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ISBN : 2205063979
Éditeur : Dargaud (2009)


Note moyenne : 4.24/5 (sur 397 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Je pèse lourd. Des tonnes. Alliage écrasant de lard et d'espoirs défaits, je bute sur chaque pierre du chemin. Je tombe et me relève, et tombe encore. Je pèse lourd, ancré au sol, écrasé de pesanteur. Atlas aberrant, je traîne le monde derrière moi. Je pèse lourd. Pire ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 04 février 2013

    lehane-fan
    Blast ! Une déflagration , un nouveau coup de tonnerre dans l'univers de l'art graphique !
    Polza Mancini et ses deux tôliers nous la jouent Garde à Vue !
    En effet , sans cesse harcelé lors d'un interrogatoire policier pour le moins musclé , cet atlas aberrant , pire qu'un char d'assaut comme il se définit lui-même , se révèlera , se confiera à son propre rythme , posé , mesuré et précis , irritant au plus au point ses deux pitbulls en quête de vérité ! de là à dire que Polza s'amuse à leur faire danser une Polka , il n'y a qu'un pas...
    Première interrogation en découvrant le coup de crayon et l'encrage , c'est bien du Larcenet , ce même gars , auteur très inspiré du Combat Ordinaire dévoré il y a peu ? Apparemment , yes it is not because i do ! En clair , oui !
    Style épuré en noir et blanc . de pleines pages alternant avec des planches beaucoup plus classiques . de longs monologues cédant la place à un silence assourdissant . Larcenet étonne et détonne en proposant un récit difficilement identifiable bien qu'axé , encore et toujours , sur l'humain et sa délicate construction dans une société bien trop formatée .
    Pas de grosses révélations dans ce premier tome . Juste la découverte d'un homme hors norme en proie au doute et bien décidé , en s'affranchissant brutalement d'une société castratrice , à se trouver au gré de rencontres constructrices et par le biais d'un nouveau style de vie en parfaite adéquation avec son état du moment : vivre pleinement sa vie plutôt que de la subir...Accessoirement , retrouver cet état de plénitude absolue qu'il connût , une fois seulement , et qui le laissât extatique comme au premier jour : le Blast !
    Tour à tour tendre , violent et onirique , un premier tome remplissant parfaitement son rôle d'aiguillon en incitant magistralement le lecteur à se ruer au plus vite sur le second opus !
    Blast , Grasse Carcasse : la grosse classe !
    http://www.youtube.com/watch?v=oF5cBoAV5Ys
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    • Livres 4.00/5
    Par jeranjou, le 28 août 2013

    jeranjou
    - Madame Régine Mainsoeur, directrice adjointe des éditions Gaudart.
    - Manu Larcenet, je suis venu en personne…
    - C'est un honneur de vous rencontrer et une belle surprise de nous avoir retenu pour votre nouveau projet. Je dois dire que j'ai lu avec grand plaisir votre album Blast, très original et fort audacieux, ma foi.
    - Je vous remercie madame Minceur, mais…
    - Pas de madame entre nous, Emanuel. Appelez-moi Régine.
    Mais revenons à l'album. C'est pas mal du tout mais il faut vraiment gommer toutes ces aspérités. Votre livre, c'est un peu comme si on omettait de passer le papier de verre sur un mur de plâtre avant de le peindre. Vous voyez ce que je veux dire ?
    - Oui, oui… enfin, non...
    - Ce n'est pas grave. Pour commencer, je vous suggère de remplacer ce gros personnage de Polza Mancini par un grand mec, balèze si vous voulez, mais surtout grand plutôt que gras.
    - Mais c'est le héros et l'essence même du livre, cet obèse dont le fardeau est trop lourd à porter.
    - Changer juste son apparence et appelez le "Grande échasse"! Et dites donc, corrigez moi également ces nez. On dirait des becs d'animaux, des tuyaux en plastique ou autres tubercules difformes. On n'est pas chez Pinocchio que je sache !
    - Écoutez, je…
    - Hop, hop. Concernant l'illustration, je supprimerais toutes les pages sans texte qui font appel à l'imagination et qui surprennent un peu trop le lecteur. Et ainsi, on gagnerait du papier. Donc un profit plus important à la clé !
    - Non, mais je ne cherche pas le profit !
    - Pssse, tout le monde dit cela. Sinon, l'intrigue patine un peu. Pour donner plus de mordant à l'image du polar, allez-y beaucoup plus franchement sur l'hémoglobine, les meurtres ou encore des morts inexpliquées. Qui dit interrogatoire et flics suppose au moins un mort toutes les cinquante pages ! C'est indispensable. Mais je vous laisse le choix sur la manière de corriger le tir !
    - C'est seulement le tome 1… j'imagine déjà trois autres suites…
    - Justement, dernière suggestion, je trouve que vous n'utilisez pas assez la couleur. Uniquement durant l'effet de souffle, ce fameux blast, avec ces dessins d'enfants de 2 ans coloriés à la vite et que l'on ne comprend pas du tout. Bref, je vous le dis clairement, trop gris et trop triste votre album !
    - C'est justement pour bien marquer ce retour à l'enfance et cette capacité à s'envoler malgré son poids pendant le blast, contrastant avec le reste de la bande-dessinée!
    - Quelle imagination vous avez là. Vous avez l'air aussi fou que votre écrivain SDF (voir citation). Mais franchement, vous allez faire un tabac si vous suivez mes conseils : fini l'obèse, que des beaux nez, du texte, plusieurs meurtres et de la couleur. Un vrai cocktail Régine Mainsoeur !
    - Régime, il faut que je vous dise…
    - Régine avec un n comme Nadine. Sinon, pas de problème, Manu. Je vous accorde un mois supplémentaire pour m'envoyer une nouvelle version et vous signez aux éditions Gaudart, avec un cachet à la hauteur de votre talent. Ne vous trompez pas, ce n'est pas Dargaut, cette édition qui serait capable de publier votre version actuelle telle quelle !
    - C'était justement là où je voulais en venir. Un de nos stagiaires dyslexique a confondu les deux maisons d'édition lors de l'envoi de l'album. Je venais donc chercher personnellement l'original que l'on vous a envoyé par erreur. Désolé madame Minceur, mais je préfère garder ma grasse carcasse !
    Ps : Une bande-dessinée dérangeante, intriguante mais attachante à l'image de son personnage principal la grasse carcasse. Vivement la suite...
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    • Livres 4.00/5
    Par manU17, le 01 juillet 2013

