ISBN : 2205067591
Éditeur : Dargaud (2011)


Note moyenne : 4.42/5 (sur 97 notes) Ajouter à mes livres

« Je mens... Je suis en feu, je suis gris, lourd, crasseux, mais je suis en feu. »Un homme seul dort dans les bois. Masse inouïe de plus de 150 kilos, il est parti un beau matin, laissant sa vie d avant, à la recherche du blast, ce court i... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Chouchane, le 20 mai 2012

    Chouchane
    On plonge dans ce tome 2, tête baissée car, comme dans un polar, on est tenu en haleine par cette histoire qui nous conduit vers l'inconnu car tout est nouveau dans Blast, la narration, le style, les personnages, la fragilité des dessins qui contraste avec la sombre épaisseur de l'histoire. Les dialogues sont toujours intelligents et sensibles et on prend autant de plaisir à lire qu'à décrypter les images. Dans ce tome, l'errance de Polza continue, sa nudité et sa nature sauvage se précisent. Son histoire se déroule toujours en voix off car Polza Mancini continue de répondre à sa façon à l'interrogatoire du commissaire de police. Ce Presque monologue décrit le parcours chaotique et brutal de Polza qui va va rencontrer Jacky un autre errant qui va le prendre sous sa coupe. Tous deux vont passer un hiver ensemble, un hiver froid dans une planque bien chauffée avec des livres, des drogues et parfois quelques concerts. Et là, Manu Larcenet nous refait, ce qu'il aime le plus, il nous perd dans les méandres de nos sentiments pour les personnages, de nos espoirs, pour mieux nous retrouver dans la violence des révélations, l'horreur humaine. Impossible d'en savoir plus, ni même d'imaginer la suite, rien n'est prévisible dans Blast, on pense avoir trouvé, on se retrouve paumé. A suivre donc…
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par alouett, le 04 mai 2011

    alouett
    Souvenez-vous quand je présentais le premier tome de Blast :
    « Prénom : Polza
    Âge : 38 ans
    Situation actuelle : a choisit d'être clochard « Pas SDF ! Clochard ! le premier subit quand le second choisit ».
    Antécédent professionnel : critique culinaire
    Antécédents tout court : sept internements en hôpital psychiatrique durant les 6 dernières années, automutilations, comportement asocial, altération du jugement, état délirant, hallucinations, une dizaine d'arrestations, voie de fait, ébriété, outrage, stups, vol simple…
    Signe particulier : Intelligent, il a de l'esprit et manie le verbe.
    Polza est en garde-à-vue. Carole est, par sa faute, hospitalisée dans un état critique. Deux flics sont là pour l'écouter et avoir sa version des faits, « maintenant que vous l'avez serré, il faut le comprendre » invective le commissaire. le souci c'est que Polza va avoir besoin de temps.
    Posez-vous avec ce pavé de 220 pages, Polza se raconte… ».
    Les ingrédients restent les mêmes dans ce second tome (second pavé de seulement 200 pages). La garde-à-vue se poursuit, le temps joue en défaveur des policiers qui se trouvent dans une situation délicate : recueillir un maximum d'éléments dans un laps de temps restreint.
