ISBN : 2283025311
Éditeur : Buchet-Chastel (2012)


Note moyenne : 3.33/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Chicago, octobre 1920. Dans la ville qui vibre sur les derniers airs de jazz de la Nouvelle Orléans, la douce Hadley Richardson rencontre un garçon de vingt ans, grand et svelte, cheveux noirs et yeux noisette, avec, sur la joue droite, une fossette irrésistible. Il s’a... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 2.00/5
    Par Pasdel, le 26 février 2012

    Pasdel
    Tout d'abord un grand merci à Babelio pour cette nouvelle masse critique qui m'a permis de recevoir ce livre.

    Mme Hemingway est une fiction biographique. Au travers de la première épouse de l'écrivain, Hadley Richardson, Paula McLain tente de retracer la vie du couple dans les années 20 (1921-1926).

    Cette fiction décrit deux trajectoires diamétralement opposées, d'un côté le couple Hemingway-Richardson et de l'autre le couple Hemingway et sa carrière. le couple connaîtra ses heures de gloire quand la carrière d'écrivain sera au plus bas : petits boulots de journalisme…

    Tout au long du livre, le couple s'étiole, se fane pour finir par éclater alors qu'il apparaissait comme le parangon du mariage pour cette sphère des intellectuels de la « génération perdue ». Hadley, s'éclipse de plus en plus : « …je préférais garder cette distance, d'autant que son travail ne s'en porterait que mieux » (page 399). Laissant Hemingway s'éloignait d'elle.

    L'ombre d'Ernest Hemingway plane à chaque page, absorbant le récit, ne trouvant son pendant que dans la ville de Paris et les torrents d'alcool. Ce Paris des années folles, lieu de folie, d'amusement et d'effervescence culturelle, où l'on y croise les intellectuels américains influents de l'époque, mais aussi des soirées où l'alcool regorge.

    Ce livre démarre très fort avec une description à contrepieds du Paris des années folles où chacun se cherche après cette terrible guerre, où beaucoup ont flirté avec la mort comme Hemingway. Puis le récit suit la vie de ce couple au rythme des voyages, des rencontres, des soirées alcoolisées. Ce livre est un peu comme cet alcool omniprésent, il vous monte à la tête dès la première gorgée avant de s'évaporer lentement.

    Une lecture a rapprocher des premières œuvres d'Hemingway ainsi que de Paris est une fête.


    Lien : http://leslecturesdepasdel.over-blog.com/article-mme-hemingway-10015..
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    Critique de qualité ? (23 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par nathalia1307, le 21 février 2012

    nathalia1307
    Madame Hemingway, de Paula Mc Lain est le dernier roman, reçu en partenariat avec Babelio. Je l'ai lu rapidemment, lecture plaisante et divertissante, je l'ai apprécié essentiellement pour découvrir ce couple assez atypique, et bien entendu pour l'écrivain Ernest Hemingway (Kérouac était assez élogieux sur l'un de ses romans Les collines vertes d'Afrique)

    Depuis 1920, Ernest Hemingway est jounaliste à Chicago. Durant la grande guerre 14-18, Ernest était ambulancier sur le front d'Italie et il n'a pas échappé aux horreurs de la guerre, blessé il récupère difficilement et digère ce qu'il a vu et vécu, souffrant de syndrômes pénibles. Ce moment de sa vie sera présent dans ses romans, et le marquera.

    Par l'intermédiaire d'amis, il fait la connaissance d'Hadley Richardson, jeune femme de 29 ans fille d'un industriel, assez ténébreuse. Hadley a également ses fêlures, plutot d'ordre familiale, elle a perdu son père dans des circonstances tragiques, sa soeur quasi brûlée vive et sa mère. Elle vit dans le Missouri avec sa soeur et son beau frère.

    Les deux jeunes gens se rencontrent chez des amis communs, se plaisent et s'écrivent malgré les écueils de leur différence d'âge car Hadley est de huit ans l'aînée d'Ernest. Après des noces enchanteresses, les deux tourtereaux convolent à Paris, sur les conseils de Sherwood Anderson, Hemingway veut écrire, tout en sortant de sa routine de journaliste et en quittant les Etats Unis pour Paris, il veut gouter à l' éffervescence culturelle de l'après guerre, et Paris dans les années 20 est libérée du joug de la guerre et ces années sont libératrices et gaies.

