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ISBN : 226404425X
Éditeur : 10-18 (2006)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 132 notes)
Résumé :
Match après match, saison après saison, le football rythme la vie de Nick depuis qu'à onze ans son père l'a emmené assister à sa première rencontre. Qu'il vente, qu'il pleuve, que son équipe gagne ou perde, il est toujours là, supporter inconditionnel dont l'obsession dévore peu à peu le reste de l'existence. Mais la passion n'empêche ni l'humour ni la lucidité, et le fan de foot se dévoile peu à peu, dressant en creux le portrait touchant d'un homme, d'une famille... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Renod
Renod13 novembre 2015
  • Livres 3.00/5
Si vous souhaitez frapper d'anathème un amateur de football, vous devez le traiter de « footix ». le terme désigne le fan qui ne supporte que les équipes qui gagnent et qui, s'il n'y connaît pas grand-chose en football, ne peut s'empêcher d'émettre des avis péremptoires et vaseux sur le sujet. A l'opposé dans la hiérarchie des footeux, il y la le supporter, le pur et dur. Nick Hornby est l'un d'entre eux. Il décrit sa passion dévorante pour un club du nord de Londres, l'Arsenal Football Club, dans son livre « Carton jaune ». Je râle à nouveau contre la traduction du titre orignal « Fever pitch », qui donnerait plutôt "l'excitation est à son comble". Nick Hornby sacrifie ses samedis après-midi pour assister, sous la pluie ou par un froid glacial de janvier, à un match nul, une rencontre dénuée d'intérêt, sans enjeu, contre une équipe nulle au milieu d'un public blasé. Les supporters semblent en effet guidés par des pulsions masochistes. Rien ne peut vous garantir un résultat favorable pour votre équipe et encore moins un spectacle agréable à regarder. A vrai dire, la plupart des rencontres sont dénuées d'intérêt, certaines équipes prennent peu de risque, le jeu est pauvre. Votre équipe peut se faire sortir en coupe par un adversaire beaucoup plus faible et réaliser la semaine suivante l'exploit de battre le leader du championnat. Il y a des hauts, souvent des bas et la plupart des équipes se situent dans le ventre mou du championnat. Mais le supporter se fait un devoir d'être présent, d'assister à chaque match, quitte à faire passer au second plan ses amis ou sa famille. Si vous souhaitez inviter Nick Hornby à votre mariage, veillez à ce que la date de l'événement ne coïncide pas avec un match d'Arsenal. L'auteur défend une cause perdue, celle des supporters de football. Dans l'esprit de certaines personnes, ce sport qui a le tort d'être populaire, se résume à quarante mille boeufs qui contemplent en crachant des insultes vingt-deux autres boeufs courir derrière une baballe. Mais il y a de tout dans un public, comme dans toute foule, et il ne peut être réduit à une minorité violente.

Nick Hornby raconte comment sa passion est née en 1968, il a alors une dizaine d'années, et comment le football a accompagné chacune des étapes de sa vie, du garçon paumé après la séparation de ses parents au jeune adulte qui se cherche sentimentalement et professionnellement. D'ailleurs, chaque chapitre est lié à un match, il en précise la date et les adversaires, en respectant une chronologie sportive. L'auteur évoque la face obscure du football, le hooliganisme (avec les drames du Heysel et de Hillsborough), la violence et le racisme. Il pointe aussi les difficultés à venir du football contemporain : l'emprise de la télévision sur ce sport, ce sont désormais les chaînes qui imposent leurs exigences en vue de la diffusion du match, la suppression des tribunes debout et l'augmentation du prix des places qui barrent l'accès aux supporters les plus modestes. Il nous explique combien l'ambiance est primordiale dans un match, que le spectateur qui se rend au stade vient autant pour le spectacle dans les tribunes, les chants et les clameurs, que pour celui sur le terrain. Cruel dilemme rencontré par les équipes de Premier League dans les années 90 et que connaît aujourd'hui le Paris-Saint-Germain : en vidant un stade de ses hooligans, on en sort ses principaux animateurs et on étouffe ainsi la « fever pitch ».
