> Céline Gervais-Francelle (Traducteur)

ISBN : 2757821369
Éditeur : Points (2011)


Note moyenne : 3.38/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres

Mon témoignage devant le monde, publié pour la première fois en France en 1948 et introuvable aujourd'hui, est l'œuvre magistrale d'un des grands témoins du siècle, Jan Karski (1914-2000). Ce résistant polonais fut le premie... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par EMOTION, le 22 janvier 2012

    EMOTION
    Jean karski nous parle de sa resistance, de la trahison des alliés, de la france surtout qui a abandonné en 1939 la pologne aux fascistes. Il nous raconte aussi le silence qui a suivi les informations qu'il a transmises à ces memes alliés sur le genocide des juifs. Les sovietiques et le massacre de katyn. La vie au jour le jour de femmes et d'hommes qui risquaient leur vIe en permanence et se sentaient bien seuls. La pologne est le seul pays qui n'a pas eu un fasciste, petite main des nazis, au pouvoir. Que ne revienne jamais cette ideologie de haine et de mort qui se base sur la démagogie pour s'installer et tuer. Jean karski, qui a connu les camps, est mort il y a quelques années. Tres interessant temoignage.
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    • Livres 5.00/5
    Par ATOS, le 15 mai 2012

    ATOS
    Si l'on m'avait interrogé sur le rôle de la Pologne durant la seconde guerre mondiale, et cela avant que je lise le témoignage de Jan Karski, j' aurai sans doute prononcé les noms de Auschwitz,Gross-Rosen,Majdanek ,Płaszów,Stutthof,Varsovie,Belzec,,Chelmno,Sobibor,Treblinka,Łódź.
    J'ai lu le témoignage de Jan Karski et ces noms, je les prononcerai encore.
    Mais je vous dirai aussi la résistance polonaise, la survivance durant ces années de nuit et de brouillard d'un état clandestin.
    Je vous dirai la force d'une nation qui n'a pas eu à connaître l'infamie de la collaboration.
    Ce livre , publié en 1944, est bien évident essentiel.
    En 1943, à Washington, il fut le premier témoignage auprès des nations, de l'indicible.
    Jan Karski fut reconnu Juste parmi les nations en 1982.
    Astrid SHRIQUI GARAIN
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    • Livres 3.00/5
    Par cequejelis, le 08 avril 2012

    cequejelis
    Il me reste de la lecture de ce livre une impression de courage. Au milieu de toutes les catastrophes qui ont assaillies les Polonais¨: trahison des alliés, sauvagerie des allemands, cynisme des russes... ils ont tenus et jmais capitulé.
    Si à chaque coin de rue en Pologne, il existe un Jan karski, il n'est pas étonnant que ce pays, malgré l'acharnement de la Prusse, de l'Autriche et de la Russie, existe toujours.
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Citations et extraits

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  • Par cequejelis, le 13 juin 2011

    Je me souvins d'une rumeur qui avait cours deux ou trois jours auparavant, selon laquelle le gouvernement avait voulu ordonner la mobilisation générale, devant la menace allemande, et en avait été empêché, par les mises en garde des représentants de la France et de l'Angleterre. Il ne fallait pas “provoquer” Hitler. A cette époque, l'Europe croyait encore à l'apaisement et à la réconciliation. L'autorisation de mobiliser “secrètement” fut finalement accordée à contrecœur au gouvernement polonais, au vu des préparatifs, d'attaque effectués presque ouvertement par les Allemands (4)

    p. 36

    Note : (4) Par ses fonctions au ministère polonais des Affaire étrangères, c'est aux meilleures sources et non à de simples “rumeurs” que l'auteur puisait alors son information sur les pressions exercées sur Varsovie, plus particulièrement par l'ambassadeur de France Léon Noël, pour que soit rapporté cet ordre secret de mobilisation du 23 août 1939. Il concernait l'aviation, la défense aérienne et ordonnait la mise en alerte de combat, dans six circonscriptions, de 18 divisions, 7 brigades de cavalerie et 2 divisions et demie de réserve. La signature, le 25 août, du traité d'assistance mutuelle par lequel Londres renforçait sa garantie à la Pologne fit avorter - on le sait aujourd'hui - les manœuvres du ministre Georges Bonnet pour ” annuler ” le traité de 1921 liant la France à la Pologne. Cependant, Paris et Londres, cherchèrent encore à ” sauver la paix à tout prix” par des solutions successives proposées à une négociation directe entre Berlin et Varsovie sur Dantzig et son ” corridor”. Le 29 août, dans l'après-midi, informé que la Pologne se voyait contrainte d'ordonner la mobilisation générale, l'ambassadeur Léon Noël, en accord avec son collègue britannique, demanda aussitôt que la décision fût retardée ” d'un temps suffisant pour ne pas faire ainsi le jeu de la politique hitlérienne ” et que le mot ” mobilisation” fût évité : il s'acharna à obtenir gain de cause après du ministre des Affaires étrangères Jozef Beck. La Pologne perdit ainsi ving-quatre heures. Le 30 août, le président Moscicki déclara officiellement la mobilisation générale. On s'étonne donc de lire, dans la somme du grand Jean-Baptiste Duroselle, La Politique étrangère de la France. L'abîme 1939-1945 (Paris Seuil, 1990, p. 25) au paragraphe ” Peu-on sauver la Pologne ? ” cette assertion : ” Par suite des illusions du colonel Jozef Beck, la mobilisation générale n'avait commencé que le 30 août. De formidables bombardements la désorganisèrent complètement.”.

