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ISBN : 2070127532
Éditeur : Gallimard (2010)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 70 notes)
Résumé :
Le groupe de presse pour la jeunesse Mercandier vient d’être vendu. Son nouvel acquéreur, Paul Cathéter, ambitieux, vulgaire, méprisant, compte imposer à l’entreprise sa mentalité et ses méthodes de travail. Restructuration, réduction de la masse salariale, abandon des locaux « historiques » de l’entreprise… Les salariés s’interrogent avec angoisse sur leur avenir. Certains doivent partir, d’autres montent en grade, comme Muriel Dupont-Delvich, qui devient Directric... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
carre
carre15 avril 2012
  • Livres 3.00/5
L'histoire est malheureusement tristement banal, comment un employeur voyou reprenant une entreprise va mettre en place un plan de restructuration dans une maison d'édition pour jeunesse. L'intérêt du roman de Valérie Kuperman vient du fait qu'elle a connu la situation qu'elle décrit, elle même perdant son job. Son histoire trouve bien évidemment écho dans la situation dramatique que connaissent de nombreux salariés. Les méthodes employées nous révoltent et le roman de Kuperman a cette force là. Mais elle porte aussi un regard distant vis à vis de ces collègues, et c'est là que le roman apporte un éclairage intéressant. Entre colère, résignation, hypocrisie et peur, le roman de Kuperman fait froid dans le dos nous montrant comment la possible perte d'emploi peut agir de façon différente sur les individus. Kuperman montre comment l'harcélement arrive à fissurer la cohésion d'une équipe, et comment l'indvidualité reprend le dessus. Un constat amer, désenchanté mais terriblement lucide.
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mila0707
mila070709 février 2012
  • Livres 3.00/5
Une entreprise doit être rachetée. Après une année d'incertitude, un acheteur se présente. Dans un premier temps, soulagés de ne pas se retrouver au chômage, les employés se demandent quel va être leur avenir : tout le monde va-t-il être repris, et à quel poste ? Agathe, Ariane, Patrick et Muriel : nous entrons dans leur quotidien, dans leurs questionnements et leurs angoisses sur leur devenir. Les personnalités se révèlent, les sentiments, bons ou mauvais, apparaissent au grand jour.
Mon avis : Écrit un peu comme un recueil de nouvelles, ce roman montre une grande sensibilité, et le parcours, hélas de plus en plus fréquent, de bien des employés d'entreprises qui ferment ou délocalisent. Les personnes sont vraiment humaines, avec leur quotidien, leurs espoirs et leurs déceptions. Je dois dire malgré tout que la peinture qui nous en est faite frôle parfois la caricature
Nathalie Kuperman écrivait uniquement pour la jeunesse. En 1999, elle s'adresse pour la première fois à un public adulte et depuis, elle a su s'imposer, reçoit de bonnes critiques et des prix. Elle n'en oublie pas pour autant son jeune public et continue d'écrire pour lui.
Public : roman pour les adultes.
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SagnesSy
SagnesSy04 octobre 2015
  • Livres 4.00/5
"La crasse est un terrain fertile où germe l'idée du pouvoir."

Soit un groupe de presse qui se sépare de ses publications pour enfants. Mise en vente, rachat, nouveau boss requin qui n'entend rien à leur domaine, s'en tape comme l'an quarante, veut juste rendre rentable la boite avant de la revendre avec bénéfice. Qui dit rentable dit allègement de la masse salariale.
En trois parties - Menace; Dérèglement; Trahison - nous entendons la voix de plusieurs employés, alternativement et inlassablement, bientôt soutenus par un choeur, celui de l'effet de groupe.
Encore un roman sur la crise ! Certes, mais rarement on s'était attaché à la rendre aussi palpable, à la montrer à l'intérieur même des vies de chacun. Avant d'être des employés ils sont des êtres vivants, debout ou déjà à moitié à genoux, enfermés chacun dans leur bulle de problèmes. Nathalie Kuperman va fouiller les entrailles des archétypes, et démontre de manière impressionnante qu'il y a toujours deux versions d'un même fait. Il est facile de juger un comportement moche de l'extérieur, il est déroutant de le vivre dans ses tripes.
Un roman que j'ai trouvé extrêmement fin et subtil, et profondément déprimant.
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DBC-Anais
DBC-Anais09 novembre 2012
  • Livres 3.00/5
Une entreprise de journaux pour enfants est en vente depuis maintenant une année, n'intéressant personne jusqu'à maintenant, jusqu'au jour ou Paul Cathéter est intéressé par l'entreprise et décide de la racheter. Malheureusement, ce nouveau patron inquiète les employés, car il veut faire du vide parmi eux, pour gagner en rentabilité et en bénéfices. Chacun va donc tenter de garder sa place ou tout du moins de survivre dans ce milieu très dangereux des sociétés.
Découpé en trois axes, le livre est entièrement constitué des différentes pensée des personnages, ainsi que d'une pensée collective, qui les regroupent tous. le point de vue, les émotions et le ressenti de chacun est exprimé.
Nous sommes immergé dans le monde de l'entreprise, du travail, du chômage, mais également de la lutte, pour tenter de garder sa place de salarié.
