AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2205067591
Éditeur : Dargaud (2011)

Note moyenne : 4.39/5 (sur 443 notes)
Résumé :
"Je mens... Je suis en feu, je suis gris, lourd, crasseux, mais je suis en feu." Un homme seul dort dans les bois. Masse inouïe de plus de 150 kilos, il est parti un beau matin, laissant sa vie d avant, à la recherche du blast, ce court instant de perfection, flash improbable, qui survient parfois, lorsque, oubliant sa graisse, il parvient à voler.Après un premier tome prix des libraires 2010, Manu Larcenet signe un immense roman graphique, noir et âpre, d'un humani... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (55) Voir plus Ajouter une critique
jeranjou
jeranjou09 septembre 2013
  • Livres 4.00/5
▲Bim ! Bam ! Boum ! Attention au 2ième effet du BBBBBBLLLLLLAAAAAAAAASSSSSSTTTTTT
Blast est une bande-dessinée mi-polar mi-science fiction écrite et illustrée par un auteur français Manu Larcenet.
►Lors de l'épisode 1, un étrange et imposant personnage, Polza Mancini, est arrêté et interrogé sans ménagement par deux flics au commissariat de police.

Laminé par son complexe physique obsessionnel, on apprend que Mancini a quitté son foyer conjugal et abandonné son métier d'écrivain culinaire.
▼Au cours de sa cavale, Mancini explique que, plusieurs fois, il a réussi à atteindre un état de bien être absolu lui procurant la sensation de voler malgré son poids : le blast !
Au début du tome 2, succombant à ses blessures, Carole Oudinot, peut-être son ex-femme, vient de mourir et Polza mancini devient plus que jamais le suspect numéro du mystérieux meurtre.
◄Survivant durant tout l'été dans la forêt, Mancini raconte que le froid l'obligeait l'hiver à se réfugier dans des maisons isolées jusqu'au jour où il va rencontrer un autre marginal appelé Jacky Jourdain.
Squattant un souterrain sinistre, le bon samaritain Jourdain accueille son nouveau compère Mancini tout en l'initiant au trafic de médicaments et de drogue.
▲Toujours accro au blast, un effet jubilatoire orgasmique parait-il, Mancini se contente de "l'apocalypse selon saint Jacky", c'est-à-dire un trip à l'héroïne sacrément ébouriffant tout de même.
Toujours aussi dérangeant et encore plus noir que le précédent, ce second épisode met en lumière la terrible descente aux enfers d'un homme rongé par son apparence et côtoyant la pire vermine qui soit.

Brutalisant, Lancinant, Alcoolisant, Scotchant, Touchant… Goutez au double effet BLAST en noir et blanc, meilleur que le premier selon moi !!
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          492
carre
carre07 décembre 2015
  • Livres 4.00/5

