ISBN : 2070127532
Éditeur : Gallimard (2010)


Note moyenne : 3.66/5 (sur 32 notes) Ajouter à mes livres
Le groupe de presse pour la jeunesse Mercandier vient d’être vendu. Son nouvel acquéreur, Paul Cathéter, ambitieux, vulgaire, méprisant, compte imposer à l’entreprise sa mentalité et ses méthodes de travail. Restructuration, réduction de la masse salariale, abandon des ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 15 avril 2012

    carre
    L'histoire est malheureusement tristement banal, comment un employeur voyou reprenant une entreprise va mettre en place un plan de restructuration dans une maison d'édition pour jeunesse. L'intérêt du roman de Valérie Kuperman vient du fait qu'elle a connu la situation qu'elle décrit, elle même perdant son job. Son histoire trouve bien évidemment écho dans la situation dramatique que connaissent de nombreux salariés. Les méthodes employées nous révoltent et le roman de Kuperman a cette force là. Mais elle porte aussi un regard distant vis à vis de ces collègues, et c'est là que le roman apporte un éclairage intéressant. Entre colère, résignation, hypocrisie et peur, le roman de Kuperman fait froid dans le dos nous montrant comment la possible perte d'emploi peut agir de façon différente sur les individus. Kuperman montre comment l'harcélement arrive à fissurer la cohésion d'une équipe, et comment l'indvidualité reprend le dessus. Un constat amer, désenchanté mais terriblement lucide.
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
  • Par mila0707, le 09 février 2012

    mila0707
    Une entreprise doit être rachetée. Après une année d'incertitude, un acheteur se présente. Dans un premier temps, soulagés de ne pas se retrouver au chômage, les employés se demandent quel va être leur avenir : tout le monde va-t-il être repris, et à quel poste ? Agathe, Ariane, Patrick et Muriel : nous entrons dans leur quotidien, dans leurs questionnements et leurs angoisses sur leur devenir. Les personnalités se révèlent, les sentiments, bons ou mauvais, apparaissent au grand jour.
    Mon avis : Écrit un peu comme un recueil de nouvelles, ce roman montre une grande sensibilité, et le parcours, hélas de plus en plus fréquent, de bien des employés d'entreprises qui ferment ou délocalisent. Les personnes sont vraiment humaines, avec leur quotidien, leurs espoirs et leurs déceptions. Je dois dire malgré tout que la peinture qui nous en est faite frôle parfois la caricature
    Nathalie Kuperman écrivait uniquement pour la jeunesse. En 1999, elle s'adresse pour la première fois à un public adulte et depuis, elle a su s'imposer, reçoit de bonnes critiques et des prix. Elle n'en oublie pas pour autant son jeune public et continue d'écrire pour lui.
    Public : roman pour les adultes.
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par ignatus-reilly, le 04 avril 2011

    ignatus-reilly
    Une entreprise spécialisée dans la littérature enfantine, et plus particulièrement la presse, vient d'être rachetée par un homme d'affaires cynique.
    Cela faisait un an que l'entreprise était à vendre. Ce repreneur aurait pu être un sauveur. Malheureusement, il n'est est rien. Sa logique est celle du profit. L'humain n'a aucune importance.
    Dans ce texte a plusieurs voix, chaque salarié se fait entendre; par la voix de quelques uns ou par le choeur (tous les salariés).
    C'est une situation de crise, l'entreprise déménage, des rumeurs de licenciements circulent, chacun se sent menacé. Tous sont bouleversés.
    Les réactions vont être différentes et terriblement révélatrices de la personnalité de chacun. Certains résistent, d'autres collaborent, dénoncent ou encore se mettent en avant, il y a ceux qui perdent pied.
    Dans ce combat pour la survie, tous les coups sont permis et les vrais visages apparaissent. Petites lâchetés, trahisons, vengeance personnelle, sabotage et les rumeurs deviennent le quotidien de Mercandier Presse.
    Le monde du travail est une jungle. Jamais cette phrase ne s'est révélée aussi vraie.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 16 juin 2011

    canel
    Avec l'essor d'Internet, la presse écrite est en pleine mutation. Cette revue pour enfants va en faire les frais, et avec elle, tous les salariés qui y travaillent. Les rumeurs cèdent la place à la panique, puis aux diverses stratégies d'intégration ou de rejet face à la restructuration. La polyphonie reflète bien la palette des réactions possibles : solidarité ou individualisme, bassesses et mesquineries pour sauver sa peau ou régler ses comptes. Les carriéristes opportunistes essaient de tirer leur épingle du jeu, les défaitistes se voient déjà dehors, tandis que d'autres essaient de s'en sortir le moins mal possible, sans trop de dommages. Mais attention, qui dit groupe dit interactions donc ajustements : personne n'est à l'abri de surprises...
    Un livre intéressant sur le malaise au travail - exacerbé ici par une situation de crise - et plus généralement sur les relations au sein d'un microcosme, et sur la crainte du changement. Un léger bémol : ça m'a semblé dénué d'émotion, l'analyse des protagonistes reste relativement "froide", même si l'on suit la vie privée de certains. Bon, il faut préciser que j'avais en tête "Les heures souterraines" de Delphine de Vigan.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par BVIALLET, le 12 mai 2012

