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> Brigitte Hébert (Traducteur)

ISBN : 2742751513
Éditeur : Actes Sud (2004)


Note moyenne : 4.23/5 (sur 77 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans un texte rédigé en 1939 et publié à titre posthume, le journaliste allemand Sebastian Haffner fait une chronique saisissante de ses expériences personnelles pendant l'époque de l'instauration du nazisme. D'une clarté et d'une autorité exemplaires, son récit rend pa... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par colimasson, le 18 mai 2015

    colimasson
    L'arrivée du nazisme au pouvoir nous semble être une bévue intolérable qui témoigne au mieux de la cécité d'un peuple, au pire d'une inclination dissimulée au vice. On se défend de faire revenir de tels extrémismes sur le devant de la scène en affirmant que maintenant que nous sommes éclairés, cela ne nous arrivera plus jamais. Alors certes, cela ne nous arrivera sans doute plus jamais sous cette forme, mais derrière quels masques se dissimuleront les extrémismes des années à venir ? On aura beau écarquiller les yeux, encore faudrait-il que nous sachions sur quoi porter notre attention.

    Sebastien Haffner nous fait comprendre que la vigilance est nécessaire mais pas suffisante. Il témoigne de l'endoctrinement invisible de sa génération –celle des Allemands ayant passé leur enfance dans l'exaltation de la Première Guerre Mondiale. Toutes les générations sont endoctrinées –même si elles ne le sont pas de la même façon- et il serait faux de croire qu'on peut y échapper. En revanche, on peut prendre conscience de cet endoctrinement et essayer de s'en éloigner, de prendre un brusque recul pour l'observer depuis des hauteurs où il ne pourra plus être aussi actif. Sebastian Haffner nous invite à prendre ce recul avec son Histoire d'un Allemand.

    Il ne propose rien de plus que de s'ériger en témoin de son époque et il semble en effet qu'il ne cherche jamais à modeler son éthos pour se conformer à une image conventionnelle, que ce soit celle de la victime, du collaborateur ou du moralisateur je-le-savais-mais-vous-ne-m'avez-pas-écouté. Son histoire personnelle intervient certes au milieu des événements historiques mais elle ne sert qu'à démontrer la réalité de l'Histoire pour qu'elle ne se fige pas, comme dans un manuel scolaire, en une notion désincarnée.

    « L'historiographie traditionnelle ne permet pas de faire la distinction. « 1890 : Guillaume II renvoie Bismarck. » C'est certainement une date importante, inscrite en gros caractères dans l'histoire de l'Allemagne. Mais il est peu probable qu'elle ait « fait date » dans l'histoire d'un Allemand, en dehors du petit cénacle des gens directement concernés. […]
    Et maintenant, en regard, cette autre date : « 1933, Hindenburg nomme Hitler chancelier ». Un séisme ébranle soixante-six millions de vies humaines ! Je le répète, l'historiographie scientifique et pragmatique ne dit rien de cette différence d'intensité. »