    C'est dans ce climat, que les Hemingway débarquent à Paris, Hémingway investit une chambre de bonne pour s'isoler et écrire. Il fait durant cette période les rencontres marquantes de toute une vie, amis écrivains (parmi lesquels le non moins renommé Scott Fitzgérald), peintres et également celles qui vont permettre à Hemingway de se faire publier et reconnaître en tant qu'écrivain.

    Le récit est assez fluide et le talent de cette Madame Hemingway pour raconter son mari indéniable, pourtant j'ai eu du mal à m'attacher à cette personnalité féminine, je n'ai pas été aussi enthousiaste à cette lecture que je l'aurais imaginé. A cela dit, j'ai trouvé très bon le procédé de l'auteur de dépeindre Hem à travers sa femme Hadley, ce roman nous fait naviguer entre love story, monde de l'edition, et le Paris des années 20.

    Autant le dire, aucun détails n'est épargné sur leur vie de couple, le roman est bourré d'anecdoctes entre fiction et réalité, si certaines se sont réellement produites, d'autres relévent de l'intimité du couple. Cependant la lectrice, que je suis ne s'est pas toujours sentie en phase avec cette figure féminine et ses états d'âmes, (trop insistante sur les prises d'alcool de son mari et assez éffacée à certains égards).

    La vie de l'écrivain est relatée, à la fois en tant que journaliste à ses débuts, et son obsession d'être reconnu en tant qu'écrivain talentueux. Les Hemingway ont quitté les Etats Unis en 1921 pour Paris, pour qu'Hem puisse travailler à ses romans et aussi pour le bouillonnement culturel. L'aspect financier, le cout de la vie y étant plus avantageux pour des américains même pauvres commes le souligne si souvent Hadley. Hadley Hemingway véhicule l'image de l'américaine à Paris, assez dévouée pour son mari.

    Ce que j'ai vraiment apprécié dans ce roman c'est l'engouement des Hémingway pour les férias de Pampelune et de Madrid et les corridas. Ca donne très envie de lire cet auteur c'est évident. Voila pour mes impressions à chaud. Ce roman est léger à lire, et ce n'est pas une biographie non plus. L'auteure précise qu'elle s'est inspirée de " Paris est une fête" et "Le soleil se lève aussi" pour écrire ce roman.Le roman se limite à évoquer la vie d'Hemingway avec Hadley Richardson, car le roman s'achève en 1925.

    Lecture assez divertissante et légère, avec une note très féminine.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Chouchane, le 12 février 2012

    Chouchane
    C'est Hadley, la première femme d'Ernest Hemingway qui raconte ses 6 ans de vie commune avec ce géant de la littérature. Ernest a 20 ans quand il la rencontre alors qu'elle en a 28 ans. Enfermée dans une vie de célibataire que tout le monde protège, elle rêve de se libérer. La puissance d'Hemingway le lui permettra mais la lecture du roman nous laisse, cependant, le sentiment qu'elle ne sera jamais tout à fait libre, vivant une vie de second rôle, celle d'une femme d'artiste, passée à admirer Hemingway et à craindre ses incartades. Une vie d'attente presque ennuyeuse et éteinte. Paula Mac Lain met en scène une épouse qui semble avoir peu de choses à dire sur elle-même mais qui a cependant le temps de regarder et de décrire le monde qui tourbillonne autour de son mari. On s'intéresse d'ailleurs moins à cette femme qui se discrédite souvent qu'à ce captivant univers d'artistes qui nous entraîne dans la lecture. Ce qui attire dans cette fiction, qui frôle de si près la réalité, c'est la toile de fond ; le Paris des années 20 où il s'agissait de vivre follement sans craindre la mort, après une première guerre mondiale traumatisante. Si l'alcool coule à flots, il est souvent triste. On y croise Scott et Zelda Fitzgerald, Gertrude Stein et Alice Toklas, et l'énergie débordante d'Hemingway sûr de son talent. Tout semble secondaire à son désir et son besoin d'écrire, il perdra l'amitié de Gertrude, s'éloignera de ses amis, divorcera… sa curiosité insatiable ne le laisse pas en place. le couple ne cessera de se déplacer durant ces 6 années, la Suisse, l'Italie, l'Espagne, le Canada, les Etats-Unis. Comme un enfant aime écouter les histoires qu'il connait, on aime à lire ce que l'on sait déjà sur Hemingway et l'on suit avec une anxiété toute neuve le passage (certes connu) où pour faire une surprise à Hemingway, Hadley emporte avec elle, vers la Suisse où elle doit le rejoindre, l'intégralité de son travail d'écriture (plusieurs années de notes…) pour qu'il puisse travailler. Elle se les fait voler dans le train et Hemingway semble se disloquer en l'apprenant... On prend plaisir à retrouver un Paris anticonformiste et à découvrir la première épouse, 3 autres suivront au moins autant de maîtresses. A travers, la vie d'Hadley c'est encore celle d'Hemingway que l'on cherche.
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    • Livres 4.00/5
    Par mbirchler, le 21 février 2012