    BVIALLET
    Au bord de la faillite, Mercandier-Presse, un groupe éditorial spécialisé dans les publications enfantines, est racheté par un certain Paul Cathéter, financier peu scrupuleux pratiquant le dégraissage sans le moindre état d'âme. Il nomme Muriel sur le poste de directrice générale mais celle-ci n'arrive pas à se pardonner d'avoir désigné Ariane et huit autres collègues pour la première charrette et finit par donner sa démission. Après un moment de révolte un peu puérile, Ariane réussit à retourner la situation en sa faveur et à prendre la place de Muriel.
    Le monde mesquin et cruel de l'entreprise en proie à un plan de restructuration dans toute son horreur. Les sentiments et interactions entre les employés sont minutieusement décrits et même presque disséqués à la manière d'un entomologiste. Nathalie Kuperman donne tour à tour la parole à chacun des protagonistes avec pour résultat un « roman choral » , procédé qui n'a plus grande originalité et qui brouille le récit au lieu de l'éclairer. Ce roman, qui n'est ni une thèse socio- économique ni un témoignage en dépit de la sinistre réalité qu'il tente de décrire, manque nettement d'épaisseur dramatique et un peu de réalité humaine. Les personnages sont un tantinet caricaturaux (particulièrement Cathéter) et le style naturel et « parlé » s'encombre trop des détails d'un quotidien banal et insignifiant. Celles et ceux qui ont déjà subi ce traumatisme n'apprendront rien. Et certains se demanderont peut-être si tout cela est vraiment possible dans nos sociétés libérales avancées...

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Critiques presse (1)


  • Actualitte , le 20 mars 2012
    Un roman glaçant sur la souffrance au travail, la manipulation des salariés, sur l'entreprise qui a perdu toute valeur sociale, où la limitation des coûts, la rentabilité menacent l'exigence et la qualité du travail et annihilent complètement l'être humain
    Lire la critique sur le site : Actualitte

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Citations et extraits

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  • Par tulisquoi, le 19 décembre 2010

    Nous ne pouvions plus rien faire de nos jambes, de nos mains, de nos cerveaux. Nous avancions en tâtonnant, et la présence de celui qui était devant rassurait celui qui le suivait. Nous voulions profiter le plus longtemps possible d’être un groupe, une entité, un ensemble. Nous ignorions encore la douleur d’être seul devant les questionnaires du pôle emploi, à devoir prouver que nous recherchions un travail d’une façon hardie. Nous allions vite devenir coupables de n’avoir pas su conserver notre poste. Nous devrions expliquer à nos amis comment notre société avait été condamnée du jour où elle avait été vendue. Les gens feraient mine de comprendre ; en ce moment, c’est partout pareil… Et pourtant, non, ce n’est pas partout pareil. C’est partout singulier, c’est partout une seule personne à la fois qui soudain perd pied, hallucine, voudrait que ce soit un rêve, mais, par pitié, pas elle, oh non, pas elle. Partout c’est elle, qui espérait une récompense parce qu’elle s’était tenue bien sage, avait fait tout ce qu’elle pouvait, avait mis des bouchées doubles comme on le lui avait demandé (ah, les bouchées doubles !), toléré les humiliations et accepté d’humilier à son tour pour sauver une place qu’elle a de toute façon perdue.
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  • Par ignatus-reilly, le 04 avril 2011

    Éventrer les cartons, que bonheur, éventrer les projets foireux, éventrer les chefs, éventrer les décisions arbitraires, les représailles, les abus de pouvoir, les entretiens dont on sort la queue entre les jambes alors que ça fait vingt ans qu'on est dans la boîte et que l'on s'entend soudain dire qu'on n'est plus bon à rien, éventrer la bêtise, éventrer ce rien qui tient lieu de tout et devant lequel on doit s'agenouiller. On aime notre métier et notre métier ne nous aime plus.
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  • Par Aifelle, le 28 janvier 2011

    "Nous les avions un peu oubliées, celles qui ont tout fait pour que les choses se passent autrement, qui n'ont cessé de nous prévenir du danger que représentait l'acceptation d'être rachetés par un escroc, qui nous ont encouragés à faire grève, à alerter les médias, à nous mobiliser pour exiger que nous restions dans le grand groupe de presse en question. Nous en avons les moyens ! assenaient-elles avec une conviction moyenne. Nous avions déjà baissé les bras".

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  • Par kathel, le 17 novembre 2010

    Il est huit heures et je dois me rendre au travail. C’est tellement étonnant la façon dont les choses auraient pu tourner, et comment, non, elles sont restées figées. je n’ai rien fait de mon goût pour les concours et je ne me suis jamais mesurée aux autres. Ne pas se faire remarquer demande déjà une énergie considérable.
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  • Par manoes, le 28 septembre 2010

    Nous faisons partie de cette entreprise qui, si elle n’est plus une « grande entreprise » et se nomme aujourd’hui PME, n’en est pas moins un projet, un combat, une gageure. Nous nous resservons des coupes de champagne médiocre pour oublier que, sous les masques, s’installe le renoncement…
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