Malheureusement, je ne suis pas réellement rentré dans ce roman, j'ai un peu plané au dessus, regardant de haut l'histoire de ces petits salariés de bureau soumis à un chef qui les dirige. Je ne me suis pas ennuyé, mais je trouvais certains passages lassants... manque d'action, sans doute ! Les personnages ne sont pas attachants, mais c'est un bel exemple de la froideur et du manque d'humanité des patrons de nos jours et du combat des employés pour tenter d'éviter le chômage.
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AmandineMM
AmandineMM28 décembre 2012
  • Livres 2.00/5
« Une tentative pour rester en vie… » C'est ainsi que Nathalie Kuperman a présenté son roman dans la dédicace laissée dans mon exemplaire. Cette « vie » peut aussi bien être comprise au sens premier (une tentative pour ne pas mourir et pour survivre) que de plusieurs façons plus précises et métaphoriques pour ces employés d'un journal destinés aux enfants racheté par un homme d'affaires peu scrupuleux. Il peut s'agir pour la plus grande partie d'entre eux de garder une vie professionnelle et leur place dans l'entreprise. Ceux qui y parviennent sont quant à eux confrontés à leur conscience et se débattent pour rester eux-mêmes. Tous cherchent à rester des êtres humains, à ne pas se laisser broyer par ce nouveau dirigeant qui les traite comme de la marchandise ; tous cherchent à rester des êtres vivants et à ne pas devenir des machines, exécutant un travail mécanique avant d'être renvoyé. Cette volonté est relayée dans le roman par la voix du « choeur », de plus en plus ébranlé et cédant petit à petit. Cet ensemble est habilement morcelé par Nathalie Kuperman qui met en évidence d'autres voix narratives singulières, se débattant elles aussi face à cette situation de crise dans l'entreprise. Chacun de ces personnages aura un destin et une réaction différents. Il y a des promotions et des licenciements ; des avilissements, des petites vengeances sournoises et des sursauts de conscience. Cette alternance narrative m'a beaucoup plu et m'a semblé tout à fait appropriée pour rendre compte de cet évènement qui touche à la fois une collectivité, un choeur, et des individus : (...)
En conclusion, un roman qui, s'il ne m'a pas semblé se démarquer par son sujet ou son style et ne me laissera sans doute pas une impression durable, n'en est pas moins très bien mené.

Lien : http://minoualu.blogspot.be/2012/12/nous-etions-..
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Les critiques presse (1)
Actualitte20 mars 2012
Un roman glaçant sur la souffrance au travail, la manipulation des salariés, sur l'entreprise qui a perdu toute valeur sociale, où la limitation des coûts, la rentabilité menacent l'exigence et la qualité du travail et annihilent complètement l'être humain
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations & extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
dacotinedacotine21 avril 2016
Ainsi sont lavées les consciences.
Ainsi peut on menacer,dénoncer, trahir et penser que l'on participe au grand assainissement nécessaire pour sauver une société malade.
Ainsi obeït-on lâchement avec la convictiond'être héroïque
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dacotinedacotine21 avril 2016
On se tend encore la main, on s'aide, on ne se laissera jamais tomber. Les jeunes sont vieux soudain.
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dacotinedacotine21 avril 2016
Tout le monde pliera ! Ils le savent déja, leurs poings sont serrés, mais leurs yeux sont vides
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dacotinedacotine21 avril 2016
Et pourtant, nous luttons, mais nous luttons assis
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tulisquoitulisquoi19 décembre 2010
Nous ne pouvions plus rien faire de nos jambes, de nos mains, de nos cerveaux. Nous avancions en tâtonnant, et la présence de celui qui était devant rassurait celui qui le suivait. Nous voulions profiter le plus longtemps possible d’être un groupe, une entité, un ensemble. Nous ignorions encore la douleur d’être seul devant les questionnaires du pôle emploi, à devoir prouver que nous recherchions un travail d’une façon hardie. Nous allions vite devenir coupables de n’avoir pas su conserver notre poste. Nous devrions expliquer à nos amis comment notre société avait été condamnée du jour où elle avait été vendue. Les gens feraient mine de comprendre ; en ce moment, c’est partout pareil… Et pourtant, non, ce n’est pas partout pareil. C’est partout singulier, c’est partout une seule personne à la fois qui soudain perd pied, hallucine, voudrait que ce soit un rêve, mais, par pitié, pas elle, oh non, pas elle. Partout c’est elle, qui espérait une récompense parce qu’elle s’était tenue bien sage, avait fait tout ce qu’elle pouvait, avait mis des bouchées doubles comme on le lui avait demandé (ah, les bouchées doubles !), toléré les humiliations et accepté d’humilier à son tour pour sauver une place qu’elle a de toute façon perdue.
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Videos de Nathalie Kuperman (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nathalie Kuperman
Mardi 3 avril 2012, sous l'égide luxueuse des champagnes Duval-Leroy et des stylos Montblanc, le prix de la Closerie des lilas destiné à "promouvoir la littérature féminine" était décerné à Nathalie Kuperman pour Les raisons de mon crime.
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