Vous connaissez la maxime ce qui est rare est précieux, j'étais donc bien heureux de m'attaquer à un livre défendant le football en tant que culture, racontant le quotidien d'un passionné, expliquant l'importance d'un public sans oublier de traiter les côtés les plus sombres de ce sport. J'ai malgré tout trouvé certains passages longs et pénibles ce qui est le comble quand il est question d'une passion. Mais comme l'avoue l'auteur, il s'agit plus d'une obsession que d'une passion. Par contre, j'ai aimé plonger dans le football anglais des années 70/80. Tapez "Charlie George" dans votre moteur de recherche, vous verrez, il avait une sacrée dégaine (pas de gel extra fort à l'époque) ! Et du tempérament : pour sa première et dernière sélection en équipe d'Angleterre il lance un vibrant « Go fuck yourself » à son sélectionneur.
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le_Bison
le_Bison23 février 2012
  • Livres 4.00/5
Pouvez-vous lire « Carton Jaune » si vous n'aimez pas le football ?
Pouvez-vous y prendre du plaisir si vous ignorez totalement où se situent Highbury, Anfield, Stamford Bridge ou si la notion de supporter vous dépasse totalement et que vous considérez chaque supporter comme un crétin au Q.I. à peine supérieur à celui d'une blonde ? Etes-vous capable de lire des paragraphes, des chapitres entiers, un roman complet qui traitent uniquement d'un ballon rond, d'un club de football et de ses quelques fidèles supporters ?
Je découvre donc pour la première fois Nick Hornby, rendu célèbre par son roman « Haute Fidélité » encensé par la critique et par le public, à travers une autobiographie pour le moins originale : la vie de Nick autour du club d'Arsenal.
Nick a huit ans quand son père, fraîchement divorcé de sa mère bouscule, les habitudes d'éphémères relations père-fils en l'amenant à Highbury au lieu de l'habituelle et fastidieuse promenade au zoo. A partir de cet instant, sa vie va basculer dans un monde irrationnel, dans un univers impitoyable où seule l'équipe d'Arsenal comptera. Arsenal, jour et nuit, du matin au soir, sera présent dans son quotidien, omniprésent dans ses pensées et dans ses actes. Arsenal, sa deuxième famille...non sa seule, sa vraie famille, la seule qui va le comprendre, le soutenir tout au long de sa vie. Enfant, adolescent, et même adulte, Nick ne vivra que pour Arsenal, qu'en fonction des matches d'Arsenal. du coup, peut-on dire qu'il s'agit encore d'une passion ? Cela ressemble plutôt à une véritable obsession isolant Nick de son entourage. Parce qu'avant d'être un livre sur le foot, « Carton Jaune » est surtout un livre sur les obsessions. Quand ces dernières prennent le pouvoir sur votre vie, que reste-t-il ? Y'a-t-il un moyen de s'évader de ses propres obsessions ? Nick, l'âge aidant, a bien tenté de se désintoxiquer d'Arsenal, un peu comme la dépendance à la nicotine, mais sans réel succès. D'ailleurs, est-ce vraiment un échec pour lui ? Pas sûr... Arsenal lui a apporté certes, beaucoup de crampes d'estomac les heures d'avant match, de tracas, de désillusions mais aussi énormément de bonheur, et d'une intensité insoupçonnable, qu'il se plait à comparer à une jouissance sexuelle puissance 10.
Des récits épiques, mais aussi surtout de nombreux matchs soporifiques jalonnent la vie de Nick. Ce dernier mérite donc le précieux titre de fidèle et vrai supporter de football pour soutenir, qu'il pleuve ou qu'il vente, une équipe qui pratique depuis des années l'un des plus mauvais jeux de l'Angleterre, l'un des plus agressifs, et avec un palmarès sans gloire.
Quand à savoir s'il faut aimer le foot ou être supporter pour apprécier la prose parfois humoristique, parfois émouvante mais souvent décalée, je ne suis pas si sûr.
Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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Chiwi
Chiwi10 mars 2012
  • Livres 2.00/5
Nick, depuis l'âge de 11 ans, est obsédé par le foot. A l'occasion du roman, il va montrer que le foot et sa vie sont intimement liés en mettant en rapport un match et un évènement de sa vie qui a eu l'occasion du match.
C'est le deuxième roman de Nick Hornby que je lis. Je suis déçu. La forme du récit est assez répétitive : un match - un évènement; un match - un évènement; etc. Et cela pendnat 230 pages.
Il est plus qu'un fou de foot, c'est un obsédé. Il va à tous les matchs de son équipe favorite : Arsenal, du plus insignifiant à la finale de coupe. Sa vie personnelle doit se plier à la vie footballistique.
Le roman permet de voir l'évolution du foot : les débuts de la retransmission parcque il y a des intérêts financiers pour les clubs; le développement de la violence et des hooligans; la recherche d'un public plus classe moyenne que les classes populaires parce que les les classes moyennes peuvent payer plus cher l'entrée du stade.
