> Pierre Clarac (Éditeur scientifique)
> Marie-France Azéma (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253010049
Éditeur : Le Livre de Poche (2002)


Note moyenne : 4.09/5 (sur 173 notes) Ajouter à mes livres
Une tortue, un corbeau, un lièvre, une fourmi, un lion, et même un pot au lait : autant de figures familières qui peuplent, parmi tant d'autres, notre imaginaire, resurgissent régulièrement, et que nous devons toutes au fabuleux talent de M... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 24 juin 2011

    brigittelascombe
    Qui n'a pas biberonné le lait de La Fontaine?
    Ses Fables ont bercé notre enfance, à moins qu'elles ne l'aient scandée: Tableau noir! Récitation! Zéro!
    Le corbeau et le renard
    Maître corbeau, sur un arbre perché,
    tenait en son bec un fromage.
    Maître Renard, par l'odeur alléché,
    lui tint à peu près ce langage....
    Bon, ça va déjà jusque là...
    Immortel ! Il est immortel, le plus français de nos poètes du haut de son XVII° siècle.
    Facile La Fontaine?
    Peut être pas. Un style libre,des tours vieillis rajeunis,des termes techniques piochés ça et là, des allusions à l'histoire, à la mythologie, aux usages populaires... ses explications de texte sont un vrai casse tête.
    Qu'importe, cet admirateur d'Esope et de Socrate, a su poétiser ses Fables, les rendre divertissantes pour inculquer la sagesse aux enfants, en leur parlant en paraboles.
    Il disait lui même (je cite pour mieux pénétrer sa pensée):
    "Dites à un enfant que Crassus, allant contre les Parthes, s'engagea dans leur pays sans considérer comme il en sortirait; que cela le fit périr, lui et son armée, quelque effort qu'il fit pour se retirer. Dites au même enfant que le renard et le bouc descendirent au fond d'un puits pour y éteindre leur soif; que le renard en sortit, s'étant servi des épaules et des cornes de son camarade comme d'une échelle:au contraire le bouc y demeurera pour n'avoir pas eu autant de prévoyance; et par conséquent il faut tirer de toute chose la fin; je demande lequel de ces deux exemples fera le plus d'impression sur cet enfant."
    Oui, bien sûr La Fontaine est moralisateur, il donne des leçons de vie, ses animaux personnifiés ont leur caractère propre et permettent notre identification, ses différents tableaux favorisent nos projections.
    Les Fables de La Fontaine sont vivantes car elles ont un corps et une âme, leur âme étant la moralité finale.
    Un grand Monsieur ce La Fontaine!
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    • Livres 4.00/5
    Par picaflor, le 22 avril 2012

    picaflor
    Et pourquoi pas en relire deux ou trois de temps en temps ? Cela nous replonge dans notre enfance et, même si la morale de certaines d'entre elles date parfois un peu, c'est plus proche de nous, malgré tout, que le prêchi-prêcha d'un Confucius : cela peut se savourer comme une espèce de carambar dont on croyait avoir perdu le goût depuis des années...
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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 08 juillet 2009

    annie
    L'intégrale des Fables (253 en tout), illustrées par un large panel de dessinateurs.
    Les illustrateurs les plus talentueux et les plus célèbres, au cours des siècles, se sont en effet essayés à illustrer les fables de La Fontaine.
    Ce livre permet de retrouver les oeuvres de :
    Grandville,
    Oudry,
    Gustave Moreau,
    Gustave Doré,
    Félix Lorioux,
    Boutet de Montvel,
    Armand Rapeño,
    Marc Chagall,
    Marcel Jeanjean,
    Jaba,
    Gaston Gellibert,
    Roger de la Nézière,
    Vimar,
    Christophe,
    la maison Pellerin à Épinal (plusieurs séries différentes du début du XIXe siècle au milieu du XXe siècle),
    mais aussi quelques exemplaires rares de la collection du baron Feuillet de Couche qui, ambassadeur de France à la fin du XIXe siècle, fit illustrer des Fables par des artistes locaux dans chacune de ses affectations.
    On verra donc ici des illustrations japonaises, chinoises, indiennes, turques et arabes.
    Une grande variété d'images : dessins, gouaches, gravures, aquarelles, lithographie, chromos publicitaires, caricatures, illustrations pour des protège-cahiers, etc...
    Un ensemble d'une variété exceptionnelle, surprenant, amusant, éblouissant.
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    • Livres 5.00/5
    Par Kalliope, le 30 avril 2011

