j'ai tendu mon Art pour communiquer avec quelqu'un, n'importe qui, n'importe où." le fou secoua tristement la tête. " Si j'avais vraiment possédé l'Art, tu aurais su que j'étais là, au bout de tes doigts, mais incapable de répondre." "
"Parfois, tes histoires me tiraillent le coeur et me donnent envie de retourner à Castelcerf. Mais ce monde m'est désormais interdit."
Elle fronça les sourcils. "Je ne vois pas pourquoi."
J'éclatai de rire. "Tu ne crois pas que certains seraient étonnés de me voir vivant ?"
Elle pencha la tête et me dit avec un regard franc : "Je crois que bien rares, même parmi tes anciens amis, seraient ceux qui te reconnaîtraient. La plupart ont le souvenir d'un adolescent sans la moindre cicatrice; ton nez cassé, ta balafre, et même ta mèche blanche te fourniraient peut-être un déguisement suffisant. En outre, tu étais vêtu comme le fils d'un prince à l'époque; aujourd'hui tu es habillé comme un paysan; tu avais alors la grâce d'un guerrier, tu te déplace aujourd'hui, le matin ou par temps froid, avec la prudence d'un vieillard." Elle secoua la tête d'un air de regret et repris : "Tu n'as pas pris soin de ton aspect, et les années n'ont pas été charitable pour toi. Tu pourrais ajouter cinq, voire dix ans, à ton âge réel, et personne n'y verrait que du feu."
"Je vais te faire un présent, fils. C'est un savoir que j'ai mis vingt ans à acquérir, aussi ne le mésestime pas du fait que tu l'apprends alors que tu es encore jeune." Je pris mon souffle. "Peu importe qui est ton père. Tes parents ont donné le jour à un enfant, mais c'est à toi d'en faire l'homme que tu deviendras."
"As-tu déjà eu l'impression de sentir le temps s'écouler en te laissant en arrière ? Comme si le fleuve de la vie poursuivait sa course pendant que tu restes coincé dans un bras mort au milieu des poissons crevés et des vieux troncs moisis ?"
"Je te laisse le rôle du poisson crevé; moi, je ferai le vieux tronc moisi."
"Petit frère, ne me traite pas comme si j'étais déjà mort ou agonisant. Si c'est ainsi que tu me vois, j'aime mieux être mort pour de bon. Tu voles le maintenant de ma vie quand tu crains que je disparaisse demain. Ta peur a des griffes glacées qui m'enserrent et me dépouillent du plaisir que je tire de la chaleur du jour." (Œil de nuit à Fitz)