    Manu Larcenet joue réellement avec les ambiguïtés de son personnage, à l'image du visuel de couverture : un clochard entouré de livres, avouez que cela a de quoi titiller nos représentations ! Étrange vision qui sort des clichés habituels.
    L'empathie que Polza avait suscitée chez moi lors du premier tome s'est estompée durant la lecture de ce nouvel opus. Étrangement, par je ne sais quel recours narratif, je me suis instinctivement placée du côté des inspecteurs, savourant différemment les propos de Polza. le fait qu'il nous embarque dans ses souvenirs est toujours aussi captivant, mais certains éléments de son discours m'ont fait prendre plus de recul quant au personnage. Dans le tome précédent, j'hésitais moins sur la question « sympathique ou inquiétant cet homme ? »
    Quoiqu'il en soit, j'ai vraiment apprécié cet album qui répond à mes attentes. Les pistes s'affinent, l'enquête se peaufine, le rythme est là et l'alternance passé/présent offre un bon équilibre entre la rigueur des policiers et les délires de Polza.
    Au niveau graphique, on navigue bien. Passages muets ou plus loquaces, pleines pages pour contempler ou découpe des planches plus sèches (en cases) pour illustrer les temps d'enquête… il n'y a pas d'ennui, jamais de lassitude et beaucoup d'originalité dans la construction de l'album. Les longs monologues de Polza et la présence récurrente de ses « Blast », sorte d'excursions mentales dans un monde imaginaire où les lois du temps et de la pesanteur s'évanouissent au profit de la plénitude, ont un très bon rendu. le travail de Larcenet est aboutit, on est aux premières loges pour profiter et ressentir ce sentiment de plénitude (accomplissement) décrit par Polza, je pense que l'utilisation de véritables dessins d'enfants sur ces passages y joue pour beaucoup (pas de codes particuliers, de la simplicité, il y a là quelque chose de naturel à ces états de transe). Enfin, de nouvelles touches de couleurs, plus structurées cette fois, font leur apparition et créent une troisième ambiance teintée d'ocres et de rouilles : celle des souvenirs d'enfance de Polza, sorte de mémoire corporelle et émotive, qui matérialisent tout un lot d'émotions et d'impressions non maitrisées/intellectualisées par Polza. J'aime beaucoup cette manière bestiale (car corporelle) de parler de son intimité, de son vécu. J'aime beaucoup cette grosse carcasse fragile et la manière qu'il a de refuser son besoin de reconnaissance et d'affection.
    Quoiqu'il en soit, Manu Larcenet balaye les dernières appréhensions que l'on pouvait avoir en sortant du tome 1 car ce nouveau volet de Blast fait un beau pied-de-nez aux lecteurs qui restaient prudents, trop peut-être, et n'osaient vanter la qualité de cette histoire. La psychologie des personnages est travaillée et pertinente, le rythme de la narration nous emporte une nouvelle fois dans les méandres de l'esprit torturé de son personnage principal. Ce tome instaure un nouvel équilibre entre les jeux de personnages… j'attends la suite avec impatience !