    Kalliope
    A lire et relire... avec ses enfants, puis avec ses petits-enfants. Certaines éditions sont très joliment illustrées, faites pour donner l'amour de la lecture aux enfants.
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    • Livres 5.00/5
    Par audrey888, le 27 mai 2012

    audrey888
    Classiques et toujours aussi pertinentes !
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Citations et extraits

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  • Par Dexterette, le 22 mai 2012

    D’Araignée et l'Hirondelle

    O Jupiter, qui sus de ton cerveau,
    Par un secret d'accouchement nouveau,
    Tirer Pallas, jadis mon ennemie,
    Entends ma plainte une fois en ta vie !
    Progné me vient enlever les morceaux ;
    Caracolant, frisant l'air et les eaux,
    Elle me prend mes mouches à ma porte :
    Miennes je puis les dire; et mon réseau
    En serait plein sans ce maudit oiseau :
    Je l'ai tissu de matière assez forte. »
    Ainsi, d'un discours insolent,
    Se plaignait l'araignée autrefois tapissière,
    Et qui, lors étant filandière,
    Prétendait enlacer tout insecte volant.
    La soeur de Philomèle, attentive à sa proie,
    Malgré le bestion happait mouches dans l'air,
    Pour ses petits, pour elle, impitoyable joie,
    Que ses enfants gloutons, d'un bec toujours ouvert,
    D'un ton demi-formé , bégayante couvée,
    Demandaient par des cris encor mal entendus.
    La pauvre aragne n'ayant plus
    Que la tête et les pieds, artisans superflus,
    Se vit elle-même enlevée :
    L'hirondelle, en passant, emporta toile, et tout,
    Et l'animal pendant au bout.

    Jupin pour chaque état mit deux tables au monde :
    L'adroit, le vigilant, et le fort sont assis
    A la première; et les petits
    Mangent leur reste à la seconde.
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  • Par Orphea, le 06 avril 2012

    L'enfant et le maître d'école

    Dans ce récit je prétends faire voir
    D'un certain sot la remontrance vaine.

    Un jeune enfant dans l'eau se laissa choir,
    En badinant sur les bords de la Seine.
    Le ciel permit qu'un saule se trouva
    Dont le branchage, après Dieu, le sauva.
    S'étant pris, dis-je, aux branches de ce saule,
    Par cet endroit passe un maître d'école ;
    L'enfant lui crie : "Au secours, je péris."
    Le magister, se tournant à ses cris,
    D'un ton fort grave à contre-temps s'avise
    De le tancer : "Ah ! le petit babouin !
    Voyez, dit-il, où l'a mis sa sottise !
    Et puis, prenez de tels fripons le soin.
    Que les parents sont malheureux, qu'il faille
    Toujours veiller à semblable canaille !
    Qu'ils ont de maux ! et que je plains leur sort !"
    Ayant tout dit, il mit l'enfant à bord.

    Je blâme ici plus de gens qu'on ne pense.
    Tout babillard, tout censeur, tout pédant
    Se peut connaître au discours que j'avance :
    Chacun des trois fait un peuple fort grand :
    Le créateur en a béni l'engeance.
    En toute affaire ils ne font que songer
    Aux moyens d'exercer leur langue.
    Eh ! mon ami, tire-moi de danger,
    Tu feras après ta harangue.
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  • Par Orphea, le 15 mai 2009

