> Virginie Buhl (Traducteur)

ISBN : 2283023955
Éditeur : Buchet-Chastel (2009)


Note moyenne : 3.59/5 (sur 64 notes) Ajouter à mes livres
En 1903 à Chicago, l’homme d’affaires Edwin Cheney et son épouse Mamah Borthwick Cheney passent commande de leur nouvelle maison à l’enfant terrible et déjà célèbre de l’architecture américaine, Frank Lloyd Wright.

Six années plus tard, la bonne société d... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (21)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par pyrostha, le 21 avril 2011

    pyrostha
    Ce n'est pas un simple roman!! Tous les personnages ont existé et c'est ce qui fait la force,à mon sens, de ce livre.
    Dès les premières pages j'ai été happée par l'atmosphère qu'a voulu donner Nancy Horan.Vous lisez d'abord quelques pages d'un journal intime de Mamah qui parle de sa vie de femme célibataire,professeur puis bibliothécaire,puis de sa vie avec son mari ,Edwin et ses deux enfants.Vie dorée,vie facile qui devrait satisfaire une femme au début du XXème siècle en Amérique.Premier grain de sable:Son entêtement,voilà ce qui m'avait persuadée ,à l'usure,de l'épouser".
    Edwin décide de faire construire une maison pour sa famille .Pour cela il fait appel à un des plus grands architectes du moment:Franck L.Wright.Et là le roman commence.
    Trois parties dans ce livre
    La première ,en 1907,est la rencontre entre deux personnes ,Franck l'Wright et Mamah Cheney,deux "âmes soeurs" que tout relie.Pendant les travaux ,partis d'un simple détail architectural,leurs echanges s'etaient maintes fois transformés en longues discussions.(...) Franck Llyod Wright avait stimulé son esprit comme personne.
    Mais Franck est également marié et père de 6 enfants
    Ils ne cèderont pas à leur attrait mutuel tout de suite.Cependant leur attraction mutuelle est la plus forte et ils se laissent aller,malgré de nombreuses questions.
    Et puis tout bascule quand la femme de Franck découvre la vérité.Catherine demande alors à son mari de lui accorder 1 an pour essayer de renouer les fils de leur mariage.Séparation ,sans aucune nouvelle, des deux amants.
    Pendant ce temps désespérément long pour Mamah ,elle commence à faire une conférence sur l'évolution de la femme dans la société..Début du Feminisme en Amérique.C'est cela aussi l'interet de ce livre!
    Mamah n'est pas que la maitresse de Franck,auquel cas le sujet tournerait court ,serait banal,c'est aussi l'histoire d'une femme qui se cherche,qui décide de ne pas vivre au travers d'un homme,mari ou amant.
    En 1909 elle retrouve Franck qui n'a pas pu l'oublier et décide alors d'avouer la vérité à son mari.Dans un premier temps elle s'éloigne du domicile conjugal en allant chez une amie,manière pour elle de mettre de l'ordre dans ses idées...Quittera t elle Edwin? Partira t elle rejoindre Franck,ainsi qu'il lui demande? Et,point important: ses enfants?Ils laisseraient à eux deux 8 enfants .Possible ou non?
    Deuxième partie:La passion est la plus forte et Mamah part rejoindre Franck à New York,puis pour l'Europe.
    Et c'est là que Mamah fait une rencontre qui la marquera à jamais.Ellen Key,poete et philosophe Suédoise ,féministe.
    Ainsi que je le disais un peu plus haut,Loving Franck est un hommage à Franck L.Wright ,architecte novateur,qui refusait le classicisme ambiant et voulait créer une architecture américaine.Pour lui les maisons devaient être en harmonie avec la nature et en fonction des habitudes de ses habitants.
    C'est aussi un hommage à cette autre forte personnalité qu'est Mamah Cheney qui refusera de suivre son amant dans ses pérégrinations à travers l'Europe pour pouvoir devenir la traductrice américaine en titre d' Ellen Key.
    3ème partie :Franck et Mamah retournent en Amérique et décident de construire une maison pour eux mêmes sur un des terrains familiaux.Ils l'appellent Taliesin.
    Là, ils affrontent avec détermination tous les ragots et les humiliations ,commencés bien des années auparavant, dès que la nouvelle de leur départ avait été connue. La femme de Franck refusant de divorcer,leur union ne pouvait que rester liaison ,relation évidemment reprouvée par la moralité Américaine de l'époque.Et ajoutez à cela l'abandon de leurs enfants respectifs et vous aurez une idée de l'ambiance dans laquelle ils vivent.
    Je reconnais que le personnage de Franck,charismatique sans doute,m'a plutôt énervée car plusieurs fois je me suis rendue compte qu'il avait une très haute opinion de lui même,étant très limite concernant la volonté de Mamah de s'accomplir en tant que femme.
    Par contre avec Mamah , avec ses questionnements,son désir d'émancipation on ne peut qu'être en empathie et le drame qui termine sa vie ne peut qu'accentuer ce sentiment.
    Un bémol:le livre peine vers les 3/4 de la narration ,l'intérêt s'émousse un peu et seule la volonté m'a fait aller au bout.
    Le livre de Nancy Horan est un long hommage à ces femmes qui se sont battues pour avoir le droit à une existence propre.Mamah Cheney,Ellen Key ne sont que quelques figures mais elles méritent d'avoir été mises en lumière de cette façon.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Titine75, le 16 avril 2010

