> Bernard Cohen (Traducteur)

ISBN : 2266179764
Éditeur : Pocket (2008)

Existe en édition audio



Note moyenne : 2.86/5 (sur 301 notes) Ajouter à mes livres
Jeté hors de chez lui par sa femme, loin de sa fille et renvoyé de son poste de professeur d’université, Harry Ricks n’a plus grand-chose à perdre. Réfugié à Paris, ses seules perspectives sont d’aller au cinéma et de tenir le plus longtemps possible avec ses maigres éc... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par LiliGalipette, le 26 mai 2012

    LiliGalipette
    Après une sordide histoire, Harry Ricks a quitté précipitamment les États-Unis, son université et sa famille. Seul dans Paris, il est démuni et déprimé. Il hante les cinémas et tente, sans succès, d'écrire son premier roman. Son existence s'effondre et Harry désespère de reprendre pied. Son épouse lui interdit tout contact avec leur fille et sa réputation est fortement entachée. Les rencontres qu'il fait sont plus désastreuses les unes que les autres : un gérant d'hôtel sans scrupule, un logeur escroc ou encore un voisin brutal. Dans une misérable chambre de bonne, il voit ses économies fondre à vue d'œil. Il trouve un boulot de veilleur de nuit dans un local assez louche. « Ce qui se passe au rez-de-chaussée, ce ne sont pas tes oignons. Ni maintenant ni jamais. Crois-moi, c'est mieux ainsi. » (p. 95) Mais il ne se pose pas de question : il a besoin d'argent et ça lui laisse le temps de travailler à son roman.
    Et il rencontre Margit, la cinquantaine passée. Entre eux, la séduction est brutale et immédiate. Margit est très secrète et elle n'accepte de voir Harry que deux fois par semaine, en fin d'après-midi. « Avec cette femme, il va falloir du doigté, du sang froid, un peu de détachement… » (p. 134) Difficile pour Harry de suivre son propre conseil : totalement subjugué par la troublante Margit, il se laisse dominer par cette relation et ne se reconnait pas. « Tout le monde joue un rôle dans une relation sentimentale. Surtout quand elle est aussi étrange que celle-ci. » (p. 171) Mais de troublantes coïncidences émaillent le séjour parisien d'Harry. Peu à peu, il a le sentiment d'être suivi, voire piégé. Et Margit ne semble pas innocente : « Tu avais besoin de moi pour régler tous les comptes qui restaient en suspens. » (p. 320)
    Harry est un passionné de cinéma. En ce sens, le fait que le roman se déroule comme un mauvais film est particulièrement ironique. Entre répliques attendues, situations rocambolesques et scènes un peu trash, le roman est digne des séries B ou des téléfilms de l'après-midi. Les ficelles sont grosses comme des poutrelles et le retournement vers le deuxième tiers du roman est vraiment grotesque. La dichotomie est criante de ridicule entre Harry le raté qui culpabilise et Margit la sublime femme mystérieuse. Enfin, les constantes références à une certaine morale américaine puritaine plombent l'ambiance : l'atmosphère est suffisamment oppressante sans besoin d'en rajouter.
    J'ai trouvé de nombreux défauts à ce roman, mais j'ai été incapable d'en arrêter la lecture. Complètement fascinée par la médiocrité certaine du texte, j'ai continué à tourner les pages juste pour relever d'autres défauts et formuler d'autres critiques. Oui, je sais, c'est particulièrement mesquin…
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    Critique de qualité ? (21 votes positifs)
  • Par Crunches, le 06 avril 2012

