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ISBN : 2070127532
Éditeur : Gallimard (2010)


Note moyenne : 3.4/5 (sur 52 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le groupe de presse pour la jeunesse Mercandier vient d’être vendu. Son nouvel acquéreur, Paul Cathéter, ambitieux, vulgaire, méprisant, compte imposer à l’entreprise sa mentalité et ses méthodes de travail. Restructuration, réduction de la masse salariale, abandon des ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 15 avril 2012

    carre
    L'histoire est malheureusement tristement banal, comment un employeur voyou reprenant une entreprise va mettre en place un plan de restructuration dans une maison d'édition pour jeunesse. L'intérêt du roman de Valérie Kuperman vient du fait qu'elle a connu la situation qu'elle décrit, elle même perdant son job. Son histoire trouve bien évidemment écho dans la situation dramatique que connaissent de nombreux salariés. Les méthodes employées nous révoltent et le roman de Kuperman a cette force là. Mais elle porte aussi un regard distant vis à vis de ces collègues, et c'est là que le roman apporte un éclairage intéressant. Entre colère, résignation, hypocrisie et peur, le roman de Kuperman fait froid dans le dos nous montrant comment la possible perte d'emploi peut agir de façon différente sur les individus. Kuperman montre comment l'harcélement arrive à fissurer la cohésion d'une équipe, et comment l'indvidualité reprend le dessus. Un constat amer, désenchanté mais terriblement lucide.
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    • Livres 3.00/5
    Par mila0707, le 09 février 2012

    mila0707
    Une entreprise doit être rachetée. Après une année d'incertitude, un acheteur se présente. Dans un premier temps, soulagés de ne pas se retrouver au chômage, les employés se demandent quel va être leur avenir : tout le monde va-t-il être repris, et à quel poste ? Agathe, Ariane, Patrick et Muriel : nous entrons dans leur quotidien, dans leurs questionnements et leurs angoisses sur leur devenir. Les personnalités se révèlent, les sentiments, bons ou mauvais, apparaissent au grand jour.
    Mon avis : Écrit un peu comme un recueil de nouvelles, ce roman montre une grande sensibilité, et le parcours, hélas de plus en plus fréquent, de bien des employés d'entreprises qui ferment ou délocalisent. Les personnes sont vraiment humaines, avec leur quotidien, leurs espoirs et leurs déceptions. Je dois dire malgré tout que la peinture qui nous en est faite frôle parfois la caricature
    Nathalie Kuperman écrivait uniquement pour la jeunesse. En 1999, elle s'adresse pour la première fois à un public adulte et depuis, elle a su s'imposer, reçoit de bonnes critiques et des prix. Elle n'en oublie pas pour autant son jeune public et continue d'écrire pour lui.
    Public : roman pour les adultes.
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    • Livres 3.00/5
    Par DBC-Anais, le 09 novembre 2012

    DBC-Anais
    Une entreprise de journaux pour enfants est en vente depuis maintenant une année, n'intéressant personne jusqu'à maintenant, jusqu'au jour ou Paul Cathéter est intéressé par l'entreprise et décide de la racheter. Malheureusement, ce nouveau patron inquiète les employés, car il veut faire du vide parmi eux, pour gagner en rentabilité et en bénéfices. Chacun va donc tenter de garder sa place ou tout du moins de survivre dans ce milieu très dangereux des sociétés.
    Découpé en trois axes, le livre est entièrement constitué des différentes pensée des personnages, ainsi que d'une pensée collective, qui les regroupent tous. le point de vue, les émotions et le ressenti de chacun est exprimé.
    Nous sommes immergé dans le monde de l'entreprise, du travail, du chômage, mais également de la lutte, pour tenter de garder sa place de salarié.
    Malheureusement, je ne suis pas réellement rentré dans ce roman, j'ai un peu plané au dessus, regardant de haut l'histoire de ces petits salariés de bureau soumis à un chef qui les dirige. Je ne me suis pas ennuyé, mais je trouvais certains passages lassants... manque d'action, sans doute ! Les personnages ne sont pas attachants, mais c'est un bel exemple de la froideur et du manque d'humanité des patrons de nos jours et du combat des employés pour tenter d'éviter le chômage.
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    • Livres 2.00/5
    Par AmandineMM, le 28 décembre 2012

