> Élisabeth Guillot (Traducteur)
> Sonia Combe (Préfacier, etc.)
> Alain Brossat (Auteur de la postface, du colophon, etc.)

ISBN : 2266135465
Éditeur : Pocket (2003)


Note moyenne : 4.69/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
Le philosophe allemand Victor Klemperer s'attacha dès 1933 à l'étude de la langue et des mots employés par les nazis. En puisant à une multitude de sources (discours radiodiffusés d'Adolf Hitler ou de Joseph Paul Goebbels, faire-part de naissance et de décès, journaux, ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par petitours, le 15 septembre 2010

    petitours
    Lti est un chef d'oeuvre incontournable. Pendant la montée du nazisme, Victor Klemperer, philologue allemand consigne dans un petit carnet les évolutions de la langue allemande. Et dévoile l'émergence progressive de la discrimination, de l'idéologie nazie et de l'antisémitisme...au coeur même du langage. Profondément humain, inscrit dans la réalité, LTI est plus qu'un essai de linguistique, c'est une démonstration criante de la force des mots, de leur capacité à transformer le monde, pour le meilleur ou pour le pire.
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    • Livres 5.00/5
    Par GiZeus, le 24 septembre 2010

    GiZeus
    Philologue de profession, Victor Klemperer se consacra corps et âme à l'étude de la manipulation linguistique nazie lorsque le régime hitlérien le destitua de sa chaire de professeur d'université. Les conditions de vie se dégradant graduellement, la LTI – pour Lingua Tertii Imperii - devint sa bouée de sauvetage, son « balancier », qui lui permit d'affronter l'enfer quotidien. Résistance héroïque, car s'il avait été démasqué Klemperer aurait été déporté sur le champ. Sans oublier sa femme, dont la vie n'était guère plus reluisante, pire peut-être puisqu'il aurait suffit qu'elle abandonne son mari pour améliorer significativement sa vie. Néanmoins, elle continua héroïquement à le soutenir dans toutes ses épreuves, au mépris de sa propre situation.
    Mais après avoir lu cet ouvrage, puis-je encore me permettre d'employer un terme aussi élogieux que « héroïsme ». Sans aucun problème, je possède même l'accord tacite et posthume de l'auteur, qui expose d'entrée la perversion qu'a subie cette notion. Et qui subsiste encore aujourd'hui. Oui, la novlangue nazie et ses procédés infâmes ont su en partie persister à travers le temps et l'espace. C'est le triste constat qui ressort de cette lecture. Un petit survol de l'ouvrage vous permettra peut-être d'y voir plus clair.
    La manipulation de la langue a pour but ultime la domination des esprits. Par conséquent, on pourrait se dire que la novlangue nazie multiplie les tournures sibyllines, use de mots complexes et d'une syntaxe élaborée pour noyer son interlocuteur dans le flux de mots. C'est exactement l'inverse. le Troisième Reich s'est construit sur la manipulation de masse, comme le préconisait explicitement Mein Kempf, et devait ainsi s'adresser au plus large public possible. De fait, la LTI se révèle d'une extrême pauvreté, à tous points de vue. Pour mettre en relief cette indigence, Klemperer n'hésite pas à comparer l'Allemagne nazie avec le règne de Guillaume II et la République de Weimar (1919-1933), qui furent par contraste une époque fleurissante pour l'épanouissement de la culture.
    La suite sur mon blog :

    Lien : http://foudre-olympienne.over-blog.com/article-lti-la-langue-du-iiie..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par ouechTonton, le 14 septembre 2010

    ouechTonton
    Contrairement à d'autres intellectuels « juifs non-juifs » allemands, Victor Klemperer n'a pas voulu quitter l'Allemagne quand Hitler est arrivé au pouvoir. Pourtant il a senti dès le départ que le fondement séditieux de l'idéologie nazie était l'antisémitisme. Mais il s'est accroché mordicus à sa germanité, qu'on lui refusait désormais. Ceci constitua un véritable acte de bravoure, tout comme le fait de se lever à 4h00 du matin pour travailler à son journal et son étude in vivo des tournants que prenait la langue allemande sous un régime totalitaire...

    Lien : http://wizzz.telerama.fr/ouech/blog/849714431
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Citations et extraits

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  • Par GiZeus, le 24 septembre 2010

    « A chaque instant, le mensonge imprimé peut me terrasser, s'il m'environne de toutes parts et si, dans mon entourage, de moins en moins de gens y résistent en lui opposant le doute »
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par GiZeus, le 24 septembre 2010

    « Ne laisse pas ceux qui t'écoutent exercer leur sens critique, traite de tous les sujets de manière simpliste ! Si tu parles de plusieurs adversaires, d'aucun pourraient s'aviser de penser que tu as tort. Alors réduis-les à un même dénominateur, regroupe-les, donne leur un caractère commun ! »
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  • Par GiZeus, le 24 septembre 2010

    « La tendance, le mouvement tendu vers un but, est à ce point l'essence du nazisme qu'il se désigne lui-même comme « le Mouvement », et Munich la capitale du Mouvement, au point de garder la simplicité du mot au lieu de chercher un titre ronflant »
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  • Par GiZeus, le 24 septembre 2010

    « Mais ce qui est tout aussi sûr, c'est que même reconnue comme fanfaronnade et mensonge, la propagande n'en agit pas moins, pourvu qu'on ait le front de la propager sans état d'âme »
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  • Par Caligari, le 19 juin 2011

    Alors que partout cette langue met l'accent sur l'organique, sur ce qui pousse naturellement, elle est envahie d'expressions mécaniques.
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