ISBN : 2253151629
Éditeur : Le Livre de Poche (2007)


Note moyenne : 4.22/5 (sur 374 notes) Ajouter à mes livres
Quand on propose à Jack Torrance, ancien professeur et ancien alcoolique, un poste de gardien pour l'hiver à l'hôtel Overlook dans les montagnes du Colorado, il croit tenir là une chance de se racheter aux yeux de sa famille. Il s'y installe avec Wen... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Annaelle, le 01 mai 2011

    Annaelle
    Résumé
    Jack Torrance est un homme instruit mais au tempérament colérique. Il tente de reconstruire sa vie et celle de sa famille après que son alcoolisme lui a fait perdre son emploi d'enseignant. Ayant arrêté de boire, il accepte un emploi de gardien dans un grand hôtel isolé dans les montagnes, et fermé en hiver. Il emménage dans l'hôtel Overlook (dans les montagnes du Colorado) avec sa femme Wendy et son fils Danny. Ce dernier possède des dons de medium (le Shining du titre) et est sensible aux forces surnaturelles. le jour de son arrivée à l'hôtel, Danny fait la connaissance de Dick Hallorann, le cuisinier de l'hôtel, qui possède lui aussi le Shining mais à un degré bien moindre que le jeune garçon et qui le met en garde contre les dangers de l'hôtel.


