> Max Stadler (Traducteur)
> Lucile Clauss (Traducteur)

ISBN : 2253127299
Éditeur : Le Livre de Poche (2011)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres

Un matin brumeux sur l'île de Gotland. Le corps massacré d'un photographe marginal a été retrouvé dans sa cave. Le commissaire Knutas, encore marqué par la série de crimes de l'année précédente, croit d'abord ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par sandrine57, le 14 février 2012

    sandrine57
    Henry, un ancien photographe de presse, est retrouvé mort, le crâne fracassé, dans sa chambre noire. Quand on sait qu'il était alcoolique, qu'il traînait avec une bande de clochards et qu'il venait de gagner gros aux courses, le meurtrier est sans doute à rechercher parmi les amis de beuverie de la victime. C'est d'ailleurs en ce sens que Anders Knutas, commissaire sur l'île de Gotland, et son équipe commencent à enquêter. Mais il est difficile de faire parler les témoins et Knutas va en plus devoir s'occuper de la disparition de Fanny, une adolescente négligée par sa mère alcoolique. Ces deux affaires attirent Johann Berg, un journaliste de Stockholm toujours à l'affût d'un sujet suffisamment intéressant pour espérer un séjour prolongé sur l'île et ainsi le rapprocher d'Emma, une femme mariée dont il est tombé désespérément amoureux lors d'une précédente enquête. du pain sur la planche donc pour le commissaire qui heureusement s'offre des bouffées d'oxygène en passant de précieux moments avec son ami Leif, un restaurateur gotlandais.
    C'est avec plaisir que j'ai retrouvé Knutas, ses collègues et la charmante île de Gotland. C'est du polar scandinave, le rythme est donc lent, on prend le temps de suivre toutes les pistes et de réfléchir en équipe. On suit aussi avec plus ou moins de plaisir la liaison passionnée de Johann et Emma. le tout n'est pas désagréable et permet de passer un bon moment de lecture avec une intrigue suffisamment bien construite pour qu'on en saisisse les tenants et les aboutissants que dans les toutes dernières pages et un zeste d'humour toujours sympathique. J'aime ce genre de romans où l'on suit la vie de héros récurrents qu'on retrouve d'un tome à l'autre un peu comme des amis.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Skorpionnan, le 24 avril 2011

    Skorpionnan
    Lecture
    Ce roman policier se passe sur une petite île touristique de Suède, Gotland. Cette île est pleine de suédois, jusque-là rien que de très normal. Mais ces suédois ont des noms suédois, normal aussi. L'auteur rappelle sur les 50 premières pages une vingtaine de personnages dont certains sont communs au précédant tome des enquêtes des enquêtes du commissaire, paru sous le titre "Celui qu'on ne voit pas".
    Donc, plein de suédois aussi bien nommés que Birger Schmittenberg, Andreas Knutas, Pricken ou Mahlström. Une lecture un peu rapide m'a embrouillé au début. J'ai ainsi eu la surprise de voir Pricken se promener longuement sur la jetée du bord de mer avant de revenir... à sa laisse ! Belle erreur, Pricken c'est le chien, pardon.
    Retour à la case départ, un crayon pour noter tout ça, surtout que l'intrigue m'intrigue, trop facile. Après ce petit exercice, et l'écriture d'un catalogue IKEA (enfin ça sonne pareil), tout va mieux et l'histoire démarre.
    Avis
    Cette histoire commence de façon assez banale: une bande de compagnons de beuverie, plus ou moins marginalisés, est au champ de courses. L'un d'eux gagne une somme conséquente.
    Peu après, il est retrouvé assassiné . La police ne connaît pas le gain aux courses. le lecteur a toutes les cartes en main : la victime, le mobile, un coupable idéal, alcoolique et skinhead. Plutôt facile, 80 pages auraient suffit.
    C'est sans compter sans le talent de Mari Jungstedt. Car cette banale histoire est bien moins simple qu'il n'y paraît. Chaque fil tiré tisse un nouveau noeud.
    Le livre suit principalement l'enquête du commissaire Andreas Knuten et de ses collaborateurs; mais pas seulement. de nombreux autres fils nous sont proposés : une passion adultérine, les malheurs d'une jeune femme, une amitié virile. Chacun semble sans rapport avec l'histoire et pourtant ils se se croisent et s'emmêlent, selon la technique assez classique du faisceau convergent.
    L'auteur offre tous les éléments. En fonction de l'enquête et de ce contexte connu du seul lecteur, je me suis jeté sur les appâts semés, découvrant que des soupçons étaient infondés, des innocentés pas si innocents que ça et d'autres écheveaux très agréables à lire qui s'avèrent vraiment connexes.
    L'auteur décrit de façon convaincante cette ville assez importante, station touristique connue qui vit repliée sur elle-même en hiver, peu habituée à ce genre de drame. Tous les résidents permanents se connaissent plus ou moins. La vie se déroule sans anicroche et les protagonistes ont une existence publique ou privée normale et crédible. On s'attache avec plaisir à les suivre. Une mention spéciale au cadeau d'anniversaire du commissaire à son épouse. J'en ai ri aux larmes. Il se confirme que l'auteur est une femme et qu'elle connaît la balourdise masculine pleine de bons sentiments.
    Le style de l'auteur est très agréable. Il est fluide, bien structuré et d'une lecture très plaisante, y compris dans les dialogues assez littéraires, ce qui n'est pas pour me déplaire. J'ai oublié l'écriture pour me laisser prendre par l'histoire et la rencontre de ces différents personnages. Rien ne vient gâcher ce plaisir, même l'écueil du glauque, qui semble poindre par moments, est habilement évité.
    Seul petit reproche : un rythme un peu lent, une linéarité que ne vient couper aucune surprise et une façon parfois un peu facile de lier tout ce canevas. Mais c'est aussi ce style qui fait son charme.cependant ce manque d'originalité laisse un peu goût d'insatisfaction.
    Conclusion:
    J'ai pris plaisir à être lentement mené en bateau sur cette île suédoise, emberlificoté dans une histoire qui paraissait si simple, et y ai rencontré des personnages complexes mais attachants.
    Ma note : 15/20

