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ISBN : 2205067591
Éditeur : Dargaud (2011)


Note moyenne : 4.43/5 (sur 310 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Je mens... Je suis en feu, je suis gris, lourd, crasseux, mais je suis en feu." Un homme seul dort dans les bois. Masse inouïe de plus de 150 kilos, il est parti un beau matin, laissant sa vie d avant, à la recherche du blast, ce court instant de perfection, flash impr... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par jeranjou, le 09 septembre 2013

    jeranjou
    ▲Bim ! Bam ! Boum ! Attention au 2ième effet du BBBBBBLLLLLLAAAAAAAAASSSSSSTTTTTT
    Blast est une bande-dessinée mi-polar mi-science fiction écrite et illustrée par un auteur français Manu Larcenet.
    ►Lors de l'épisode 1, un étrange et imposant personnage, Polza Mancini, est arrêté et interrogé sans ménagement par deux flics au commissariat de police.

    Laminé par son complexe physique obsessionnel, on apprend que Mancini a quitté son foyer conjugal et abandonné son métier d'écrivain culinaire.
    ▼Au cours de sa cavale, Mancini explique que, plusieurs fois, il a réussi à atteindre un état de bien être absolu lui procurant la sensation de voler malgré son poids : le blast !
    Au début du tome 2, succombant à ses blessures, Carole Oudinot, peut-être son ex-femme, vient de mourir et Polza mancini devient plus que jamais le suspect numéro du mystérieux meurtre.
    ◄Survivant durant tout l'été dans la forêt, Mancini raconte que le froid l'obligeait l'hiver à se réfugier dans des maisons isolées jusqu'au jour où il va rencontrer un autre marginal appelé Jacky Jourdain.
    Squattant un souterrain sinistre, le bon samaritain Jourdain accueille son nouveau compère Mancini tout en l'initiant au trafic de médicaments et de drogue.
    ▲Toujours accro au blast, un effet jubilatoire orgasmique parait-il, Mancini se contente de "l'apocalypse selon saint Jacky", c'est-à-dire un trip à l'héroïne sacrément ébouriffant tout de même.
    Toujours aussi dérangeant et encore plus noir que le précédent, ce second épisode met en lumière la terrible descente aux enfers d'un homme rongé par son apparence et côtoyant la pire vermine qui soit.

    Brutalisant, Lancinant, Alcoolisant, Scotchant, Touchant… Goutez au double effet BLAST en noir et blanc, meilleur que le premier selon moi !!
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    • Livres 5.00/5
    Par MachaLoubrun, le 22 octobre 2014

    MachaLoubrun
    Le graphisme du deuxième tome de Blast est toujours aussi époustouflant et le scénario ne laisse guère plus de répit au lecteur qu'à Polza pour survivre. Son corps qu'il hait pourtant, est son meilleur rempart, il résiste au pire, la vie en plein froid glacial, l'alcool, les médicaments, la drogue, la violence. Polza est passé à tabac par Saint Jacky, un dealer redoutable qui vit dans un lieu désaffecté où il collectionne les livres. Mais ce dernier va finalement lui sauver la vie et le mêler à son commerce illicite. Tout est porté à son paroxysme et Manu Lacenet met à nu tous leurs paradoxes et leurs folies.
    Tout est brutal, ravageur et pourtant il émane de ces pages une étrange poésie, un appel à la vie. Polza semble faire corps avec la nature, sa quête du Blast reste intacte mais on ne sait toujours pas qui a tué Carole Oudinot, on ne sait d'ailleurs toujours rien d'elle…
    Il était déjà tard lorsque j'ai terminé L'apocalypse selon Saint Jacky mais je n'ai pas pu résister, j'ai commencé le tome 3.
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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 08 février 2013