    Mon avis
    J'avais déjà lu ce livre il y a longtemps, mais je n'en avais plus aucun souvenir.
    Par contre, entre temps, j'ai vu le film de Stanley Kubrick plusieurs fois, et je ne m'y attendais pas, mais ça m'a pas mal gênée dans ma lecture, surtout au début, après, ça s'est un peu estompé, au fur et à mesure que je m'immergeais dans cette histoire fascinante.
    Mais c'est la première fois que ça me le fait autant, je lis souvent des livres après avoir vu le film, mais ça ne me gêne à ce point. C'est sans doute aussi parce que je ne l'ai pas seulement vu une fois, mais de nombreuses fois, du coup, les images et les personnages sont encore très clairs dans mon esprit.
    Du coup, je vais forcément commencer par vous parler un peu des différences que j'ai ressenties entre les deux œuvres.
    Dans mon souvenir, dans le film, on a l'impression que l'hôtel est la cause de tout, qu'il rend Jack fou, que rien de tout ça ne ce serait produit s'ils n'y étaient pas venu. Alors que dans le livre, on en sait beaucoup plus sur la personnalité de Jack, et on voit bien que c'est déjà quelqu'un de violent et d'instable. Personnellement, je pense que même s'ils n'étaient jamais venus à l'hôtel, il aurait de toute façon fini par déclencher un drame un jour ou l'autre.
    Les personnages eux aussi sont assez différents je trouve.
    A commencer par Jack, qui n'est pas seulement terrifiant, comme il l'est dans le film. le fait de mieux le connaître et de connaître ses pensées, le rend vraiment détestable. On peut bien lui trouver quelques excuses (oui, l'hôtel lui donne un coup de main pour devenir encore pire qu'il ne l'est déjà à la base), mais au final, c'est quand même un sacré salop !
    Danny lui, à un rôle bien plus important dans l'histoire qu'il n'en avait dans le film je trouve (d'où le titre qui finalement a bien moins de sens pour le film).
    La mère aussi est différente je trouve, elle est bien moins niaise que dans le film où elle est vraiment la caricature de la femme faible et soumise au mari violent (limite tête à claque d'ailleurs), ici, même si on la sent bien un peu naïve, c'est quand même plus léger, elle en est moins énervante, et donc un peu plus attachante.
    Je trouve aussi que le livre aborde un point très intéressant : la violence conjugale (ou familiale) qui est tellement ancrée dans certaines familles, qu'il en devient difficile pour les fils de grandir sans la reproduire.
    La violence physique tout d'abord, mais aussi tout le reste, cette colère, cette haine immense envers les autres qu'il tente (plus ou moins) de contenir en lui. Même si l'influence de l'hôtel amplifie les parts les plus sombres de sa personnalité, je trouve qu'on ressent bien que la plus grande partie à toujours fait parti de lui et ne demandait que l'occasion de s'épanouir.
    A la fin, on voit par contre le mal qui vit dans l'hôtel prendre clairement le dessus sur l'homme. Mais, paradoxalement, je trouve que c'est à ce moment-là que Jack sera aussi le plus humain, un vrai père, aimant, pour une fois,
    Spoiler:
    en parvenant à trouver assez de force en lui pour se rendre compte de ce qui est important et sauver son fils.
    Fin du spoiler
    Alors que dans le film, je trouve que ça donne plus l'impression que tout vient de l'hôtel et rien de l'homme, comme s'il en était la victime.
    Je peux me tromper, mais j'ai l'impression que c'est aussi cette violence au cœur de la famille qu'a voulu aborder Stephen King dans ce livre, même s'il l'a saupoudré d'une touche de fantastique. En tout cas, c'est comme ça que je l'ai ressenti. C'est peut-être aussi ce qui l'a déçu dans l'adaptation cinématographique, que cet aspect soit totalement occulté.
    Personnellement, je pense pas que le film soit mauvais, au contraire, je l'aime beaucoup, mais en fait, après avoir relu le livre, je me rend compte que le film de Kubrick n'est pas une adaptation du livre, mais plutôt un film inspiré du pitch du livre en quelque sorte, c'est vraiment basé sur la trame principale, mais sans aller aussi loin, c'est autre chose quoi.
    Par contre, je trouve que
    Spoiler:
    la mort de Jack a vachement plus de classe dans le bouquin où il se massacre lui-même à coup de maillet que dans le film où il meurt simplement gelé, sympa, mais un peu trop facile !
    Fin du spoiler
    Mais à côté de ça, il y a aussi des idées succulentes dans le film, comme par exemple
    Spoiler:
    quand Jack enlace la femme de la salle de bain et que d'un coup, il voit dans le miroir de quoi elle a vraiment l'air… horrible !!!
    Fin du spoiler
    Donc dans l'ensemble, je pense que les deux sont bons, mais différents.
    Bon, je vais essayer d'arrêter mes comparaisons et de parler un peu plus du livre lui-même, après tout, c'est pour ça qu'on est là ! !
    En dehors de ce désagrément, j'ai pris beaucoup plaisir à lire ce livre, c'est un très bon King, je le trouve plus riche par rapport aux précédents, plus abouti, on sent que l'auteur évolue, et dans le bon sens !
    C'est un livre vraiment prenant, dérangeant, angoissant. Cette tension qui monte petit à petit, c'est de plus en plus captivant, au point qu'il en devient très difficile de poser le livre ! C'est comme si on se faisait nous aussi enfermer dans cet hôtel isolé avec les personnages. On sent l'étau se resserrer à chaque couche de neige qui s'accumule, c'est vraiment grandement mené.
    C'est sans doute encore meilleur quand on ne connaît pas encore la fin, parce que le suspens est plus grand, mais ceci dit, j'ai malgré tout eu quelques surprises, puisqu'elle n'est pas la même que celle du film.
    Le personnage de Jack est vraiment captivant, c'est sans doute un des plus sombre qu'ai créé Stephen King. D'habitude, même ses méchants on toujours un petit quelque chose pour eux, qui les rendent un peu attendrissant ou qui nous permette de mieux les comprendre, voir de nous reconnaitre un peu en eux. Mais celui-ci n'a rien du tout je trouve (sauf dans les dernières pages, et encore). C'est sans doute aussi ce qui en fait le plus fascinant d'entre eux, et ce qui rend l'histoire aussi dérangeante.
    Face à lui, Wendy et Danny sont un peu fade par contre je trouve, même si ça sert bien l'histoire, j'aurais quand même aimé qu'ils aient un peu plus de personnalité, ou qu'ils soient un peu plus attachants.
    Au final, c'est donc un plutôt bon cru. L'histoire m'a embarquée, et je l'ai dévorée (à moins que ce ne soit le contraire… ) avec beaucoup de plaisir.
    Je pense qu'après l'avoir lu, on doit avoir du mal à regarder les vieux hôtels de la même façon, parce que c'est vrai que si on croit un peu aux fantômes, un hôtel (surtout aussi ancien), est l'endroit idéal pour en croiser, avec tout ce passage, ce serait surprenant qu'il n'y ai pas eu quelques morts…

    Lien : http://l-imaginarium.forumactif.net/t550-shining-l-enfant-lumiere-st..
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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 05 août 2008