    Titine75
    “Loving Franck” est le premier roman de Nancy Horan et il a obtenu (et mérité) le prix Fenimore Cooper de la meilleure fiction historique. L'auteur nous raconte la rencontre passionnée de Mamah Borthwick Cheney (1869-1914) et du célèbre architecte Franck Lloyd Wright (1867-1959).
    Mamah connut une enfance choyée, elle fit des études à l'université ce qui lui permit de devenir professeur puis bibliothécaire. Elle devint militante des droits des femmes, notamment pour le droit de vote, et participa à de nombreuses réunions féministes. Malgré sa volonté d'indépendance, Mamah finit par céder aux avances de Edwin Cheney. Elle l'épousa et eut avec lui deux enfants : John et Martha. En 1903, Edwin demanda à Franck Lloyd Wright de leur construire une maison, laissant le soin à Mamah de régler les détails avec l'architecte. Cette rencontre fut un coup de foudre pour tous les deux. “Pourtant, pendant les travaux, partis d'un simple détail architectural, leurs échanges s'étaient maintes fois transformés en longues discussions. Aujourd'hui, Mamah gardait un souvenir enchanteur de ces six mois de collaboration. Franck Lloyd Wright avait stimulé son esprit comme personne.” L'architecte est lui-même marié et a sept enfants avec sa femme Catherine. Mais l'amour est plus fort que tout et en 1909 Mamah et Franck quittèrent leurs familles, ils s'exilèrent en Europe en espérant ainsi faire taire les commérages. Mais la lutte pour leur vie commune n'en était qu'à ses prémices.
    L'histoire racontée dans “Loving Franck” est celle de deux fortes personnalités, de deux précurseurs. Franck Lloyd Wright voulait inventer une architecture typiquement américaine. Il allait à l'encontre du classicisme ambiant. Son architecture était organique, ses maisons devaient être en accord avec la nature et avec le mode de vie de ses habitants. Tout dans la maison contribuait à l'effet voulu par l'architecte, le décor ne devait pas défigurer l'ensemble. Lorsque Mamah et lui décidèrent de vivre ensemble, Franck construisit, dans la vallée de ses ancêtres dans le Wisconsin, une maison représentant la quintessence de son art, appelée Taliesin. “Elle l'avait souvent entendu dire que la réalité d'un bâtiment réside dans sa dimension intérieure. Votre façon de vivre et votre devenir. Ici, à Taliesin, il n'avait pas envie d'encombrer l'espace d'objets qui n'élèveraient pas leurs âmes. Mamah non plus.” Et ce quitte à se ruiner, Franck place son besoin de beauté au-dessus de toutes considérations matérielles. Sa liaison avec Mamah (car Catherine refusait obstinément de divorcer) lui causa certes des torts dans l'obtention de contrats mais les problèmes financiers du couple provenaient surtout des dépenses faramineuse de Franck. La légèreté de celui-ci et ses mensonges à propos de l'argent compliquèrent grandement la vie du couple. Il faut également souligner l'incroyable opiniâtreté de Franck Lloyd Wright. Par deux fois, Taliesin fut détruite par le feu, à chaque fois l'architecte reconstruisit sa maison.
    Face à ce génie, le destin de Mamah Bothwick Cheney est également remarquable. Fervente défenseure du droit des femmes, Mamah était en avance sur son temps. Etre une femme au foyer, avoir des enfants ne lui suffisaient pas. “Car d'aussi loin qu'il lui en souvint, Mamah avait toujours ressenti un manque sans pourtant arriver à le préciser. Elle avait meublé ce vide avec toute sortes de choses - livres, réunions de l'association, militantisme pour le droit de vote, cours - mais rien ne l'avait comblée.” Ce manque c'est l'accomplissement de soi, la réalisation de quelque chose de personnel. Mamah fit preuve d'un courage exemplaire en quittant son mari, en abandonnant ses enfants qu'elle adorait. Elle refusait d'être hypocrite avec sa famille mais l'amour de Franck ne suffisait pas à combler le manque. Elle cherche sa voix à travers celles de Charlotte Perkins Gillman (dont j'ai parlé ici à travers son roman “La sequestrée”) et surtout de la philosophe suédoise Ellen Key. Elle décida de traduire l'oeuvre de cette dernière afin que ses idées se diffusent aux Etats-Unis et que les femmes conquièrent leur indépendance. le livre de Nancy Horan rend un vibrant hommage à cette femme qui affronta la diffamation, l'humiliation publique pour affirmer ses convictions. La vie de Mamah Borthwick se termina par un terrible drame au moment où sa vie semblait enfin apaisée, l'empathie du lecteur n'en est que renforcée.
    Le livre dense, précis de Nancy Horan nous rappelle que le combat des femmes pour l'indépendance fut long et douloureux. Nous devons aujourd'hui nous remémorer le courage de certaines d'entre elles qui, par leurs choix de vies, firent avancer les choses. Mamah Borthwick était l'une d'entre elles, son incroyable destin méritait bien un livre et celui-ci est particulièrement réussi.