    lehane-fan
    Toujours en délicatesse avec la maison poulaga , Polza se remémore...
    Il se confie à son rythme , celui d'un monolithe désormais en totale symbiose avec une nature qui l'accueille et le reconnaît désormais comme l'un des siens . Toujours fidèle à son régime médocs / biture , l'ami Polza ne parvient plus à retrouver l'essence même de sa quête : le Blast !
    Destin erratique d'un homme qui se cherche sans rarement se trouver , toujours seul n'était ce persistant fantôme paternel , objet de si douloureux questionnements sans réponse .
    Il est des rencontres bouleversantes qui vous marquent au fer rouge . Saint Jacky , ange déchu , y imprimera sa marque indélébile !
    Trois raisons de lire ce second opus :
    1 - barré
    2 - passionnant
    3 - poétique , ésotérique , onirique , dramatique , ectoplasmique , jcroikya1hic...
    Trois raisons de ne pas poursuivre l'aventure :
    1 -
    2 -
    3 -
    Voilà...Maintenant , vous faites qu'est-ce que vous voulez au niveau de la volonté déterminante qui vous est propre à vous-même , moi , perso , je file , toujours en mal de noirceur absolue , retrouver Polza pour de nouvelles révélations !
    Ici , Trouille , à vous les studios...
    Blast 2 : L'apocalypse selon saint Jacky : véritablement en odeur de sainteté !
    http://www.youtube.com/watch?v=Yin0SE1y5lk
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    • Livres 4.00/5
    Par manU17, le 28 juillet 2013

    manU17
    Ce deuxième volume s'ouvre sur une triste nouvelle, les policiers sont en effet alertés du décès de Carole Oudinot, victime présumée de Polza Mancini. On ignore toujours ce qui lui est réellement arrivé et même s'il a véritablement quelque chose à voir avec son destin tragique. La garde à vue continue pour Polza qui reprend le récit de ses errances, de ses souffrances, de ses délires, de ses plaisirs. Il tire indéniablement une certaine jouissance à s'exposer ainsi face aux deux policiers même s'il a parfois conscience de les dégoûter et qu'il partage leur dégoût. Son vagabondage va lui faire croiser la route d'un autre marginal, le fameux "Saint Jacky", une rencontre pour le moins mémorable…
    De la difficulté de s'accepter quand on se sent, quand on est pachydermique ? Accepter le regard des autres ? Accepter les autres ? Devenir un pachyderme pour se protéger du monde extérieur ? S'oublier derrière sa propre carapace de gras pour mieux tenir les autres à distance ou du moins essayer... Et bien d'autres questionnements encore sur la différence, le sens de la vie, ce que l'on est, ce que l'on veut… Qui suis-je ? Où vais-je ? Dans quel état j'erre comme dirait l'autre…
    Le plus étrange dans cette lecture, ce sont les questions qui nous assaillent. Qui est vraiment Polza ? Qu'a-t-il vraiment fait ? Qu'est-ce qui l'a vraiment conduit à choisir cette vie marginale ? Pourquoi cette recherche éperdue du Blast ? Qu'est-ce qui se cache derrière ce qui est dit et surtout derrière ce qui est tu ? Où Larcenet veut-il nous emmener ? Mystères, secrets, haine de soi et des autres, fantasmes, divagations, hallucinations, non-dits…
    Le plus surprenant, c'est qu'on adhère, on veut savoir, on veut comprendre, on aime ça et on en redemande. Larcenet nous tient et semble ne plus vouloir nous lâcher…Je referme donc ce livre avec beaucoup de questions en tête mais au moins une certitude, je lirai la suite !


    Lien : http://bouquins-de-poches-en-poches.blogspot.fr/2013/07/blast-2-leva..
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    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 16 novembre 2012

    marina53
    Tenue en haleine à la fin du premier tome, la seule chose qui me restait à faire: lire le deuxième...
    On retrouve Polza, toujours en garde à vue. Cette fois-ci, les deux policiers nous en apprennent un peu plus: Carole est morte. Ils vont alors chercher à savoir ce que lui a fait polza. Toujours fidèle à lui-même, celui-ci continue son récit, comment il a réussi à survivre dans la forêt, jusqu'au jour où on l'a tabassé, comment il a rencontré Jacky, ou plutôt Saint Jacky, comme il préfère être nommé... Et, pourtant, ce Jacky est loin d'être un saint...
    Toujours sous le charme des dessins de Manu Larcenet, c'est avec un certain plaisir que j'ai retrouvé Polza.
    Larcenet fait toujours dans le noir et blanc et surtout le gris, avec en prime, de grandes planches au sens si profond, soudain interrompues par les dessins enfantins aux couleurs criardes.
    L'histoire policière, quant à elle, commence à structurer le récit et prend de l'envergure. L'intrigue devient palpitante.
    C'est donc "La tête la première" que je vais me jeter sur ce troisième tome...
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Critiques presse (3)