    Woland
    The Shining
    Traduction : Joan Bernard
    En matière de maisons hantées, les références de Stephen King sont impressionnantes : "Maison hantée" de Shirley Jackson ; "La Maison d'A-côté" d'Ann Rivers Siddons et "Dis-moi qui tu hantes" de James Herbert. On connaît aussi sa volonté de façonner à son échelle les mythes de l'épouvante. Avec "Shining", on n'est pas déçu.
    A la classique Maison hantée, King substitue un palace cinq étoiles, le légendaire Overlook Hotel qui, perdu dans les montagnes du Colorado et souvent livré au blizzard, n'ouvre qu'au printemps et en été pour accueillir célébrités et grosses fortunes. Dès sa création, diverses histoires ont couru sur l'Overlook mais à partir du moment où le richissime Horace Derwent (personnage visiblement inspiré de Howard Hughes) le racheta, dans les années trente, il est passé à la vitesse supérieure.
    Tout cela, Jack Torrance, le nouveau gardien de l'hôtel pendant la saison morte, va l'apprendre en partie dans un mystérieux album relié en cuir blanc, abandonné dans la chaufferie où son travail l'amène régulièrement. Pour le reste, il mène sa petite enquête personnelle dans les archives du journal local de la petite ville de Boulder, lorsqu'il y descend pour faire d'ultimes provisions avec sa femme, Wendy, et son fils, Danny.
    Par nature, Jack est curieux - écriture oblige. Pour l'instant, à peine sorti d'un alcoolisme qui a miné sa vie sociale et grandement menacé sa vie familiale, il travaille sur une pièce de théâtre qu'il désigne simplement sous le nom de "la Pièce." Mais l'idée d'écrire un livre sur l'Overlook vient peu à peu parasiter sa volonté, réelle, de travailler.
    C'est que, des parasites, il y en a un nombre impressionnant, à l'Overlook. Enfant medium que son "compagnon imaginaire", Tony, a déjà mis en garde contre l'hôtel, Dany s'en est rendu compte dès l'instant où il est entré dans la première chambre, à la suite d'Ullman, le gérant qui, conformément à l'usage, faisait visiter les lieux à la famille Torrance avant de les abandonner à leur solitude pour tout l'hiver. Taches de cervelle sur le mur, taches de sang, cadavres depuis longtemps emportés qui encombrent encore les tapis, etc, etc ...
    Le gore est pourtant peu présent dans "shining." King n'y a mis que le nécessaire, se sentant probablement incapable de ne pas s'attarder aux horreurs de la chambre 217.
    Mais la puissance du livre, c'est dans l'exposition des caractères, la complexité du triangle père-mère-fils, la trame serrée de l'intrigue et enfin dans la maestria avec laquelle King taille, recoud et renouvelle des thèmes aussi vieux que l'espèce humaine, qu'elle réside. Bien plus dangereux que les spectres entrevus dans les chambres, l'ascenseur, etc ..., un malaise, glauque, épais, étouffant, rampe vers le malheureux lecteur avec des sournoiseries dignes de l'énigmatique extincteur placé dans le couloir de la chambre hantée. On ne saura jamais si Horace Derwent était le mal incarné pas plus qu'on ne saura quelles cérémonies il a pu ordonnancer à l'Overlook - en admettant qu'il l'ait fait. On ne saura pas non plus ce qu'il se passe ou s'est passé sur le terrain de roque, avec les animaux de buis et la maison de poupées réplique exacte de l'Overlook. Il y aura en fait beaucoup de choses qu'on ne saura pas mais c'est bien ça qui fait la grandeur du livre. En ce sens, Stephen King s'est élevé aussi haut que Shirley Jackson - et n'est-ce pas le meilleur compliment qu'on puisse lui faire sur son "Shining" ? ;o)
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    • Livres 5.00/5
    Par idevrieze, le 09 mai 2012

    idevrieze
    Une hypothèse assez récurrente chez Stephen King : les lieux peuvent être mauvais.
    C'est quelque chose que l'on retrouve assez souvent dans l'esprit de Stephen King et aussi dans certains de ses feuilletons. Il n'y a pas que les humains qui peuvent être bons ou mauvais. Il y a aussi les demeures. Et celles-ci créent une espèce d'aura qui permet d'absorber des personnes. Comment combattre des lieux ? Est-ce sans fin ?
    C'est à cette problématique que tente de répondre Stephen King. Il démontre comment les esprits liés aux lieux vous torturent et vous manipulent. le verdict est sans appel car les esprits faibles, et souvent les plus aimés dans ces cas-là, tombent en premier. Et entraînent les autres dans leur chute.
    Jack Torrance, un jugement de Stephen King par rapport à lui-même ?
    Je n'ai pu m'empêcher de faire le lien entre Jack Torrance et l'auteur lui-même. Jack Torrance a un problème avec l'alcool. Et toute l'histoire va montrer à quel point l'alcool a pris une place importante dans cette famille. En effet, elle a détruit Jack. Mais aussi ses relations de travail, sa relation avec sa femme et surtout sa relation avec son fils. Et le fait que son fils possède des dons particuliers, en dehors du fait que ce soit un gamin génial, rend cette situation encore plus triste et pesante.
    Pourtant, la lumière est là. Car Stephen King montre que le lien n'est pas brisé. Il démontre que quelques soient les fautes commises, il y a toujours un moyen de se rattraper auprès de ses proches. Il démontre aussi que beaucoup de futurs sont possibles et que seuls nous pouvons tracer notre destin. A méditer non ?