Haute Fidélité m'avait habitué à des touches d'humour que j'ai eu du mal à retrouver ici. A part ce passage-ci : "Force est d'avouer la terrible vérité : j'étais disposé à accepter un gouvernement conservateur si ce sacrifice me garantissait qu'Arsenal remporterait la finale. A ma décharge, je ne pouvais me douter que Mrs Thatcher nous servirait si longtemps de premier ministre, le record du siècle. (Si je l'avais su, aurais - je conclu ce marché ? Certainement pas. Onze années de thatchérisme pour une Coupe d'Angleterre ?  J'aurais exigé au moins une Coupe d Europe en supplément.)
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fannyvincent
fannyvincent16 septembre 2013
  • Livres 5.00/5
Carton jaune est à ma connaissance le meilleur livre écrit sur le football, et sur la passion qu'un tel sport peut générer chez un individu (de sexe masculin en général). Nick Hornby y décrit avec beaucoup d'humour sa vie de supporter du club londonien d'Arsenal entre 1968 et 1992, année de parution du livre. Cette période n'a pas été la plus rose en termes de palmarès pour Arsenal, et donc être supporter d'une telle équipe a conduit à de très nombreuses déceptions... Nick Hornby concède d'ailleurs avec beaucoup de justesse et de lucidité, ce que toute personne supportant une équipe guère en réussite (c'est bien entendu mon cas) ressent en assistant aux matchs de son équipe : « je vais aux matchs pour une foule de raison mais pas pour me distraire. Lorsque je regarde autour de moi le samedi sur le stade, et que je vois ces visages tendus, marqués par la panique, je sais que les autres éprouvent les mêmes sentiments que moi. ». Il nous parle d'une période du football dont la plupart des amateurs de ce sport sont nostalgiques, avant que le fric ne gangrène ce milieu. Dommage finalement que le bouquin n'ait pas été publié quelques années plus tard : il aurait été intéressant de connaitre les émotions ressenties par Nick Hornby concernant l'Arsenal d'Arsène Wenger !
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sofynet
sofynet22 septembre 2012
  • Livres 4.00/5
'histoire : Nick Hornby nous propose ici son autobiographie. La biographie d'un auteur débutant, qui a choisi un mode original pour se raconter : lier chaque évènement de sa vie à un évènement footballistique. Parce que l'auteur est fan de foot. Il se souvient de ce qu'il faisait quand son équipe a gagné quinze ou vingt ans plus tôt. Il est capable de dire combien coûtait un billet pour voir un match quand il était enfant. Mais il est aussi capable de comprendre que cette passion lui a valu bien des déboires amicaux, familiaux et sentimentaux. Il analyse tout cela aux travers de petits chapitres, chacun portant le nom et la date d'un match.
Les personnages : le ballon rond est le "personnage" central de ce roman autobiographique, mais c'est surtout Hornby qui se raconte. Tous les autres croisent sa vie, y restent plus ou moins longtemps, mais rien ne vient détroner le foot.
Le style : Hornby fait ici ses premières armes, de façon assez singulière, mais on y retrouve son style très agréable et léger.
Et la couverture alors ? Pas celle que je préfère pour ce roman, il en existe maintenant de plus sympas dans les nouvelles éditions chez 10/18.
En conclusion ? Je n'aime pas le foot. du tout. Malgré tout, j'ai vraiment beaucoup aimé ce livre. D'abord parce qu'il en dit beaucoup sur l'auteur, qu'on en apprend pas mal sur son enfance et sa jeunesse. Et parce que j'ai trouvé intéressant d'avoir choisi cet angle - la passion du foot - pour ponctuer le roman. Je n'ai pas trouvé qu'Hornby insistait trop sur le jeu lui-même mais en montre beaucoup sa sociologie, au travers de son expérience, et c'est passionnant quand on sait l'importance de ce sport en Angleterre. Bref, j'ai aimé un livre sur le foot, aaaaaaaaaahhhhhhhhh !
Lien : http://sofynet2008.canalblog.com/archives/2012/0..