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 19 juillet 2011

    caro64
    Si le nom de Franck Lloyd Wright brille au firmament de l'architecture, s'il évoque des images de bâtiments aux formes et aux conceptions avant-gardistes (Fallingwater house, le musée Guggenheim…), on connaît moins l'homme intime. 1907 : Franck, 40 ans, tombe éperdument amoureux de Mamah Cheney, 38 ans, une cliente de son cabinet d'architecture. Aucun des deux ne se satisfait du mariage conformiste et sans amour qu'ils mènent chacun de leur côté. L'idylle, d'abord consommée en cachette, éclate au grand jour lorsque Franck et Mamah (prononcez May-mah) décident de vivre en accord avec eux-mêmes. Afin d'échapper aux pressions morales de l'opinion publique et de leurs familles, le couple s'exile plusieurs mois en Europe. Mais la presse se chargera de faire ses unes de cette affaire qui choque les mœurs puritaines de l'Amérique.
    Pour ce roman autobiographique, Nancy Horan a précédé l'écriture de nombreuses recherches et restitue à merveille le contexte social et culturel en pleine effervescence de ce début du XXème siècle.
    Si ce roman est l'occasion de découvrir un homme aussi libre dans sa vie privée que dans sa vie professionnelle, c'est surtout la voix de Mamah qui surgit, une voix d'une grande modernité, une voix féministe avant l'heure, qui devra affronter le mépris des bien-pensants. L'auteur met ici en avant l'influence de cette femme cultivée et indépendante (elle fut la traductrice aux Etats-Unis d'Ellen Key, féministe suédoise) sur le grand architecte. Franck lui construira Taliesin, une « maison de la prairie », inspirée des villas toscanes chères à Mamah, une pure création de l'architecture organique, ouverte sur la nature, un écrin pour leur amour.
    Loving Franck nous offre une leçon de courage et d'honnêteté avec le récit de cet amour magnifique et émouvant qui finira de manière tragique en 1914. L'écriture de Nancy Horan est d'une fluidité absolument délicieuse : les mots glissent, filent, vous embarquent dans cette histoire folle et non moins réelle que l'on dévore. Un livre captivant qui plaira autant aux amateurs d'intrigues passionnelles qu'aux fans d'architecture.
    Impossible, une fois cette lecture achevée, d'en rester là ! 
La vie et les travaux de Frank Lloyd Wright nous intriguent définitivement. 
Car en 1914, F. L. Wright a encore plus de quarante années à vivre et tant d'édifices célèbres à réaliser. Je lirai donc (sûrement) Les femmes de TC Boyde qui apparemment reprend le fil de l'histoire là où Nancy Horan l'a laissé. Les travaux et l'évolution de l'architecture de Wright que l'on suit en filigrane dans ce roman me pousse également vers Frank Lloyd Wright aux éditions Phaidon, de Robert Mc Carter.
    Et pour terminer, je vous propose quelques photos de Taliesin à Spring Green dans le Wisconsin, en équilibre sur la colline, construite en 1911, cfr lien ci-dessous :
    http://www.galenfrysinger.com/wisconsin_taliesin.htm
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par tilly, le 07 décembre 2009