    Le Loup et le Chien

    Un Loup n'avait que les os et la peau,
    Tant les chiens faisaient bonne garde.
    Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
    Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde.
    L'attaquer, le mettre en quartiers,
    Sire Loup l'eût fait volontiers ;
    Mais il fallait livrer bataille,
    Et le Mâtin était de taille
    A se défendre hardiment.
    Le Loup donc l'aborde humblement,
    Entre en propos, et lui fait compliment
    Sur son embonpoint, qu'il admire.
    "Il ne tiendra qu'à vous beau sire,
    D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
    Quittez les bois, vous ferez bien :
    Vos pareils y sont misérables,
    Cancres, haires, et pauvres diables,
    Dont la condition est de mourir de faim.
    Car quoi ? rien d'assuré : point de franche lippée :
    Tout à la pointe de l'épée.
    Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. "
    Le Loup reprit : "Que me faudra-t-il faire ?
    - Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
    Portants bâtons, et mendiants ;
    Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
    Moyennant quoi votre salaire
    Sera force reliefs de toutes les façons :
    Os de poulets, os de pigeons,
    Sans parler de mainte caresse. "
    Le Loup déjà se forge une félicité
    Qui le fait pleurer de tendresse.
    Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
    "Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.
    - Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché
    De ce que vous voyez est peut-être la cause.
    - Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
    Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?
    - Il importe si bien, que de tous vos repas
    Je ne veux en aucune sorte,
    Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. "
    Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.
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  • Par Orphea, le 15 mai 2009

    Le Chêne et le Roseau

    Le chêne un jour dit au roseau:
    "Vous avez bien sujet d'accuser la nature;
    Un roitelet pour vous est un pesant fardeau;
    Le moindre vent qui d'aventure
    Fait rider la face de l'eau,
    Vous oblige à baisser la tête.
    Cependant que mon front, au Caucase pareil,
    Non content d'arrêter les rayons du soleil,
    Brave l'effort de la tempête.
    Tout vous est aquilon, tout me semble zéphyr.
    Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage
    Dont je couvre le voisinage,
    Vous n'auriez pas tant à souffrir:
    Je vous défendrai de l'orage;
    Mais vous naissez le plus souvent
    Sur les humides bords des royaumes du vent.
    La nature envers vous me semble bien injuste.
    - Votre compassion, lui répondit l'arbuste,
    Part d'un bon naturel; mais quittez ce souci:
    Les vents me sont moins qu'à vous redoutables;
    Je plie, et ne romps pas.
    Vous avez jusqu'ici
    Contre leurs coups épouvantables
    Résisté sans courber le dos;
    Mais attendons la fin."
    Comme il disait ces mots,
    Du bout de l'horizon accourt avec furie
    Le plus terrible des enfants
    Que le nord eût porté jusque là dans ses flancs.
    L'arbre tient bon; le roseau plie.
    Le vent redouble ses efforts,
    Et fait si bien qu'il déracine
    Celui de qui la tête au ciel était voisine,
    Et dont les pieds touchaient à l'empire des morts.
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  • Par Aela, le 16 février 2011

    La mort et le bûcheron
    Un pauvre bûcheron couvert de ramée,
    Sous le faix du fagot aussi bien que des ans
    Gémissant et courbé, marchait à pas pesants,
    Et tâchait de gagner sa chaumine enfumée.
    Enfin, n'en pouvant plus d'effort et de douleur,
    Il met bas son fagot, il songe à son malheur:
    Quel plaisir a-t-il eu depuis qu'il est au monde?
    En est-il un plus pauvre en la machine ronde?
    Point de pain quelquefois, et jamais de repos.
    Sa femme, ses enfants, les soldats, les impôts,
    Le créancier, et la corvée
    Lui font d'un malheureux la peinture achevée.
    Il appelle la Mort, elle vient sans tarder,
    Lui demande ce qu'il faut faire.
    " C'est, dit-il, afin de m'aider
    A recharger ce bois; tu ne tarderas guère."
    Le trépas vient tout guérir;
    Mais ne bougeons d'où nous sommes:
    Plutôt souffrir que mourir
    C'est la devise des hommes.
    livre I fable 16, 1668
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Vidéo de Jean de La Fontaine


Frédéric Valabrègue "Le candidat" 1/2
Où il est question du Niger et des Impressions d'Afrique, de l'adolescence, de la fable et du conte, des griots, d'Abdou candidat à l'exil en Europe et du Candide, du merveilleux, des Fables de La Fontaine, de l'éloquence, du vernaculaire, de la langue africaine, et des langues, d'Amos Tutuola et de Raymond Queneau, de l'animal, de Lévi-Strauss, du sens et des sens, à l'occasion de la parution du nouveau livre de Frédéric Valabrègue: "Le Candidat" aux éditions POL à Paris le 6 octobre 1/2











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