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Éditeur : 10-18 (2015)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 667 notes)
Résumé :
Rob vend des CD dans une ruelle de Londres, mais connaît la nostalgie des bons vieux vinyles. Haute fidélité était ainsi l'appellation donnée autrefois aux platines disques ou la vertu érigée en principe fondamental de l'amour. Hypocrisie ?

Rob, la trentaine et beaucoup d'angoisses, s'interroge. Comment faire durer l'amour ? Comment faire l'amour ? Qu'est-ce qui est le plus important : ce qu'on est ou ce qu'on aime ?

Laura vient de le... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
iris29
iris2929 août 2016
  • Livres 5.00/5
De Nick Hornby , je n'avais lu qu'un seul livre " Funny Girl" , mais ça c'était avant ... parce que j'ai bien l'intention de combler mon retard .
Haute fidélité , c'est le charme british, l'humour anglais, et la musique ... la musique comme code génétique ...
Rob adore tellement la pop, le rock, le blues, la soul qu'il en a fait son métier . Disquaire après avoir été DJ, il maîtrise tous les styles , et son savoir (et celui de ses collègues ), est encyclopédique .
Hélas, avec les filles , c'est loin d'être la même histoire , , ♫"ça larsen"♫ . Et il a souvent été largué . Il faut dire qu'avec la dernière de ses petites amies , Laura , il n'a pas été d'une "Haute fidélité " . On peut même dire qu'il a été un sacré "connard " !
Rob ne sait pas trop ce qu'il veut en matière de relation avec les femmes : la durée ou l'alternance ; le CDD ou le CDI ...
Cette dernière rupture pourrait lui être profitable , juste une mise au point avant de devenir un homme , et de ... mûrir un peu .
[ Oui, parce que des fois , on a envie de lui donner des baff(l)es à Rob.]
Branchée , subtile, drôle , cette comédie est dans la lignée des auteurs comme l'américain , Benjamin Tropper .
Surnommée : "Pop Lit " par certains journalistes ,( parce que c'est de la littérature qui parle de musique ), ce genre de romans parle aussi des trentenaires qui peinent à trouver "leur place " dans la société .
Et , c'est beau un homme qui s'épanche , c'est attendrissant ... Curieusement ce genre de littérature qui décortique les états d'âmes masculins , plait davantage au public féminin . [ Il parait] .
Comme beaucoup de livres de Hornby , celui-ci a été adapté sur grand écran (par S Frears) . [ Hornby est très sollicité par le cinéma et écrit beaucoup de scénarios dont : Wild , Une éducation, et Brooklyn de Colm Toibin , plus dernièrement .]
Tendrement et drôlement rock ...
Si comme Rob , vous auriez aimé vivre dans les chansons du Boss...
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tiptop92
tiptop9212 avril 2016
  • Livres 5.00/5
Cette histoire est rock'n'roll , pas seulement parce que son personnage principal est propriétaire d'un magasin de disque mais aussi parce que, comme beaucoup d'amateur de cette musique, il n'est jamais vraiment sorti de l'adolescence…sa vie tourne autour de la musique, de ses copains et d'histoires amoureuse qui se termine perpétuellement par des déceptions. Alors que sa dernière petite amie vient de le quitter, il décide d'analyser ses cinq relations les plus importantes pour comprendre ce qui l'a empêché jusqu'à présent de vivre une belle histoire d'amour durable. Bien sûr tout est traité avec humour et une grande finesse dans le constat qui est fait sur l'état des générations modernes qui pourraient paraitre privilégiées par rapport à leurs devancières (Pas de guerre, abondance de produits de consommation, progrès de la médecine) mais qui comptent pourtant dans leurs rangs de plus en plus de personnes perdues et seules. Rob pense au départ que l'écoute répétée de chansons pop qui parlent en majorité de rupture amoureuse est la cause de ses désillusions, mais il va comprendre en déroulant ses aventures que son immaturité est la vraie cause de ses échecs répétés... les références aux grands albums de l'histoire du rock qui parsèment ce livre sont comme pour beaucoup liés à des évènements majeurs de sa vie, de notre vie quand on est passionné aussi par cette culture. C'est un peu la version prolétaire du « journal de Bridget Jones », car même si tous ces trentenaires n'évoluent pas dans les mêmes sphères de la société, leurs maux sont les mêmes : désinvoltures, désillusions, peur de l'avenir. On peut donc considérer ce roman comme un des classiques qui éclairciront dans deux cents ans le lecteur sur la société de la fin du 20eme siècle comme le font de nos jours les livres De Balzac ou de Zola pour le 19eme… le lecteur actuel n'attendra bien sûr pas tout ce temps pour le lire et l'apprécier.