    mbirchler
    Ernest Hemingway fut un des auteurs les plus tourmenté et fascinant du 20e siècle. Et ce roman est l'histoire touchante et déchirante de son mariage avec sa première femme Hadley Richardson avec laquelle il s'est expatrié à Paris pour vivre une vie de bohème. À travers les yeux de la jeune femme, on découvre Ernest, un jeune homme dans la vingtaine qui veut réussir et qui a un énorme besoin de reconnaissance. On est complètement plongé dans le Paris des années 1920, de la génération perdue et nous rencontrons des personnages fascinants tels que F. Scott et Zelda Fitzgerald, James Joyce, Gertrude Stein et Ezra Pound. Malheureusement pour Hadley, la vie de bohème des années folles ne se prêtait pas à la vie familiale et la fidélité. Et je ne pense pas que ce soir une grande révélation de dire que leur mariage n'aura pas duré, Hemingway était connu pour avoir eu quatre épouses et un nombre incalculable de maitresses.
    Dans ce roman ce ne sont pas les personnages qui sont les plus fascinants. Paula MacLain nous présente une épouse qui semble avoir peu de choses à dire sur elle-même. Hadley est soumise, passive, prête à tout ou presque par amour. On s'intéresse d'ailleurs moins à elle, censé être le personnage principal, qu'à Ernest qui, bien que détestable, égocentrique et inconscient, fascine par son charisme et sa légende.
    Ce qui attire vraiment dans ce récit, c'est le Paris des années folles où, après une première guerre mondiale traumatisante, la ville semble magique à travers une brume alcoolisée. Une atmosphère mélancolique et désenchantée malgré le clinquant de la vie festive parisienne.
    Au final, c'est Paris est l'élément principal du roman et la toile de fond d'une histoire d'amour d'autant plus poignante sachant que, à la fin, Hemingway écrirait à propos de Hadley " I wish I had died before I loved anyone but her."

    Lien : http://howimetthosestories.blogspot.com/2012/02/madame-hemingway.html
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  • Par LibrairieLeFailler, le 13 mars 2012

    LibrairieLeFailler
    Hadley Richardson a vingt-huit ans quand elle rencontre le jeune homme qui deviendra l'un des plus grands écrivains du XXème siècle : Ernest Hemingway. Elle aime le piano et la littérature classique, lui est fou de jazz, de boxe et de débats passionnés. Tombés éperdument amoureux l'un de l'autre ils se marient et très vite partent ensemble découvrir le Paris des années 20, celui des années folles, des bars clandestins et du surréalisme. le Paris où l'on croise dans la rue quelques Gertrude Stein, Ezra Pound, James Joyce.
    Et c'est Hadley, à la morale sans failles mais à l'esprit libre aussi, qui nous accompagne le long de ce roman d'une rare force d'évocation. Plus que l'émergence du génie d'Ernest, qui n'a là qu'une vingtaine d'années et est encore méconnu et fauché, on se fascine pour cette femme dite « ordinaire » parmi les âmes extraordinaires qui peuplent le récit. Cette femme, la première des quatre épouses d'Hemingway, qui malgré un amour réel et partagé est restée dans l'ombre d'un écrivain génial mais torturé. Et qui finira par se dévorer lui-même.
    Madame Hemingway est un de ces romans qu'on n'oublie pas. Un de ceux qu'on rapproche des grandes fresques de l'âge d'or du cinéma hollywoodien. Très bien documenté, on savoure la découverte de cet illustre Paris, de ses personnages excessifs et la voix d'Hadley qui nous atteint en plein cœur. Cette « femme de Paris », plus coriace qu'on ne le croit, instruite et sensible est véritablement une grande.
    Blandine