    Lien : http://chezmo.wordpress.com/2011/05/04/blast-tome-2-larcenet/
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par PaKa, le 29 mai 2011

    PaKa
    En 2009, Larcenet marquait un tournant dans sa carrière en publiant Blast, une œuvre dense, violente et radicale, sorte d'exutoire lui permettant de traiter ses obsessions les plus profondes et les plus sombres : la mort, la maladie, la dépression, la haine de soi, la haine de l'autre, la haine contre notre société et ses injustices…
    Ce premier tome mettait en scène Polza Mancini, un écrivain obèse menotté dans une minuscule salle d'interrogatoire face à deux flics malingres tentant de lui tirer des aveux à propos de l'agression d'une femme qu'il aurait laissée entre la vie et la mort.
    L'accusé, arguant que les policiers ne pourraient comprendre la teneur de ses actes qu'en connaissance des épreuves qu'il avait traversées, se lance alors dans le long récit de sa vie ; de la mort de son père à la longue errance qui s'en suivit, en passant par les traumas de son enfance dus à son obésité, sa clochardise volontaire, et bien sûr, ce fameux Blast : un état indescriptible, entre état de choc et plénitude absolue, sorte d'implosion l'ayant frappé soudainement et brutalement, provoquant une déferlante de sentiments de bien être, de perception accrue du monde alentour, de libération totale des contraintes physiques et morales…
    Il n'aura alors de cesse de retrouver cet état de grâce, s'abandonnant totalement, retournant quasiment à l'état d'animal, vivant moitié nu au cœur de la forêt, dans un état d'ébriété constant, se nourrissant de charognes et ingurgitant des litres et des litres d'alcool.
    Un éprouvant voyage au cœur de la déchéance humaine que Larcenet illustrait en oubliant un temps ce style léger qui l'avait fait connaître chez Fluide Glacial ou Poisson Pilote pour un trait plus grave, plus torturé, à l'image de son personnage qu'il fera évoluer dans un univers sombre et poisseux, trainant sa grasse carcasse sous de lourds ciels orageux et menaçants, magistralement dépeints par des lavis au noirs profonds et à l'hallucinante palette de gris… les seules touches de couleurs allégeant cet album oppressant étant accordées aux pages décrivant le fameux blast libérateur.
    Une claque, donc, que cet album déjà considéré comme une œuvre majeure du bonhomme, si ce n'est carrément son chef d'œuvre !
    Mais si cette somptueuse descente aux enfers s'étalait sur quelques 200 pages, à la fin de ce premier tome, tout comme les deux policiers menant ce duel psychologique contre Polza, nous n'étions pas beaucoup plus avancés quant à la réelle personnalité du bonhomme ni sur ce qu'il fit subir à sa victime présumée.
    Quel bonheur alors de tenir aujourd'hui entre mes mains la tant attendue suite de ce monument !
    Dès les premières pages de ce second pavé, nous apprenons que Carole Oudinot, la femme agressée, n'a finalement pas survécu aux blessures infligées. Mais pas question d'en informer Mancini : il est maintenant le seul à pouvoir nous éclairer sur ce qu'il s'est vraiment passé et son témoignage n'en est que plus important. Les deux flics s'arment donc de patience et se replongent dans le récit fleuve de l'accusé.
    Celui-ci reprend après son été de vagabondage.
    L'arrivée de l'automne, de la pluie et du froid, le force à quitter sa forêt pour revenir vers la civilisation. Retour à une vie normale ? Pas le moins du monde : même si Polza se rapproche de la société, il s'évertuera d'en rester toujours en marge. Quand il aura besoin de vêtements pour passer inaperçu, il en volera ; quand il aura besoin d'un toit pour passer la nuit, il fracturera une maison…
    Et sa rencontre avec Saint Jacky n'arrangera en rien les choses. Vieil SDF à la fois cultivé et primaire, bonne patte et violent, Jacky accueillera notre bonhomme à ses côtés et tous deux vivront un hiver empli de littérature et d'échange, mais aussi de violence pure et de drogue dure... jusqu'à l'apocalypse.
    Mais comment discerner le vrai du faux dans les dires de cet esprit torturé et dérangé ? Où s'arrêtent la réalité et les faits, où commencent le délire psychotique et la manipulation ?
    Telles sont les questions que se posent les inspecteurs…
    Telles sont les questions que se posent les lecteurs…
    Car plus il nous livre de détails sur son personnage, plus Larcenet le nimbe de mystères, étoffant son image d'être complexe, dangereux et inquiétant mais ô combien fascinant !
    L'auteur confirme ici la direction prise au premier tome, celle d'un trhiller psychologique hypnotique et effrayant, à la réalisation parfaite, et nous entrainant toujours plus profond dans les tréfonds de l'être humain…
    …une seconde claque, le prochain tome sera-t-il un coup de poing ?


    Lien : http://www.anglesdevue.com/rubriqueabrac/
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par chocobogirl, le 04 mai 2011

