Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

> Bernard Cohen (Traducteur)

ISBN : 2266087983
Éditeur : Pocket (2004)


Note moyenne : 3.84/5 (sur 1287 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Ben Bradford est un modèle de réussite sociale. De la pression parentale cherchant à le détourner de ses ambitions artistiques, il a fait le moteur de son ascension vers les hautes sphères de Wall Street. Ben Bradford lutte, et pourtant, il est bien obligé de se rendre ... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (125)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par jeranjou, le 21 janvier 2013

    jeranjou
    Un roman pour ceux qui veulent s'évader…
    Roman écrit en 1997 de Douglas Kennedy, "L'homme qui voulait vivre sa vie" se déroule aux Etats-Unis contrairement à l'adaptation au cinéma, qui se déroule en Europe, l'acteur principal étant Romain Duris.
    Au départ, un proche m'a recommandé de lire les premières pages de ce roman car elles concernaient des scènes de vie que l'on traverse avec nos enfants en bas âge (des nuits parfois difficiles…). Puis, j'ai continué et arrêté très vite. Bof...
    Puis, quelques mois plus tard, après avoir dévoré "Piège nuptial" dont l'action se déroule cette fois-ci en Australie, je me suis décidé à reprendre depuis le début "L'homme qui voulait vivre sa vie" après avoir lu plusieurs bonnes critiques.
    Ben Bradford, avocat aisé et père de famille de deux enfants Adam et Josh, est confortablement installé avec sa femme Beth en banlieue du Connecticut. Sa passion pour la photographie lui permet d'égayer sa vie beaucoup trop rangée, son métier d'avocat étant très rémunérateur mais l'ennuyant et le stressant profondément. Lorsqu'il rencontre ce voisin photographe et un peu bohème, Il en devient même frustré. Puis, un jour, Ben Bradford se rend compte que sa femme le trompe et il va ainsi choisir de basculer dans un monde très incertain et instable mais au combien jouissif…
    Une fois passé le début très descriptif, je me suis totalement plongé dans l'univers de ce personnage avec un très grand plaisir. Ce roman n'est pas vraiment un polar sachant que le meurtre (à vous de deviner de qui il s'agit !) n'est qu'un prétexte à l'analyse des personnages et de leur cheminement progressif vers leur nouveau destin.
    Je considère ce livre comme une vraie réussite et je le recommande pour ceux qui veulent s'évader, au sens propre et au sens figuré. J'ai beaucoup aimé la seconde partie plus chaleureuse malgré le climat friqué, contrastant avec la tristesse et la mélancolie du début.
    Même la fin m'a surpris par une situation somme toute cohérente avec le reste du roman mais que je n'avais pas imaginée.
    Le film, adapté soit disant de ce livre, est très en dessous du roman car la première moitié de la narration est complètement passée à l'as et le fait de voyager dans un autre pays, avec une langue différente fait perdre complètement la cohérence de l'histoire. Si vous avez vu que le film, plongez-vous absolument dans le livre, beaucoup plus complexe et émouvant.

    PS : je conseille également "Piège nuptial" qui est un court roman mais un petit joyau tout de même de Kennedy également.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 44         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 09 juillet 2012

    carre
    Il faut bien reconnaitre que l'ami Kennedy sait y faire pour nous embarquer dans des intrigues qui tiennent la distance, car on ne s'ennuie pas une seconde dans cette fuite en avant de son héros Ben Bradford. de New York au Montana, il n'y a qu'un pas que Ben franchit allègrement. Malgré la douleur, Bradford se reconstruit, s'épanouit mais le passé le rattrape (faut pas rêver quand même). Alors les grincheux trouveront peut être le début un peu laborieux, certains choix scénaristiques un peu gros et pourquoi pas une fin un peu trop hollywoodienne, n'empêche la ballade est intense, vivifiante et passionnante. le style est agréable, rythmé, l'histoire un brin immoral et le plaisir au rendez-vous. Moi, j'ai marché tout du long.
    A noter l'adaptation ciné par le français Eric Lartigau !!! Avec Romain Duris et Marina Fois.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 46         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 12 juillet 2012

    litolff
    « L'homme qui voulait vivre sa vie » m'a fait découvrir Douglas Kennedy il y a quelques années, et jamais depuis je n'ai retrouvé dans ses autres livres, à part dans « Cul-de-sac », cette formule magique qui fait d'un livre un page-turner : écriture ciselée, humour et rebondissements à gogo… Au-delà d'une lecture divertissante pour la plage, Douglas Kennedy, en décrivant les affres de cet homme qui voulait être libre, livre ici une satire de l'American way of life dans les banlieues matérialistes, où les bobos se la jouent artiste tout en consommant à outrance pour tromper l'ennui dans des demeures opulentes et prétentieuses. Un brin Raskolnikov, le héros, son forfait accompli, sera tenaillé par la peur et le remords… mais pas de panique, on n'est pas chez Dostoïevsky et l'épilogue ne peut pas être aussi sombre… Trépidant et grinçant, un très bon Douglas Kennedy.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 37         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par gouelan, le 21 août 2014