    manU17
    Polza Mancini, 38 ans, plus ou moins écrivain, est en garde à vue. Il est interrogé pour que soit faite la lumière sur… Sur quoi au juste d'ailleurs ? Un acte commis à l'encontre d'une certaine Carole mais quel acte exactement, le mystère demeure…
    L'homme dérange parce qu'il dénote. Il est obèse, monstrueusement obèse. La différence dérange, c'est bien connu. Mais que cache cette énormité choquante, dérangeante ? Qu'est-ce qui peut pousser un individu à vouloir disparaitre sous une telle chape de gras ? Pourquoi s'infliger ça ? Quel peut-être ce mal, ce désespoir qu'il contient sous cette carapace éléphantesque ?
    Les policiers tentent de le faire parler, de comprendre, mais font-ils le poids pour mener l'interrogatoire face à ce suspect au physique et à la personnalité hors normes ?…
    Son récit nous permet de découvrir son existence marginale, ses déambulations, ses errances. Un univers sombre, tragique, désespéré, peuplé de personnages protéiformes, de gueules cassées, d'individus en marge, abimés par le vie. Et bien sûr, il est question du blast…
    Manu Larcenet nous livre un récit et des dessins déroutants, oniriques, désenchantés, entre poésie et tragédie, transcendés par une atmosphère sombre, beaucoup de noirs et de gris, mais qu'il parvient à ne jamais rendre totalement pesante ou désespérante. Contre toute attente, il nous ferre, l'empathie fonctionne et une seule envie nous habite, se jeter voracement sur la suite.
    Blast de Manu Larcenet, comme une explosion de sentiments entremêlés…


    Lien : http://bouquins-de-poches-en-poches.blogspot.fr/2013/06/blast-1-gras..
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    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 13 novembre 2012

    marina53
    A l'instar du héros, cet album est tout simplement énorme et titanesque! Et, encore, je n'en suis qu'au premier tome... A se demander jusqu'où Larcenet va nous emmener...
    On retrouve Polza Mancini, alias Grasse carcasse, en garde à vue, soupçonné d'avoir fait quelque chose de mal à une certaine Carole. Mis à mal par deux policiers tenaces qui veulent découvrir la vérité, il la leur racontera, mais à sa manière et à son rythme. Ces policiers auront bien du mal à discerner le vrai du faux. Comment croire à cette expérience du "blast" qu'a vécu Polza, c'est à dire cette sorte de révélation métaphysique interne? Comment croire qu'il ait choisi de devenir clochard, et non SDF, comme il le souligne, après la mort de son père?
    Cette œuvre sombre, poétique et tragique est incroyablement réussie. Larcenet a dépeint avec une grande finesse de magistrales planches en noir et blanc, aux contrastes très forts et aux pleines pages grandioses. Les dessins colorés et enfantins, symbole du blast, apportent une certaine touche de naïveté. Les personnages sont très expressifs et attachants, parfois insaisissables et lunaires.
    Un scénario hors norme avec des personnages hors norme...
    Blast, pas de bla-bla: dévorez-le...
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    • Livres 5.00/5
    Par Chrisdu26, le 07 juin 2013