  • Lexpress , le 29 juillet 2011
    Si Blast séduit à chaque page, c'est par son texte, économe mais poétique, ses aquarelles d'une rare beauté, son regard impitoyablement lucide sur le monde. De quoi propulser la série parmi les oeuvres les plus marquantes de la BD contemporaine française.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Auracan , le 14 juin 2011
    Larcenet maîtrise son style de façon époustouflante et nous surprend à chaque page tant par le scénario que par son dessin noir dans lequel on croise, Dieu sait comment, la tendresse. Un must.
    Lire la critique sur le site : Auracan
  • Culturebox , le 14 juin 2011
    Sur la lancée d'un premier tome coup de poing, Larcenet ne relâche pas la pression avec son écrivain devenu SDF. Le récit est intense, onirique et magnifié par un dessin en noir et blanc tout juste rehaussé par les couleurs du Blast.
    Lire la critique sur le site : Culturebox

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Citations et extraits

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  • Par MachaLoubrun, le 22 octobre 2014

    Oh, Polza ! Ecoute ça !
    Mmh ?
    "Maintenant, je ne peux plus me reposer. Les couleurs me poursuivent comme un souci. Elles me poursuivent dans mon sommeil. Non, c'est une grande souffrance et qu'est-ce que je veux ? Je poursuis un rêve, je veux l'impossible. Les autres peintres peignent un pont, une maison, un bateau et ils ont fini... Je veux peindre l'air dans lequel se trouvent le pont, la maison, le bateau. La beauté de l'air où ils sont n'est rien autre qu'impossible."
    Claude Monet
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  • Par marina53, le 31 mars 2014

    Parfois je mens. Je dis que je ne me souviens de rien. Mais il n'est rien qui ne s'efface, bien sûr.
    Je bouillonne en dedans. Je suis en feu.
    Je suis gris, lourd, crasseux, mais je suis en feu.
    Je suis la limaille, le cambouis, les miasmes, les ordures.
    Je suis la souillure, la suie qui s'incruste sous les ongles, les paupières, qui se niche au fond des poumons.
    Le désespoir, c'est comme la prison, la mine ou l'usine... Ça ne vous lâche jamais.
    Mais je suis en feu.
    Alors je mens.
    Je dis que je ne me souviens de rien.
    Mais mon histoire est écrite de cicatrices. Il me suffit d'inspecter ma peau, et tout me revient.
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  • Par tamara29, le 16 décembre 2012

    Je mens toujours. Je dis que je ne me souviens de rien, que je suis né du matin. Mais il me suffit de fermer les yeux... Dans le noir, tout me revient. Chaque taloche, chaque balafre, chaque regard. Je me souviens de chacun de vos mots. Je me souviens comment vous me les avez plantés dans le corps. Le temps n'y fait rien. Je me souviens de tout.
    Enfant, couvert de plaies infiniment rouvertes. Enfant étouffé sous le poids de ce que j'étais, vous m'avez piétiné mille fois. Enfant immobile, silencieux, courbé.
    Quand vous me parliez, je scrutais votre bouche... effaré que vous recouriez à cet instrument de torture avec tant de désinvolture.
    Pour passer inaparçu, j'ai pris la couleur des murs. Pour que vous m'épargniez, je me suis effacé. Je me suis tu plutôt que de vous déchirer à mon tour.
    En vain, vous ne m'avez jamais pardonné. A chaque seconde, j'ai été coupable d'une mystérieuse offense à vos yeux écoeurés. Si je regarde derrière s'étend une vie de plaies et de sécheresses de laquelle je n'ai appris que la résignation.
    Cependant, de cette vie dégueulasse surnage une intrigante évidence : si aujourd'hui encore, je suis capable de désir et d'extase, c'est que...
    ... je dois être invincible.
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  • Par jeranjou, le 09 septembre 2013

    - T’es un drôle d’écrivain, toi ! Un original !
    - Silence !
    - Ça court généralement pas la campagne, les écrivains en panoplie de clochard !
    - AH OUAIS ?! Et les saints ?! C’est sensé éclater la gueule des honnêtes gens à la barre de fer ?!
    - A chacun son originalité, selon la définition !

    Mancini l’écrivain SDF et Saint Jacky le bon samaritain et trafiquant de drogue
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  • Par chocobogirl, le 04 mai 2011

    Anxiolitiques, antidépresseurs, barbituriques, hypnotiques... et bien d'autres dont j'ignorais la fonction mais qui étaient si appétissants. Dans presque toutes les maisons que j'ai habitées sans y être invité, j'ai pu vérifier l'omniprésence de ces médicaments du mal-être... C'est étrange qu'ils soient l'apanage des sociétés dont la priorité n'est plus la survie. A croire que l'angoisse naît du confort.
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