    tilly
    Autant donner mon opinion dès maintenant : c'est un bon roman, une histoire émouvante, attachante, de beaux personnages que l'on regrette de quitter à la fin. Tout pour faire un joli cadeau de fin d'année (surtout à une lectrice). Merci Guillaume, pour cette bonne occasion de lecture dans le cadre d'une opération Masse Critique !
    Avant de lire le roman de Nancy Horan, je ne connaissais de Frank Lloyd Wright que sa réputation d'architecte, son style années 30, son goût de la décoration intérieure dépouillée, japonisante, et le Guggenheim Museum de New-York. Rien sur son physique, son caractère, rien de sa longue vie (1867-1959),
    Alors j'ai pris bien soin de ne faire aucune recherche d'images ou de textes avant lecture, pour rester intacte et me laisser surprendre par la fiction historique et romantique de Nancy Horan (traduite par Virginie Buhl).
    C'est un roman, pas une biographie, même si les personnages ont existé.
    Quoi de plus romanesque et de terrible que la rencontre de Mamah et Frank en 1907, dans les beaux quartiers de Chicago !
    Le jeune et talentueux architecte jouit d'une réputation précoce. Très travailleur et doué pour la communication avec les médias, il semble destiné à un succès facile, tout tracé. Mais marié et jeune père de six enfants, il tombe éperdument amoureux d'une femme pour qui il a dessiné et construit une maison avant-gardiste.
    C'est Mamah Borthwick Cheney, mariée elle aussi. Un, bientôt deux enfants, une nièce orpheline à élever. C'est une femme cultivée, moderne, mais qui a renoncé à une carrière d'intellectuelle pour se consacrer pleinement à son foyer.
    Frank et Mamah se sont rencontrés une dizaine d'années trop tard. A cette époque on se mariait tôt, juste après la fin des études. Et on divorçait encore rarement...
    L'amour entre Mamah et Frank est malgré tout plus fort que les conventions sociales terriblement prégnantes de l'époque. Pour vivre pleinement leur passion, une seule solution déchirante : quitter leurs foyers respectifs. Ils fuient Chicago pour vivre ensemble, et s'installent d'abord à Berlin où Frank a des projets professionnels.
    Leur départ provoque évidemment un énorme scandale dans la bonne société est-américaine, aussitôt relayé et amplifié dans la presse. C'est sur Mamah que se cristallisent les critiques, car elle est moins connue et moins populaire que Frank. Il est facile de lui faire endosser le double rôle de voleuse d'homme et de mère indigne.
    Pendant leurs longs mois d'exil, puis au retour à leur installation dans le Wisconsin, ils vont être la cible régulière des journaux à scandale. Mamah devra supporter durant des années de voir son histoire familiale faire la une des grands quotidiens américains :