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Citations & extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
RenodRenod12 novembre 2015
Peut-être n’ai-je pas encore dit que le football est un sport magnifique, c’est une telle évidence ! Les buts ont une valeur de rareté que les points aux tennis ou au cricket n’atteignent pas. Ils suscitent donc une excitation, celle de voir quelqu’un accomplir une action qui ne se reproduira que trois ou quatre fois dans un match, si vous avez de la chance et pas du tout si vous n’en avez pas. J’aime les caprices de l’attente, l’absence de certitude et la façon dont de petits hommes triomphent de géants (r...), vous ne verrez ça dans aucun sport de contact. Je n’en admire pas moins les athlètes (...). J’aime enfin la manière dont la force s’unit à l’intelligence pour donner aux joueurs une grâce de danseurs ; rares sont les sports qui en font autant. Un coup de tête impeccablement coordonné, une volée parfaitement frappée confèrent aux corps un équilibre élégant qui n’a guère cours chez les autres sportifs.
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SachenkaSachenka30 septembre 2014
Il me semblait autrefois que mûrir et grandir étaient de même nature, relevant d'un inévitable, d'un incontrôlable processus. Maintenant, je croirais plutôt que mûrir dépend de la volonté que l'on peut choisir de devenir adulte mais seulement à des moments donnés. Ces moments ne se présentent pas souvent, ils peuvent survenir lors d'une crise dans nos relations avec autrui ou quand on entame quelque chose de tout à fait différent ; libre à nous de profiter de l'occasion ou de l'ignorer.
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mandarine43mandarine4325 octobre 2011
1968 fut, me semble-t-il, l'année la plus traumatisante de ma vie. Quand mes parents se séparèrent, avant de nous installer dans une maison plus petite, nous dûmes loger chez des voisins. J'eus une mauvaise jaunisse et j'entrai dans un nouveau lycée. Tous ces coups du sort n'annonçaient-ils pas que je céderais bientôt à ma passion pour Arsenal ? Il faudrait être aveugle pour le nier. (Je me demande combien d'autres fans, s'ils réfléchissaient à l'origine de leur obsession, ne découvriraient pas des refoulements freudiens. Bien sûr, le football est un sport superbe, et tout et tout, mais quelle différence y a-t-il entre les amateurs raisonnables qui assistent à une douzaine de parties au cœur de la saison, choisissent les meilleures, évitent les médiocres et ceux qui se sentent tenus à les voir toutes ? Pourquoi se rendre de Londres à Plymouth, un mercredi, gaspiller un précieux jour de congé pour une partie dont le sort s'est joué au match aller à Highbury ? Et si cette rage ne s'explique pas par une sorte d'autothérapie, quel traumatisme hante les subconscients de ceux qui assistent aux pitoyables combats des troisièmes divisions dans des trous reculés ? Peut-être vaut-il mieux ne pas le savoir.)
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le_Bisonle_Bison23 février 2012
Il doit y avoir nombre de pères dans ce pays qui ont connu le pire, le plus traumatisant des rejets : celui de voir leur enfant se rallier aux supporters d’un autre club, se tromper d’équipe en quelque sorte. Quand j’envisage d’avoir une descendance, pensée que j’ai de plus en plus souvent lorsque, vers minuit, le tic-tac de mon horloge biologique se rappelle à moi avec emphase, surgit aussitôt la crainte d’une pareille trahison. Comment réagirais-je si mon fils ou ma fille décidait, à l’âge de sept ou huit ans, que Papa est fou et que son cœur bat pour West Ham, Tottenham ou Manchester United ? Le supporterais-je ? Admettrais-je, en père raisonnable, de renoncer au stade de Highbury pour acheter un abonnement à White Hart Lane ou à Upton Park ? Pas question ! Moi aussi je me conduis en enfant quand il s’agit d’Arsenal, alors pourquoi céderais-je aux caprices d’un gosse ? Je lui expliquerais, à lui ou à elle, que je respecte évidemment son choix mais que s’il tient à voir jouer son club, il n’a qu’à y aller, à payer sa place, à se débrouiller seul. Voilà qui le moucherait, le petit con.
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SachenkaSachenka01 octobre 2014
À cette époque, le football était la vie et il ne s'agit pas ici d'une métaphore. Je l'éprouvais dans ma chair : la souffrance de l'échec (à Wembley en 1968 et en 1972), l'extase (l'année où nous réalisâmes le doublé), l'ambition frustrée (le quart de finale de Coupe d'Europe, perdu contre Ajax), l'amour (pour Charlie George) et même l'ennui (la plupart des samedis à vrai dire), ces états d'âme, je les devais tous à Highbury.
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Videos de Nick Hornby (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nick Hornby
Nick Hornby's FUNNY GIRL 'Barbara and Jim' 1963
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