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Critiques sur Les charmes discrets de la vie conjugale (71)
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Hugo
25 juillet 2016
  • 4/ 5
En ce moment j'ai les insomnies qui me bercent la fatigue de ces derniers mois, accumulée au fil d'une expérience à la con crucifiée au rang des petits bites d'un romantisme déchu…Je me meurs à petit sommeil, je m'endors tranquilou une pensée au deux dans ta culotte, oui madame, faut savoir se faire du bien avant de rouler des pelles à Morphée… Et puis un jour tu te réveilles de tes songes, t'as 34 piges et tu te rends compte que tu es devenu un monsieur, tu ne sais pas comment t'as pu en arriver là, mais la différence est flagrante surtout quand tu te mets à dire souvent :


« Je te l'avais bien dit… »

signe d'une putain de maturité bon enfant qui pousse tes rêves de gamin dans le caniveau de ta vie que tu mènes comme ça vient, alors tu t'efforces avec toute la naïveté qu'il te reste à faire durer le plaisir dans ce monde qui t'échappe, t'essaierais bien d'y dompter quelques démons avec la sagesse cumulé au fil de la jeunesse qui s'estompe au prix de quelques rides, tes cheveux qui s'en vont faire un tour au pays de la calvitie à mettre au compte des pertes et complexes à la con qui te bonifient ta tronche de cul avec les années qui passent…

T'es plus enclin à aider ton prochain, par quelques petits conseils avisés, t'as la paternité qui te démange l'entre jambes, il y a encore quelques années tu t'en branlais de tout ça, t'y connaissais que dalle en conseils avisés, l'égoïsme au bout de l'orgasme qui dans un mouvement de va et vient filait tout droit au fond de la poubelle bien calé entre deux mouchoirs qui n'avaient rien demandé , à part t'essuyer le nez qui coule… tu n'aspirais qu'à vivre dans la passion éphémère d'une vie à deux, avec amour et baise, dans la joie et l'euphorie d'une insouciance bandante de solitude…

Et puis un jour, t'as un petit cul qui se roule devant tes yeux, un petit cul d'amour à surveiller plus que de raison, t'as l'inquiétude qui te fronce les sourcils, tu fais ta grosse voix, tu donnerais ta misérable vie pour ce petit machin aux accents de bébé qui t'appelle Papa, l'émotion au coin des yeux, mouillés par cette poussière de misère qui te tombe sur la gueule comme cette jolie chose qui égaye ta vie de sourires et de rires…

Souvent tu te surprends à la regarder, fier de ce bout de femme qui crie ton non de papa après un cauchemar, qui te fais des bisous, des câlins et qui te réclame de l'amour à n'en plus finir… t'y plonge sans hésiter mais quand c'est Non ?

« Quand c'est non c'est non » de sa petite voix douillette qu'on n'y plongerait de bonheur les yeux fermés…

« Viens papa, viens, papa viens euhhhh, allez papa… »

C'est passé tellement vite que l'on oublie parfois que c'était toi cet enfant, aujourd'hui c'est elle…

C'est chiant l'insomnie de début de nuit, tu te retournes l'ennui de gauche à droite, tu soupires parce que t'es mort de fatigue mais il n'y a rien à faire, t'as les yeux grand ouverts à ruminer tes malheurs plutôt que de sourire de bonheur, ça cogite dur, mais laissez moi dormir bande de futilités à la con, laissez moi rêver jusqu'au petit matin, et déjà le réveil qui braille tes yeux dans cul gonflés par les effluves d'un manque de sommeil certain, faudrait peut-être y aller mollo sur le coca le soir venu, et te foutre à l'adulterie de sa mère, qui t'ennuie certainement mais dont tu ne peux pas échapper, faudrait penser à se relativiser les soucis gangrénés par la morosité qui de ses petits bras t'enveloppe d'une réalité à l'angélisme révoqué pour cause de responsabilités qui font chier, t'aurais bien autre chose à foutre que de câliner miss aigri, allez c'est lundi fous toi un coup de pied au cul, chatouille toi la bonne humeur, souris un peu, je ne sais pas moi, imagine deux nichons tapant la discute avec ta bite au coin de ta libido en berne, ça redonne le sourire à n'importe quelle cerveau reptilien ces conneries, faut pas se laisser abuser par l'ambiance du monde des adultes trop occupés à pleurnicher qu'à profiter des charmes discrets de la vie conjugale parfois trop cruels pour des grands enfants comme nous…

