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ISBN : 2268016226
Éditeur : Les Editions du Rocher (04/11/1993)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Dernier journal Le journal que publia Krishnamurti en 1982 est l'une de ses œuvres les plus connues du grand public.
La dernière partie, présentée ici pour la première fois, a été enregistrée à Pine Cottage, sa maison de Californie. L'essentiel de sa philosophie se trouve dans ce recueil.Il introduit parfois un visiteur imaginaire ou un étudiant dont les questions vont lui permettre de préciser sa pensée et de prévenir nos objections. Convaincu que la plupart... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
Ledraveur
06 avril 2016
★★★★★
★★★★★
Relire ce genre d'ouvrage presque vingt-cinq ans plus tard, dans une vie “engagée” dans le sujet dont il est question, est un exercice intéressant ...
Jiddu Krishnamurti nous offre dans ce petit livre, ses dernières transcriptions orales, presque “testamentaires” ...
Il nous livre dans un regard sans concession, assez terrible,“impitoyable” parfois, la perception qu'il a de sa vie riche d'événements souvent bouleversants. Dans cette perception s'entremêle aussi une vision (écologique ?) d'une grande sensibilité de l'entêtement de la Vie, même rude, voire occasionnellement violente, à manifester une certaine beauté inlassablement, c'est un appel à l'élégance dans nos vies, à notre propre dignité ...
Ouvrage sans doute pouvant être déroutant, voire rebutant quand on n'est pas “instruit” du propos dont il s'agit ; mettre à nu le processus gravitationnel du mental dans sa supercherie identitaire de l'altérité vécue non pas comme “autre” légitime, mais comme “distincte” dans le sens de clivage, lecture sans doute rédhibitoire pour beaucoup !
Il pourrait être reproché à J. Krishnamurti un certain “idéal” excessif, peut-être, pour notre part nous y voyons une “ardence” à souligner le trait pour en faire ressortir le relief du propos. L'issue toujours possible, à ce “tribalisme” régnant (ou “esprit de chapelle”) qui fait partout ses ravages, est sans doute à ce prix !
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Tatooa
27 juin 2013
★★★★★
★★★★★
Bien que je ne sois pas d'accord avec tout de cette spiritualité prônant (plus ou moins) l'éradication du "moi", j'aime lire Krishnamurti, car on sent dans ses livres une profondeur d'âme relativement rare.
De plus j'aime les sages qui refusent de devenir des gourous et d'être suivis par des "adeptes". Lui parle toujours de chemin personnel, et j'apprécie énormément.
Ce petit livre résume toute sa pensée efficacement.
:)
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Danieljean
19 janvier 2016
★★★★★
★★★★★
Un des beaux textes de Krishnamurti, il vous amène à réfléchir sur vous même sans chercher à vous convaincre.
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Citations & extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
LedraveurLedraveur06 avril 2016
… mais nous ne nous demandons jamais si les collines et l'au-delà des collines ont leur propre continuité.
S'il n'y a pas de continuité, qu'y a-t-il ? Il n'y a rien. Nous avons peur de n'être rien. Rien signifie qu'aucun objet n'existe. Aucun objet assemblé par la pensée, rien qui puisse être reconstitué par la mémoire, les souvenirs, rien qui puisse se décrire par les mots puis se mesurer. Il se trouve certainement, sûrement, un domaine dans lequel le passé ne projette pas son ombre, où le temps, le passé, le futur ou le présent ne signifient rien. Nous avons toujours essayé de mesurer par des mots ce que nous ne connaissons pas. Nous essayons de comprendre ce que nous ignorons en l'affublant de mots, le transformant ainsi en un bruit continu. Et ainsi encombrons-nous notre cerveau, déjà plein d'événements passés, d'expériences et de savoir. Nous pensons que le savoir est d'une grande importance psychologique, mais cela est faux. Il est impossible de croître par le savoir ; il faut que le savoir cesse pour que le neuf puisse exister. Neuf est un mot qui qualifie ce qui n'a jamais été auparavant. Et ce domaine ne peut être compris ou saisi par des mots ou des symboles : il est au-delà de tous les souvenirs.
