> Francis Kerline (Traducteur)

ISBN : 2264048883
Éditeur : 10-18 (2009)


Note moyenne : 3.34/5 (sur 67 notes) Ajouter à mes livres
Vous savez ce que c'est, un slam ? En langage de skateboarder ça veut dire qu’on se casse la gueule. Et moi, le skate et les filles, c'est tout ce qui m’intéresse. Je m'appelle Sam, j'ai 15 ans, je vis avec ma mère qui en a 31. Vous avez pigé : elle m'a eu quand elle av... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par Aela, le 20 mai 2012

    Aela
    Slam, cela veut dire "gamelle" chez les adeptes du roller;
    C'est aussi, à une lettre près, le prénom du héros de l'histoire, Sam. Il a quinze ans.
    Ses passions: le skate et les filles.
    Tout irait bien pour lui... s'il n'avait un petit complexe "social": sa mère a trente-deux ans et l'a donc eu à ....dix-sept ans, situation pas forcément facile vis à vis des jeunes et des adultes qui l'entourent;
    Sa mère l'emmène dans une fête et Slam y rencontre Alicia, belle et intimidante.
    Ils se fréquentent et .... voilà la nouvelle inattendue:
    Alicia lui annonce qu'elle est enceinte et bien décidée à garder le bébé.
    Un passage prématuré à l'âge adulte pour Slam, qui a bien du mal à vivre cette situation.
    Un très beau livre très humoristique, qui évoque avec humour une situation pourtant assez répandue au Royaume-Uni, à savoir les grossesses prématurées des adolescentes.
    Un sujet grave évoqué avec beaucoup d'humour et de fantaisie, dans un style dépouillé et très "oral".
    Une plongée dans un univers "jeune".
    Un récit vivant qui ne laisse pas indifférent.
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    • Livres 2.00/5
    Par pazpatu, le 19 août 2008

    pazpatu
    Alors voilà, Sam a une petite amie. Elle est belle et son prénom c'est Alicia...
    Sam, son truc à lui, c'est le skate. Pas les filles. Il est pas top au bahut, mais c'est ok pour pour sa mère. C'est sûr, il se projette difficilement dans l'avenir. Qui pourrait l'en blâmer, il a 16 ans. Quand il a des soucis, il s'adresse au poster de Tony Hawk, le Dieu de la planche à roulettes; ça l'aide vachement, mine de rien. Il s'en fout de passer pour un gogol. Alicia, quant à elle, veut devenir mannequin. Ca marche pas super à l'école mais ses parents universitaires sont à la cool. Ces deux là ont la vie devant eux. Ou presque. Un petit problème de contraception va changer le cours de leur vie : ils vont être forcés de devenir adultes un peu plus vite que prévu. Je vous fais un dessin ?
    J'ai souvent attendu les livres de Nick Hornby avec la plus grande impatience. L'auteur de "Haute-Fidélité", son meilleur livre, est un formidable conteur, ses personnages sont consistants, les situations souvent cocasses. Comme dans beaucoup de ses précédents romans, il excelle dans la description d'ados attardés et des plus infimes détails du coeur de l'homme. Embedded. le lecteur ressent une véritable empathie pour les personnages, et Sam tout particulièrement. Dès l'entame du livre, je me suis revu ado et n'ai eu qu'à remplacer Greenday par Supertramp et le Skate par la planche à roulettes ;-)
    Mais "Slam", comme son précédent roman "Vous descendez ?", m'a un peu laissé sur ma faim plus le livre avançait. Je me suis demandé si cela venait du fait que ce roman appartenait davantage à la catégorie de livres que les anglo-saxons nomment "young adult novel" (et qui n'a pas de réel équivalent en France) qu'à celle du roman. Hornby a en effet écrit "Slam" en pensant à cette population de lecteurs comprise entre 12 et 18 ans, et recommande d'ailleurs chaudement dans ses interviews ce qu'il appelle les "non-boring Awards", liste de livres conseillés par la Yalsa (Young Adult Library Services Association). En suivant ce raisonnement, cette "nouvelle pour jeunes adultes" aurait dû plaire à ma fille de 16 ans, ou même figurer parmi les nominés des "non-boring Awards. Dans les deux cas, cela ne fut pas.
    In fine, et malgré le sujet assez grave, j'ai donc trouvé ce livre un peu vain : situations bidons, dialogues ennuyeux, auto-morsure d'appendice caudal, onanisme cérébral. "Slam" n'est tout simplement pas de la trempe de "Carton jaune" ou de "Haute-Fidélité". Peut-être fera-t-il à l'avenir un excellent film, puisque c'est le sort qui semble réservé à tous les livres de Nick Hornby. En attendant, et comme aurait très bien pu le dire Sam, je m'y suis "grave emmerdé".
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    • Livres 3.00/5
    Par Bunee, le 08 octobre 2009

