> Jean-Luc Steinmetz (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253161209
Éditeur : Le Livre de Poche (2003)


Note moyenne : 4.21/5 (sur 178 notes) Ajouter à mes livres
Lorsqu'il commence à publier ses petits poèmes en prose dans des revues et des journaux, Baudelaire a beau les qualifier modestement de " bagatelles ", il a pleinement conscience de ce qu'ils ont de singulier. Et nous le savons mieux désormais, ce qui s'inaugure de mani... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (9)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 18 juillet 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Chaque lecteur lit à sa manière mais encore plus lorsqu'il s'agit de poésie. Alors, quand vient l'heure de rédiger ses impressions, cela devient plutôt ardu. On peut conseiller un roman que l'on a aimé tandis que conseiller un recueil de poèmes est plus difficile, il y a plus de risques qu'il ne trouve pas d'écho chez cette autre personne. de plus, la poésie est difficilement explicable, elle se lit, se vit tout simplement.
    Cependant, je peux vous dire que j'ai beaucoup apprécié ces Petits poèmes en prose. Juste avant, j'avais lu Les fleurs du mal (coup de cœur) et Le spleen de Paris m'est apparu comme plus léger. Nous retrouvons les thèmes chers à Baudelaire comme la mélancolie, la faiblesse de l'homme, la mort mais également des thèmes moins morbides. Non pas que ce livre soit teinté de joie, je dirais plutôt qu'il est empreint d'une grande lucidité. Certains textes sont tristes mais pas à l'extrême. Baudelaire nous raconte à travers sa prose, ce qu'il voit, ce qu'il ressent. Il nous raconte Paris, les gens, la vie et tout ça avec une grande justesse.
    Un livre très agréable sous forme de courts textes. Une plume dont on ne peut reconnaître que les qualités indéniables.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par kenkuro, le 29 mai 2011

    kenkuro
    Il est toujours difficile de parler d'un classique. Que dire qui n'ait pas déjà été dit ? Sans avoir la prétention de livrer une critique révolutionnaire des poèmes en prose, je vais m'efforcer de donner quelques raisons qui doivent conduire tout lecteur curieux qui se respecte à ouvrir (même pour le refermer aussitôt) Le Spleen de paris. Voici donc 5 bonnes raisons :
    1. La poésie ce n'est pas que du versifié, et la découvrir en prose est aussi rafraîchissant qu'étonnant, déstabilisant peut être.
    2. Parce qu'un poète c'est aussi un homme, et que Baudelaire fait exploser le cadre classique du poète qui ne nous ressemble pas.
    3. Mais le poète est aussi celui qui voit ce qu'on ne voit pas. Qui oserait refuser le généreux don que nous fait Baudelaire en partageant ses visions ?
    4. Parce que les thèmes traités sont originaux, absurdes parfois, provocateurs souvent : "assommons les pauvres" ! Il est bon que la poésie s'attaque au quotidien.
    5. Enfin parce que, il faut l'avouer, ça fait terriblement chic de lire du Baudelaire.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Sidou-69, le 04 juillet 2011

    Sidou-69
    Un gros coup de cœur. Au départ, je n'étais pas très motivée pour lire ce livre que l'on m'imposait encore une fois, mais, je suis vraiment tombée sous le charme des poèmes en prose de Baudelaire, mais encore du style d'écriture. Pour finir, je le conseille donc à tout le monde, même ceux qui sont retissant à la poésie ! Gros coup de cœur
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 16 juin 2011

    cicou45
    Il est vrai qu'il est difficile de faire un résumé d'un livre de poèmes quel qu'il soit, ce que je me risquerais donc pas à faire. Toujours est-il que certains thèmes récurrents reviennent régulièrement dans cet ouvrage comme ceux de la misère, de la tristesse ou encore de l'ennui. Baudelaire nous régale avec son écriture inégalable. Poète de génie, le lecteur passe un très agréable moment en lisant cet ouvrage, à condition qu'il ne soit pas déjà "déprimé" en décidant de le lire. Une pure merveille, à lire et à relire !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Carosand, le 19 février 2011

    Carosand
    La prose de Baudelaire opère comme ses vers mais avec une lecture plus facile évidemment, il décrit toujours la vérité sur la faiblesse humaine et la triste réalité de l'existence mais malgré son pessimisme inaltérable on aime le lire et le relire toujours avec délectation.
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)

> voir toutes (28)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Vienlivre, le 18 octobre 2011

    L'ÉTRANGER

    - Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis? ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère?
    - Je n'ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frères.
    - Tes amis?
    - Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est rester jusqu'à ce jour inconnu.
    - Ta patrie?
    - J'ignore sous quelle latitude elle est située.
    - La beauté?
    - Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
    - L'or?
    - Je le hais comme vous haïssez Dieu.
    - Eh! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger?
    - J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages!

    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par Sidou-69, le 04 juillet 2011

    Le désespoir de la vieille
    La petite vieille ratatinée se sentit toute réjouie en voyant ce joli enfant à qui chacun faisait fête, à qui tout le monde voulait plaire ; ce joli être, si fragile comme elle, la petite vieille, et, comme elle aussi, sans dents et sans cheveux.
    Et elle s'approcha de lui, voulant lui faire des risettes et des mines agréables.
    Mais l'enfant épouvanté se débattait sous les caresses de la bonne femme décrépite, et remplissait la maison de ses glapissements.
    Alors la bonne vieille se retira dans sa solitude éternelle, et elle pleurait dans un coin, se disant : - " Ah ! pour nous, malheureuses vieilles femmes, l'âge est passé de plaire, même aux innocents ; et nous faisons l'horreur aux petits enfants que nous voulons aimer ! "
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Cerridwen, le 22 février 2009

    Le Miroir

    Un homme épouvantable entre et se regarde dans la glace.
    "- Pourquoi vous regardez-vous au miroir, puisque vous ne pouvez vous y voir qu'avec déplaisir?" L'homme épouvantable me répond: "- Monsieur, d'après les immortels principes de 89, tous les hommes sont égaux en droits; donc je possède le droit de me mirer; avec plaisir ou déplaisir, cela ne regarde que ma conscience."
    Au nom du bon sens, j'avais sans doute raison; mais, au point de vue de la loi, il n'avait pas tort.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 21 juillet 2011

    Il faut être toujours ivre. Tout est là : c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
    Mais de quoi? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par grisette, le 11 juin 2010

    Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère.
    Citation de qualité ? (17 votes positifs)

> voir toutes (32)

Videos de Charles Baudelaire

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Charles Baudelaire

Charles Baudelaire - Les Femmes Damnées (Les Poètes maudits)








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le Spleen de Paris : Petits poèmes en prose par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (386)

> voir plus

Quiz