A plus les copains

Excellent bouquin…
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alex23
28 janvier 2013
  • 4/ 5
Une fois de plus, j'ai été très séduite par l'écriture de Douglas Kennedy. le livre est séparé en 2 parties.
1ère partie: on découvre la vie d'Hannah, une jeune femme qui rêve de partir à Paris et de devenir professeur. Ses plans sont compromis lorsqu'elle rencontre Dan, un étudiant en médecine, et qu'elle tombe enceinte de leur fil Jeffrey.
J'ai trouvé les 200 premières pages remplies de longueurs. L'histoire est intéressante, mais les éléments mettent beaucoup de temps à ce mettre en place, et les passages sur la politique et les révoltes des années 70 au états-unis alourdissent un peu trop le récit.
2ème partie: Entre cette partie et la précédente, l'auteur fait un bond de 30 ans en avant. On retrouve Hannah, la cinquantaine, qui va voir sa vie basculer à cause d'évènement nouveaux, mais aussi des faits passés qui referont surface...
Dans cette seconde partie, on retrouve une héroïne différente, plus affirmée et surtout moins de digressions inutiles.
J'ai aimé voir "l'évolution d'une vie". Ce roman m'a bien souvent rappelé "A la poursuite du bonheur" du même auteur que j'avais adoré.
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LePamplemousse
27 décembre 2012
  • 4/ 5
Le destin d'une femme à travers les mutations de son temps, les mystères de l'union conjugale, l'électrique confrontation entre aspirations progressistes et valeurs conservatrices...
Pour ses intellectuels de parents, Hannah Buchan est une vraie déception. A vingt ans, au lieu de grimper sur les barricades et de se fondre dans l'ébullition sociale des années soixante-dix, elle n'a d'autre ambition que d'épouser son petit ami médecin et de fonder une famille.
Installée dans une petite ville du Maine, Hannah goûte aux charmes très, très discrets de la vie conjugale. C'est alors que le hasard lui offre l'occasion de sortir du morne train-train de son quotidien : malgré elle, Hannah va se rendre complice d'un grave délit.
Trente ans plus tard survient le 11 septembre, et avec lui le temps du doute, de la remise en question, de la suspicion. le passé de Hannah va resurgir inopinément. Et du jour au lendemain son petit monde soigneusement protégé va s'écrouler...
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mfrance
27 septembre 2016
  • 4/ 5
Ah, pour être discrets, ils le sont, ces fameux charmes ! En tout cas, pour Hannah, étudiante brillante mais trop sage, qui, à vingt ans, se jette dans le mariage avec un étudiant en médecine, bien sous tous rapports, sérieux, pondéré, le contraire de ses parents, en somme, père universitaire brillant et agitateur, mère artiste fantasque et surtout manipulatrice. Famille à fuir, si l'on veut se préserver.
Mariage trop rapide donc, suivi d'une maternité arrivant trop tôt et d'un enlisement dans un bled paumé du Maine, où Monsieur assure l'interim d'un cabinet médical, pendant que Madame se débat avec tous les problèmes du quotidien : agencement en catastrophe de l'appartement familial, gestion d'un bébé hurleur, et petit boulot, pas spécialement enrichissant, à la bibliothèque du coin, histoire d'échapper pendant quelques heures à la routine d'une vie de bobonne !
C'est dans ces circonstances favorables qu'Hannah se laisse embringuer dans une aventure de quelques jours qui va l'entraîner plus loin, beaucoup plus loin qu'elle ne l'imaginait, en vérité beaucoup trop loin à son corps défendant !
Ce qu'elle aura tout loisir de regretter trente ans plus tard, lorsque la bombe de son erreur de jeunesse va lui exploser en pleine figure, foutre en l'air son existence et remettre en question toutes les certitudes qu'elle avait acquises !
D'une plume alerte et agréable, Douglas Kennedy nous conte les déboires d'Hannah envers qui il éprouve une évidente sympathie qu'il sait nous faire partager.
Il épingle avec ironie et jubilation les travers de l'Amérique de l'époque W. Bush, confite dans un excès de religiosité aboutissant à de véritables aberrations et met en valeur l'inanité des existences exclusivement basées sur la quête du bien être matériel.
Certes, l'ensemble peut paraître un peu convenu et manquer de véritable substance critique vis à vis de l'american way of life. Mais ne chicanons pas trop, si l'auteur ne fait pas voler en éclats ce modèle frelaté, pour autant il sait l'écorner avec talent en nous brossant un tableau réjouissant de férocité.
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ELODIE88
03 juin 2016
  • 4/ 5
J'aime beaucoup Douglas Kennedy. Son excellent thriller Piège Nuptial m'avais fait forte impression et son roman la poursuite du bonheur m'avais tellement émue que je ne pouvais en rester là avec cet auteur. C'est pourquoi je me suis laissée tenter par les charmes discrets de la vie conjugale. Et une fois encore je n'est pas été déçue.Kennedy m'a transporte dans ce roman et j'ai eu beaucoup de plaisir à suivre Hannah cette femme authentique et courageuse qui va devoir se battre contre les valeurs puritaines de l'Amérique et assumer jusqu'au bout ses choix et ses erreurs. L'auteur dépeint avec beaucoup de réalisme les relations familiales et la société américaine bien pensante qui dénonce d'ailleurs, et réussit à nous toucher. Une belle réussite !
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lejardindestephanie
02 février 2013
  • 1/ 5
En général, celles et ceux qui lisent Douglas Kennedy aiment ce qu'ils y trouvent.
Ce n'est pas mon cas.
En général, celles et ceux qui ont lu Piège Nuptial, autrefois titré Cul-de-sac, ont aimé.
Pas moi.
En général, les critiques des Charmes discrets de la vie conjugale sont élogieuses.
La mienne va rester polie.
En général, celles et ceux qui ont lu ce livre-là ont aimé les 200 (tout de même) premières pages "nécessaires" à la mise en place de l'histoire.
J'ai eu l'impression d'être en train de faire mon repassage devant un film TV l'après-midi (ça n'arrive jamais, je ne regarde jamais la télévision, ni ne repasse.)
En général, ils ont trouvé les rebondissements extraordinaires.
Je n'ai lu que ce que j'avais deviné depuis longtemps.
En général, ils ont adoré le dénouement.
Mièvre, voilà le sentiment qu'il m'a laissé.
Lien : http://ausautdulivre.blogspo..
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jimpee
10 juin 2015
  • 4/ 5
J'ai d'abord été un peu surpris et déçu par ce roman qui comporte quelques longueurs mais au final, je trouve que c'est un très bon livre, avec une bonne histoire et des personnages attachants et bien campés.