p. 79
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LedraveurLedraveur06 avril 2016
… si les êtres humains représentent toute l'humanité — vous ne la représentez pas seulement, vous êtes l'humanité, car vous êtes le monde et le monde est vous — qu'advient-il lorsque vous mourez ? Lorsque vous (ou quelqu'un d'autre) mourez, vous êtes les manifestations du vaste courant des actions et des réactions humaines, du courant de la conscience et du comportement. Vous ferez partie de ce courant, qui conditionne l'esprit, le cerveau humain, aussi longtemps que vous resterez conditionnés par l'envie, la peur, le plaisir, la joie, et ainsi de suite. Votre organisme peut cesser de vivre, mais vous êtes dans ce courant, car vous êtes vous-même ce courant lorsque vous êtes en vie. Le courant change, ralentit par endroits, s'accélère à d'autres, plus ou moins profond, quand les rives se resserrent, se glissant dans un passage étroit pour ensuite se déverser librement dans un plus grand volume. Tant que vous êtes dans ce courant, vous ne connaissez pas de liberté. Vous n'êtes pas libre du temps, de la confusion et du malheur de l'accumulation de souvenirs et d'attachements. Une dimension différente ne s'ouvre que lorsque ce courant prend fin, non parce que vous le quittez pour devenir autre chose, mais parce qu'il cesse d'être. Cette dimension ne se mesure pas par les mots. La fin, sans motif, voilà tout le sens de vivre et de mourir. Les racines du ciel sont dans la vie et la mort.
p. 44
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LedraveurLedraveur06 avril 2016
Les hommes se tournent aussi vers la science pour promouvoir la paix dans le monde, mais celle-ci y a échoué. La politique et les politiciens n'ont pas non plus réussi à donner aux hommes une véritable sécurité, une paix dans laquelle ils puissent vivre et cultiver non seulement les champs, mais leur cerveau, leur cœur et leur art de vivre, c'est-à-dire l'art suprême.
Et les religions reconnues, traditionnelles, avec leurs dogmes et leurs croyances, ont été la cause de beaucoup de mal dans le monde. Elles sont responsables de bien des guerres dans l'histoire, dressant l'homme contre l'homme. Ce phénomène s'est répété quand un continent, aux croyances, aux rituels et aux dogmes puissants, s'est parfois imposé à un autre continent dont les croyances, les symboles et les rituels étaient différents. Cela n'est pas la religion, ce n'est que la répétition d'une tradition et de rituels qui ont perdu leur sens et ne font qu'apporter une sorte de stimulation. Tout cela est devenu un immense divertissement. La religion est quelque chose d'entièrement différent dont nous avons souvent parlé. Son essence est la liberté, qui n'est pas de faire ce que bon nous semble — attitude puérile, irresponsable et contradictoire, qui ne provoque que misère, conflit et désordre.
p.151 - 52
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LedraveurLedraveur06 avril 2016
Et cela nous mène à la conscience sans choix, une conscience au-delà de ce qui nous plaît ou nous déplaît. Cette conscience vraiment simple, honnête et sans choix, conduit à un autre facteur, l'attention. Le mot lui-même signifie saisir et persister, mais cela se situe encore dans l'activité cérébrale. L'observation, la conscience et l'attention dépendent du cerveau qui est limité, conditionné par les habitudes des générations passées, les impressions, les traditions, toute la déraison et le bon sens de l'homme. Ainsi, toute action dérivée de cette attention demeure limitée, et ce qui est limité amène inévitablement le désordre. Si l'on pense à soi-même du matin au soir — à ses soucis, ses désirs, ses exigences et son accomplissement propre — cet égocentrisme très, très limité ne peut qu'être cause de friction dans la relation à autrui, lui aussi limité ; et cela provoquera le conflit, la tension et les désordres de toutes sortes, la perpétuelle violence des êtres humains.
Quand on est attentif à tout cela, dans une conscience sans choix, alors, de cet état, survient la vision pénétrante, “l'insight”*.
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* (insight : cohérence, intelligence ; perspicacité ; pénétration ; discernement)
p. 87
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LedraveurLedraveur06 avril 2016
La société ne pourra être changée sans que l'homme change. C'est l'homme — nous et les autres — qui a, de génération en génération, créé ces sociétés. Elles sont nées de notre mesquinerie, de notre étroitesse d'esprit, de notre limitation, comme de notre avidité, de notre envie, ainsi que de la brutalité, la violence et la compétition qui sont les nôtres. Nous sommes responsables, tant de la médiocrité stupide et vulgaire, que de cette vision tribale des choses, assortie de sectarisme religieux. Si chacun d'entre nous ne change pas radicalement, la société ne changera jamais. Elle est là, elle est notre œuvre, qui à son tour nous génère. Elle nous modèle selon la forme que nous lui avons donnée. Elle place l'individu dans un moule, lequel l'insère dans un cadre qui n'est autre que la société.
Et cette action se répète sans fin, comme la mer et son mouvement de flux et de reflux qui peut être lent, mais aussi rapide et dangereux. Action, réaction, action, nous sommes entraînés par la nature de ce mouvement, à moins qu'un ordre intérieur profond n'arrête se processus.
p. 124
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