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ATOS
ATOS22 septembre 2016
  • Livres 4.00/5
- Nick Hornby .
- Qui ?
- Nick Hornby tu connais ?
- Nick…
- Nick Hornby ?
- Non.
-Haute fidélité ?
- Comment ?
- Haute fidélité , c'est un de ses romans.C'est un auteur anglais.
- Non.
Je ne connaissais ni l'auteur, ni le roman. Et je te remercie  A. de me l'avoir fait connaître.
Il y a des livres comme ça qui ressemblent à l'écharpe. A votre écharpe. A celle que vous avez oubliée sur la banquette du café. du café où vous alliez après les cours. A l'époque il vous fallait au moins trois heures pour boire un café. Rapport à vos petits deniers, et aussi à la qualité du café. L'écharpe de ces après- midi que vous séchiez , au bas de la rue, derrière la voie ferrée, quand il pleuvait. L'écharpe oubliée, la café avalé, et la tasse ? On l'a tous bue. Enfin, je crois.
Lire certains livres, c'est un peu respirer de soi.
Alors ce roman. Anglais. Il n'y a que les romans anglais pour nous ressembler comme ça. Nous faire rire, nous faire grincer des dents, nous gratter dans le cou comme le faisait l'écharpe. L'écharpe celle qui enveloppait les années passées. Un petit côté Bridget Jones ( sans la jupe, moins le stylo, ) , un petit côté Vernon Subutex ( version beatles, genre ... « Vinyl », « Ray »... sur le côté...), face A, face B.
Oui on sourit, on rit. Pas facile de grandir, pas facile d'aimer ; pas facile d'être tout entier, face à soi même. Dire la vérité aux autres ? Oui c'est plus facile qu'à soi . Les années passent. Tant mieux. Tant pis. Les années passent, on change ou pas. Les amours, les rêves, les emmerdes. Tout change. Forcément. On arrête pas le temps. On voudrait pas. On résiste, pour avoir le meilleur, on récolte parfois le pire. On résiste, on veut pas. Pas vieillir, pas grandir, pas mourir.On veut pas donner ses rêves au chat. Et ta langue ? Toujours vivante.
Et si, et si...et si..ouais mais... peut être pas. le conditionnel passé vous éloigne toujours du futur simple. Mais ça ça s'apprend pas. Ça se vit.
Et puis hop un beau jour, on y va. On change, on avance, face A, face b, on change pas de disque, peut être de titre. On est toujours le même. Les autres le savent, mais nous , on y croit pas .
Hop, on y va. Même pas mal de grandir, bien sur on oublie pas les amours, à jamais et pour toujours, on oublie pas. On change c'est tout. On concède peut être. C'est ça ou en crever. Bien oui faut accepter d'être aimer , peut être seulement, pour les défauts qu'on a pas . Les qualités ?...Rapport à quoi ? Au mare du café ? Là où l'écharpe est tombée ?
Grande ou petite, toute les histoires ont leurs héros. On s'en fout qu'il soit un peu de mauvaise fois, ( une fois, il était une fois, c'est déjà tout un début) un peu, parfois, le tout c'est qu'il soit sympa. Sympa. Ça rend pas chagrin. On change d'échelle.
- Sinon, et toi plus tard... tu te vois comment ?
- vivant !

Astrid Shriqui Garain
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LiliGalipette
LiliGalipette22 octobre 2011
  • Livres 5.00/5
Rob a 35 ans, il est disquaire à Londres. Et Laura vient de le quitter. Déboussolé, persuadé que son destin est de se faire plaquer, il passe en revue sa vie amoureuse et revient sur ses cinq relations sentimentales les plus marquantes. « Ce serait bien de penser qu'avec l'âge, les choses ont changé, que les relations sont devenues plus subtiles, les femmes moins cruelles, les carapaces plus épaisses, les réactions plus fines, l'instinct plus développé. » (p. 13) Sa conclusion est assez simple : en amour, il est resté un adolescent. « On dirait que toutes mes histoires d'amour sont une version bâclée de la première. » (p. 13) Avec désillusion et amertume, Ron échoue à comprendre les grands mystères amoureux. Il plie devant les joutes des « oui » et des « non ». À 35 ans, il est plus que temps pour lui d'arrêter de rêver au grand amour. Mais il ne cesse de s'interroger sur les raisons qui poussent les femmes à le quitter : est-ce le destin ? A-t-il une emprise sur sa vie amoureuse ? Sur sa vie en général ?
