ISBN : 2290302511
Éditeur : J'ai Lu (2000)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 378 notes) Ajouter à mes livres
"Dépêche A.P. 27 mai 1979. 23h46. Un sinistre d'une ampleur tragique frappe la ville de Chamberlain, Maine. Des centaines de morts..." Une mère puritaine, obsédée par le diable et le péché ; des camarades de classe dont elle est le souffre-douleur : Carrie est profondém... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Orphea, le 14 mai 2009

    Orphea
    Carrie...
    Mon premier Stephen King, j'avais 14 ans. Dès les premières pages, j'ai adoré l'écriture inimitable du maître du fantastique et de l'horreur. le personnage de CARRIE m'a énormément touchée et son calvaire quotidien m'a bouleversé. J'ai relu ce livre au moins cinq fois !
    L'histoire de cette adolescente dotée de pouvoirs telékinésiques, tourmentée par ses camarades, victime d'une mère fanatique...est l'œuvre, selon moi, la plus réussie de cet auteur. C'est à se demander comment un homme peut animer un personnage féminin avec tant de justesse et d'empathie. Sa souffrance et sa féminité réprimée sont décrites à la perfection, le lecteur n'a pas d'autres choix que de s'identifier à ce personnage qui n'a pourtant rien de commun.
    Premier roman de Stephen King, sorti en 1974, qui marque les débuts d'un succès mondial.
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    Critique de qualité ? (29 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Ellcrys, le 21 mai 2012

    Ellcrys
    Le grand Stephen King... Cela fait bien 15 ans que je l'ai découvert et que j'apprécie ces romans, sa plume et son style.
    De temps en temps, j'aime beaucoup me replonger dans ses anciens romans. J'ai donc pris Carrie, qui dormait depuis des années dans mon immense bibliothèque. Et même si c'est très loin d'être le meilleur King, ce fut une agréable lecture.
    Carrie White est une jeune fille qui souffre. Non seulement le fanatisme religieux de sa mère en fait une jeune fille qui n'est pas en osmose avec son époque, une jeune fille qui semble sortir d'ailleurs, une jeune fille qui semble parfois déconnectée de la réalité et idiote mais en plus elle est le souffre douleur des élèves de son école. Tous la trouve idiote.
    Pourtant un jour, un garçon l'invite au bal de printemps. Il s'agit de Tommy Ross. Elle s'éveille alors, se transforme et revit. Elle se fait une joie d'aller à ce bal et de connaitre enfin la vie d'une jeune fille normale.
    Ce que je ne vous ai pas dit, c'est que Carrie a un don (qu'elle ne maîtrise pas encore totalement) : elle est télékinésiste. C'est à dire qu'elle peut déplacer des objets par la pensé ou faire du mal au gens, rien qu'en y pensant très fort.
    Tout pourrait sembler aller mieux, mais les élèves ont décidé qu'il en serait autrement... Carrie se souviendra toujours de son bal de printemps puisqu'il serait terrible...

    Ce livre est une fois de plus une vrai étude de la psychologie humaine. Stephen King est un maître dans le genre. Il arrive à décortiquer l'âme humaine pour y voir et y dévoilé ce qu'il y a de plus noir, de plus pervers.

    Carrie, cette fille un peu potache, naïve et sans défense m'a parfois exaspérée. J'avais envie de la secouer, de lui dire de réagir... Mais elle est finalement très attachante. Je me suis prise d'affection pour elle. Même si ne comprends pas et ne cautionne pas tous ces gestes, ses réactions, il n'empêche que j'arrive à me laisser entraîner par elle et à essayé de comprendre sa souffrance.

    Sa mère, la fanatique religieuse à l'état pur, une idiote terrifiante et terrible m'a vraiment donné envie de vomir. J'avais vraiment envie de la frapper, de lui montrer les erreurs qu'elle faisait... sa cruauté, son idiotie !
    Encore une fois, Stephen King m'a vraiment subjugué par sa performance. Certes c'est très loin d'être le roman le plus noir, le plus prenant ou le plus abouti, mais il n'empêche que c'est du bon King...
    Je vous invite à découvrir l'auteur, à lire Carrie et à vous délecter de son talent...
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par idevrieze, le 25 mai 2012