    gouelan
    Ben, avocat réputé et aux revenus confortables, a une passion inassouvie pour la photographie Il a choisi la sécurité, un avenir tout tracé dans les pas de son père, plutôt que l'aventure et sa passion de jeunesse.
    Le deuxième personnage est photographe en quête de célébrité, rentier vivant dans la maison de ses parents décédés.
    Entre eux deux se trouve une femme. Et ce sera le début d'un engrenage, d'une fuite en avant.
    Roman captivant, qui pose la question de savoir si l'on peut toujours choisir sa vie. Qu'est-ce qui nous freine dans notre élan. L'attrait d'une vie matérielle , bien rangée, à l'abri du besoin, nous empêche d'aller là où nos désirs nous entraineraient. Ce manque d'épanouissement personnel, cette frustration, peut avoir des conséquences non négligeables sur notre qualité de vie, que tout l'or du monde ne saurait compenser.
    De même qu'assouvir une passion n'est pas toujours aisé. Dans le cas de ce photographe, devenir célèbre ne tient quelques fois qu'à un heureux hasard, être là au bon moment. Ce n'est souvent qu'une question de chance avec une dose de talent, d'intuition, de flair.
    Alors êtes vous prêt à briser vos chaines?
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 31         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par livrevie, le 02 août 2014

    livrevie
    Une fraction de seconde, une toute petite fraction de seconde peut faire basculer une vie. D'un côté ou de l'autre.
    Et si finalement c'était un mal pour un bien, la porte ouverte vers ce à quoi on aspire ?
    Ben Bradford fait l'expérience de cette fraction de seconde qui échappe à notre contrôle et le met sur la route de la vie qu'il désirait. Mais tout acte à des conséquences, et échapper à son passé n'est pas chose aisée.
    Il y a bien longtemps, j'avais lu Cul de sac de Douglas Kennedy, et j'en garde un excellent souvenir, celui d'un page-turner qui m'avait poussée à boucler ma lecture en un rien de temps.
    Malheureusement, alors que je m'étais promis de lire autre chose de lui, je l'avais enfermé dans un tiroir de ma mémoire, me disant régulièrement qu'il fallait que j'y revienne mais ne trouvant jamais le bon moment. Et l'occasion s'est présentée, et elle se représentera sous peu. J'ai adoré ce roman !
    L'écriture nous emmène dans cette course effrénée vers une nouvelle vie. le début a l'amertume de cette vie qui étouffe Ben Bradford, la suite la vivacité de l'espoir. Ses émotions sont palpables, elles vibrent à travers ces mots, à travers ces situations rocambolesques qui insufflent au roman un rythme qui m'a fait le dévorer.
    Ben n'est pas un personnage réellement attachant, mais il est tellement facile de s'identifier à lui. Tout comme à sa femme… Tout comme à Gary…
    Et là réside la force de Douglas Kennedy : il a réussi à me faire passer de la tristesse à l'euphorie, de l'angoisse à l'attendrissement en quelques petites pages à peine. Il est vraiment fort…

    Lien : http://lelivrevie.blogspot.fr/2014/08/lhomme-qui-voulait-vivre-sa-vi..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 28         Page de la critique

> voir toutes (113)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par szglm, le 25 mai 2015

    Nous ne cessons de rêver d'une existence plus libre tout en nous enferrant de plus en plus dans les obligations, les pièges domestiques. Nous aimerions tant partir, voyager légers, et cependant nous ne cessons pas d'accumuler de nouveaux poids qui nous entravent et nous enracinent. La faute nous en incombe parce que, au-delà du rêve d'évasion, auquel nous ne renonçons jamais, il y a aussi l'attrait irrésistible des responsabilités : la carrière, la maison, les scrupules parentaux, les dettes, tout cela nous remet sans cesse les pieds sur terre, nous offre cette sécurité tant recherchée, nous donne simplement une raison de sortir du lit le matin. En réduisant inexorablement le champ du "choix", cette vie nous accorde le soulagement des certitudes. Alors, même si tous les hommes que je connais enragent en secret d'être tombés dans un cul-de-sac domestique, nous continuons à y entrer et à nous y installer, tous. La rage au cœur, le désir de vengeance aux tripes.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la citation