Allez un tome 2 pour confirmer, l'impression laissée par l'opus 1. Et c'est confirmé, haut la main. Sans la moindre restriction, l'interrogatoire par deux flic du Sieur Polza Mancini est aussi soutenu qu'addictif. Noir indiscutablement, passionnant, flippant, intrigant et vlan dans les dents. Manu Larcenet nous emmène sur les pas de Polza. Entre polar et SF, le difforme gardé à vue, nous fait le témoin de son périple que Larcenet par son scénario et son dessin (et quel magnifiques dessins!), distille avec une sacrée créativité. La nature belle, inquiétante et sauvage, les hommes bêtes et méchants, les planches de Larcenet montrent cela avec réalisme et lucidité. C'est remarquable, passionnant et à dévorer.
« Blast 3 » me voilà !
Commenter    J’apprécie          480
lehane-fan
lehane-fan08 février 2013
  • Livres 4.00/5
Toujours en délicatesse avec la maison poulaga , Polza se remémore...
Il se confie à son rythme , celui d'un monolithe désormais en totale symbiose avec une nature qui l'accueille et le reconnaît désormais comme l'un des siens . Toujours fidèle à son régime médocs / biture , l'ami Polza ne parvient plus à retrouver l'essence même de sa quête : le Blast !
Destin erratique d'un homme qui se cherche sans rarement se trouver , toujours seul n'était ce persistant fantôme paternel , objet de si douloureux questionnements sans réponse .
Il est des rencontres bouleversantes qui vous marquent au fer rouge . Saint Jacky , ange déchu , y imprimera sa marque indélébile !
Trois raisons de lire ce second opus :
1 - barré
2 - passionnant
3 - poétique , ésotérique , onirique , dramatique , ectoplasmique , jcroikya1hic...
Trois raisons de ne pas poursuivre l'aventure :
1 -
2 -
3 -
Voilà...Maintenant , vous faites qu'est-ce que vous voulez au niveau de la volonté déterminante qui vous est propre à vous-même , moi , perso , je file , toujours en mal de noirceur absolue , retrouver Polza pour de nouvelles révélations !
Ici , Trouille , à vous les studios...
Blast 2 : L'apocalypse selon saint Jacky : véritablement en odeur de sainteté !
http://www.youtube.com/watch?v=Yin0SE1y5lk
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          340
MachaLoubrun
MachaLoubrun22 octobre 2014
  • Livres 5.00/5
Le graphisme du deuxième tome de Blast est toujours aussi époustouflant et le scénario ne laisse guère plus de répit au lecteur qu'à Polza pour survivre. Son corps qu'il hait pourtant, est son meilleur rempart, il résiste au pire, la vie en plein froid glacial, l'alcool, les médicaments, la drogue, la violence. Polza est passé à tabac par Saint Jacky, un dealer redoutable qui vit dans un lieu désaffecté où il collectionne les livres. Mais ce dernier va finalement lui sauver la vie et le mêler à son commerce illicite. Tout est porté à son paroxysme et Manu Lacenet met à nu tous leurs paradoxes et leurs folies.
Tout est brutal, ravageur et pourtant il émane de ces pages une étrange poésie, un appel à la vie. Polza semble faire corps avec la nature, sa quête du Blast reste intacte mais on ne sait toujours pas qui a tué Carole Oudinot, on ne sait d'ailleurs toujours rien d'elle…
Il était déjà tard lorsque j'ai terminé L'apocalypse selon Saint Jacky mais je n'ai pas pu résister, j'ai commencé le tome 3.
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          320
manU17
manU1728 juillet 2013
  • Livres 4.00/5
Ce deuxième volume s'ouvre sur une triste nouvelle, les policiers sont en effet alertés du décès de Carole Oudinot, victime présumée de Polza Mancini. On ignore toujours ce qui lui est réellement arrivé et même s'il a véritablement quelque chose à voir avec son destin tragique. La garde à vue continue pour Polza qui reprend le récit de ses errances, de ses souffrances, de ses délires, de ses plaisirs. Il tire indéniablement une certaine jouissance à s'exposer ainsi face aux deux policiers même s'il a parfois conscience de les dégoûter et qu'il partage leur dégoût. Son vagabondage va lui faire croiser la route d'un autre marginal, le fameux "Saint Jacky", une rencontre pour le moins mémorable…
De la difficulté de s'accepter quand on se sent, quand on est pachydermique ? Accepter le regard des autres ? Accepter les autres ? Devenir un pachyderme pour se protéger du monde extérieur ? S'oublier derrière sa propre carapace de gras pour mieux tenir les autres à distance ou du moins essayer... Et bien d'autres questionnements encore sur la différence, le sens de la vie, ce que l'on est, ce que l'on veut… Qui suis-je ? Où vais-je ? Dans quel état j'erre comme dirait l'autre…
Le plus étrange dans cette lecture, ce sont les questions qui nous assaillent. Qui est vraiment Polza ? Qu'a-t-il vraiment fait ? Qu'est-ce qui l'a vraiment conduit à choisir cette vie marginale ? Pourquoi cette recherche éperdue du Blast ? Qu'est-ce qui se cache derrière ce qui est dit et surtout derrière ce qui est tu ? Où Larcenet veut-il nous emmener ? Mystères, secrets, haine de soi et des autres, fantasmes, divagations, hallucinations, non-dits…
Le plus surprenant, c'est qu'on adhère, on veut savoir, on veut comprendre, on aime ça et on en redemande. Larcenet nous tient et semble ne plus vouloir nous lâcher…Je referme donc ce livre avec beaucoup de questions en tête mais au moins une certitude, je lirai la suite !