    Bunee
    C'est le troisième roman que je lis de Nick hornby (je m'étais délectée de "Haute fidélité" et de "Vous descendez?"), et c'est toujours avec autant de plaisir !
    On nous invite a entrer ici dans la peau de Sam, narrateur d'un petite quinzaine d'énne, fan de skate board et de Tony Hawk avec le posterduquel il entretien de longue conversations (nourries des citations de l'autobiographie de Tony Hawk, autant vous dire que ça ne colle pas tout le temps)
    Sam est donc un ado pas tout à fait comme les autres: sa mère n'a en effet que 16 années de plus que lui (ce qui n'est pas simple à gérer notamment auprès des potes) et lui serine régulièrement qu'avoir un enfant aussitôt, c'est de l'inconscience !
    Au cours d'une fête à laquelle sa mère le traine tant bien que mal, Sam rencontre un jolie jeune fille, Alicia, qui l'intimide au départ.
    Ce sera sa première petite amie "sérieuse". Relation amoureuse adolescente, appelée à être aussi anodine et éphémère qu'une autre ...
    He bien non! Alicia tombe enceinte, veut à tout prix garder le bébé, et autant vous dire que Sam, entre ses propres angoisses, celles des parents (qui plus est issus de milieux très différents) et d'Alicia, a du mal à tout gérer!
    Tentatives de fugue, hésitations, desillusions, crises de désespoir frôlant le ridicule, cauchemards prémonitoires, bref, les tourments de l'adolescence condensés en un ouvrage drôle et décapant.
    J'ai vraiment bien aimé ce moment de lecture très distrayant et so british !
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  • Par petitepom, le 08 septembre 2011

    petitepom
    Je ne suis pas une fan de Nick Hornby, mes premières tentatives avec cet auteur furent des échecs jusqu'à « Vous descendez ? » que j'ai terminé. La rencontre de plusieurs personnages dans un même lieu, régi par les mêmes désirs suicidaires m'a plu. Toutefois je ne pensais pas rouvrir un livre de N.Hornby car dans l'ensemble, je ne suis pas très réceptif à son humour british. Alors pour quoi celui-ci : une raison tout bête, mon fils est un fan de Skate et de Tony Hawk mais heureusement la ressemblance avec l'histoire s'arrête là.
    Slam en skate signifie une gamelle et Sam va faire une toute petite bêtise qui va bouleverser sa vie.
    Alors qu'Alicia lui annonce la mauvaise nouvelle, il pense à la fuite, puis se confit à son stakeboardeur Tony Hawk qui le propulse dans le futur afin de lui redonner confiance. Ces courts passages dans le futur nous aiguille sans ternir le présent. L'histoire est racontée avec des mots d'adolescent, un jeune qui fait fasse à ces responsabilités malgré ses peurs, c'est très réaliste.
    Moi qui disais que je n'ouvrirai plus jamais un livre de N.Hornby et que je n'aimais pas cet auteur, je suis ravie de ne pas avoir suivi mon idée car j'ai vraiment apprécié ce livre. Un livre à confier aux ados car le sujet les concerne et s'adresse à eux.
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    • Livres 4.00/5
    Par Fantasio, le 13 novembre 2009