    Lien : http://labibliodekoko.blogspot.fr/2012/05/shinning-de-stephen-king.h..
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    • Livres 5.00/5
    Par MamzelleAmandine, le 14 mai 2012

    MamzelleAmandine
    Shining, c'est mon premier Stephen King.
    Et ce livre ne pas fait peur.
    Non, non, non.
    Il m'a littéralement effrayer, terrifier.
    Au point de ne pas en dormir la nuit.
    On suit la vie de la famille Torrance du début a la fin.
    La visite, l'installation, les phénomènes étranges ...
    On voit la longue descente de Jack dans la folie.
    L'histoire est juste...
    Affolante, flippante, horrible...
    Tout ca pour dire que ce livre est pour moi le meilleur livre d'horreur.
    Dans l'hôtel de l'Overlook on peux voir des choses et entendre des bruits étranges.
    Je peux vous dire qu'a certain moments voir même tout le temps j'ai pas fait ma maligne.
    Surtout dans la chambre 217.
    Là ca a été le truc de trop qui a fait que je ne suis pas arriver a fermer l'oeil de la nuit.
    On voit cette femme morte qui se ballade dans la chambre en essayant de vous étrangler.
    OMG.
    Et les buis, le tunnel
    Tout quoi.
    Il faut dire que Stephen King a ce don pour nous plonger dans ses histoires.
    Pendant ma lecture je me suis sentie oppresser dans cette hôtel.
    J'avais envie de pousser les portes de l'hôtel et de prendre mes jambes a mon coup.
    On s'attache a la famille Torrance.
    On ce demande tout le temps ce qu'ils va leur arriver.
    Et pendant tout le livre, je me suis demander comment je me comporterer a leur place.
    Et a la fin j'ai trouver.
    J'aurai pris mes jambes a mon coup ^^.
    Dans la famille Torrance vous trouverez.
    Jack, le père.
    Lui, c'est un ex-alcolique qui essaie de reste dans le droit chemin.
    Mais l'hôtel va l'anéantir, de façon littérale.
    Wendy, la mère.
    Au départ elle est présenter comme une femme passive.
    Mais vers la fin, on voit qu'elle "prend" du caractère.
    Motiver par une seule chose, sauver la vie de sont fils.
    Et finissons par Danny.
    Franchement, j'ai adorer ce gamin.
    Danny, il a le "don", celui de voir ce que personne d'autre ne voit.
    Et ca lui fait extrêmement peur.
    A sa place j'aurai aussi très peur.
    Ce petit est très attachant parce que...
    Je sais pas trop enfait.
    Mais on ne peux que l'aimer.
    A des moments tu a envie de le prendre dans tes bras et de le réconforter.
    L'hôtel fait, pour moi, parti des personnages principaux.
    Donc parlons-en.
    A peine entrée dans cette hôtel on sens que l'ambiance est glauque.
    Plus tard notre impression ce confirme, quand on apprend que l'hôtel a été le théatre de nombreux drames.
    Cette hôtel est démoniaque.
    En gros, c'est un très bon livre d'horreur.
    Tu peux pas t'empêcher d'avoir la chair de poule.
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    • Livres 5.00/5
    Par Ceinwin, le 05 octobre 2011