La première partie se déroule vers 1970 et s'attache à Hannah Latham, fille d'intellectuels progressistes. Contrairement à ses parents, Hannah est plutôt conformiste et se marie très jeune avec Dan Buchan, étudiant en médecine plutôt falot. La carrière de Dan les amène à passer un an au fin fond du Maine, dans une bourgade où Hannah s'ennuie ferme. Lors d'une absence de son mari, Hannah héberge Tobias Judson, un jeune activiste, étudiant recommandé par son père. Hannah est un peu éblouie par ce brillant interlocuteur qui la valorise, lui donne confiance en elle et une brève passion se déclenche, vite interrompue car Tobias doit fuir, suspecté par le FBI.

On retrouve Hannah en 2003, 30 ans plus tard, installée à Portland, toujours dans le Maine. Hannah enseigne, Dan est chef du service de chirurgie orthopédique, leurs enfants sont l'un dans le Connecticut, l'autre à Boston. Alors que la famille est plutôt libérale et démocrate, leur fils Jeff est un réac de choc anti-avortement marié à une grenouille de bénitier (si cela se dit aussi pour les évangélistes) encore plus sectaire ; leur fille Lizzie mène une brillante carrière dans la finance.

Cette belle famille américaine va exploser avec 2 évènements concomitants : un pétage de plombs carabiné de Lizzie qui disparaît après une rupture compliquée et le retour de Tobias Judson ; c'est là que le roman prend vraiment sa dimension et devient passionnant.

L'as de la finance est une fille pas si sûre d'elle, embringuée dans des histoires de couple compliquées. Sa dernière histoire se termine par un avortement suivi d'un harcèlement hystérique avant qu'elle disparaisse sans laisser de traces ; on va bien entendu évoquer toutes les possibilités, même les plus lugubres. Et comme si cela ne suffisait pas pour secouer la famille, voilà que Tobias Judson, devenu un bigot qui prêche à la radio, publie ses mémoires où il raconte à sa manière sa rencontre avec Hannah et sa fuite au Canada. Hannah voit tout exploser en vol mais va faire face avec courage et panache.