    Sebastian Haffner va nous permettre de moduler notre perception. C'est l'histoire de la grenouille échaudée : si on la plonge brutalement dans le bain bouillant, elle bondira aussitôt hors de l'eau, mais si on augmente progressivement la température, elle s'y habituera et ne remarquera pas qu'elle risque bientôt sa vie ; ainsi en fut-il de l'installation du nazisme en Allemagne au siècle dernier. Quels furent les différents paliers traversés par les allemands avant de finir ébouillantés ?
    - Exaltation d'une Première Guerre Mondiale vécue de loin et considérée comme une lutte pour la grandeur de l'Allemagne et de sa nation, saisissant d'enthousiasme toute une génération d'enfants.
    - Epreuve douloureuse de la défaite allemande de 1918. Elle ne ramène pas les Allemands à la réalité mais les fait tomber dans une sous-réalité. Ce n'est pas eux qui ont tort mais le reste du monde. C'est peut-être même parce qu'ils sont les plus forts qu'on s'unit contre eux pour cadenasser et limiter leurs forces vitales.
    - Révolution confuse de 1918, physiologiquement intolérable : « La guerre a éclaté au cœur d'un été rayonnant, alors que la révolution s'est déroulée dans l'humidité froide de novembre, et c'était déjà un handicap pour la révolution. On peut trouver cela ridicule, mais c'est vrai. »
    - Brutalisation des pratiques politique avec l'apparition des corps francs parmi les hommes qui trahissent la cause révolutionnaire.
    - Regain d'intérêt pour la politique à partir de 1920 avec l'arrivée de Walther Rathenau au pouvoir, malheureusement assassiné par trois jeunes gens en 1922, confirmant ainsi l'enseignement de 1918/1919 selon lequel rien de ce que n'entreprenait la gauche ne réussissait. « Rathenau et Hitler sont les deux phénomènes qui ont le plus excité l'imagination des masses allemandes le premier par son immense culture le second par son immense vulgarité. »
    - Période d'hyper-inflation en 1923. le père de Sebastian se dépêche d'acheter le maximum de biens de consommation possible sitôt après avoir reçu sa paie pour ne pas conserver des marks quotidiennement dévalués. « Une fois cent millions pouvaient représenter une somme respectable, peu de temps après, un demi-milliard n'était que de l'argent de poche. »
    - Période de paix entre 1924 et 1929 avec l'arrivée au pouvoir de Streseman. Et pourtant, la fin des tensions publiques et le retour de la liberté privée ne sont pas vécus comme un cadeau mais comme une frustration. Personne ne savait quoi faire de la liberté personnelle octroyée. L'assassinat de Streseman en 1930 souleva toutefois cette inquiétude : « Qui, maintenant, dompterait les fauves ? »
    - Brüning est élu chancelier en 1930. Pour la première fois de son existence, Sebastian Haffner se souvient avoir connu une direction ferme dont l'austérité provoquera en réaction l'arrivée au pouvoir de Hitler. Une autre de ses erreurs fut d'avoir considéré la politique comme un jeu de privilèges : « Comme son existence politique était directement liée à sa lutte contre Hitler, et donc à l'existence de celui-ci, il ne devait en aucun cas l'anéantir. »
    - Hitler arrive au Parlement en septembre 1930 et s'impose en 1933. Les nazis ne sont d'abord pas pris au sérieux, comme en témoigne l'incendie du Reichstag (« L'aspect le plus intéressant de l'incendie du Reichstag fut peut-être que tout le monde, ou presque, admit la thèse de la culpabilité communistes. […]
    Il fallut beaucoup de temps aux Allemands pour comprendre que les communistes étaient des moutons déguisés en loups. le mythe nazi du putsch communiste déjoué tomba sur un terrain de crédulité préparé par les communistes eux-mêmes »). Et pourtant, les faits sont incontestables : liquidation de la république, suspension de la constitution, dissolution de l'Assemblée, interdiction de journaux, remplacement des hauts fonctionnaires, tout cela se déroulait dans la joie et l'insouciance. Peut-être parce que Hitler comprenait mieux que personne l'attente des forces vives de la nation ? « Au-delà de la simple démagogie et des points de son programme, [Hitler] promettait deux choses : la reprise du grand jeu guerrier de 1915-1918, et la réédition du grand sac anarchique et triomphant de 1923. »

    Nous connaissons la suite et Sebastian Haffner met ici un terme à son témoignage. Son histoire personnelle nous aura entre temps permis de prendre conscience des processus souterrains qui ont conduit cet homme intelligent à accepter la domination collective et politique. Ce sont ces processus qu'il faut surveiller, et non pas les formes les plus ostentatoires que revêtent les menaces –ce ne sont jamais les plus grossières qui finissent par nous dévorer. Plutôt que de cultiver une culpabilité qui n'a plus lieu d'exister, Sebastian Haffner se pose les questions essentielles qui feraient aujourd'hui avancer un débat encore miné par l'émotionnel :

    « Où sont donc passés les allemands ? le 5 mars 1933, la majorité se prononçait encore contre Hitler. Qu'est-il advenu de cette majorité ? Est-elle morte ? A-t-elle disparu de la surface du sol ? S'est-elle convertie au nazisme sur le tard ? Comment se fait-il qu'elle n'ait eu aucune réaction visible ? »

    Ce qui se passe souterrainement mérite d'être exposé davantage que les fariboles provocatrices des grandes gueules du moment…

    Lien : http://colimasson.blogspot.fr/2015/05/histoire-dun-allemand-souvenir..
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    • Livres 5.00/5
    Par luocine, le 31 juillet 2010