    Fantasio
    À la lecture du texte de quatrième de couverture, j'ai bien failli ne pas lire ce livre. Et puis je me suis dis que Nick Hornby était bourré de talent et que jusqu'à présent il n'avait pas écrit de mauvais livre...
    Il faut dire que le sujet est assez casse-gueule. Les amours adolescentes racontés par un gosse de quinze ans, et dans un parler « djeune », cela risquait de devenir scabreux ou ridicule.
    Ce n'est absolument pas le cas. Sam, le héros, est tout à fait sympathique et le bouquin décrit bien les préoccupations d'un jeune de son âge. Ses émotions et soucis, ses joies et ses peines sont très bien rendus. Son amour relatif pour la belle Alicia, ses premiers désirs, tout cela est raconté sans fausse pudeur mais sans aucune vulgarité. Sam est un jeune garçon sympathique, je l'ai déjà dit, et on se prend d'amitié et en tout cas de compréhension pour ses petits ou grands tracas. Mais surtout ce livre est drôle et très tonique. L'histoire de ces deux adolescents confrontés à une grossesse non désirée est divertissante sans être « gnangnan ». Réaliste et drôle. L'écrivain évite aussi le piège de la narration linéaire en insérant quelques voyages dans le futur qui permet au lecteur de se projeter dans l'avenir des deux jeunes amoureux.
    Ce livre lucide et humoristique peut, à mon avis, s'adresser aussi bien aux très jeunes qu'à leurs parents. Slam est plaisant et très réussi. du Hornby habituel quoi !

    Lien : http://lefantasio.fr
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Citations et extraits

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  • Par Aela, le 20 mai 2012

    On a couché ensemble pour la première fois ce soir-là.
    - Tu as quelque chose, elle a dit, quand il a été évident qu'on allait avoir besoin de quelque chose.
    - non, bien sûr que non.
    - Pourquoi "bien sûr que non"?
    - Parce que... je croyais qu'on allait au cinéma.
    - Et t'as pas toujours quelque chose sur toi?
    Pour le cas où?
    J'ai fait non de la tête. Je connaissais des mecs à l'école qui faisaient ça, mais c'était rien que de la frime, pour la plupart.
    Juste pour se donner des airs.
    Y en avait un, Robbie Brady, qui avait dû me montrer la même boîte de Durex au moins 15 fois.
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  • Par Aela, le 20 mai 2012

    J'avais été tout près de faire l'amour une ou deux fois, mais je m'étais dégonflé. Faire l'amour à 15 ans, c'est du lourd quand on a une mère de 31 ans. Et la fille avec qui je sortais, Jenny, arrêtait pas de me répéter que tout se passerait bien, mais je voyais pas ce qu'elle voulait dire; franchement, et je me demandais si c'était une de ces filles qui veulent un bébé, pour des raisons que je ne comprendrai jamais.
    Il y avait deux jeunes mères dans mon école et elles se comportaient comme si un bébé était un iPod ou un nouveau portable .
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  • Par Aela, le 20 mai 2012

    Je cherchais pas une copine, je pensais pas à ça.
    J'étais jamais sorti plus de 7 semaines de suite avec une fille, et encore, sur les sept, il y en a trois qui comptent pas, parce qu'on se voyait pas;
    Je voulais la plaquer et elle voulait me plaquer, alors on s'évitait.
    Comme ça, on restait implaqués.
    Autrement ç'avait été deux semaines par-ci, trois semaines par-là.
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  • Par mandarine43, le 25 octobre 2011