Le roman nous offre de beaux portraits de femmes, Hannah et son amie Margy, mais aussi une charge réjouissante et décapante contre l'Amérique bien pensante, patriote, bigote et parfaitement réactionnaire du règne de George W Bush.
Lien : http://jimpee.free.fr/index...
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Ari
05 septembre 2012
  • 2/ 5
J'ai lu plusieurs livres de Douglas Kennedy. Cet auteur propose toujours le même canevas : plus ou moins 200 pages pour poser le décor et puis un enchainement, l'histoire qui s'emballe.

Ici, les 200 premières pages nous présentent Hannah, jeune étudiante américaine qui tombe amoureuse de Dan, étudiant en médecine. Ils décident de partir vivre dans une petite ville du Maine afin que la carrière de Dan prenne de l'ampleur. Hannah met sa vie de femme active de côté et devient la parfaite épouse et maman de deux enfants. Sauf qu'un évènement va venir troubler ce petit train-train.

Deuxième partie du livre : 30 ans plus tard, on retrouve Hannah et Dan, toujours mariés, les deux enfants devenus adultes et indépendants.

Je m'attendais à ce que "l'évènement" troublant vieux de trente ans refasse son apparition et que tout bascule, comme annoncé en 4e de couverture. C'est bien ce qui va se passer mais presqu'à la fin du roman.

J'ai trouvé ce roman ennuyeux. Plein de promesses en première partie et puis rien de très haletant dans la deuxième partie. Beaucoup trop de détails inutiles à mon goût. Je n'avais qu'une hâte : terminer pour passer à autre chose.

J'avais adoré La poursuite du bonheur. Et chaque fois que je lis un roman de Douglas Kennedy, j'attends de retrouver le plaisir que j'avais éprouvé en lisant ce roman.
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amartia
11 novembre 2011
  • 3/ 5
Depuis "Cul se sac", je profite de toutes les occasions pour suivre cet auteur dont j'apprécie l'esprit, non dénué d'humour et parfois même d'ironie.

Ce roman-ci n'échappe pas à la "patte" Douglas Kennedy. On y retrouve une fresque sociale de l'Amérique contemporaine, mais cette fois-ci, non pas du côté des traders du "Désarroi de Ned Allen", mais de la gauche post guerre du Viet Nam.

Le roman nous raconte la vie d'Hannah Buchan, entre deux voyages à Paris. le premier, auquel elle renonce, à l'âge de vingt ans, de peur de perdre son fiancé étudiant en médecine lui promettant une vie rangée et tranquille, le deuxième, la cinquantaine bien entamée, mais après avoir vu s'écrouler toutes ses certitudes.

La première partie m'a paru souffrir de quelques longueurs. En revanche, dès qu'il s'agit de faire éclater la crise, Douglas Kennedy entraîne son héroïne, et nous avec, dans le tourbillon d'une descente aux enfers, et dans une critique acerbe de l'Amérique des néo-chrétiens de l'ère G. W. Bush.

Un bon roman, agréable à lire, mais pas le meilleur de cet auteur.

Lien : http://meslecturesintantanee..
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Eric75
29 janvier 2011
  • 5/ 5
A travers l'histoire d'Hannah et de sa famille, c'est une vision "gentiment" critique de la société américaine conservatrice que nous propose ce roman de Douglas Kennedy. Hannah ne recherche au fond qu'une vie de couple bien tranquille et provinciale, qu'elle va très vite trouver en épousant un raisonnable étudiant en médecine, rencontré à l'Université. Son parcours semble donc tout tracé : un mari, un enfant, un petit boulot sans prétention dans une bibliothèque pour s'occuper, dans ce trou perdu où ils finissent par atterrir. Tout cela au grand dam de ses parents : un père intellectuel célèbre pour son engagement contre la guerre du Vietnam, et une mère artiste peintre à la personnalité perverse. Un instant d'égarement dans la vie sans histoire de la jeune femme va avoir des conséquences incalculables de nombreuses années plus tard. Des ennuis en tout genre vont alors s'accumuler pour Hannah, dont la vie bascule. Aidée de quelques amis, elle devra se battre chèrement pour retrouver sa dignité perdue aux yeux de la société et de sa propre famille.
Ce livre au style limpide est agréable à lire, on s'attache très vite aux personnages, et on suit avec intérêt les diverses péripéties de l'histoire pour connaître la façon dont l'héroïne va s'en sortir. Bien que présente, la critique sous-jacente de l'Amérique pro-Bush, réactionnaire et conservatrice, du pouvoir manipulatoire des médias et des groupes de pression, est cependant trop feutrée pour pouvoir être qualifiée de virulente.
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