    idevrieze
    Carrie, ou le roman de l'émergence de la féminité
    Avant d'être un livre d'horreur, Carrie est avant tout un roman où une toute jeune fille découvre qu'elle devient femme, par l'arrivée de ses règles. On perd très souvent ce point de vue de ce roman et c'est vraiment dommage. Qu'est ce qu'on a ? On a Carrie, qui a seize ans n'est pas encore une femme car sa mère, brisée par la rupture avec son mari, refuse tout attrait pour le genre masculin. Ainsi, elle devient complètement fanatique (religieusement) et refuse toute féminisation de sa fille. Elle lui récite les versets de la Bible, dont beaucoup viennent de la Genèse et du premier péché.
    Carrie grandit dans l'idée qu'être une femme, c'est mal. Et elle se rend compte qu'elle ne devient une lorsqu'elle est au lycée. Les autres filles (adolescence quand tu nous tiens) ne comprennent pas sa détresse, surtout qu'elles ont accepté leur féminité depuis belle lurette et se moquent d'elle. En sort un épisode très traumatisant pour Carrie. Heureusement, la prof de sport vient l'aider et se substitue au rôle de mère en expliquant à Carrie qu'être une femme est naturel, qu'elle ne risque rien, et surtout elle l'aide à se tourner vers les autres. Carrie prendra alors du pouvoir, et se rebellera contre sa mère dans un épisode assez horrible je dois dire.
    Carrie ou la cruauté des adolescents en groupe.
    Carrie est un électron libre, totalement original et ne pouvant donc en aucun cas s'intégrer aux autres. Elle en a fait son malheur et s'est habituée à être seule. Pourtant, grâce à sa prof de sport, elle va se tourner vers les autres et goûter à l'impression d'être acceptée pour ce qu'elle est et qu'elle est intégrée. Mais cette illusion n'est que temporaire. Et le retour du bâton sera terrible. Avec ce sentiment d'abandon et de rejet collectif, de tromperie, Carrie ne va plus pouvoir contenir sa fureur et va déployer des pouvoirs destructeurs.
    Par cette métaphore, Stephen King nous montre aussi la pression que subissent les adolescents de son époque (et même encore de maintenant, il est très facile de s'identifier à Carrie) avec leur volonté maladive de se faire accepter, leur rejet de la différence, leur maltraitance morale et surtout cet énorme paradoxe de ressembler à la foule alors qu'on est censé se construire une personnalité.
    Pour conclure sur Carrie, car il y a encore beaucoup de choses à dire dessus. C'est que c'est un grand, un énorme livre d'horreur. Et ceux qui l'ont lu me comprendront, des scènes vous donneront la chair de poule. Mais c'est aussi un grand livre psychologique, que ce soit par le code des couleurs utilisé dans les descriptions, les actions, les dialogues. Une grande démonstration du talent de Stephen King, un roman qui restera dans les classiques du genre


    Lien : http://labibliodekoko.blogspot.fr/2012/05/carrie-de-stephen-king.html
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par tousleslivres, le 13 mai 2012

    tousleslivres
    Très surprenant ce romande Stephen King puisque dès les premières pages on connaît la fin, il faut tout de même s'appeler Stephen King pour se permettre de faire ça !!!
    Effectivement ce roman est assez spécial, il met en sur impression plusieurs visions de la même scène, on est habitué avec cet auteur, mais en même temps on découvre en directe toutes les pièces de ce puzzle qui met en avant des faits, des récits et des coupures de presses, rapports officiels, extraits d'essais scientifiques et télégrammes tout ça en jouant avec des flash-back assez saisissants qui nous dévoilent des moments clés de l'enfance de CARRIE ou de sa mère. le tout dans un roman qui va à 1000 à l'heure avec seulement 282 pages !!!
    On en ressort avec le cœur qui bat à 3000 tours et comme une impression d'encore... car, je ne devrais pas le dire, mais la fin nous laisse à pense que rien n'est fini...
    Il faut que j'en vienne à l'histoire de CARRIE : Mai 1979, Chamberlain, Maine, CARRIE White à 17 ans. Elle souffre le martyr par les mauvais traitements infligés par sa mère au nom des sacro-saints évangiles. de plus, CARRIE fait l'objet humiliations constantes de la part de ses camarades du lycée.
    Mais tout va changer dans sa vie et dans la vie de cette petite ville, quand cette dernière est invitée à participer au bal de fin d'année du lysée et qu'elle est élue reine de l'année.
    Tout change, quand en arrière fond de bonheur, se prépare une humiliation supplémentaire que CARRIE n'est pas prête à affronter. Cette invitation à ce bal n'est qu'une humiliation de plus, de trop...
    Mais c'est sans savoir, quand s'en prenant encore une fois à CARRIE, que cette dernière avait découvert qu'elle possédait des pouvoirs télékinésiques...
    J'ai adoré ce petit roman, oui trop petit à mon goût, je reste sur ma faim !!!
    J'ai adoré les superpositions de renseignements et de récits. Comme je le disais plus haut, c'est gonflé de dévoiler dès le début la fin de l'histoire, mais ça donne l'envie de lire la suite, je ne sais pas vous, mais moi ça ne m'a pas dérangé, bien au contraire, je trouve que ça donne envie de tout découvrir...
    Après avoir, l'année passée lu "Dôme" et "Le fléau", CARRIE est une très bonne lecture qui fait suite à ce que j'avais déjà lu, juste dommage qu'il ne face que 282 pages...
    Par contre le coté « horreur » ne m'a dérangé, quand on lu Patrick Senécal on est déjà aller loin... alors CARRIE n'est pas pour moi vraiment un livre « Horreur », ou si non : horreur sympathique...

