ISBN : 2070127761
Éditeur : Gallimard (2010)


Note moyenne : 3.17/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
C'est une histoire vraie, celle d'un homme de guerre et d'une femme seule. Elle s'est passée en Angleterre, au cours des années 1920. A l'époque, elle a fait cinq colonnes à la une dans la presse, puis elle a disparu. J'ai pensé quelle valait la peine d'être racontée da... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par cprevost, le 03 avril 2010

    cprevost
    « Savoir vivre » mêle avec virtuosité fiction et faits réels. Max journaliste français et Léna cantatrice américaine font la connaissance du colonel Struther, un héros de la bataille de Mons. Gladys, qui durant la grande guerre a travaillé en usine, est employée de maison. L'Histoire a mis à mal les identités et a mêlé inextricablement, comme on l'apprendra à la fin du livre, les destins de ce militaire et de cette jeune anglaise. Gladys est sommée de reprendre sa place d'épouse dans la société corsetée des années 1920 ; tandis que Struther, fidèle à l'image qu'on a de lui, s'active dans le milieu fasciste anglais.
    « Savoir vivre » est un roman très british, aussi anglais que « Waltenberg » était allemand. Hedi Kaddour a véritablement une très belle plume. Dans des chapitres courts, il donne à voir, à ressentir. Dans ce livre en effet pas d'abstraction, de discours mais des scènes de vie où sont dépeints des femmes, des hommes qui souffrent, qui aiment. L'auteur dit la difficulté d'être une femme seule après le grand carnage des tranchées, il restitue avec beaucoup de finesse les années de l'entre deux guerre sur les rives de la Tamise. le titre de cet ouvrage, « Savoir vivre », ne renvoie-t-il pas autant aux codes d'une société anglaise pleine de conventions qu'à la nécessité de devoir survivre dans ce monde d'hommes ?
    « Quatuors, trios, quintettes, Schubert, Schuman, musique de chambre : chaque fois que j'en écoute, je me retrouve à faire des coupes claires dans mes fragments les plus polémiques. Cette musique n'attaque personne, mais elle ne passe aucun compromis. Je rêve d'écrire comme ça, de façon involontairement impitoyable ». C'est en effet ce que vous réussissait parfaitement à faire Monsieur Hedi Kaddour notamment dans une très virtuose scène de répétition de Léna où se mêlent musique, interprétations et sentiments amoureux.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par luocine, le 18 mai 2010

    luocine
    Comme l'a écrit un critique, c'est agaçant de savoir qu'il y a un effet de surprise à la fin du récit. À cause de cela on ne lit pas ce livre de la même façon, on cherche à ne pas se laisser surprendre. C'est bien dommage, car ce roman est avant tout une évocation de l'Angleterre de l'entre deux guerres où il ne faisait pas bon d'être une femme seule.
    Les efforts qui amèneront Gladys, veuve de guerre, à trouver un moyen pour se réaliser et parfois simplement survivre, sont pathétiques.
    La montée du fascisme, le souvenir de la grande guerre, la crise économique tout cela est évoqué et assez bien rendu.
    Les rapports entre la cantatrice et son accompagnateur, et les remarques sur la technique du chant sont intéressants, mais ont peu de rapports avec le reste du livre.
    Les limites du roman qui font aussi son charme, c'est un côté très « british », comme un détachement par rapport au récit qui le rend ennuyeux parfois.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Desmaze, le 25 août 2010

    Desmaze
    Savoir-vivre" d'Hédi Kaddour est un roman sur les apparences, une histoire déroutante au coeur de la grande Histoire, celle de l'entre-deux-guerres, de l'improbable naissance d'un fascisme anglais.
    Improbable comme la vie de ces femmes, belles et mystérieuses, au coeur des milieux politiques, artistiques et journalistiques. On se croirait chez Paul Morand, dans cette diplomatie raffinée et délétère qui va conduire à la débâcle
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par cprevost, le 03 avril 2010

    Ils s’étaient retrouvés tous les quatre à la gare, dans la rumeur d’une foule joyeuse qui se pressait sur les quais. C’était un matin d’automne, la première partie de l’automne, celle des fruits mûrs, et du soleil qui ne veut pas sortir de l’été. Peu de temps après le départ de leur train, les branches d’arbres encore très feuillues avaient commencé à se jeter joyeusement sur la vitre du wagon, on avait envie de chanter et la lumière se posait par éclair sur les visage set les avants bras. La ligne suivait une petite route où l’on voyait parfois un camion cahoter sous les sacs de houblon, ou bien une fourragère qui abandonnait aux arbres la partie la plus instable de son fardeau.
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    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par luocine, le 18 mai 2010

    ..le commandement qui figeait tout le monde au garde-à-vous. On sentait derrière lui la présence d’une cohorte de grands morts.
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  • Par luocine, le 18 mai 2010

    un dépôt de gerbe au Cénotaphe, le monument aux morts de Whitehall. Pour donner un peu de passé à des morts qui n’avaient pas eu le temps.

    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par luocine, le 18 mai 2010

    La vérité pour être comprise a d’abord besoin d’être crue ( William Blake)


    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par dominiqueferry, le 13 avril 2011

    Thibault était un peu embêté, parce que c'est difficile de jouer l'émotion, la douleur,la tristesse, la protestation, l'appel, quand le fond de votre sentiment tient en une syllabe, un "ouf" qu'il ne faut surtout pas laisser percevoir
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