Rob aime la musique, plus exactement la pop music et si possible sous sa forme vinyle. Il baigne dedans et toute sa vie peut s'illustrer en mélodies pop. Loin d'être anodine, la pop semble être plus qu'une bande originale, elle sous-tend l'existence de Rob, en est la cause et les conséquences. « Personne ne s'inquiète d'entendre les gosses écouter des milliers – vraiment des milliers – de chansons qui parlent de coeurs brisés, de trahison, de douleur, de malheur et de perte. Les gens les plus malheureux que je connaisse, sentimentalement, sont ceux qui aiment la pop music par-dessus tout. Je ne sais pas si la pop musique est la cause de leur malheur, mais je sais qu'ils ont passé plus de temps à écouter des chansons tristes qu'à vivre une vie triste. À vous de conclure. » (p. 25) Les Beatles, Neil Young, Elvis Costello, Otis Redding, Bob Dylan et bien d'autres composent un orchestre aux sons doux-amers. D'une face A à une face B, Rob vit sa vie en musique, pop bien entendu.
Rob a du mal à se considérer adulte. Il compare sans cesse son existence à celle des autres et le constat est le même que précédemment, il est resté un adolescent. « le sexe est à peu près le seul truc d'adulte que je sache faire ; bizarre, donc que ce soit aussi le seul truc qui me donne l'impression d'être un gosse de dix ans. » (p. 105) L'imminence de son anniversaire aggrave son humeur morose et ses doutes existentiels. Se dirige-t-il pour autant vers un rock and roll suicide ? Même pas, il se laisse porter et l'issue, bien qu'attendue, n'est pas vraiment de son fait.
L'humour est caustique et désabusé, mais également pétri de nostalgie. À presque 36 ans, Rob jette un regard attendri sur une jeunesse disparue bien silencieusement. « Moi je suis là, dans ce petit appartement minable, tout seul, et j'ai 35 ans, j'ai un commerce minuscule qui périclite, et mes amis ne semblent pas des amis du tout, seulement des gens dont je n'ai pas perdu le numéro de téléphone. » (p. 64) le seul contrôle qu'il semble avoir sur la vie, ce sont les palmarès qu'il établit à propos de tout et n'importe quoi : dans une liste à cinq entrées, il pense pouvoir organiser sa vie avec plus de facilité. Mais finalement cinq entrées, c'est bien peu pour saisir toute l'ambiguïté et la fragilité d'une existence. Et personne ne peut vivre de listes.
Ce roman de Nick Hornby est très sympathique, même s'il tend parfois vers une guimauve de mauvais aloi. Encore un roman sur les trentenaires ? Oui, encore. Mais pour aimer celui-là, il faut aimer la pop music. Quelle chance, c'est bien mon cas ! Pour les autres, mieux vaut peut-être s'abstenir.
Le film de Stephen Frears avec le talentueux John Cusack dans le rôle principal est fidèle au livre en dépit de quelques raccourcis et inventions. le monologue de John Cusack rend à merveille les réflexions solitaires du héros. Et par-dessus tout, la bande originale est une réussite. le livre listait des titres, le film leur donne la parole. Rien que pour cela, j'ai préféré le film. À vous de voir !
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carre
carre04 avril 2012
  • Livres 4.00/5
Rob, la trentaine disquaire à Londres, est un loser de l'amour, sa dernière compagne vient de le quitter. Qu'est qui cloche chez Rob ? Eternel adolescent , il va se remémorer ces précédentes conquètes pour trouver l'origine de ces échecs. L'on trouve dans ce roman de Nick Hornby ce qui fait sa marque de fabrique : humour, photographie d'une génération plutôt chanceuse mais paradoxalement paumée et immature et puis bien sur le tout bercé par la deuxième passion d'Hornby la musique. Les états d'âme de Rob prêtent au rire mais ici ou là pointe aussi une certaine solitude qui nous touche aisément. Un roman Rock N'Roll réussi. Pénétrez dans sa boutique, vous ne serez pas déçu.
A noter l'excellente adaptation ciné avec John Cusack et Jack Black.