    Lien : http://librairielefailler.blogspot.com/2012/03/madame-hemingway.html
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Citations et extraits

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  • Par Pasdel, le 21 février 2012

    Paris grouillait de fantômes et de blessés qui déambulaient dans ses rues. Bon nombre étaient revenus à Rouen ou à Oak Park, dans l'Illinois, troués d'une balle, la rétine imprégnée de tout ce qu'ils avaient vu, pleins d'un vide qu'ils ne réussiraient jamais à combler. Ils avaient dû marcher sur des corps pour en transporter d'autres sur des brancards, à bord de trains lents envahis de mouches, écoutant la voix évanescente de quelqu'un disant qu'il voulait qu'on le rappelle au souvenir de sa petite amie restée au pays.
    De pays, il n'y en avait plus, pas pour ce qui comptait, et cela aussi faisait partie de Paris. Raison pour laquelle nous ne pouvions arrêter de boire, de parler ou d'embrasser les personnes qu'il ne fallait pas, et tant pis pour ce que cela détruisait. Certains parmi nous avaient regardé en face les visages des morts et s'efforçaient de n'avoir aucun souvenir précis. Ernest était de ceux-là. ( page 9-10)
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  • Par Pasdel, le 11 mars 2012

    Il écrivait toujours beaucoup dans les moments difficiles, comme si la souffrance l'aidait à aller au plus profond de lui-même chercher l'étincelle qui mettrait le mécanisme en route.
    Qu'il s'apitoie ainsi sur son sort ne m'étonnait pas. Certains hommes aiment la solitude, pas Ernest. Seul il buvait trop, et quand il buvait trop il ne dormait pas; et ne pas dormir faisait remonter les mauvaises voix et les mauvaises pensées, et pour les faire taire, il devait boire à nouveau. Et même s'il ne voulait pas le reconnaître devant moi, je savais qu'il souffrait de m'avoir blessée à ce point. (pages 399-400)
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  • Par Pasdel, le 29 février 2012

    Je savais qu'il m'aimait de nouveau; c'était évident. Peu importait ce que chacun avait pu ressentir ou penser au cours de ces semaines de séparation, cette période était révolue. J'ouvris le flacon d'essence de roses qui était d'un jaune profond et exhalait une parfaite odeur de rose, la quintessence. D'une certaine manière, et sans l'avoir dit ou décidé, nous commencions la suite de notre histoire. ( page 193)
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  • Par Chouchane, le 12 février 2012

    Au coin du Pont-Neuf, le quai était austère et imposant. Un vent froid mordant traversait on manteau (...) Je traversai l'île jusqu'à la pointe, où il y avait un jardin avec une profusion de marronniers dépouillés, puis descendis un petit escalier menant au fleuve. Des pêcheurs y taquinaient le goujon et les faisaient frire sur place. J'en achetai une poignée enveloppée dans du papier journal et je m'assis là, sur le muret, pour regarder les péniches passer sous le pont Sully. Cette friture en forme de nid croustillait sous une couche neigeuse de gros sel et fleurait si bon la simplicité que je me dis qu'il se pourrait bien que cela me sauve la vie. Juste un peu. L'espace d'un instant.
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  • Par Chouchane, le 12 février 2012

    L'appartement était meublé : une affreuse salle à manger en chêne et un énorme lit imitation acajou avec des parements dorés. Le matelas était bon, comme toujours en France, où apparemment tout se faisait au lit - manger, travailler, dormir, faire beaucoup l'amour.
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