    p. 500
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  • Par cequejelis, le 13 juin 2011

    … elle revint avec un journal slovaque. Le titre, en énormes lettres noires, me fit l'effet d'une bombe qui exploserait dans ma tête :”La France a capitulé !1)“

    Mot à mot, car je ne connaissais pas suffisamment le slovaque, je lus l'article qui détaillait ce titre. Je le lisais et le relisais, comme si cette répétition pouvait modifier ce que j'avais pensé être un mensonge du lieutenant SS : le maréchal Pétain avait signé un armistice dans la forêt de Compiègne. Devant les Allemands l'armée française s'était complètement effondrée. Le vieux maréchal avait appelé ses compatriotes à une obéissance absolue. La collaboration… L'Allemagne avait vaincu l'Europe occidentale. Il me fallut quelques minutes pour comprendre et réaliser les faits et je connus alors un véritable désespoir. Pendant des siècles, nous avions été liés à la France par des liens historiques et culturels. Et pour nous autres Polonais, la France était presque une seconde patrie. Nous l'aimions de cet amour profond, irraisonné, dont nous aimions la Pologne. De plus, tout notre espoir de libérer la Pologne reposait sur la victoire de la France. Désormais je ne voyais plus aucune issue. 2). p. 237

    Note : Il convient de rappeler que la Pologne n'avait nullement capitulé en septembre 1939, comme le voudraient nombre de manuels universitaires français qui qualifient la capitulation des défenseurs de Varsovie le 28 septembre de “capitulation de la Pologne”. Or, si le 17 septembre 1939, le gouvernement polonais avait sollicité de son alliée roumaine un “droit de passage” pour gagner, in corpore la France, suivi par le commandant des forces armées, c'était précisément pour éviter d'être pris et contraint à signer une capitulation quelconque et pour au contraire, continuer la lutte, au côté de la France…
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  • Par Jdo, le 15 février 2012

    Une chose encore, dit le sioniste, en me retenant du geste, nous n’avions pas l’intention de vous le dire mais dans notre situation cela n’a aucun sens de le cacher. Nous exigeons du dévouement et des sacrifices de nos frères à l’étranger, non pas par cruauté, nous-mêmes, nous assumerons notre part de sacrifice. Le ghetto de Varsovie va partir en fumée, cependant nous n’y mourrons pas dans de lents tourments mais en combattant. Nous allons déclarer la guerre à l’Allemagne – ce sera la déclaration de guerre la plus désespérée qui ait jamais été faite.
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  • Par cequejelis, le 13 juin 2011

    Près de la frontière, je devais entrer en contact avec quelqu'un qui faisait passer clandestinement des gens du côté soviétique. Il s'avéra que c'était un Juif et faisait partie d'une organisation juive (8) qui travaillait avec nous et dont la tâche essentielle était de faire passer les réfugiés juifs des territoires sous occupation nazie en territoire sous occupation soviétique. La terreur de masse avait déjà débuté dans le Generalgouvernement à l'encontre des Juifs. Je franchirais la frontière avec un groupe de Juifs… p. 145

    Note : (8) Ce groupe de passeurs juifs entre les deux zones d'occupation était très probablement lié à la structure de résistance du “Korpus Bezpieczemtsva” ou KB (Corps de sécurité), engagé en octobre-novembre 1939 dans diverse initiatives tendant à organiser une résistance juive encadrée par d'anciens officiers d'origine juive de l'armée polonaise. Mal connu, farouchement combattu et dénigré par les bundistes en particulier, ce sera le ZZW (Union militaire juive), dont le docteur Marian Apfelbaum s'est fait en France l'historien.
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  • Par cequejelis, le 13 juin 2011

    Lorsqu'il devint patent que nous ne parviendrions pas à contenir l'offensive allemande, l'ordre de retraite fut donné et notre batterie de réserve devait quitter la ville d'Oswiecim en formation de combat, en emmenant nos canons, nos vivres et nos munitions en direction de Cracovie. Tandis que nous avancions dans les rues d'Oswiecim pour gagner la gare, à notre profonde stupeur des habitants se mirent à tirer sur nous de certaines fenêtres. C'étaient des citoyens polonais descendants d'Allemands, la “cinquième” colonne nazie, qui annonçaient de cette façon leur nouvelle allégeance. La plupart de nos hommes voulurent immédiatement riposter et tirer sur toute maison suspecte, mais il en furent empêchés par les officiers supérieurs. De telles actions auraient désorganisé notre marche et c'était précisément cela que recherchait cette cinquième colonne. Par ailleurs, dans ces maisons habitaient également des Polonais, loyaux et patriotes…

    p. 500
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