    ILS ABANDONNENT LEURS FAMILLES POUR S'ENFUIR EN EUROPE
    L'EXIL DES AMANTS BRISE LE COEUR DES ENFANTS
    LA PROGENITURE DE MRS CHENEY PRIE POUR SON RETOUR, MAIS SEUL UN DES TROIS Y CROIT ENCORE
    Après Berlin, Nancy, Paris, Leipzig... Fiesole en Toscane. Mamah est souvent seule pendant que Frank conduit ses projets, ou voyage de son côté, jusqu'au Japon, source majeure de son inspiration artistique. Difficilement, Mamah reste en contact le plus possible avec ses enfants, et commence à organiser son divorce. Son mari Edwin Cheney se remariera assez vite.
    Mamah a rêvé d'une maison en Toscane, mais raisonnable elle acceptera le retour aux Etats-Unis, pour la carrière de Frank, et pour se rapprocher de ses enfants. Elle finira aussi par mettre de côté ses ambitions d'intellectuelle féministe. Plutôt que s'engager totalement dans la traduction et la promotion des travaux de la féministe suédoise Ellen Key qu'elle admire, Mamah consacrera son énergie à diriger le chantier de construction de leur nouvelle maison dans le Wisconsin, berceau de la famille de Frank.
    "Aimer Frank" n'est pas facile tous les jours dans ces conditions-là. Lui, a son art, son métier pour atténuer les blessures du rejet familial et social. Mamah n'a que son amour pour Frank pour l'aider.
    Frank a besoin de Mamah. Etonnamment, c'est Frank qui basculera presque dans la névrose de l'échec. Mamah, plus solide, aura du mal à accepter de voir son homme idéal se transformer peu à peu en personnage veule, lâche, mentant sur la prospérité de ses affaires, trichant avec ses fournisseurs et ses employés, comme attiré par la catastrophe financière.
    Grâce à Mamah et à Taliesin - la nouvelle maison -, Frank retrouvera peu à peu sa volonté et son aura artistique. le pire sera évité, provisoirement.
    ...Non non ma fille tu n'iras point danser...
    La fin cruelle de l'histoire de Mamah et Frank, au cours de l'été qui verra l'Europe entrer dans la Grande Guerre, m'a explosé aux lunettes, façon de dire que le lecteur non averti ne reçoit aucun signal avertisseur pour en amoindrir la brutalité.
    Nancy Horan a parfaitement rendu par son écriture, pour le lecteur, la violence d'un choc qui aurait dû pétrifier la société américaine et ses médias de l'époque, et leur faire se poser quelques questions, à défaut d'éprouver des regrets sur la façon dont ils avaient relaté l'affaire pendant des années.
    Au final, une histoire extrêmement forte et poignante, pour ce Loving Frank.
    Une écriture (et sa traduction), précise, calme et efficace (Nancy Horan est journaliste), mais qui manque pour moi des couleurs plus fragiles et de la tendresse fitzdgeraldiennes.