    Crunches
    J'ai déjà lu plusieurs romans de Douglas Kennedy et j'ai été à chaque fois emportée par l'histoire. Même s'il a changé de registre avec La Poursuite du bonheur, passant du pur thriller à une histoire plus romantique, j'avais adoré tous ses romans.
    Mais celui-ci… il est différent. Ni meilleur, ni moins bon, mais différent. C'est du Douglas Kennedy tout en n'étant pas du Douglas Kennedy. Et j'ai tout autant. Je sais, ça parait un peu bizarre ce que je dis, néanmoins ce n'est pas faux.
    Ce que j'aime particulièrement dans les romans, c'est l'action. Je me lasse très vite des descriptions (que ce soit des personnages ou des paysages). Et ici, il y a juste le bon dosage entre description et action. On n'est pas projeté à un rythme effréné, non je dirai même que l'histoire est assez lente. On sent bien les mois qui passent, dans une routine non bousculée. Et surtout, on se rend compte que le personnage principal a besoin de cette routine (mais on y reviendra). En plus, il n'y a pas vraiment de suspens à proprement parler, un crime ou une affaire qui nous demande de faire attention aux moindres détails pour démasquer le coupable avant le personnage principal. Non… Normalement c'est un bouquin que je devrais laisser tomber : pas vraiment d'intrigue à suspens, de l'action à un rythme très lent et des descriptions assez régulièrement. Et pourtant, je l'ai terminé le jour où je l'ai commencé. Enfin, je devrais même dire que je l'ai commencé en début d'après-midi et qu'avant le repas du soir j'avais lu la dernière ligne.
    Je l'ai continué parce que les personnages sont très intéressants et la situation dans laquelle est mise Harry est assez particulière.
    En fait, il y a une première partie où on fait connaissance avec Harry. On l'accompagne dans ses déboires : la grippe, le réceptionniste de l'hôtel désagréable et peu scrupuleux, le fait qu'il se retrouve seul dans un quartier malfamé, la chambre de bonne qu'il loue à un prix exorbitant… Et la plaie qu'il entretient, cette rupture avec sa femme et sa fille, et l'affaire qui l'a poussé à venir en France. Harry nous intrigue. Lui qui a tout perdu, qui a fui son propre pays pour une capitale étrangère dans laquelle il se fait arnaquer, trouve encore le courage de se lever le matin. Et d'endurer tout ça. Juste parce qu'il n'a pas le choix.
    C'est une première partie qui est assez sordide, mais qui nous permet d'entrer dans l'histoire et de poser les bases.
    Ensuite il y a une deuxième partie. Celle où il rencontre Margit. Une hongroise d'une cinquantaine d'année. Une femme mûre, sensuelle, qui semble lire en lui comme dans un livre ouvert et qui n'est pas dégoûtée par ce qu'elle découvre. Avec elle, Harry va redécouvrir le plaisir d'être deux. Et il va accepter les conditions de cette femme sans trop sourciller. Il va apprendre à la connaître, et la laisser en savoir plus sur lui. Il ira même jusqu'à se demander si l'amour n'a pas frappé à sa porte.
    Et c'est là qu'arrive la troisième partie, celle qui m'a le plus accrochée. Celle que j'attendais depuis le début. Celle dans laquelle Harry se rend compte qu'il y a des coïncidences troublantes autour de lui. Tout d'abord un accident de la route, puis un assassinat, un deuxième, des preuves qui apparaissent sans raisons… Et surtout, surtout un suicide, en Hongrie en 1980. Un suicide qui va obliger Harry à ouvrir les yeux et à poser des questions.
    Harry n'est pas un de mes personnages fétiches, même si on peut voir qu'il évolue. Ce séjour, dans lequel il est limite transformé en une machine qui accomplit les mêmes tâches jour après jour, lui permet de se réaliser. Il se transforme d'homme plutôt soumis et faisant ce qu'on attend de lui au détriment de son propre bonheur en un homme ayant confiance en lui, sachant ce qu'il veut et étant prêt à se battre pour ce qu'il veut. - Même si, à la fin, il n'a pas le choix et est plus ou moins obligé de faire quelque chose qu'il ne voudrait pas. -
    Margit est un femme plutôt mystérieuse. Visiblement, elle vit seule ; mais elle ne peut recevoir Harry que tous les trois jours de 17h à 19h… Elle ne donne aucune explication. Ce sont ses règles, soit on fait avec, soit on ne fait pas. Et c'est aussi ça que j'ai aimé en Margit. C'est une femme d'une cinquantaine d'année, qui a déjà pas mal vécu. Elle sait ce qu'elle veut et ce qu'elle ne veut pas. La vie ne l'a pas épargnée et elle est bien plus ouverte d'esprit qu'Harry. Lui qui est enfermé dans les traditions, les convenances… Margit est une sorte de bouffée d'air frais. de plus, elle est assez psychologue. Je l'ai bien appréciée dès le départ.
    La fin d'un roman est très importante. C'est souvent sur la fin que se joue notre impression. Autant le début d'un roman nous donne ou pas envie de continuer notre lecture, autant la fin nous donne une bonne ou une mauvaise impression. Il arrive qu'on soit déçu de la fin d'un roman. Ici, je ne suis pas déçue ni satisfaite de la fin. Mais plutôt déstabilisée. Oui, déstabilisée… parce que, quoi qu'on en dise, on s'attend toujours plus ou moins à une happy end. Ou alors à tout le contraire de la happy end. Et là, c'est ni l'un, ni l'autre. Si on considère le point de vue de Margit, on a tout de la happy end ; par contre, pour Harry ce n'est pas tout à fait le cas…
    Et très franchement, je ne voudrais pas être à la place d'Harry…
    Finalement ce roman c'est : deux personnages très bien construits et attachants du fait de leur réalisme, une intrigue qui se met en place tout doucement, un rythme assez lent, sauf dans la 3° partie où tout s'accélère. Quant à la fin, elle est déstabilisante. C'est bien pour ça, que ce roman est différent des précédents écrits par l'auteur.

