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> Bernard Cohen (Traducteur)

ISBN : 2266087983
Éditeur : Pocket (2004)


Note moyenne : 3.84/5 (sur 763 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Ben Bradford est un modèle de réussite sociale. De la pression parentale cherchant à le détourner de ses ambitions artistiques, il a fait le moteur de son ascension vers les hautes sphères de Wall Street. Ben Bradford lutte, et pourtant, il est bien obligé de se rendre ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par jeranjou, le 21 janvier 2013

    jeranjou
    Un roman pour ceux qui veulent s'évader…
    Roman écrit en 1997 de Douglas Kennedy, "L'homme qui voulait vivre sa vie" se déroule aux Etats-Unis contrairement à l'adaptation au cinéma, qui se déroule en Europe, l'acteur principal étant Romain Duris.
    Au départ, un proche m'a recommandé de lire les premières pages de ce roman car elles concernaient des scènes de vie que l'on traverse avec nos enfants en bas âge (des nuits parfois difficiles…). Puis, j'ai continué et arrêté très vite. Bof...
    Puis, quelques mois plus tard, après avoir dévoré "Piège nuptial" dont l'action se déroule cette fois-ci en Australie, je me suis décidé à reprendre depuis le début "L'homme qui voulait vivre sa vie" après avoir lu plusieurs bonnes critiques.
    Ben Bradford, avocat aisé et père de famille de deux enfants Adam et Josh, est confortablement installé avec sa femme Beth en banlieue du Connecticut. Sa passion pour la photographie lui permet d'égayer sa vie beaucoup trop rangée, son métier d'avocat étant très rémunérateur mais l'ennuyant et le stressant profondément. Lorsqu'il rencontre ce voisin photographe et un peu bohème, Il en devient même frustré. Puis, un jour, Ben Bradford se rend compte que sa femme le trompe et il va ainsi choisir de basculer dans un monde très incertain et instable mais au combien jouissif…
    Une fois passé le début très descriptif, je me suis totalement plongé dans l'univers de ce personnage avec un très grand plaisir. Ce roman n'est pas vraiment un polar sachant que le meurtre (à vous de deviner de qui il s'agit !) n'est qu'un prétexte à l'analyse des personnages et de leur cheminement progressif vers leur nouveau destin.
    Je considère ce livre comme une vraie réussite et je le recommande pour ceux qui veulent s'évader, au sens propre et au sens figuré. J'ai beaucoup aimé la seconde partie plus chaleureuse malgré le climat friqué, contrastant avec la tristesse et la mélancolie du début.
    Même la fin m'a surpris par une situation somme toute cohérente avec le reste du roman mais que je n'avais pas imaginée.
    Le film, adapté soit disant de ce livre, est très en dessous du roman car la première moitié de la narration est complètement passée à l'as et le fait de voyager dans un autre pays, avec une langue différente fait perdre complètement la cohérence de l'histoire. Si vous avez vu que le film, plongez-vous absolument dans le livre, beaucoup plus complexe et émouvant.

    PS : je conseille également "Piège nuptial" qui est un court roman mais un petit joyau tout de même de Kennedy également.
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 09 juillet 2012

    carre
    Il faut bien reconnaitre que l'ami Kennedy sait y faire pour nous embarquer dans des intrigues qui tiennent la distance, car on ne s'ennuie pas une seconde dans cette fuite en avant de son héros Ben Bradford. de New York au Montana, il n'y a qu'un pas que Ben franchit allègrement. Malgré la douleur, Bradford se reconstruit, s'épanouit mais le passé le rattrape (faut pas rêver quand même). Alors les grincheux trouveront peut être le début un peu laborieux, certains choix scénaristiques un peu gros et pourquoi pas une fin un peu trop hollywoodienne, n'empêche la ballade est intense, vivifiante et passionnante. le style est agréable, rythmé, l'histoire un brin immoral et le plaisir au rendez-vous. Moi, j'ai marché tout du long.
    A noter l'adaptation ciné par le français Eric Lartigau !!! Avec Romain Duris et Marina Fois.
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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 12 juillet 2012

