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ISBN : 2205067591
Éditeur : Dargaud (2011)


Note moyenne : 4.42/5 (sur 189 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

« Je mens... Je suis en feu, je suis gris, lourd, crasseux, mais je suis en feu. »Un homme seul dort dans les bois. Masse inouïe de plus de 150 kilos, il est parti un beau matin, laissant sa vie d avant, à la recherche du blast, ce court i... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 08 février 2013

    lehane-fan
    Toujours en délicatesse avec la maison poulaga , Polza se remémore...
    Il se confie à son rythme , celui d'un monolithe désormais en totale symbiose avec une nature qui l'accueille et le reconnaît désormais comme l'un des siens . Toujours fidèle à son régime médocs / biture , l'ami Polza ne parvient plus à retrouver l'essence même de sa quête : le Blast !
    Destin erratique d'un homme qui se cherche sans rarement se trouver , toujours seul n'était ce persistant fantôme paternel , objet de si douloureux questionnements sans réponse .
    Il est des rencontres bouleversantes qui vous marquent au fer rouge . Saint Jacky , ange déchu , y imprimera sa marque indélébile !
    Trois raisons de lire ce second opus :
    1 - barré
    2 - passionnant
    3 - poétique , ésotérique , onirique , dramatique , ectoplasmique , jcroikya1hic...
    Trois raisons de ne pas poursuivre l'aventure :
    1 -
    2 -
    3 -
    Voilà...Maintenant , vous faites qu'est-ce que vous voulez au niveau de la volonté déterminante qui vous est propre à vous-même , moi , perso , je file , toujours en mal de noirceur absolue , retrouver Polza pour de nouvelles révélations !
    Ici , Trouille , à vous les studios...
    Blast 2 : L'apocalypse selon saint Jacky : véritablement en odeur de sainteté !
    http://www.youtube.com/watch?v=Yin0SE1y5lk
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    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 16 novembre 2012

    marina53
    Tenue en haleine à la fin du premier tome, la seule chose qui me restait à faire: lire le deuxième...
    On retrouve Polza, toujours en garde à vue. Cette fois-ci, les deux policiers nous en apprennent un peu plus: Carole est morte. Ils vont alors chercher à savoir ce que lui a fait polza. Toujours fidèle à lui-même, celui-ci continue son récit, comment il a réussi à survivre dans la forêt, jusqu'au jour où on l'a tabassé, comment il a rencontré Jacky, ou plutôt Saint Jacky, comme il préfère être nommé... Et, pourtant, ce Jacky est loin d'être un saint...
    Toujours sous le charme des dessins de Manu Larcenet, c'est avec un certain plaisir que j'ai retrouvé Polza.
    Larcenet fait toujours dans le noir et blanc et surtout le gris, avec en prime, de grandes planches au sens si profond, soudain interrompues par les dessins enfantins aux couleurs criardes.
    L'histoire policière, quant à elle, commence à structurer le récit et prend de l'envergure. L'intrigue devient palpitante.
    C'est donc "La tête la première" que je vais me jeter sur ce troisième tome...
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    • Livres 4.00/5
    Par alouett, le 04 mai 2011