    Lien : http://tousleslivres.canalblog.com/archives/2012/05/13/24114058.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Seraphita, le 27 décembre 2009

    Seraphita
    Mai 1979, Chamberlain, Maine. Carrie White, 17 ans, est le souffre-douleur de ses camarades de classe au collège d'Ewen. Elle découvre avec effroi, sous la douche, confrontée aux regards sans pitié des autres élèves, ses premières règles. Les jeunes filles l'humilient par des paroles et des gestes déplacés. Carrie doit aussi subir, à la maison, le fanatisme religieux de sa mère qui l'enferme fréquemment dans un placard en l'obligeant à prier. Parallèlement, la jeune fille développe des pouvoirs télékinésiques. Un jour, Tommy, camarade de classe de Carrie, l'invite au bal de printemps du collège. Carrie se montre ambivalente, à la fois folle de joie devant cette invitation inattendue qui va la distraire du quotidien, et très méfiante : et si celle-ci était un piège, une nouvelle tentative pour l'humilier encore plus douloureusement ?
    « Carrie » est le premier roman de Stephen King que je lis. J'ai beaucoup aimé cette histoire cruelle, dramatique et remplie d'horreur. J'ai surtout apprécié l'avant catastrophe (attention « spoiler »…). J'ai éprouvé beaucoup de peine pour Carrie, quand l'auteur décrit l'humiliation initiale dont elle est victime et l'enfer que lui fait vivre sa mère, sous l'emprise fanatique de la religion. L'issue finale est dévoilée assez tôt, à travers les commissions d'enquête sur l'affaire Carrie White, mais cela ne gâche pas la lecture. On sent se nouer et s'écrire l'horreur et on apprécie d'autant mieux les instants précédents ce drame, quand Carrie vit, au bal, aux bras de Tommy, son cavalier, la félicité. L'acmé de cette dernière sera à l'image de l'intensité de l'épouvante qui suivra. L'écriture du roman alterne le récit des événements de l'intérieur, à proprement parler, et la narration par des témoins, comme Sue Snell, interrogée par la commission d'enquête sur l'affaire Carrie White, l'analyse par des scientifiques des pouvoirs télékinésiques de la jeune fille. J'ai trouvé la fin cependant un peu longue. On frissonne de tant de cruauté, envers Carrie et de la part de cette dernière. Une lente plongée dans l'horreur dont on ne ressort pas indemne et qui incite à lire d'autres ouvrages de Stephen King
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Citations et extraits

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  • Par marina53, le 25 mai 2012

    Carrie se tenait immobile, stupide au centre du cercle qui se formait autour d’elle, la peau ruisselante de perles d’eau. Elle restait là, sans réaction, comme un bœuf, se sachant l’objet de la risée générale (comme toujours), décontenancée mais sans surprise.
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  • Par marina53, le 25 mai 2012

    Carrie recula jusqu’au fond de l’un des quatre grands compartiments de la douche et, lentement, s’affala sur le sol, adossée à la cloison. De longs gémissements irrépressibles s’échappaient de ses lèvres. Ses yeux chavirés, noyés de larmes, roulaient dans les orbites, évoquant ceux d’un porc à l’abattoir.
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  • Par sunday-r0se, le 28 août 2010

    A la suite d'un drame qui a entrainé la mort de deux cent personnes et la destruction d'une ville entière, il est si facile d'oublier un simple détail : nous étions des enfants. Des enfants qui s'efforçaient de faire de leur mieux...
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  • Par Orphea, le 24 février 2011

    Il avait dit qu'ils s'amuseraient bien, qu'il y veillerait. Eh bien elle aussi y veillerait. Les autres feraient bien de se tenir à carreau. Elle ne savait pas si son don particulier lui venait d'un Dieu de lumière ou d'un prince des ténèbres, et découvrant enfin qu'elle se souciait peu de connaître la réponse à cette question, elle se sentait envahie d'un immense soulagement, les épaules enfin libérées d'un fardeau qui l'écrasait depuis toujours.
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  • Par Orphea, le 24 février 2011

    Son esprit avait... avait... elle cherchait le mot.
    Avait... décollé... Pas exactement comme elle le souhaitait mais ce n'était pas loin. Une curieuse inflexion mentale s'était produite, une pulsation, un bref tressaillement, comme un frémissement de paupière.
    Décolle.
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