  • Par szglm, le 26 mai 2015

    Il suffit d'un coup d’œil aux devantures de magasins : si vous y découvrez des jeans Ralph Lauren et des "battes de cow-boy" à trois cents dollars la paire, c'est que le virus de californication est à l'oeuvre. Entrez ensuite dans votre snack habituel. Tous les plats arrivent-ils garnis de cette herbe folle que d'aucuns appellent maintenant "roquette"? Est-ce que les serveuses minaudent désormais en s'extasiant sur la "fragrance de cassis" que présente tel pinot noir de la vallée de Napa? Et ledit snack a-t-il dernièrement été redécoré dans la veine de ces établissements chichiteux qui vous proposent dix-sept sortes d'expressos sur leur carte?
    Si c'est le cas, alors vous devez en déduire que la californication ronge le cœur même de votre ville. Et à moins que les bons citoyens de notre Etat n'entreprennent d'enfermer chaque rue du Montana dans un préservatif géant, l'épidémie va se développer à une vitesse foudroyante.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par szglm, le 26 mai 2015

    Mon passé venait de voler en éclats, de disparaître à jamais. Plus de responsabilités, plus de pressions, plus de liens quelconques, plus d' "avant". C'était comme si je flottais dans le vide. Question : lorsqu'on efface entièrement l'ardoise, qu'est-ce qu'on obtient? Réponse : l'ardoise, sans rien dessus. Autre réponse : la liberté. L'existence, délivrée de tout, dont j'avais si souvent rêvé. Mais devant cette chance - cette ardoise silencieuse - je n'éprouvais que de la peur. Et pourquoi? Parce qu'une liberté aussi absolue procurait le même effet que de regarder dans l'espace intersidéral, de faire face à une immensité dont on ne devine même pas la structure.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par szglm, le 25 mai 2015

    Il était l'heure de s'en aller. De claquer la porte derrière soi. D'accomplir le dernier acte. Assis à la table de la cuisine, immobile, j'ai laissé mes yeux hagards courir sur tous ces témoignages de stabilité domestique. Les murs blancs, immaculés. Les placards et les plans de travail en pin d'Amérique, réalisés sur mesure. La batterie de casseroles reluisantes. Les assiettes Wedgwood sagement alignées sur un présentoir de style shaker. Les photos de famille épinglées sur le panneau de liège. Le réfrigérateur décoré de circulaires de l'école et de dessins d'enfants. Tant d'objets, tant de choses minutieusement réunis dans un lieu clos. C'était merveilleux, étonnant. Étonnant de constater que la vie n'est qu'une longue suite d'accumulations, la recherche permanente de combler l'espace, d'occuper le temps. Tout cela au nom du confort matériel, certes, mais surtout pour ne pas avoir à reconnaître qu'on ne fait que passer sur cette terre, qu'on la quittera bientôt sans autres biens que les habits dont sera revêtu notre cadavre. Amasser dans la seule intention de tromper le sort commun qu'est l'engloutissement à venir dans l'inconnu, de s'inventer un semblant de permanence , de croire à la solitude de ce que l'on a bâti. Mais, un jour ou l'autre, la porte claque derrière soi, quoi qu'on y fasse. Et à ce moment, il faut tout abandonner.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par szglm, le 25 mai 2015

    On dit que la peur est la plus fidèle compagne de tout être conscient, pas vrai? La vie, c'est avancer d'un pas hésitant, sans cesse torturé par une idée obsédante : "Aujourd'hui, tout va être découvert." Les forfaits de chacun, les crimes quotidiens que sont les petits mensonges envers les autres et envers soi-même, ne sont rien en regard de cette crainte incessante de voir sa fausseté, sa nullité exposées au regard de tous. Elle est là, cette peur, et elle ne lâche jamais prise, sauf peut-être chez celui qui a franchi la frontière mouvante qui sépare la civilisation de l'état primitif. Une frontière qui à son tour nous fait peur, car nous savons tous qu'elle peut être violée avec une terrifiante facilité, en une fraction de seconde. Il suffit d'attraper la bouteille posée près de nous et...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

> voir toutes (54)

Videos de Douglas Kennedy

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Douglas Kennedy

Conversation virtuelle avec Douglas Kennedy pour lecteurs.com .
A l'occasion de la sortie du roman "Mirage" (Belfond) de Douglas Kennedy, l'auteur a engagé une conversation virtuelle avec Sophie, une fervente lectrice de l'auteur. Un roman plein de rebondissements qu'il situe au Maroc .








Sur Amazon
à partir de :

0,78 € (occasion)

   

Faire découvrir L'homme qui voulait vivre sa vie par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (2387)

> voir plus

Quiz