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ISBN : 2812601582
Éditeur : Editions du Rouergue (2010)


Note moyenne : 3.65/5 (sur 20 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Depuis trois semaines, Elodie s'est réfugiée chez sa grand-mère. Dans la solitude de la campagne, elle a tout le temps pour se souvenir, en feuilletant les albums de famille. Elle retrouve les images du bonheur. Quand elle était encore pet... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 01 avril 2012

    canel
    Elodie passe l'été de ses quinze ans chez sa grand-mère maternelle. Elle ne cesse de regarder les albums photos et de ressasser, d'essayer de comprendre : quand ? pourquoi ses parents en sont-ils arrivés là ? le soir, la nuit, quand ses filles sont couchées, son père humilie leur mère, lui crie dessus et la frappe. Comme beaucoup de femmes dans son cas, la maman reste digne, ne se plaint pas, camoufle tant bien que mal les traces sous son maquillage, ses lunettes, des chapeaux.
    Avec délicatesse et justesse, mais sans épargner son lecteur, Ahmed Kalouaz nous immerge dans le cauchemar des violences conjugales. Via le regard d'une adolescente, il montre leur effet dévastateur sur la victime mais aussi sur les enfants, qui en sont les spectateurs impuissants et s'en rendent coupables. L'auteur évoque à juste titre l'importance pour ces jeunes témoins d'en parler à un tiers (ici, une psychologue) pour prendre un peu de distance avec ce drame, à défaut de pouvoir régler eux-mêmes la situation.
    Encore un très bon récit jeunesse d'Ahmed Kalouaz, également auteur de 'Je préfère qu'ils me croient mort' (jeunes Africains et foot). Il me reste à découvrir son ouvrage pour adultes : 'Une étoile aux cheveux noirs' après avoir entendu l'auteur en parler.
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    • Livres 3.00/5
    Par titifra, le 10 décembre 2012

    titifra
    Pour cette lecture, je suis partagée entre engouement et le pincement au coeur (même si c'est un très mauvais terme). Étrange mélange me direz- vous mais je vais vous expliquer pourquoi.
    Tout d'abord, l'histoire est comme vous avez pu le comprendre par le synopsis, l'histoire d'une adolescente (vers quinze ans je pense) qui a dû quitter le logement familial après la désertion de sa mère, femme battue. Etant chez sa grand- mère elle farfouille dans les albums photo afin de retrouver les traces de ses blessures sur les vieilles photos. Elle se pose des questions : pourquoi personne ne l'a remarqué ? pourquoi personne n'a aidé sa mère ?
    Ce qu'elle essaie de trouver en plus de ces réponses, c'est le bonheur. A-t-il été là avant que tout ne commence ? A-t-elle fait partie d'une famille heureuse ?
    C'est donc à travers ses souvenirs, que l'on voit l'héroïne Elodie essayant de se reconstruire, d'oublier et surtout de comprendre comment cela a pu arriver. le ton de cette quête est très simple, très doux mais également très mélancolique. On la suit à travers cet été-là où avec l'aide de sa grand-mère, elle va partir à la quête d'elle même et de ce bonheur. Après tout, tout le monde y a le droit.
    Elodie va même demander à sa grand- mère pour aller chez un psy et avant chaque séance, on voit qu'elle sélectionne parmi ses souvenirs ce qu'elle va décider de dire. Elle est comme brisée par le silence qui l'a entouré toute sa vie. Se taire pour survivre et tenter de ne pas être blessée par les bleus de sa mère, voilà ce qu'elle a tenté de faire.
    En bref, ce récit à la première personne est un très joli texte centré sur un personnage qui se bat contre ses démons et qui tentent à tout prix de se reformer. Elle essaie de comprendre, mais personne ne répond à ses questions. Elle va donc tenter de le faire seule et c'est pour cela que du début jusqu'à la fin, on est maintenu dans cette atmosphère. On la suit dans sa quête de la vérité où avec l'aide de ses souvenirs et des photos, elle va tenter de comprendre ce malheur qui était toujours mélangé au bonheur : sa mère, même après avoir été roué de coups, tente de garder la face face à ses enfants et elle leur sourit. D'un sourire triste, mélancolique mais tout de même un sourire.
    Je le conseille vivement à toute personne qui recherche de l'émotion dans un livre, vous en serez particulièrement touché.

