> Elisabeth Suetsugu (Traducteur)

ISBN : 280970211X
Éditeur : Editions Philippe Picquier (2011)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
C'est non pas une coupe de saké mais un poisson à la main que l'on pénètre dans ce petit quartier commerçant de Tôkyô. Car c'est surtout dans la boutique du poissonnier amateur de Cocteau que se rencontre la chaleureuse communauté de gens qui l'habitent. Chacun à son to... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(3)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par IzaBzh, le 11 août 2011

    IzaBzh
    Si vous aimez la profondeur et la subtilité de la littérature japonaise, les livres qui prennent le temps de vous décrire le quotidien par petites touches, alors vous aimerez probablement ce roman.
    Il ressemble beaucoup à un assemblage de nouvelles, avec pour unique lien le quartier où se déroule l'histoire, les personnages souvent indécis prennent tour à tour la voix, s'entrecroisent sans insistance, les amitiés se lient et se dénouent, les amours s'y racontent. Ne vous méprenez pas, on ne s'ennuie pas pendant la lecture !
    Simplement, c'est un roman doux à la philosophie dépaysante. Très joli livre où j'ai cependant eu parfois un peu de mal à me repérer avec tous ces personnages.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Akeera, le 07 octobre 2011

    Akeera
    Une photographe fascinée par la pluie, un jeune garçon qui se souvient des conquêtes féminines de son père, un étrange couple de messieurs vivant ensemble depuis la mort de celle qu'ils aimaient tous les deux... Kawakami Hiromi peint par petites touches le portrait d'une rue animée de Tokyô au travers de la vie de ses habitants qui se côtoient sans se connaître vraiment. Les récits s'entrecroisent et se rejoignent de manière subtile, chaque personnage jouant un rôle dans la vie d'un autre. Au travers de la mort d'un proche, d'un amour passionné ou déçu, d'une maladie ou d'un souvenir, les voix des habitants se conjuguent avec simplicité et humanité. Un roman au goût de nostalgie, apaisant, doux et beau à la fois! Par contre si les nouvelles ne sont vraiment pas votre tasse de thé, ça vous plaira peut-être moins...
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par le_Bison, le 28 janvier 2012

    le_Bison
    Le temps qui va… Flânant flegmatiquement dans un quartier populaire de Tokyo, je croise quelques dames en kimono, une serveuse, une prof d'anglais, un poissonnier. Je découvre leurs destins parfois croisés où certains sont héros d'une histoire et deviennent personnages secondaires dans d'autres. Je perçois cette humanité qui reste et habite encore cette rue populaire décrite par Hiromi Kawakami. L'odeur du poisson frais sur son étal se mélange à celle des yakitoris, j'hésite entre une bière et un saké, mais je prends le temps.
    Le temps qui vient… Une ballade pour prendre le temps, sentir les choses, découvrir des plaisirs simples, rencontrer les gens, de tout âge et de tout sexe, et leurs âmes amoureuses ou solitaires. Un monde poétique où les destins se croisent au fil des nouvelles, où je peux encore avoir confiance en mon poissonnier, où une serveuse d'un autre âge peut encore me faire du gringue lorsque je m'assois au comptoir l'esprit ailleurs…
    Le temps qui va, le temps qui vient… Cela faisait quelques temps que l'envie de découvrir la plume de Hiromi Kawakami me titiller l'esprit. Je sentais qu'avec elle, j'allais partir à la rencontre de gens simples, oublier tracas et violences du quotidien pour ne retenir que poésie et petits bonheurs simples. Simple et poétique, c'est justement mon ressentiment à propos de la plume de l'auteure. Une réflexion sur la banalité même de la vie…

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=133
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (7)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par brigittelascombe, le 12 mai 2011

    Aragon disait "Le temps qui passe avec sa corde fait des noeuds". Et il s'agit bien de noeud dans ce roman du quotidien dont la trame se déroule à Tokyo, de noeuds, ceux des rencontres sur des vies qui s'enchevètrent au fil du hasard, ceux qui lient les personnages les uns aux autres, ceux qui se tissent autour du poissonnier d' un quartier populaire et de ses clients de tous ages et de toutes conditions. De cet amateur de Cocteau à l'ex amant de sa femme défunte, à la diseuse de bonne aventure, au photographe obsédé par la pluie, au lycéen qui se souvient des aventures féminines de son père... Bref du simple quotidien où chacun à tour de role raconte sa solitude, son amour, son renoncement, son souvenir, sa mort, sa renaissance.. Une douce complainte au rythme parfois lent qui déroule ses écheveaux, s'en va et s'en revient comme le temps qui passe.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par IzaBzh, le 11 août 2011

    Je pensais que je ne décidais de rien. J'avais cru que tout se passait en-dehors de moi, que c'étaient les autres qui tranchaient. Mais je faisais fausse route.
    J'avais vécu, je vivais, et cela suffisait à déterminer les choses à chaque instant. Loin d'être manifeste, le choix avait lieu d'invisible façon, mais le seul fait de connaître quelqu'un, de le croiser, le seul fait d'être là, de respirer, avait des répercussions. Il était impossible de ne pas être impliqué.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par IzaBzh, le 11 août 2011

    Heizô donne du madame à toutes les clientes du magasin. Vers l'époque où je n'étais encore installée que depuis peu dans le quartier, à chaque fois que je venais acheter du poisson-sabre, chinchard ou autre, il y allait de son madame par-ci, madame par-là. Ca m'agaçait tellement que je lui avais même déclaré d'un ton sec que je n'étais pas mariée.
    "Ah bon, tiens donc", avait répondu Heizô sans conviction. Et d'ajouter : "Je vous demande pardon, excusez-moi, ma petite dame !"
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par le_Bison, le 28 janvier 2012

    Rumi est passée devant moi pour entrer. Nous nous sommes installées tout au fond, au comptoir, elle a commandé une bière et de la seiche grillée, moi, du poulpe.

    Rumi buvait à gorgées rapides. Elle a eu vite fait de vider sa chope, en a entamé une deuxième, bientôt avalées elle aussi, et a pris en supplément une brochette de poulet et une autre de légumes. Médusée, je la regardais qui voulait commander cette fois un verre de thé alcoolisé.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par IzaBzh, le 11 août 2011

    Les hommes et les femmes qui ont longtemps vécu me donnent l'impression d'être, comment dire, sans artifice. Ils me semblent révéler les particularités qu'ils possèdent chacun en propre, ce caractère inné dont la nature a doté chacun en particulier et qu'ils se sont approprié au long des années, aussi bien les humbles, les modestes que les égoïstes, les gentils que les méchants.
    J'aime cette nudité, cette expression de soi à l'état pur.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (3)

Videos de Hiromi Kawakami

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Hiromi Kawakami

"Japanese litterature after Fukushima", Toronto, 2011 - intervention de Hiromi Kawakami








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le temps qui va, le temps qui vient par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (28)

> voir plus

Quiz