    AmandineMM
    « Une tentative pour rester en vie… » C'est ainsi que Nathalie Kuperman a présenté son roman dans la dédicace laissée dans mon exemplaire. Cette « vie » peut aussi bien être comprise au sens premier (une tentative pour ne pas mourir et pour survivre) que de plusieurs façons plus précises et métaphoriques pour ces employés d'un journal destinés aux enfants racheté par un homme d'affaires peu scrupuleux. Il peut s'agir pour la plus grande partie d'entre eux de garder une vie professionnelle et leur place dans l'entreprise. Ceux qui y parviennent sont quant à eux confrontés à leur conscience et se débattent pour rester eux-mêmes. Tous cherchent à rester des êtres humains, à ne pas se laisser broyer par ce nouveau dirigeant qui les traite comme de la marchandise ; tous cherchent à rester des êtres vivants et à ne pas devenir des machines, exécutant un travail mécanique avant d'être renvoyé. Cette volonté est relayée dans le roman par la voix du « chœur », de plus en plus ébranlé et cédant petit à petit. Cet ensemble est habilement morcelé par Nathalie Kuperman qui met en évidence d'autres voix narratives singulières, se débattant elles aussi face à cette situation de crise dans l'entreprise. Chacun de ces personnages aura un destin et une réaction différents. Il y a des promotions et des licenciements ; des avilissements, des petites vengeances sournoises et des sursauts de conscience. Cette alternance narrative m'a beaucoup plu et m'a semblé tout à fait appropriée pour rendre compte de cet évènement qui touche à la fois une collectivité, un chœur, et des individus : (...)
    En conclusion, un roman qui, s'il ne m'a pas semblé se démarquer par son sujet ou son style et ne me laissera sans doute pas une impression durable, n'en est pas moins très bien mené.


    Lien : http://minoualu.blogspot.be/2012/12/nous-etions-des-etres-vivants-na..
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    • Livres 3.00/5
    Par ignatus-reilly, le 04 avril 2011

    ignatus-reilly
    Une entreprise spécialisée dans la littérature enfantine, et plus particulièrement la presse, vient d'être rachetée par un homme d'affaires cynique.
    Cela faisait un an que l'entreprise était à vendre. Ce repreneur aurait pu être un sauveur. Malheureusement, il n'est est rien. Sa logique est celle du profit. L'humain n'a aucune importance.
    Dans ce texte a plusieurs voix, chaque salarié se fait entendre; par la voix de quelques uns ou par le choeur (tous les salariés).
    C'est une situation de crise, l'entreprise déménage, des rumeurs de licenciements circulent, chacun se sent menacé. Tous sont bouleversés.
    Les réactions vont être différentes et terriblement révélatrices de la personnalité de chacun. Certains résistent, d'autres collaborent, dénoncent ou encore se mettent en avant, il y a ceux qui perdent pied.
    Dans ce combat pour la survie, tous les coups sont permis et les vrais visages apparaissent. Petites lâchetés, trahisons, vengeance personnelle, sabotage et les rumeurs deviennent le quotidien de Mercandier Presse.
    Le monde du travail est une jungle. Jamais cette phrase ne s'est révélée aussi vraie.
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Critiques presse (1)


  • Actualitte , le 20 mars 2012
    Un roman glaçant sur la souffrance au travail, la manipulation des salariés, sur l'entreprise qui a perdu toute valeur sociale, où la limitation des coûts, la rentabilité menacent l'exigence et la qualité du travail et annihilent complètement l'être humain
    Lire la critique sur le site : Actualitte

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Citations et extraits

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  • Par tulisquoi, le 19 décembre 2010