    Lien : http://www.inthestartingblocks.blogspot.fr/2012/12/la-premiere-fois-..
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  • Par Iskiwiwi, le 22 novembre 2013

    Iskiwiwi
    Alors que sa mère a quitté le domicile conjugal à cause de la violence de son père, Elodie, 15 ans, s'est réfugiée chez sa grand-mère. En feuilletant les albums de famille, elle se demande pourquoi sa mère s'est tue si longtemps, et d'où vient cette barbarie chez son père.
    Un roman où se mélangent le présent et le passé par l'intermédiaire d'un album photo que l'héroïne feuillète. Et je n'ai pas du tout apprécié ce mélange. Cela apporte trop de longueurs dans le récit et on s'y perd parfois. Même si j'ai été ému par cette triste histoire, je ne me suis pas attaché au personnage et je suis resté la plupart du temps de ma lecture, indifférente à ce qui arrivait à Elodie et sa famille.
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    • Livres 5.00/5
    Par claracambry, le 24 juin 2011

    claracambry
    Elodie, une collégienne, habite chez sa grand-mère depuis le début des vacances scolaires. Elle aime regarder les albums photos. Elle essaie d'y chercher des traces d'un bonheur, de comprendre pourquoi et comment son père est devenu violent. Sur les photos comme dans la vie, sa mère faisait comme si de rien n'était. Pour cacher l'inavouable, la honte.
    En feuilletant l'album photo, Elodie se rappelle de sa petite enfance. Pourtant sur les photos, il y a des sourires. Masques qui dissimulent une souffrance, les coups portés et les insultes. Elodie s'était inventée une histoire de renard, à elle rien qu'à elle. Une échappatoire quand la nuit tombée, elle guettait en retenant sa respiration les cris étouffés de sa mère. Une situation dont elle n'a jamais réussi à parler avec sa sœur ainée. Les souvenirs remontent à la surface: les non-dits, l'indifférence du voisinage qui préférait de pas voir.
    la suite sur :
    http://fibromaman.blogspot.com/2011/06/ahmed-kalouaz-la-premiere-fois-on.html

    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2011/06/ahmed-kalouaz-la-premiere-foi..
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    • Livres 2.00/5
    Par williambrown, le 27 mai 2011

    williambrown
    Une jeune fille de quinze ans, réfugiée chez sa grand-mère, nous raconte le cauchemar vécu par sa mère, battue depuis des années. Un beau texte qui sans tomber dans des descriptions glauques soulève avec pudeur le sujet des femmes battues.

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Citations et extraits

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  • Par canel, le 31 mars 2012

    J'avais autant besoin d'écrire que de pleurer, mais il était plus simple, plus facile de tenir le stylo, de le laisser aller se promener sur les lignes tracées. Je pouvais le poser quand bon me semblait, où je voulais. Avec les larmes, c'est plus compliqué, ça vous prend comme une lame, ça remonte du fond du corps sans savoir si les hoquets s'arrêteront un jour. Et quand elles partent enfin, on ne sait plus quoi faire, même si on veut quitter cette tristesse, elle vous tient au corps pendant des heures. (p. 69)
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  • Par canel, le 31 mars 2012

    Nous étions tous les jours derrière les cordes d'un ring. Quand les coups ne pleuvaient pas, on les sentait venir. Sans toujours les comprendre, on entendait des phrases aussi violentes que des uppercuts. Nous étions si souvent aux limites du K.-O. Les mots faisaient mouche tout autant. Je les comprenais à présent, je savais distinguer les verbes, les tournures et même les subitilités, l'ironie qui pointait. (p. 36)
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  • Par claracambry, le 24 juin 2011

    C'est là que la première nuit, j'ai plongé les yeux dans les albums de photos, pour ne plus m'en extraire. Comme dee rêves en couleurs, elles défilent, et nos bouts de vie avec. Elles ne nous ménagent pas, nous tirent parfois des sanglots dans la voix. Ils ont le même écho que ceux que j'entendais, silencieusment tapie en haut des escaliers.

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  • Par canel, le 31 mars 2012

    Une fois, je suis allée à la police pour déposer plainte. On m'a dit que ce n'était pas la peine et que ça allait s'arranger. Certaines femmes se font tuer à cause de cette négligence. (p. 89)

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  • Par canel, le 31 mars 2012

    (...) malgré tout, et j'en ai honte souvent, j'aime mon père aussi fort que je le hais. (p. 54)

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Vidéo de Ahmed Kalouaz

Sylvie Gracia - Collection doado des éditions du Rouergue .
Sylvie Gracia vous présente la collection doado des éditions du Rouergue. http://www.mollat.com/recherche/editeur/Editions%20du%20Rouergue.html Guillaume Guéraud "Cité Nique-le-Ciel" http://www.mollat.com/livres/gueraud-guillaume-cite-nique-ciel-9782841568444.html Frédérique Niobey "Sur le toit" http://www.mollat.com/livres/niobey-frederique-sur-toit-9782812605833.html Alex Cousseau "Les trois vies d'Antoine Anarchis" http://www.mollat.com/livres/cousseau-alex-les-trois-vies-antoine-anacharsis-9782812604355.html Stéphane Servant "Le coeur des louves" http://www.mollat.com/livres/servant-stephane-coeur-des-louves-9782812605581.html Ahmed Kalouaz "Je préfère qu'ils me croient mort" http://www.mollat.com/livres/kalouaz-ahmed-prefere-ils-croient-mort-9782812601958.html Sylvie Deshors "Fugueuses" http://www.mollat.com/livres/deshors-sylvie-Fugueuses-9782812605840.html Notes de Musique : 09 Búsqueda exploratoria #007 - Rue Laide Coupe - Free Music Archive








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