    chocobogirl
    Il y a quelques mois, je vous parlais de la claque que le premier tome de Blast avait été pour moi.
    On y découvrait un homme, Polza Mancini, en pleine garde à vue, aux prises avec des flics bien pressés de lui soutirer les détails qui l'ont conduit à son arrestation, un crime dont on ne savait rien.
    Polza se racontait, en détails et on découvrait son parcours atypique : homme obèse, mal dans sa peau, il avait décidé de tout abandonner après la mort de son père et de vivre en marge des hommes. Il y évoquait ses blessures, son enfance, la mort accidentelle de son frère par sa faute et surtout le Blast qui l'avait frappé, ce choc illuminatoire qui l'a libéré pour un bref moment de son enveloppe corporelle et de ses contraintes morales.
    Dans ce deuxième tome, l'interrogatoire avec les policiers se poursuit. Les 2 hommes jouent contre la montre : ils doivent découvrir comment Carole est arrivé à l'hôpital avant que la garde à vue se termine. Mais Polza, lui, prend toujours son temps et continue de narrer son histoire à son propre rythme.
    Sa clochardisation se fait encore plus extrême. Il vit dans les bois, nu, et agit Presque comme un animal, à l'instinct, se nourissant de cadavres d'animaux et se mantient dans un état d'ébriété constant dans la perspective de retrouver le Blast tant désiré. Il se fait battre par les enfants et les chasseurs et finit par quitter la solitude de la forêt pour revenir vers les hommes. Il rencontre un certain Jacky, SDF lui aussi, et dealer violent avec qui il passera l'hiver. Avant de reprendre une fois encore sa quête de vagabond...
    Si dans le premier tome, nous pouvions avoir une certaine tendresse pour Polza, touché par ses blessures intérieures et son choix de liberté, ce deuxième opus éloigne toute empathie que l'on pouvait avoir. le portrait qui est fait de Polza est sombre, bien plus sombre. le dégoût affleure devant cet homme qui vit pire qu'un chien. On ressent d'autant plus la folie de cet homme qui préfère s'annihiler plutôt que d'affronter ses démons qui n'hésitent pas à venir le hanter à l'occasion.
    Ainsi le récit avance, les détails de son parcours se font jour sans pour autant dissiper tout mystère. le lecteur se pose plus de questions qu'il n'en possède les réponses.
    Inutile de vous dire que cet album est à nouveau un choc narratif et graphique !
    Larcenet fait plonger son personnage dans les méandres de l'esprit humain et lui donne un comportement destructeur qui remonte à l'enfance. On découvre en effet que Polza s'automutilait le corps, ce corps qu'il porte comme un fardeau depuis toujours et qui l'encombre toujours autant. Sa vie en dehors des hommes et des marges, les contraintes qu'il impose à son corps (alcoolisme, drogue, pb de nourriture,...) sont une autre manière de s'autodétruire. Son choix de vivre au coeur de la nature, non pas comme un hippie écolo mais comme un animal qui revient à son état originel le fait passer pour fou dans cette société où la norme est de mise.
    Graphiquement, Larcenet a poursuivi son travail entamé dans le premier tome. L'album est toujours en noir et blanc et les seuls touches de couleurs, symbolisées par les dessins de ses propres enfants, correspondent à l'enfance de Polza ou au Blast. Les lavis sont de toute beauté et Larcenet exploite toute la richesse des différents niveaux de gris. Certains applats de noir se voient hachurés et grattés.
    La narration se fait lente, se passant souvent de paroles inutiles tant l'image nous touche par sa force. On y découvre des pleines pages qui touche parfois au sublime.
    Bref, ce deuxième tome confirme ici tout le bien que je pensais de Larcenet avec cette série qui restera surement un de ces chefs d'oeuvre qui défieront le temps.
    C'est un indispensable que vous devez absolument découvrir !!!

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-blast-tome-2-manu-larc..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par colimasson, le 02 novembre 2011

    colimasson
    L'enquête se poursuit… Arrivera-t-on enfin à cerner qui est Polza à l'issue de la lecture de ce deuxième tome ? Après 400 pages, sera-t-il enfin possible de se faire une idée du bonhomme ? Malheureusement pour les impatients, ce ne sera sans doute pas le cas… Heureusement pour les autres, nous savons déjà que le plaisir de la lecture de Blast se prolongera dans un troisième tome…

    Plus sombre que le premier album, L'apocalypse selon Saint-Jacky nous fera découvrir les aspects les plus obscurs, et sans doute les plus fascinants, de la personnalité de Polza. Coupé de toute emprise familiale, sociale ou professionnelle, Polza est livré à lui-même. Jouissant d'une liberté pure et complète, il se retrouve confronté au grand vide métaphysique, qu'il arrive brillamment à surmonter. Mais avec l'arrivée de l'hiver, la vie au grand air devient plus compliquée. Obligé de céder au confort de la vie moderne, Polza se déplace de maison abandonnée en ferme désertée pour éviter le piège des nuits glaciales. Saint-Jacky, qui donne son nom à ce deuxième tome de la série Blast, est un SDF que Polza croisera au détour de ses visites surprises. Une grande partie de l'album sera consacrée au récit de leur cohabitation hivernale. Ce sera l'occasion pour les deux personnages de croiser leurs expériences, de se confier et d'exister à travers le regard d'un autre. Passage nécessaire puisque le premier tome nous avait habitué à la solitude sauvage de Polza. Nous le découvrons désormais dans ses rapports avec les autres, et loin de faire de son personnage un asocial misanthrope, Larcenet nous prouve au contraire que son ouverture et sa curiosité font de lui un hôte agréable, et que si la société des hommes l'avait autrefois rejeté, ce n'était pas pour éliminer un individu médiocre, mais plutôt pour se débarrasser d'un homme qui n'avait pas réussi à se conformer aux préceptes en usage. L'album nous distille d'autres informations qui confirment cette hypothèse. Polza remonte plusieurs fois dans les souvenirs de son enfance, et sous des images dominées par un rouge sombre et agressif, il se souvient des brimades qui ont fait de lui l'homme rejeté et méprisé qu'il est aujourd'hui.

