> Jean Starobinski (Préfacier, etc.)

ISBN : 2070317870
Éditeur : Gallimard (1971)


Note moyenne : 3.8/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Résumé
« À l'approche de ces poèmes s'éveille une confiance. Notre regard, passant d'un mot à l'autre, voit se déployer une parole loyale, qui habite le sens, comme la voix juste habite la mélodie. Nulle feinte, nul apprêt, nul masque. Nous pouvons accueillir san... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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  • Par MIOP, le 09 février 2012

    MIOP
    Philippe Jaccottet aborde dans ce recueil des thèmes souvent douloureux: obsession de la mort, peur du vieillissement, tristesse devant la mort d'un proche... et toujours le sentiment pour le poète que les mots ne peuvent saisir au plus près les sensations, les chagrins. Mais dans cet aveu d'impuissance renouvelé, Jaccottet parvient pourtant à toucher juste. Il s'efface de ses poèmes pour parler de faits qui nous concernent ou nous concerneront tous.
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Citations et extraits

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  • Par brigetoun, le 15 juin 2010

    .. non plus avec armes brillantes ou mains nues,
    non plus avec des paroles, fussent-elles retenues...
    Résume tout ton être dans tes faibles yeux :

    Les peupliers sont encore debout dans la lumière
    de l'arrière-saison, ils tremblent près de la rivière,
    une feuille après l'autre avec docilité descend,
    éclairant la menace des rochers rangés derrière.
    Forte lumière incompréhensible du temps,
    ô larmes, larmes de bonheur sur cette terre !
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  • Par brigetoun, le 16 décembre 2009

    une aigrette reste à l'horizon
    un parcours de feu

    et dans l'assemblée des chênes
    la huppe étouffant son nom

    Feux avides, voix cachées
    courses et soupirs
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  • Par brigetoun, le 15 juin 2010

    Offrande par le pauvre soit offerte au pauvre mort :

    une seule tremblante tige de roseau cueillie au bord
    d'une eau rapide ; un seul mot prononcé....
    ...
    Et que par ces trois coups légers lui soit ouvert
    l'espace sans espace où toute souffrance s'efface,
    la clarté sans clarté..
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  • Par brigetoun, le 15 juin 2010

    Celui qui est entré dans les propriétés de l'âge;
    il n'en cherchera plus les pavillons ni les jardins,
    ni la trace, aux miroirs, d'une plus brève et tendre main :
    l'oeil de l'homme, en ce lieu de sa vie, est voilé,
    son bras trop faible pour saisir, pour conquérir,
    je le regarde qui regarde s'éloigner
    tout ce qui fut un jour son seul travail, son doux désir..
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  • Par neimad6891, le 13 novembre 2009

    Plus je vieilli et plus je crois en l'ignorance/
    Plus j'ai vécu, moins je posséde et moins je règne/
    Tout ce que j'ai c'est un espace tour à tour/
    Enneigé ou brillant, mais jamais habité.
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