    Lien : http://www.atelierdantec.com/joomla/humeurs/177-les-ombres-silencieu..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 23 juin 2011

    canel
    - - - Attention ! suite de "Celui qu'on ne voit pas", révélations probables dans ce résumé...
    Ancien photographe, alcoolique notoire, Henry s'est fait fracasser le crâne dans sa chambre noire après avoir remporté le pactole au tiercé. Crime crapuleux ? Revoilà Knut Anders et son équipe sur le pont, quelques mois après l'affaire du serial killer* qui a traumatisé la paisible île de Gotland. On retrouve également Emma et le journaliste Johan dans les affres d'une histoire d'amour bien compliquée. En parallèle, le lecteur suit le calvaire d'une adolescente isolée, délaissée par sa mère et abusée par un adulte.
    Une ambiance paisible, malgré l'horreur de certaines situations, très peu d'hémoglobine, une enquête sans heurts, ce qu'il faut de suspense pour avoir envie d'avancer, un peu de passion amoureuse - tourmentée - pour rosir le tout, et voilà le type de polar auquel je reste rivée, sans parvenir à définir vraiment pourquoi. L'intrigue n'est pas époustouflante, les rebondissements plutôt rares, mais le tout est extrêmement plaisant, malgré les excès, les invraisemblances et le dénouement aisément prévisible.
    * précédent épisode : "Celui qu'on ne voit pas"
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    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par dazboness, le 04 mai 2011

    dazboness
    Après avoir lu la dernière ligne je me suis dit : ENFIN !!
    J'ai rarement été autant pris par l'ennui qu'en lisant ce livre. le fait qu'il fasse suite à un autre roman d'enquête policière n'est pas un problème en soit puisque les personnages sont présentés convenablement et que l'histoire précédente n'a aucune incidence sur l'enquête.
    Par contre elle est probablement utile pour suivre la "romance" entre deux personnages qui ne servent quasiment à rien dans l'histoire et servent en plus (comble de l'abus scénaristique) à projeter le lecteur vers une bouvelle histoire (mais uniquement sur la romance et pas sur el côté policier).
    Bref, une histoire de meurtre enrobée de conflits amoureux grotesques et luttes entre le continent et les insulaires. le tout masquant ce qu'il y a de plus intensément dramatique et violent : la jeune fille sous la coupe d'un mystérieux personnage pervers et violent.
    Le scénario de l'enquête est également raté et sa conclusion repose sur une incohérence de taille : en effet, le mort est sensé avoir pris en photo un évènement qui d'après le récit est en réalité postérieur à sa mort !!!
    Pire qu'un film de science-fiction de série Z...

    Lien : http://homelaet.canalblog.com/
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par petite_fleur, le 12 décembre 2011

    petite_fleur
    Si je pourrais faire ici le même reproche qu'au tome précédent, à savoir des chapitres parfois vraiment très courts, tout ça pour alterner les points de vue des différents protagonistes, et donc au final une écriture désormais assez classique pour les polars, je ne bouderai pas mon plaisir car j'ai passé un bon moment de lecture, dans les brumes et le froid suédois de fin d'année.
    Pourtant, le commissaire Knutas n'est pas charismatique pour deux sous. Et il n'est pas forcément le personnage central unique du roman, car le journaliste Johan tient une bonne part. L'auteur nous narre ses relations tumultueuses avec une jeune femme mariée et mère de famille. On alterne donc un regard extérieur avec l'œil du journaliste et un regard impliqué dans l'affaire avec l'œil du commissaire dont l'équipe est chargée de l'enquête. Commissaire qui d'ailleurs ne joue pas au petit chef, faisant ainsi penser à Ernaldur : il y a une vraie réflexion d'équipe pour travailler. L'information circule, chacun peut donner librement son avis. Quelques intrusions dans la vie privée de Knutas (j'ai beaucoup aimé la scène de l'anniversaire de sa femme) sont là pour contrebalancer sa vie professionnelle et montrer à quel point il vit difficilement les horreurs qu'il a sous les yeux. Les policiers ne sont pas de super héros : pas de courses poursuites, pas d'écheveaux à détricoter : ils tâtonnent, cherchent à droite, à gauche, laissent une piste de côté avant d'y revenir… Il faut attendre la toute fin pour savoir comment les différents personnages sont liés...

    Lien : http://nourrituresentoutgenre.blogspot.com/2011/12/les-ombres-silenc..
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Citations et extraits

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  • Par Kanelbulle, le 25 mai 2011

    Il essayait de ne pas trop parler des inconvénients de son travail. Même s'il était rare qu'il soit particulièrement réjouissant. Évidemment, il était soulagé lorsqu'ils parvenaient à résoudre une affaire, mais on ne pouvait pas vraiment dire qu'il sautait de joie non plus. Après avoir résolu une énigme, il était plus fatigué qu'autre chose. Conclure une affaire n'était pas libérateur en soi, et laissait bien plus une sensation de vide, un ballon de baudruche qui se serait vidé de tout son air. Et puis il n'avait plus qu'une seule envie : rentrer chez lui et dormir.
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