    Frank, héros d'un scénario de Francis Scott... filmé par Orson Welles, à Taliesin... j'en ai rêvé, en lisant Loving Frank.

    Lien : http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2009/12/mas..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par MIOP, le 09 février 2012

    MIOP
    Cette fiction historique documentée par l'autobiographie de Frank Lloyd Wright, par les lettres de Mamah Borthwick et par les très nombreux articles de la presse de l'époque est un hymne à l'amour et à la liberté.
    Contemporaine, l'héroïne remet en cause les dictats du mariage et de la maternité, tiraillée entre ses aspirations personnelles et le poids des conventions. Sa rencontre avec une célèbre philosophe féministe d'origine allemande, Ellen Key, renforcera son courage et lui offrira une activité à travers la traduction en anglais de ses oeuvres. le roman comporte donc de nombreuses réflexion sur le féminisme et les moyens de l'émancipation féminine.
    Malgré de nombreux obstacles l'héroïne restera toujours fidèle à l'homme qu'elle a choisi, un artiste visionnaire dont le génie s'inscrit difficilement dans un banal quotidien.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (14)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Elianthe, le 06 juillet 2010

    J’imagine que je ressemble un peu au tronc d’un cactus, lui avait-elle expliqué un jour. J’absorbe une certaine quantité de culture et de sociabilité au contact de mes amis, puis je me replie sur moi-même et j’en vis pendant un certain temps, jusqu’à ce que j’aie de nouveau soif. Il n’est pas bon d’entretenir une telle autarcie, une sorte d’exil volontaire, en fait. Cela vous rend différente. (p.35)
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Bin890, le 09 novembre 2011

    Je veux vous parler aujourd'hui de l'amour le plus noble: celui qui unit l'intelect et l'érotisme. Quand les deux amants n'aspirent qu'à devenir un seul et même être, à s'accorder une liberté absolue et à s'épanouir ensemble, nous avons alors affaire à la forme d'amour la plus belle que puissent partager un homme et une femme du même milieu moral et intellectuel. Connaitre un tel amour, c'est se sentir dédoublé. Un tel sentiment affranchit et enrichit une personnalité, nous inspire des actes nobles et des oeuvres de génie. Quand ce grand amour survient - et cela n'arrive qu'une fois dans une vie - il l'emporte légitimement sur tout autre sentiment. L'amour parfait impose ses droits sur une existence.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par caro64, le 19 juillet 2011

    Il romançait la réalité. Il ne savait pas résister au plaisir de camper ses clients en preux chevaliers et nobles héroïnes de ses légendes arthuriennes. Aujourd'hui dans la cour, il était Merlin l'Enchanteur dont la magie éblouissait ses ouvriers. Il adorait présenter les choses sous un aspect dramatique. Cela rendait la vie tellement plus intéressante !
Il n'était pas facile d'en vouloir à Frank Lloyd Wright. Mamah devait trouver un moyen de lui faire comprendre qu'il n'avait pas besoin de tout exagérer. Il était déjà bien assez extraordinaire.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par caro64, le 19 juillet 2011

    Sur le quai, au milieu de la cohue de gens et de bagages, elle serrait une petite valise sous son bras. A l'intérieur se trouvaient ses traductions manuscrites de "la morale au féminin" , de" la femme de demain", et de "la femme conventionnelle". Elle ressentait un farouche instinct de protection, très proche, imaginait-elle de ce que devait éprouver Frank quand il transportait son carton à dessins: comme un coursier chargé de transmettre un projet politique qui va changer le monde.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par caro64, le 19 juillet 2011

    Tu avais tout. Un mari fantastique qui t'adorait, deux beaux enfants en bonne santé. La liberté. Aucun souci financier. Une gouvernante et une bonne. Tu n'avais pas besoin de travailler et Edwin n'exigeait jamais rien de toi. As-tu conscience de tout ce que tu as abandonné pour Fank Wright ? Le genre d'existence dont rêvent la plupart des femmes, y compris les féministes !
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (1)

Video de Nancy Horan

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Nancy Horan


La chronique de Gérard Collard - Loving Franck
Aujourd'hui, Gérard Collard a sélectionné un roman qui est sorti aux éditions du Livre de Poche (budget moins conséquent). Il s'agit du livre de Nancy Horan "Loving Franck" qui raconte la passion tragique d'un couple adultérin du début du XXème siècle. Un roman touchant et captivant qui aborde entre autre la montée de la cause féminine... Regardez... La présentation du livre "Loving Franck" par l'éditeur : Chicago,1903. Un jeune couple, les Cheney, fait appel à Frank Lloyd Wright, l'architecte d'avant-garde, génial et rebelle, pour qu'il construise leur nouvelle maison. Et c'est le coup de foudre : Frank tombe follement amoureux de Mamah Borthwick Cheney. Au point que, quelques années plus tard, les amants partent pour l'Europe, abandonnant conjoints et enfants, au grand scandale de la bonne société américaine, puritaine et dévote. Où qu'ils aillent, Frank et Mamah, enchaînés par leur passion mais hantés par une culpabilité intolérable, font la une de la presse américaine. Ils rentrent aux Etats-Unis en 1914, et leur histoire d'amour va connaître un dénouement dramatique... Vous pouvez commander Loving Franck sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Loving Frank par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (105)

> voir plus

Quiz