    litolff
    « L'homme qui voulait vivre sa vie » m'a fait découvrir Douglas Kennedy il y a quelques années, et jamais depuis je n'ai retrouvé dans ses autres livres, à part dans « Cul-de-sac », cette formule magique qui fait d'un livre un page-turner : écriture ciselée, humour et rebondissements à gogo… Au-delà d'une lecture divertissante pour la plage, Douglas Kennedy, en décrivant les affres de cet homme qui voulait être libre, livre ici une satire de l'American way of life dans les banlieues matérialistes, où les bobos se la jouent artiste tout en consommant à outrance pour tromper l'ennui dans des demeures opulentes et prétentieuses. Un brin Raskolnikov, le héros, son forfait accompli, sera tenaillé par la peur et le remords… mais pas de panique, on n'est pas chez Dostoïevsky et l'épilogue ne peut pas être aussi sombre… Trépidant et grinçant, un très bon Douglas Kennedy.
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    • Livres 4.00/5
    Par Ellen-R, le 04 août 2012

    Ellen-R
    De New York aux splendides paysages du Montana, une histoire d'humour et d'émotion, et un héros extraordinairement attachant, prêt à payer le prix pour vivre sa vie. Bien plus qu'une lecture captivante: en termes émouvants, poignants même, ce roman nous parle aussi des occasions manquées et des vies gâchées, du goût amer d'une gloire trop vite acquise? et de la douleur d'avoir à quitter ceux qu'on aime. Si habilement mené qu'on le dévore, tout en souhaitant qu'il ne finisse jamais.
    Douglas Kennedy réussit la difficile prouesse d'être irrésistiblement drôle et terrifiant à la fois. Il frappe fort et juste, à tel point qu'il instille parfois chez son lecteur une irrépressible envie de se mettre en cavale. le livre est un condensé de ce qui fait le succès de son auteur. Sans doute pas de la grande littérature anglo-saxonne, mais efficace et captivante, le genre de bouquin qu'il vous tarde de retrouver le soir au lit pour savoir la suite. Evidemment, tout Kennedy est là: la crise du couple, l'adultère, le thème de la fuite, la vie en banlieue, la passion contrariée, la rédemption. Peut-être bateau, mais encore une fois redoutablement efficace. Sur le thème pourtant archi banal de l'homme comblé dont la vie bascule par accident, Douglas Kennedy compose un livre aussi palpitant qu'un thriller, aux rebondissements vraiment inattendus. le portrait de la société est très finement brossé. Et puis c'est drôle, ce qui ne gâte rien.
    Le plus grand plaisir procuré par ce livre est d'être un roman gigogne. On découvre une boîte fort séduisante, mais elle contient une autre boîte tout aussi étonnante, et ce n'est que le début des surprises.
    Très bon livre.
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    • Livres 1.00/5
    Par bodi, le 29 juillet 2012

    bodi
    C'est le premier livre de Douglas Kennedy que je lis ou plutôt que j'essaie de lire. En effet, je ne suis pas arrivé au bout… Dès le départ l'histoire de ses héros m'a énervé. Parce que le style est bon? Parce que les personnages sont tellement bien décrits qu'ils en deviennent énervants? Non. Mais parce que les longues listes de chiffres nous informant sur le prix de ce que le personnage possède ou achète m'ont agacé. Les chiffres foisonnent dans toute la première très longue et très lente partie. Mais aussi, parce qu'on dirait presque que l'auteur est sponsorisé par des marques tant leurs noms défilent tout au long du texte. Les descriptions me semblaient trop longues et tellement fastidieuses que dès le départ j'ai été obligé de passer outre. Au début de la deuxième partie j'ai cru que j'allais lire la même histoire que le célèbre (assez bon) « Le bûcher des vanités » de Tom Wolfe et non… malgré l'effet de surprise assez bien amené et l'espoir que l'histoire prenne enfin un bon rythme je n'ai pas tenu le coup. Je n'ai jamais pu m'intéresser aux personnages. Mais peut-être étais-je mal disposé à cette lecture. J'essaierai de lire une autre œuvre. Reste que j'ai été surpris que Douglas Kennedy soit considéré comme proche de Paul Auster ou de John Irving… On est loin du compte!
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Citations et extraits