    alouett
    Souvenez-vous quand je présentais le premier tome de Blast :
    « Prénom : Polza
    Âge : 38 ans
    Situation actuelle : a choisit d'être clochard « Pas SDF ! Clochard ! le premier subit quand le second choisit ».
    Antécédent professionnel : critique culinaire
    Antécédents tout court : sept internements en hôpital psychiatrique durant les 6 dernières années, automutilations, comportement asocial, altération du jugement, état délirant, hallucinations, une dizaine d'arrestations, voie de fait, ébriété, outrage, stups, vol simple…
    Signe particulier : Intelligent, il a de l'esprit et manie le verbe.
    Polza est en garde-à-vue. Carole est, par sa faute, hospitalisée dans un état critique. Deux flics sont là pour l'écouter et avoir sa version des faits, « maintenant que vous l'avez serré, il faut le comprendre » invective le commissaire. le souci c'est que Polza va avoir besoin de temps.
    Posez-vous avec ce pavé de 220 pages, Polza se raconte… ».
    Les ingrédients restent les mêmes dans ce second tome (second pavé de seulement 200 pages). La garde-à-vue se poursuit, le temps joue en défaveur des policiers qui se trouvent dans une situation délicate : recueillir un maximum d'éléments dans un laps de temps restreint.
    Manu Larcenet joue réellement avec les ambiguïtés de son personnage, à l'image du visuel de couverture : un clochard entouré de livres, avouez que cela a de quoi titiller nos représentations ! Étrange vision qui sort des clichés habituels.
    L'empathie que Polza avait suscitée chez moi lors du premier tome s'est estompée durant la lecture de ce nouvel opus. Étrangement, par je ne sais quel recours narratif, je me suis instinctivement placée du côté des inspecteurs, savourant différemment les propos de Polza. le fait qu'il nous embarque dans ses souvenirs est toujours aussi captivant, mais certains éléments de son discours m'ont fait prendre plus de recul quant au personnage. Dans le tome précédent, j'hésitais moins sur la question « sympathique ou inquiétant cet homme ? »
    Quoiqu'il en soit, j'ai vraiment apprécié cet album qui répond à mes attentes. Les pistes s'affinent, l'enquête se peaufine, le rythme est là et l'alternance passé/présent offre un bon équilibre entre la rigueur des policiers et les délires de Polza.
    Au niveau graphique, on navigue bien. Passages muets ou plus loquaces, pleines pages pour contempler ou découpe des planches plus sèches (en cases) pour illustrer les temps d'enquête… il n'y a pas d'ennui, jamais de lassitude et beaucoup d'originalité dans la construction de l'album. Les longs monologues de Polza et la présence récurrente de ses « Blast », sorte d'excursions mentales dans un monde imaginaire où les lois du temps et de la pesanteur s'évanouissent au profit de la plénitude, ont un très bon rendu. le travail de Larcenet est aboutit, on est aux premières loges pour profiter et ressentir ce sentiment de plénitude (accomplissement) décrit par Polza, je pense que l'utilisation de véritables dessins d'enfants sur ces passages y joue pour beaucoup (pas de codes particuliers, de la simplicité, il y a là quelque chose de naturel à ces états de transe). Enfin, de nouvelles touches de couleurs, plus structurées cette fois, font leur apparition et créent une troisième ambiance teintée d'ocres et de rouilles : celle des souvenirs d'enfance de Polza, sorte de mémoire corporelle et émotive, qui matérialisent tout un lot d'émotions et d'impressions non maitrisées/intellectualisées par Polza. J'aime beaucoup cette manière bestiale (car corporelle) de parler de son intimité, de son vécu. J'aime beaucoup cette grosse carcasse fragile et la manière qu'il a de refuser son besoin de reconnaissance et d'affection.
    Quoiqu'il en soit, Manu Larcenet balaye les dernières appréhensions que l'on pouvait avoir en sortant du tome 1 car ce nouveau volet de Blast fait un beau pied-de-nez aux lecteurs qui restaient prudents, trop peut-être, et n'osaient vanter la qualité de cette histoire. La psychologie des personnages est travaillée et pertinente, le rythme de la narration nous emporte une nouvelle fois dans les méandres de l'esprit torturé de son personnage principal. Ce tome instaure un nouvel équilibre entre les jeux de personnages… j'attends la suite avec impatience !

    Lien : http://chezmo.wordpress.com/2011/05/04/blast-tome-2-larcenet/
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    • Livres 5.00/5
    Par Blacksad, le 12 juillet 2012

    Blacksad
    Une fois de plus, que dire?
    Qu'il est mystérieux Polza. Mais, après ces 400 pages de lecture, voilà mon constat: Larcenet réussit ici à me faire ressentir du dégoût pour les deux inspecteurs de police, tandis que je ressens toujours cette compassion, cette pitié pour la souffrance profonde, sourde de Polza Mancini. On ne sait pas vraiment qui est le criminel après cette lecture. Est-ce Polza, qui a vraisemblablement tué une femme, ou est-ce le reste du monde, qui a tué le pauvre Polza? La scène de l'auto-mutilation est particulièrement évocatrice de la douleur qu'a infligé le monde à notre héros:
    "Je mens toujours. Je dis que je ne me souviens de rien, que je suis né du matin. Mais il me suffit de fermer les yeux… Dans le noir, tout me revient. Chaque taloche, chaque balafre, chaque regard. Je me souviens de chacun de vos mots. Je me souviens comment vous me les avez plantés dans le corps."
    Dans ce deuxième album, autant que dans le premier, la souffrance de ne pas être normal apparaît comme un leitmotiv.
    Certes, le meurtre de Carole Oudinot est un acte terrible (d'ailleurs nous ne connaissons pas les circonstances), mais, les remarques assassines des deux inspecteurs ne sont-elles pas aussi méprisables?
    "Berk berk berk", "Rhololo, le gros porc", "Il fait le taré pour jouer l'irresponsabilité. Il est simplement en train de préparer sa défense", ou encore le coup de boule de l'inspecteur Tyson, très évocateur de l'incompréhension de la souffrance qui habite Polza.
    C'est difficile d'exprimer vraiment, encore une fois, ce que j'ai ressenti à la lecture de ce roman graphique. Haine, pitié, compassion... c'est une fois de plus, une claque magistrale.
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    • Livres 4.00/5
    Par Chouchane, le 20 mai 2012