    luocine
    l y a deux ans, je découvrais ce livre grâce à une amie allemande. Je ne lui dirai jamais assez merci.
    Je l'ai relu pour le mettre, avec ses cinq coquillages tellement mérités, dans mon blog.
    J'avais acheté ce livre car Ursula m'avait expliqué que la jeunesse allemande l'avait plébiscité : Sebastian Haffner permettait de comprendre le basculement de toute la nation allemande vers le nazisme.
    La lecture est tout aussi intéressante pour les Français.
    Le destin de ce livre est étonnant, il est écrit à chaud en 1938 par un homme qui a refusé le nazisme et qui s'est réfugié en Angleterre. Il ne sera pas publié.
    En 1999, à la mort de Sebastian Haffner, devenu un journaliste et un écrivain de renom allemand, ses enfants trouvent ce manuscrit et le publient.
    La puissance du livre vient de là : il est écrit à chaud au plus près des événements, parfois au jour le jour, à travers les yeux d'un enfant puis d'un adolescent et enfin d'un jeune adulte.
    On comprend qu'il s'en est fallu de peu pour que lui-même accepte sans jamais l'apprécier, la tyrannie nazie.
    On suit avec dégoût toutes les veuleries des partis politiques traditionnels.
    On est horrifié par la façon dont les gens se tuent pour des causes plus ou moins claires.
    Puis l'horreur s'installe et là c'est trop tard plus personne ne pourra se défendre.
    Mais peut-on en vouloir au peuple allemand alors qu'aucune puissance étrangère ne saura résister aux premières provocations d'Hitler quand cela était encore possible.
    L'analyse est très poussée, et brasse l'ensemble de la société allemande, comme Haffner fait partie de l'élite intellectuelle, c'est surtout les élites que l'on voit à l'œuvre. Elles ont longtemps méprisé Hitler qu'elle prenait pour un fou sans importance, « un comploteur de brasserie », mais elles n'ont compris le danger que lorsqu'il était trop tard.
    La cause principale du nazisme est à rechercher dans la guerre 14/18, comme on l'a déjà souvent lu, ce qui est original ici, c'est la façon dont cet auteur le raconte.
    Sebastian Haffner a sept ans quand la guerre éclate, pendant quatre longues années, il vivra en lisant tous les jours les communiqués de victoire de l'armée allemande, pour lui c'est cette génération là qui sera le fondement du Nazisme.

    " Enfant j'étais vraiment un fan de guerre…. Mes camarades et moi avons joué à ce jeu tout au long de la guerre, quatre années durant, impunément, en toute tranquillité- et c'est ce jeu-là, non pas l'inoffensive « petite guerre » à laquelle il nous arrivait de jouer à l'occasion dans la rue ou au square, qui nous a tous marqués de son empreinte redoutable."

    Son récit séduira bien au-delà du cercle habituel des historiens, car il est vivant, concret émouvant parfois. Il permet, soit de revivre une période étudiée en lui donnant le visage de la réalité, soit de comprendre le nazisme à travers la vie d'un allemand embarqué bien malgré lui dans la tourmente de son pays.

    Lien : http://luocine.over-blog.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par Tchoucky, le 23 juillet 2012

    Tchoucky
    La montée du nazisme vu par un individu lambda, qui pourrait être n'importe lequel d'entre nous. Une analyse très intéressante, et sans doute pertinente, des mécanisme qui conduit un pays à la situation qu'a été le nazisme. Ce n'est pas une plaidoirie, mais un avertissement. Ce genre d'histoire pouvait arriver n'importe où, à n'importe qui, c'était une affaire de condition. Un livre à lire absolument pour ne pas oublier le passer et ne pas être condamné à le revivre.
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    • Livres 5.00/5
    Par tynn, le 12 décembre 2012

    tynn
    Décryptage passionnant de la vie du "petit" peuple allemand, de son quotidien si difficile économiquement, et du racisme "ordinaire", qui ouvrira la voie au plus affreux régime politique du 20eme siècle.
    Un livre indispensable pour comprendre la montée du nazisme.
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    • Livres 5.00/5
    Par Pchabannes, le 22 mai 2010