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Citations & extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
sld09sld0915 septembre 2016
On avait douze ou treize ans et on venait de découvrir l'ironie – ou plutôt ce que j'ai reconnu plus tard comme tel : on se permettait de faire de la balançoire et du tourniquet, de jouer dans le bac à sable pourri, à condition de le faire avec une sorte de détachement ostensible, au second degré. Il fallait pour ça feindre la nonchalance (le truc consistait à siffloter, à bavarder, à tripoter un mégot de cigarette ou une boîte d'allumette), ou bien de prendre des risques inutiles, par exemple sauter de la balançoire quand elle était au plus haut, s'accrocher au tourniquet quand il allait le plus vite, se tenir sur le bord de la bascule jusqu'à ce qu'elle soit à la verticale. Si l'on prouvait que ces enfantillages pouvaient mener au traumatisme crânien, ils étaient moins déshonorants.
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FaniiFanii04 août 2016
Un type entre dans le magasin pour acheter la musique de Fireball XL, qu'il veut offrir à sa femme pour son anniversaire (et je l'ai, en édition originale, pour dix petites livres). Il a peut-être deux ou trois ans de moins que moi, mais il est bien élevé, il porte un costume, il joue avec ses clés de voiture, et ces trois choses ensemble, je ne sais pas pourquoi, me donnent l'impression d'avoir vingt ans de moins que lui : une vingtaine d'années, et lui une quarantaine. Et j'ai tout à coup un désir irrésistible de savoir ce qu'il pense de moi. Je n'y cède pas, bien sûr (Voici votre monnaie, voici votre disque et maintenant, soyez honnête, dites-moi que vous me considérez comme un raté) mais je continue d'y penser des heures, ensuite : comment il doit me voir.
Bon, il est marié, ce qui fait déjà peur, et il a des clés avec lesquelles on peut jouer sereinement, donc il doit bien avoir une BMW, une Batmobile ou un truc qui en jette, il a un travail qui exige le costume, et à mes yeux de néophyte c'est un costume cher. Je suis un peu plus élégant que d'habitude, ce matin - j'ai mon jean noir presque neuf, à ne pas confondre avec mon jean bleu sans âge, et je porte une espèce de polo à manches longues que je me suis même donné la peine de repasser -, mais il n'empêche que je ne suis manifestement pas un adulte faisant un métier d'adulte. Est-ce que je voudrais lui ressembler ? Pas vraiment, non. Mais je me retrouve à me tourmenter de nouveau à propos de la pop-music - est-ce que j'aime ça parce que je suis malheureux, ou est-ce que je suis malheureux parce que j'aime ça ? Ca m'aiderait de savoir si ce type a jamais pris la musique au sérieux... [...]
Moi, je ne suis pas marié - et même, en ce moment, aussi peu marié qu'on peut l'être - et je suis l'heureux propriétaire d'un magasin de disques en faillite. Il me semble que si on place la musique (comme les livres, probablement, les films, les pièces de théâtre, et tout ce qui vous fait "ressentir") au centre de l'existence, alors on n'a pas les moyens de réussir sa vie amoureuse, de la voir comme un produit fini. [...] Peut-être que nous vivons tous de façon trop aiguë, nous qui absorbons des choses affectives tous les jours, et qu'en conséquence nous ne pouvons jamais nous sentir pleinement satisfaits : il nous faut être soit malheureux, soit violemment, extatiquement heureux, et de tels états sont difficiles à obtenir au sein d'une relation durable, solide. Peut-être qu'Al Green est directement responsable de beaucoup plus que je ne pensais.
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SagnesSySagnesSy11 novembre 2015
Pour commencer _en fait, pour commencer et pour finir_ cette histoire de Ian avec qui elle ne couche pas. Comment être sûr qu'elle dit la vérité ? Elle peut très bien coucher avec lui depuis des semaines, des mois - qu'est-ce que j'en sais, moi ? Et de toute façon elle a seulement dit qu'elle n'avais pas encore couché avec lui, et c'était samedi, il y a cinq jours. Cinq jours ! Elle a pu coucher avec lui cinq fois, depuis ! (Elle a pu coucher avec lui vingt fois, depuis, mais vous voyez ce que je veux dire.) Et même si elle ne l'a pas encore fait, elle menace de le faire, c'est clair. "Encore", ça veut dire quoi, sinon ? " J'ai pas encore vu Reservoir Dogs." Ca veut dire quoi ? Ca veut dire qu'on va y aller, non ?