Lien : http://bouquins-de-poches-en-poches.blogspot.fr/..
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          301

Les critiques presse (3)
Lexpress29 juillet 2011
Si Blast séduit à chaque page, c'est par son texte, économe mais poétique, ses aquarelles d'une rare beauté, son regard impitoyablement lucide sur le monde. De quoi propulser la série parmi les oeuvres les plus marquantes de la BD contemporaine française.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Auracan14 juin 2011
Larcenet maîtrise son style de façon époustouflante et nous surprend à chaque page tant par le scénario que par son dessin noir dans lequel on croise, Dieu sait comment, la tendresse. Un must.
Lire la critique sur le site : Auracan
Culturebox14 juin 2011
Sur la lancée d'un premier tome coup de poing, Larcenet ne relâche pas la pression avec son écrivain devenu SDF. Le récit est intense, onirique et magnifié par un dessin en noir et blanc tout juste rehaussé par les couleurs du Blast.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations & extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina5331 mars 2014
Parfois je mens. Je dis que je ne me souviens de rien. Mais il n'est rien qui ne s'efface, bien sûr.
Je bouillonne en dedans. Je suis en feu.
Je suis gris, lourd, crasseux, mais je suis en feu.
Je suis la limaille, le cambouis, les miasmes, les ordures.
Je suis la souillure, la suie qui s'incruste sous les ongles, les paupières, qui se niche au fond des poumons.
Le désespoir, c'est comme la prison, la mine ou l'usine... Ça ne vous lâche jamais.
Mais je suis en feu.
Alors je mens.
Je dis que je ne me souviens de rien.
Mais mon histoire est écrite de cicatrices. Il me suffit d'inspecter ma peau, et tout me revient.
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          350
tamara29tamara2916 décembre 2012
Je mens toujours. Je dis que je ne me souviens de rien, que je suis né du matin. Mais il me suffit de fermer les yeux... Dans le noir, tout me revient. Chaque taloche, chaque balafre, chaque regard. Je me souviens de chacun de vos mots. Je me souviens comment vous me les avez plantés dans le corps. Le temps n'y fait rien. Je me souviens de tout.
Enfant, couvert de plaies infiniment rouvertes. Enfant étouffé sous le poids de ce que j'étais, vous m'avez piétiné mille fois. Enfant immobile, silencieux, courbé.
Quand vous me parliez, je scrutais votre bouche... effaré que vous recouriez à cet instrument de torture avec tant de désinvolture.
Pour passer inaparçu, j'ai pris la couleur des murs. Pour que vous m'épargniez, je me suis effacé. Je me suis tu plutôt que de vous déchirer à mon tour.
En vain, vous ne m'avez jamais pardonné. A chaque seconde, j'ai été coupable d'une mystérieuse offense à vos yeux écoeurés. Si je regarde derrière s'étend une vie de plaies et de sécheresses de laquelle je n'ai appris que la résignation.
Cependant, de cette vie dégueulasse surnage une intrigante évidence : si aujourd'hui encore, je suis capable de désir et d'extase, c'est que...
... je dois être invincible.
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          160
jeranjoujeranjou09 septembre 2013
- T’es un drôle d’écrivain, toi ! Un original !
- Silence !
- Ça court généralement pas la campagne, les écrivains en panoplie de clochard !
- AH OUAIS ?! Et les saints ?! C’est sensé éclater la gueule des honnêtes gens à la barre de fer ?!
- A chacun son originalité, selon la définition !

Mancini l’écrivain SDF et Saint Jacky le bon samaritain et trafiquant de drogue
Commenter    J’apprécie          381
MachaLoubrunMachaLoubrun22 octobre 2014
Oh, Polza ! Ecoute ça !
Mmh ?
"Maintenant, je ne peux plus me reposer. Les couleurs me poursuivent comme un souci. Elles me poursuivent dans mon sommeil. Non, c'est une grande souffrance et qu'est-ce que je veux ? Je poursuis un rêve, je veux l'impossible. Les autres peintres peignent un pont, une maison, un bateau et ils ont fini... Je veux peindre l'air dans lequel se trouvent le pont, la maison, le bateau. La beauté de l'air où ils sont n'est rien autre qu'impossible."
Claude Monet
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          210
chocobogirlchocobogirl04 mai 2011
Anxiolitiques, antidépresseurs, barbituriques, hypnotiques... et bien d'autres dont j'ignorais la fonction mais qui étaient si appétissants. Dans presque toutes les maisons que j'ai habitées sans y être invité, j'ai pu vérifier l'omniprésence de ces médicaments du mal-être... C'est étrange qu'ils soient l'apanage des sociétés dont la priorité n'est plus la survie. A croire que l'angoisse naît du confort.
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          220
Lire un extrait
Videos de Manu Larcenet (34) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Manu Larcenet
VIDA DE PERROS de Manu Larcenet
autres livres classés : roman graphiqueVoir plus