    Ceinwin
    Acclamé par les lecteurs et la critique, Shining-L'enfant lumière est le troisième roman de Stephen King. Publié en 1977, juste après ses deux précédents best-sellers, Carrie et Salem, il est rapidement devenu un classique du roman d'horreur et une référence littéraire. Pour moi, c'est clairement son meilleur roman.
    Je ne sais pas trop par ou commencer tellement il y aurait de choses à dire, mais si vous vous attendez à des membres arrachés, des fantômes hideux, des monstres partout et du sang en pagaille, passez votre chemin car vous serez affreusement déçus. L'horreur, dans Shining, est diffuse. Elle s'insinue doucement au fil des pages, prenant racine dans les plus simples objets du quotidien, rampant dans les moindres recoins des esprits et des chambres de l'hôtel. Je me suis retrouvée enfermée dans ce bâtiment au passé trouble, prise au piège par la neige et dans l'impossibilité de m'enfuir.... la description des chambres, des couloirs et des environs donnent l'impression d'une présence, invisible mais omniprésente. L'hôtel semble vivant et il a pas l'air sympa.
    Arrivent Jack, Danny et Wendy : famille à la dérive et qui compte sur l'hôtel pour prendre un nouveau départ. Mauvaise pioche car Jack, psychologiquement fragile, va peu à peu subir son influence maléfique et sombrer dans la folie. Cette dégénérescence contribue en grande partie au sentiment d'horreur que j'ai ressenti tout au long de la lecture. Jack est l'incarnation de l'échec. Il est plein de bonne volonté et essaie de s'en sortir mais échouera à tous les niveaux : professionnel, individuel, et familial. le pire dans tout ça c'est qu'il est attachant. Malgré ses défauts et démons intérieurs, c'est un père et un mari aimant. Alors même si j'ai eu vraiment peur pour Danny, je n'ai pu m'empêcher d'être désolée pour Jack. Ce dernier représente d'ailleurs la figure de l'écrivain maudit, présent dans plusieurs romans de Stephen King.
    Dans ce livre, Steven King montre qu'il est plus que le "grand maître de l'horreur". C'est un conteur capable de décrire les plus subtils mécanismes et nuances de la peur dans ce qu'elle a de plus banal et de plus familier, sans verser des litres d'hémoglobines. Son roman vous prendra par les tripes et ne vous lâchera pas avant la dernière page.


    Lien : http://bookalcoolique.blogspot.com/2011/10/shining-lenfant-lumiere.h..
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Citations et extraits

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  • Par bioki, le 14 mai 2012

    Ils étaient tous deux complètement ivres ; les martiens avaient atterri en force ce soir-là. Ils arrivaient à cent kilomètres à l'heure sur le dernier virage avant le pont quand brusquement ils aperçurent un vélo d'enfant au milieu de la route à quelques mètres devant eux. Il y eut un coup de frein brutal, le crissement aigu des pneus s'effilochant sur J'asphalte, puis un bruit de ferraille quand, à soixante kilomètres à l'heure, ils emboutirent de plein fouet le vélo.
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  • Par bioki, le 14 mai 2012

    -Qui est Tony? demanda Hallorann pour la deuxième fois.
    -Maman et Papa l'appellent mon "camarade invisible" dit Danny, articulant les mots avec application. En fait, il n'est pas invisible, du moins pas pour moi. Quelquefois, quand je fais de gros efforts pour comprendre quelque chose , il vient me dire: "Danny, je veux te montrer quelque chose." Avant qu'il ne vienne, je m'évanouis, il fait tout noir. Et après je fais des rêves...
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  • Par bioki, le 14 mai 2012

    Il fit glisser le rideaux de douche.
    La femme qui gisait dans la baignoire était morte depuis longtemps. Elle était toute gonflée et violacée et son ventre, ballonné par les gaz et ourlé de glace, émergeait de l'eau gelée comme une île de chairs livides. Elle fixait sur Danny des yeux vitreux, exorbités comme des billes.
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  • Par akasha580, le 20 décembre 2010

    Couché dans son lit, les yeux ouverts, le bras gauche serrant son vieil ours fatigué (Pooh avait perdu un de ses yeux en boutons et sa bourre s'échappait par douzaine de coutures éclatées), Danny écoutait dormir ses parents dans leur chambre. Il avait le sentiment que, sans le vouloir, il montait la garde sur eux. C'était la nuit que le vent se mettait à hurler autour de l'aile ouest de l'hôtel. Il détestait tout particulièrement les nuits - elles étaient pires que tout.
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  • Par fleurdusoleil, le 22 mai 2011

    Tu perds la tête, tu déménages, tu travailles du chapeau, tu as les méninges en accordéon, tu as une araignée au plafond, tu as le timbre fêlé, tu ondules de la toiture, tu es bon pour le cabanon. Ou, tout simplement : tu deviens fou.
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Stephen King au sujet de la nouvelle comédie musicale, GHOST BROTHERS OF DARKLAND COUNTY, coécrite par Stephen King & John Mellencamp.








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