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  • Par missmolko1, le 26 novembre 2012

    Neuf comprimés étaient alignés sur mon bureau : une capsule de 150 mg de Zantac contre l'acidité gastrique, deux gélules de gingseng coréen en guise de dopage naturel, deux tablettes de 5 mg de Dexédrine en guise de dopage chimique, une dose massive (5 mg) de Valium pour lutter contre le stress, et enfin trois grosse gélules de bêta-carotène destinées à désintoxiquer un peu mon organisme.
    "C'est surtout la ventrée de carotène qui m'épate, constaté Estelle, les yeux fixés sur ma ration pharmaceutique du matin.
    - Ça purifie, lui ai-je expliqué avec un grand sourire.
    - Un peu comme un Diet Coke après deux Big Mac et la grande barquette de frites, c'est ça ?
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  • Par Nadael, le 02 janvier 2011

    Etonnant de constater que la vie n'est qu'une longue suite d'accumulations, la recherche permanente de moyens de combler l'espace, d'occuper le temps. Tout cela au nom du confort matériel, certes, mais surtout pour ne pas avoir à reconnaître qu'on ne fait que passer sur cette terre, qu'on la quittera bientôt sans autres biens que les habits dont sera revêtu notre cadavre. Amasser dans la seule intention de tromper le sort commun qu'est l'engloutissement à venir dans l'inconnu, de s'inventer un semblant de permanence, de croire à la solidité de ce que l'on a bâti.
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  • Par Addict-Book, le 08 août 2012

    « Mon passé venait de voler en éclats, de disparaître à jamais. Plus de responsabilités, plus de pressions, plus de liens quelconques, plus d''avant'. C'était comme si je flottais dans le vide. Question: lorsqu'on efface entièrement l'ardoise, qu'est-ce qu'on obtient ? Réponse : l'ardoise, sans rien dessus. Autre réponse : la liberté. L'existence, délivrée de tout, dont j'avais si souvent rêvé. Mais devant cette chance - cette ardoise silencieuse - je n'éprouvais que de la peur. Et pourquoi ? Parce qu'une liberté aussi absolue procurait le même effet que de regarder dans l'espace intersidéral, de faire face à une immensité dont on ne devine même pas la structure. »
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  • Par jeranjou, le 21 janvier 2013

    Etonnant de constater que la vie n’est qu’une longue suite d’accumulations, la recherche permanente de moyens de combler l’espace, d’occuper le temps. Tout cela au nom du confort matériel, certes, mais surtout pour ne pas avoir à reconnaître qu’on ne fait que passer sur cette terre, qu’on la quittera bientôt sans autres biens que les habits dont sera revêtu notre cadavre.

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  • Par jeranjou, le 11 février 2013

    En débouchant dans notre rue, je sentais mon cœur résonner dans ma poitrine ; Et si elle était en ce moment avec ce mec, chez nous ? Dans notre lit ? Et si…

    Ben Bradford, héros du roman, imaginant sa femme Beth en compagnie de son voisin et ami (ou plutôt ennemi) photographe

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Henri Seroka présente Douglas Kennedy, "Cet instant-là", Pocket
Écrivain new-yorkais, Thomas Nesbitt, reçoit à quelques jours d'intervalle deux courriers qui le replongent dans son passé : les papiers de son divorce après...








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