    Pchabannes
    Sebastian Haffner (1907-1999), jeune magistrat à Berlin, exilé volontaire en Angleterre en 1938, reçu alors commande de son histoire. La guerre éclata et le manuscrit ne fut jamais publié. Revenu en Allemagne en 1954, Haffner vécu comme journaliste sans chercher à faire éditer cette histoire personnelle et douloureuse. C'est seulement après sa mort en 2000 que, suite à la découverte du manuscrit, est éditée Histoire d'un Allemand. Nous le lisons ici dans sa version augmentée des fragments découverts en 2002. L'Histoire d'un Allemand - Souvenirs 1914-1933, Geschichte eines Deutschen, a été traduit par Brigitte Hébert pour Actes Sud dès sa parution en Allemagne au début des années 2000.
    Cette œuvre par la simplicité de son style, la précision des scènes évoquées, leur interprétation si perspicace et un immense talent de narrateur a connu un grand succès outre-Rhin. En lisant Sebastian Haffner, on assiste littéralement à l'arrivée du désastre, étape par étape, dans la période cruciale de l'entre-deux guerres. Et l'on s'aperçoit alors que rien, jamais, n'est une fatalité.
    Ce livre fait partie de la sélection d'Alain Finkielkraut dans son ouvrage un Cœur intelligent et le moins que l'on puisse dire et qu'il ne se trompe pas.
    Certes Nietzsche avec ses yeux malades a pu exprimer à un moment de sa vie que le plus grand service rendu à lui-même a été d'avoir été libéré du livre, osons s'inscrire en faux. Il est des livres qui sont le patrimoine de l'humanité. L'Histoire d'un Allemand en est un.
    Ecrire sur ce livre serait à coup sûr lui ôter de sa finesse. Sachez seulement que cette histoire, cette vraie vie, simplement depuis l'éclatement du conflit de 1914-1918 et des évènements intérieurs jusqu'en 33 est, non la biographie de l'homme d'état, mais celle beaucoup plus rare du citoyen ordinaire. En effet les dates de la grande Histoire scientifique n'indiquent pas ce que put l'impact sur la population à ce moment là. Pour tel évènement la vie dans la rue, les théâtres et les restaurants ne change pas d'un pouce, pour tel autre, la vie quotidienne est bouleversée.
    Pour le citoyen français, croyez-moi, vous en apprendrez plus en quelques heures sur nos voisins qu'à la lecture des livres d'histoire de nos cours du secondaire.
    Lectori Salutem, Nathan


    Lien : http://www.quidhodieagisti.fr
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Citations et extraits

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  • Par colimasson, le 25 mai 2015

    Un jour, il n’y avait pas d’électricité, le lendemain les tramways ne roulaient pas, mais on ne savait pas trop si c’était pour le compte des spartakistes ou pour celui du gouvernement qu’on devait s’éclairer au pétrole ou aller à pieds.

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  • Par colimasson, le 24 mai 2015

    Je voudrais souligner encore une fois que la réaction politique des enfants est tout à fait intéressante pour l’historien : ce que tous les enfants savent est en général la quintessence ultime et irréfutable d’un processus politique.

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  • Par colimasson, le 22 mai 2015

    Malgré l’épouvantable malheur qu’elle a entraîné, la déclaration de guerre est restée pour presque tout le monde liée à quelques jours inoubliables d’édification et d’enthousiasme, alors que la révolution de 1918, qui a pourtant fini par apporter la paix et la liberté, est un mauvais souvenir pour presque tous les allemands. […] La guerre a éclaté au cœur d’un été rayonnant, alors que la révolution s’est déroulée dans l’humidité froide de novembre, et c’était déjà un handicap pour la révolution. On peut trouver cela ridicule, mais c’est vrai.
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  • Par colimasson, le 20 mai 2015

    Pour devenir une force historique qui mette les masses en mouvement, une idée doit être simplifiée jusqu'à devenir accessible à l'entendement d'un enfant. Et une chimère puérile forgée dans le cerveau immature de dix classes d'âge, où elle reste ancrée pendant quatre ans, peut très bien faire vingt ans plus tard son entrée en politique, costumée en idéologie délétère. La guerre est un grand jeu excitant, passionnant, dans lequel les nations s'affrontent ; elle procure des distractions plus substantielles et des émotions plus délectables que tout ce que peut offrir la paix : voilà ce qu'éprouvèrent quotidiennement, de 1914 à 1918, dix générations d'écoliers allemands. Cette vision positive est la base même du nazisme. [...] Bien des éléments ont contribué plus tard à la victoire du nazisme et en ont modifié l'essence. Mais c'est là que se trouvent ses racines. Non, comme on pourrait le croire, dans l'expérience des tranchées, mais dans la guerre telle que l'ont vécue les écoliers allemands."
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  • Par colimasson, le 18 mai 2015

    L’historiographie traditionnelle ne permet pas de faire la distinction. « 1890 : Guillaume II renvoie Bismarck. » C’est certainement une date importante, inscrite en gros caractères dans l’histoire de l’Allemagne. Mais il est peu probable qu’elle ait « fait date » dans l’histoire d’un Allemand, en dehors du petit cénacle des gens directement concernés. […]
    Et maintenant, en regard, cette autre date : « 1933, Hindenburg nomme Hitler chancelier ». Un séisme ébranle soixante-six millions de vies humaines ! Je le répète, l’historiographie scientifique et pragmatique ne dit rien de cette différence d’intensité.
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Sebastian Haffner : Histoire d'un Allemand
Depuis l'ancienne manufacture des tabacs à Riom, Olivier BARROT présente le livre "Histoire d'un Allemand" de Sébastien HAFFNER, photo Noir et blanc de l'écrivain.











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