    La réflexion de Larcenet sur les normes, l'identité sociale et, plus largement, le sens que l'on peut donner à sa vie, trouve un équilibre efficace dans la narration. Elle n'alourdit jamais le récit tout en sachant pourtant se montrer profonde et intéressante. Elle est à l'image du rythme de la narration, partagée entre les errances solitaires de Polza, longues et hypnotiques, et ses entretiens face à des policiers qui le malmènent brutalement pour le forcer à livrer le plus rapidement possible les informations qu'il détient.

    A l'issue de la lecture de ce deuxième tome, Polza me fascine encore davantage… Larcenet a réussi à créer un personnage fort qui a su triompher de ses échecs passés (on pourrait Presque le considérer comme un modèle de résilience ) pour se construire une destinée personnelle, loin des obligations que l'on inflige à l'homme moderne. C'est devant ce courage que je m'incline, et je remercie Manu Larcenet pour son mélange si agréable de rêverie et de réflexion qu'il nous livre dans Blast.


    Lien : http://colimasson.over-blog.com/article-blast---tome-2-l-apocalypse-..
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Critiques presse (3)


  • Lexpress , le 29 juillet 2011
    Si Blast séduit à chaque page, c'est par son texte, économe mais poétique, ses aquarelles d'une rare beauté, son regard impitoyablement lucide sur le monde. De quoi propulser la série parmi les oeuvres les plus marquantes de la BD contemporaine française.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Auracan , le 14 juin 2011
    Larcenet maîtrise son style de façon époustouflante et nous surprend à chaque page tant par le scénario que par son dessin noir dans lequel on croise, Dieu sait comment, la tendresse. Un must.
    Lire la critique sur le site : Auracan
  • Culturebox , le 14 juin 2011
    Sur la lancée d'un premier tome coup de poing, Larcenet ne relâche pas la pression avec son écrivain devenu SDF. Le récit est intense, onirique et magnifié par un dessin en noir et blanc tout juste rehaussé par les couleurs du Blast.
    Lire la critique sur le site : Culturebox

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Citations et extraits

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  • Par Chouchane, le 20 mai 2012

    - c'est sidérant ! comment fais-tu pour lire autant et rester aussi con ?
    - c'est là tout mon génie !
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  • Par zevince, le 17 mai 2012

    Ce n'est pas la perception que j'avais du monde qui a changé cet été là, comme je l'avais d'abord imaginé, mais bel et bien le monde lui-même.
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  • Par chocobogirl, le 04 mai 2011

    Anxiolitiques, antidépresseurs, barbituriques, hypnotiques... et bien d'autres dont j'ignorais la fonction mais qui étaient si appétissants. Dans presque toutes les maisons que j'ai habitées sans y être invité, j'ai pu vérifier l'omniprésence de ces médicaments du mal-être... C'est étrange qu'ils soient l'apanage des sociétés dont la priorité n'est plus la survie. A croire que l'angoisse naît du confort.
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  • Par chocobogirl, le 04 mai 2011

    L'expérience de la liberté est difficile et dangereuse. Elle impose de s'oublier et de s'affranchir de la société des hommes. RAres sont ceux qui résistent à la révolution intime qui résulte de ce sacrifice. Cet été-là, je suis devenu une bête, ni plus ni moins. Ailleurs, on m'aurait enfermé pour ça. La forêt m'a protégé...
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  • Par chocobogirl, le 04 mai 2011

    C'est une erreur. L'ivresse n'est pas un asservissement, c'est une libération. C'est le seul moyen de se connaître sans se faire peur. Mais comme pour toutes les disciplines, si on veut dépasser le simple amateurisme, ça demande du courage, du travail et de la ténacité. Vivre soûl, ça se mérite.
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