- Barry, si je te disais que j'ai pas encore vu Reservoir Dogs, qu'est-ce que ça voudrait dire ?
- Barry me regarde.
- Ecoute... Allez, quoi, qu'est-ce que ça voudrait dire, pour toi ? Cette phrase. "J'ai pas encore vu Reservoir Dogs" ?
- Pour moi, ça voudrait dire que t'es un menteur. Ou que t'as disjoncté. Tu l'as vu deux fois. Une fois avec Laura, une fois avec Dick et moi. On s'est même disputés sur qui avait tué monsieur Rose, là, ou je sais plus quelle couleur c'était.
- Oui, oui, je sais. Mais imagine que je l'aie pas vu et que je te dise "J'ai pas encore vu Reservoir Dogs", tu penserais quoi ?
- Je penserais que t'es un malade. Et tu me ferais pitié.
- Non, mais est-ce que tu penserais, d'après cette phrase, que je vais aller le voir ?
- Je compterais là-dessus, ouais, sinon je te dirais que t'es plus mon ami.
- Non, mais....
- Désolé, Rob, mais je rame. Je comprends pas un mot de cette discussion. Tu me demandes ce que je penserais si tu me disais que t'as pas vu un film que t'as vu. Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
- Ecoute-moi attentivement. Si je te disais... - "J'ai pas encore vu Reservoir Dogs"
- O.K., O.K., j'ai pigé... -
- Est-ce que tu... est-ce que tu aurais l'impression que j'ai envie de le voir ?
- Ben, t'en aurais pas une envie folle, sinon tu l'aurais déjà fait.
- Bien vu. On y est allé le premier soir, pas vrai ?
- Mais le mot "encore"... Ouais, j'aurais l'impression que t'as envie de le voir. Sinon, t'aurais dit que ça te disait rien.
- Mais, à ton avis, j'irais à coup sûr ?
- Comment veux-tu que je le sache ? Tu pourrais te faire écraser par un bus, devenir aveugle, je sais pas. Tu pourrais changer d'avis. Tu pourrais être fauché. Tu pourrais en avoir marre que les gens te disent qu'il faut absolument y aller.
Cette phrase me donne froid dans le dos. "C'est pas leur affaire".
Mais c'est un film génial. Il est drôle, violent, y a Harvey Keitel et Tim Roth dedans, et tout. Et la bande-son est craquante. Peut-être qu'il n'y a aucun rapport entre Reservoir Dogs et les ébats de Ian et Laura, après tout. Ian n'a pas Harvey Keitel et Tim Roth dedans. Et Ian n'est pas drôle. Ni violent. Et il a une bande-son ringarde, si j'en juge d'après ce qu'on entendait à travers le plafond. Je crois que j'ai atteint le bout de ce parallèle.
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iris29iris2927 août 2016
Pour ce qui était des filles ,[...]. On avait pas eu le temps de s'y mettre . A un moment , elles n'existaient pas , en tout cas pas sous une forme qui retenait l'attention , et le moment d'après on ne pouvait pas les éviter : elles étaient partout , où qu'on tourne les yeux . A un moment , on avait envie de leur donner un coup sur la tête parce que c'était notre soeur ou la soeur d'un copain , et le moment d'après , on avait envie de ...en fait , on ne savait pas de quoi exactement , mais c'était quelque chose , quelque chose d'énorme . En l'espace d'un mois , toutes les frangines (seule espèce connue jusque là ) étaient devenues intéressantes , voire "troublantes " .
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AireLibreAireLibre22 janvier 2008
On avait douze ou treize ans et on venait de découvrir l'ironie - ou plutôt ce que j'ai reconnu plus tard comme tel : on se permettait de faire de la balançoire et du tourniquet, de jouer dans le bac à sable pourri, à condition de le faire avec une sorte de détachement ostensible, au second degré. Il fallait pour ça feindre la nonchalance (le truc consistait à siffloter, à bavarder, à tripoter un mégot de cigarette ou une boîte d'allumettes), ou bien prendre des risques inutiles, par exemple sauter de la balançoire quand elle était au plus haut, s'accrocher au tourniquet quand il allait le plus vite, se tenir sur le bord de la bascule jusqu'à ce qu'elle soit à la verticale. Si l'on prouvait que ces enfantillages pouvaient mener au traumatisme crânien, ils étaient moins déshonorants.
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Vidéo de Nick Hornby
Nick Hornby's FUNNY GIRL 'Barbara and Jim' 1963
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