    Nous ne pouvions plus rien faire de nos jambes, de nos mains, de nos cerveaux. Nous avancions en tâtonnant, et la présence de celui qui était devant rassurait celui qui le suivait. Nous voulions profiter le plus longtemps possible d’être un groupe, une entité, un ensemble. Nous ignorions encore la douleur d’être seul devant les questionnaires du pôle emploi, à devoir prouver que nous recherchions un travail d’une façon hardie. Nous allions vite devenir coupables de n’avoir pas su conserver notre poste. Nous devrions expliquer à nos amis comment notre société avait été condamnée du jour où elle avait été vendue. Les gens feraient mine de comprendre ; en ce moment, c’est partout pareil… Et pourtant, non, ce n’est pas partout pareil. C’est partout singulier, c’est partout une seule personne à la fois qui soudain perd pied, hallucine, voudrait que ce soit un rêve, mais, par pitié, pas elle, oh non, pas elle. Partout c’est elle, qui espérait une récompense parce qu’elle s’était tenue bien sage, avait fait tout ce qu’elle pouvait, avait mis des bouchées doubles comme on le lui avait demandé (ah, les bouchées doubles !), toléré les humiliations et accepté d’humilier à son tour pour sauver une place qu’elle a de toute façon perdue.
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  • Par michelekastner, le 13 juin 2012

    Nous sommes sortis un à un de la salle, le visage fermé. nous ne savions pas quelle direction prendre. Nous ne voulions pas rentrer sagement dans nos box. Nous ne pouvions plus rien faire de nos jambes, de nos mains, de nos cerveaux. nous avancions en tâtonnant, et la présence de celui qui était devant rassurait celui qui le suivait. Nous voulions profiter le plus longtemps possible d'être un groupe, une entité, un ensemble. Nous ignorions encore la douleur d'être seul devant les questionnements du pôle emploi, à devoir prouver que nous recherchions un travail d'une façon hardie. nous allions vite devenir coupables de n'avoir pas su conserver notre poste. Nous devrions expliquer à nos amis comment notre société avait été condamnée du jour où elle avait été vendue. Les gens feraient mine de comprendre ; en ce moment, c'est partout pareil. C'est partout singulier, c'est partout une seule personne à la fois qui soudain perd pied, hallucine, voudrait que ce soit un rêve.
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  • Par ignatus-reilly, le 04 avril 2011

    Éventrer les cartons, que bonheur, éventrer les projets foireux, éventrer les chefs, éventrer les décisions arbitraires, les représailles, les abus de pouvoir, les entretiens dont on sort la queue entre les jambes alors que ça fait vingt ans qu'on est dans la boîte et que l'on s'entend soudain dire qu'on n'est plus bon à rien, éventrer la bêtise, éventrer ce rien qui tient lieu de tout et devant lequel on doit s'agenouiller. On aime notre métier et notre métier ne nous aime plus.
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  • Par Aifelle, le 28 janvier 2011

    "Nous les avions un peu oubliées, celles qui ont tout fait pour que les choses se passent autrement, qui n'ont cessé de nous prévenir du danger que représentait l'acceptation d'être rachetés par un escroc, qui nous ont encouragés à faire grève, à alerter les médias, à nous mobiliser pour exiger que nous restions dans le grand groupe de presse en question. Nous en avons les moyens ! assenaient-elles avec une conviction moyenne. Nous avions déjà baissé les bras".

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  • Par DBC-Anais, le 08 novembre 2012

    New York, je sais, ça fait cliché. Mais quand tu es allé à New York, tu t'es pris une telle claque que tu te dis qu'aucune autre ville au monde ne pourra te faire cet effet. Tu te retrouves dans le décor de tous les films cultes. A New York, tu marches forcément sur les traces de quelqu'un et, quand tu jettes ton chewing-gum à la poubelle, tu imagines que cette poubelle a été le réceptacle du chewing-gum de Marlon Brandon. Yes, à New York, je veux bien y aller.
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Videos de Nathalie Kuperman

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Vidéo de Nathalie Kuperman

Nathalie Kuperman - La loi sauvage .
Nathalie Kuperman vous présente son ouvrage "La loi sauvage". Parution le 21 août 2014 aux éditions Gallimard. Rentrée littéraire 2014. http://www.mollat.com/livres/kuperman-nathalie-loi-sauvage-9782070146130.html Notes de Musique : "master 5" par Paniks live. Free Music Archive.








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