    Chrisdu26
    Attention au «Blast», effet de souffle, onde de choc, surpression et explosion. S'il se propage plus vite que le son et qu'il entre dans votre corps, il provoque des dégâts internes considérables.
    Polza Mancini 38 ans, écrivain, est un personnage hors norme. Obèse, il pèse 150 kg, une grasse carcasse mais également une masse lourde d'émotion, de naïveté et d'espoir, il peut même s'envoler. A la mort de son père, Polza foudroyé par le Blast, va tout laisser tomber et devenir clochard par choix. Il réalise enfin qu'il est libre et que désormais il ne décevra plus personne. Plus de minute réglementaire, il a tout son temps et il le prend. Sa vie d'errance le mène vers Carole mais il se retrouve en garde à vue, soupçonné d'avoir fait du mal à cette femme s'en que nous sachions réellement quoi. Les deux flics en quête de vérité et en soif de pouvoir, tels deux hyènes, vont pourtant devoir attendre de longues heures car le présumé coupable n'a pas l'intention de révéler la vérité à la va-vite mais souhaite expliquer avec précision le raisonnement de ce geste qui le condamne d'avance. Il nous guide lentement et doucement vers l'origine de son mal et nous emmène dans les méandres de son enfance et de ses sentiments les plus profonds. Il pèsera minutieusement la teneur et la nuance de ses propos.
    Parfois nos actes ne nous appartiennent pas directement. Un criminel est-il le seul responsable quand on réalise que son enfance n'a été que brutalité, violence, haine et misère sociale ? Qui est le plus condamnable, la personne qui a porté le geste, ses parents castrateurs qui l'ont mal aimé, le voisin pour s'être tu ou la société pour lui avoir tourné le dos ?
    Polza, nous semble dépourvu de sentiments et pourtant quelque chose nous attache à lui s'en savoir quoi exactement. Il nous balade entre chimère et réalité sur son chemin de croix et nous restons bouche bée à écouter et comprendre son histoire. Toujours sur le fil du rasoir nous nous attendons à chaque seconde à ce que ce personnage bascule dans la folie, mais Polza reste maître du jeu, il tient les rênes et nous tient à la gorge.
    Le coup de crayon, les dialogues et les silences, voilà les maîtres mots qui caractérisent le génie de Larcenet. Son graphisme est inimitable, les mots frappent avec justesse et ses silences nous en disent long.
    C'est avec bonheur que j'ai retrouvé l'auteur du «Combat ordinaire» en plus puissant, plus grave, plus tortueux. On aime ou on déteste mais on ne peut être mitigé. Ce premier volet est un pur chef-d'œuvre. Récit éprouvant et déconcertant qui alterne garde à vue et souvenirs.
    Blast ou comment une explosion d'émotion peut bouleverser une vie.


    Lien : http://marque-pages-buvard-post-it.blogspot.fr/2013/06/blast.html
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 30 novembre 2011
    Car sous ses allures sombres, comme tout droit sorti d'un récit de Dostoïevski, Blast séduit à chaque page, que ce soit par son texte poétique, ses aquarelles d'une rare beauté, ou son regard impitoyablement lucide sur le monde.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par Cristie, le 13 avril 2014

    Ici, les plus belles choses comme les pires n'existent que si on y prête attention

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  • Par manU17, le 30 juin 2013

    - Je ne le sens pas ce type...
    - Pourquoi ?
    - C'est toute cette graisse qu'il se trimballe...ça...ça me dégoûte... T'as pas vu ?! Ça ballotte dessous ses bras... Je suis sûr qu'il a des seins, tiens ! Arh ! Rien que d'y penser... Arrête de rigoler ! tu te rends compte à quel point il faut se détester pour s'infliger ça ?!

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  • Par jeranjou, le 28 août 2013

    - Et euh j’veux dire. Vous êtes un SDF ?

    - Non. Je suis un écrivain.

    - Un écrivain ?! Vous devez être un mauvais écrivain pour passer la nuit sur un quai de déchargement ! Non ?

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  • Par colimasson, le 19 juillet 2011

    Quand un grille-pain est défectueux, il cesse d’être un grille-pain pour devenir un machin cassé… Il ne viendrait à l’esprit de personne de trouver une place dans la cuisine pour que le « machin cassé » y continue son existence. Si vous ne savez pas le réparer, lui redonner sa fonction première, vous vous en débarrasserez. Comment ne pas se haïr quand, vers huit ans, on réalise qu’on partage la condition des ustensiles de cuisine ? Comment ne pas se haïr quand il est si naturel de se faire haïr ? Se haïr si fondamentalement, c’est comme se réveiller chaque matin avec le canon d’un pistolet dans la bouche. De guerre lasse, on en est parfois réduit à supplier que le coup parte.
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  • Par colimasson, le 19 juillet 2011

    Est-ce que vous connaissez « Star Academy » ? Les jeunes qui participent à cette émission ont un temps limité pour se servir du téléphone… Un compteur leur indique quand leur minute réglementaire est écoulée… Ce qu’il y a de remarquable, c’est qu’ils raccrochent toujours pile à temps… Peu importe ce qu’ils disent ou à qui ils parlent… Même si aucune personne physique ne les contraint à une telle ponctualité, aucun d’entre eux n’a jamais songé à dépasser sa minute… Avant la mort de mon père, je menais ma vie comme eux… Je respectais scrupuleusement la minute qui m’était impartie par le compteur…Il m’aura fallu attendre que mon père meure pour ne plus me satisfaire de…ma minute réglementaire… Aujourd’hui, si j’ai besoin de temps de temps, je le prends.
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