    Lien : http://plaisirsdelire.blogspot.fr/2011/10/la-femme-du-v.html
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par carre, le 07 mars 2012

    carre
    Harry Ricks perd son job à l'université et se fait lourder par son épouse ou l'inverse au choix. Avec peu d'économie, il décide de quitter les Etats Unis pour Paris ou il rencontre Margit une femme troublante et mystérieuse. Après un début prometteur force est de constater que Kennedy s'est planté dans les grandes largeurs. le livre ne donne rarement de plaisir, on s'ennuie même plutôt ferme, l'histoire déjà limite bascule dans une forme de fantastique qui achève le lecteur. Mr Kennedy, j'adore ce que vous faite habituellement, je mets donc ce coup de mou sur le légitime droit de se tromper. Mais une reprise en main s'impose. Diantre.
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    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par ianf, le 09 septembre 2011

    ianf
    Une belle désillusion ! Après le suspense haletant de "L'Homme qui voulait vivre sa vie", je m'attendais à un roman subjuguant, peignant Paris avec justesse dans ses recoins les plus sombres, avec une intrigue et des méandres dignes des précédents romans de l'auteur. Que nenni ! C'est d'un plat extrême ; le style se veut de plus en plus brutal mais finit par nuire à l'oeuvre. Quant à l'histoire, elle n'est tout simplement pas assez bien exploitée pour être appréciée. L'idée de base, assez classique, de l'homme ayant tout perdu et abandonné de tous, aurait pu donner quelque chose de neuf, de vivant, de brillant. Au lieu de cela, Kennedy part dans une sorte de délire fantomatique dans lequel il ne réussit pas aussi bien que dans le roman noir. A vouloir innover, à vouloir naviguer entre deux eaux, on finit par faire naufrage. "La femme du Ve" en est la preuve.
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Corboland78, le 29 mars 2012

    Corboland78
    Toute la presse a parlé du nouveau roman de Douglas Kennedy et tous en ont dit le plus grand bien. Devant une telle unanimité et à la lecture de certains articles j'ai vraiment eu envie de lire ce livre, pourtant après avoir achevé la dernière page et rangé le bouquin sur étagère de ma bibliothèque, je dois avouer que je suis très déçu. L'écriture n'offre pas de satisfactions particulières, le style est assez quelconque (problème de traduction ?) et l'histoire passe du thriller banal au fantastique, ce qui permet à peu de frais tous les rebondissements de scénario. le roman se termine sur sorte de pacte faustien assez faible à mon goût. J'imagine qu'on en fera un film insipide issu du moule commun à tout ce qui sort sur les écrans depuis quelques années. La seule interrogation après avoir bouclé ce polar, pourquoi une telle unanimité positive pour ce roman ? La preuve évidente et trop voyante cette fois que les critiques littéraires sont à la solde des attachées de presse des éditeurs ?
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 26 mai 2012

    « Tu avais besoin de moi pour régler tous les comptes qui restaient en suspens. » (p. 320)
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 26 mai 2012

    « Paris est plein d’anglophones qui n’ont jamais pris la peine d’apprendre le français. Paris s’en arrange parce que Paris est très arrangeant. » (p. 117)
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 26 mai 2012

    « Ce qui se passe au rez-de-chaussée, ce ne sont pas tes oignons. Ni maintenant ni jamais. Crois-moi, c’est mieux ainsi. » (p. 95)
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 26 mai 2012

    « Tout le monde joue un rôle dans une relation sentimentale. Surtout quand elle est aussi étrange que celle-ci. » (p. 171)
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 26 mai 2012

    « Avec cette femme, il va falloir du doigté, du sang froid, un peu de détachement… » (p. 134)
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Dédicace de Douglas Kennedy au Furet de Lille - 6/12/2011
Douglas KENNEDY « Cet instant là » Ed. Belfond A la fois drame psychologique, roman d'idées, roman d'espionnage mais surtout histoire d'amour aussi tragique que passionnée, voici une intrigue ambitieuse portée par le talent exceptionnel de Douglas Kennedy. Il nous emmène dans le Berlin en pleine guerre froide, où Thomas, écrivain New-Yorkais, et Petra, réfugiée d'Allemagne de l'est, vivent un amour absolu. Mais bientôt se produit l'impensable. Cet instant là, va bouleverser le destin des amants. Aujourd'hui, vingt-cinq ans plus tard, Thomas est-il prêt à affronter toute la vérité ? Un grand Kennedy, du pur Douglas !








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