    Donc tout baignait. En fait, je dirais même que ce qui arrivait depuis six mois était bonnard dans l'ensemble.
    Exemple : maman avait plaqué Steve, son fiancé pourrave.
    Exemple : Mme Gillett, ma prof de dessin, m'avait pris à l'écart après le cours pour me demander si j'envisageais d'aller en fac d'arts plastiques.
    Exemple : j'avais réussi deux nouveaux trucs de skate, d'un seul coup, après des semaines à me ridiculiser en public. (Je suppose que vous êtes pas tous des skateurs, donc je vais mettre les points sur les i tout de suite, histoire d'éviter un terrible malentendu. Skate = skateboard. On dit jamais skateboard, d'habitude, donc c'est la seule fois que j'emploierai le mot dans toute cette histoire. Et si malgré ça vous persistez à m'imaginer en train de faire l'andouille sur la glace sous prétexte que skate veut dire patin, faut vous en prendre à votre propre stupidité.)
    Et en plus de ça, j'ai rencontré Alicia.
    Je me dis qu'il serait peut-être bon que vous sachiez certaines choses à mon sujet avant que j'attaque sur maman et Alicia et tout. Si vous saviez des choses sur moi, il y en a peut-être dedans qui pourraient vous intéresser. Mais, en regardant ce que je viens d'écrire, vous en savez déjà pas mal ou, du moins, vous avez pu vous faire une idée. Vous avez pu deviner que ma mère et mon père vivaient pas ensemble, pour commencer, sauf si vous pensiez que mon père était le genre de personne qui s'en fout que sa femme ait des Jules. Eh ben, il est pas comme ça. Vous avez pu deviner que je skate et vous avez pu deviner que ma matière forte à l'école était le dessin, sauf si vous pensiez que j'étais le genre de personne que les profs prennent toujours à l'écart pour lui dire de s'inscrire en fac dans leur matière. Comme si les profs se disputaient mes talents, voyez. «Non, Sam ! Oubliez le dessin ! Faites de la physique !» «Oubliez la physique ! Ce serait une tragédie pour l'espèce humaine si vous laissiez tomber le français !» Et qu'après ils commencent à se taper dessus.
    Ouais, bon. Ce genre de choses m'arrive jamais, vraiment jamais. Je peux vous jurer que j'ai jamais, jamais été à l'origine d'une bagarre entre des profs.
    Et pas besoin d'être Sherlock Holmes ou ce que je sais pour piger qu'Alicia était une fille qui représentait beaucoup pour moi. Heureusement qu'il y a des choses que vous savez pas et que vous pouvez pas deviner, des choses bizarres, des choses qui ne sont jamais arrivées qu'à moi seul dans toute l'histoire du monde, sauf erreur. Si vous étiez capables de tout deviner à partir de ce premier petit paragraphe, je commencerais à me soupçonner de pas être une personne incroyablement compliquée et intéressante, ha ha.
    C'était il y a deux ans, cette époque où tout baignait, j'avais quinze piges, presque seize. Je veux pas avoir l'air pathétique et je cherche vraiment pas à me faire plaindre, mais cette impression que ma vie tournait rond était une nouveauté pour moi. J'avais jamais eu cette impression avant, et je l'ai pas vraiment eue depuis. Je dis pas que j'ai été malheureux. C'est plutôt que, avant ça, il y avait toujours quelque chose qui craignait quelque part - un truc qui me prenait la tête. (Et des prises de tête, j'en ai eu pas mal après, comme vous allez voir, mais on n'en est pas encore là.) Par exemple, mes parents étaient en train de divorcer, et ils s'engueulaient. Ou alors ils venaient de divorcer, mais ils s'engueulaient quand même, parce qu'ils ont continué à s'engueuler longtemps après leur divorce. Ou c'étaient les maths qui allaient pas - je déteste les maths - ou je voulais sortir avec une fille qui voulait pas sortir avec moi... Tout ça venait plus ou moins de s'arranger, comme ça tout d'un coup, sans prévenir, comme la météo des fois. Et cet été, le fric avait commencé à remonter. Ma mère bossait et mon père était moins vache avec elle, ce qui veut dire qu'il nous donnait ce qu'il aurait dû nous donner depuis le début. Enfin, vous voyez. Ça aidait.
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  • Par liratouva2, le 01 août 2010

    Quand je me suis mis au skate, ma mère m'a acheté un poster de Tony Hawk sur Internet. C'est le cadeau le plus cool que j'aie jamais reçu, et c'était même pas le plus cher. Il est allé direct sur le mur de ma chambre et j'ai pris l'habitude de lui raconter des choses. Au début, je parlais que de skate à Tony - je lui parlais des problèmes que j'avais ou des figures que j'avais réussies. La première fois que j'ai réussi un rock'n roll, j'ai couru dans ma chambre pour le lui dire, parce que je savais que ça ferait plus d'effet à un Tony Hawk en photo qu'à ma mère en vrai. Je dénigre pas ma père, attention, mais elle percute pas du tout. Quand je lui disais des trucs de ce genre, elle essayait de faire l'épatée mais, dans ses yeux, ça brillait pas vraiment. Elle faisait: Oh, c'est formidable. Mais si je lui avais demandé ce qu'est un rock'n roll, elle aurait pas été cap de le dire. Alors à quoi bon? Tony, lui, il savait. C'est peut-être pour ça que ma mère m'avait acheté le poster, pour que j'aie quelqu'un à qui parler.
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Vidéo de Nick Hornby

Bande annonce VF de "Une éducation", réalisé par Lone Scherfig en 2009, dont Nick Hornby a écrit le scénario (qui existe aussi en livre).








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