    Chouchane
    On plonge dans ce tome 2, tête baissée car, comme dans un polar, on est tenu en haleine par cette histoire qui nous conduit vers l'inconnu car tout est nouveau dans Blast, la narration, le style, les personnages, la fragilité des dessins qui contraste avec la sombre épaisseur de l'histoire. Les dialogues sont toujours intelligents et sensibles et on prend autant de plaisir à lire qu'à décrypter les images. Dans ce tome, l'errance de Polza continue, sa nudité et sa nature sauvage se précisent. Son histoire se déroule toujours en voix off car Polza Mancini continue de répondre à sa façon à l'interrogatoire du commissaire de police. Ce Presque monologue décrit le parcours chaotique et brutal de Polza qui va va rencontrer Jacky un autre errant qui va le prendre sous sa coupe. Tous deux vont passer un hiver ensemble, un hiver froid dans une planque bien chauffée avec des livres, des drogues et parfois quelques concerts. Et là, Manu Larcenet nous refait, ce qu'il aime le plus, il nous perd dans les méandres de nos sentiments pour les personnages, de nos espoirs, pour mieux nous retrouver dans la violence des révélations, l'horreur humaine. Impossible d'en savoir plus, ni même d'imaginer la suite, rien n'est prévisible dans Blast, on pense avoir trouvé, on se retrouve paumé. A suivre donc…
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Critiques presse (3)


  • Lexpress , le 29 juillet 2011
    Si Blast séduit à chaque page, c'est par son texte, économe mais poétique, ses aquarelles d'une rare beauté, son regard impitoyablement lucide sur le monde. De quoi propulser la série parmi les oeuvres les plus marquantes de la BD contemporaine française.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Auracan , le 14 juin 2011
    Larcenet maîtrise son style de façon époustouflante et nous surprend à chaque page tant par le scénario que par son dessin noir dans lequel on croise, Dieu sait comment, la tendresse. Un must.
    Lire la critique sur le site : Auracan
  • Culturebox , le 14 juin 2011
    Sur la lancée d'un premier tome coup de poing, Larcenet ne relâche pas la pression avec son écrivain devenu SDF. Le récit est intense, onirique et magnifié par un dessin en noir et blanc tout juste rehaussé par les couleurs du Blast.
    Lire la critique sur le site : Culturebox

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Citations et extraits

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  • Par tamara29, le 16 décembre 2012

    Je mens toujours. Je dis que je ne me souviens de rien, que je suis né du matin. Mais il me suffit de fermer les yeux... Dans le noir, tout me revient. Chaque taloche, chaque balafre, chaque regard. Je me souviens de chacun de vos mots. Je me souviens comment vous me les avez plantés dans le corps. Le temps n'y fait rien. Je me souviens de tout.
    Enfant, couvert de plaies infiniment rouvertes. Enfant étouffé sous le poids de ce que j'étais, vous m'avez piétiné mille fois. Enfant immobile, silencieux, courbé.
    Quand vous me parliez, je scrutais votre bouche... effaré que vous recouriez à cet instrument de torture avec tant de désinvolture.
    Pour passer inaparçu, j'ai pris la couleur des murs. Pour que vous m'épargniez, je me suis effacé. Je me suis tu plutôt que de vous déchirer à mon tour.
    En vain, vous ne m'avez jamais pardonné. A chaque seconde, j'ai été coupable d'une mystérieuse offense à vos yeux écoeurés. Si je regarde derrière s'étend une vie de plaies et de sécheresses de laquelle je n'ai appris que la résignation.
    Cependant, de cette vie dégueulasse surnage une intrigante évidence : si aujourd'hui encore, je suis capable de désir et d'extase, c'est que...
    ... je dois être invincible.
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  • Par chocobogirl, le 04 mai 2011

    Anxiolitiques, antidépresseurs, barbituriques, hypnotiques... et bien d'autres dont j'ignorais la fonction mais qui étaient si appétissants. Dans presque toutes les maisons que j'ai habitées sans y être invité, j'ai pu vérifier l'omniprésence de ces médicaments du mal-être... C'est étrange qu'ils soient l'apanage des sociétés dont la priorité n'est plus la survie. A croire que l'angoisse naît du confort.
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  • Par chocobogirl, le 04 mai 2011

    L'expérience de la liberté est difficile et dangereuse. Elle impose de s'oublier et de s'affranchir de la société des hommes. RAres sont ceux qui résistent à la révolution intime qui résulte de ce sacrifice. Cet été-là, je suis devenu une bête, ni plus ni moins. Ailleurs, on m'aurait enfermé pour ça. La forêt m'a protégé...

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  • Par chocobogirl, le 04 mai 2011

    C'est une erreur. L'ivresse n'est pas un asservissement, c'est une libération. C'est le seul moyen de se connaître sans se faire peur. Mais comme pour toutes les disciplines, si on veut dépasser le simple amateurisme, ça demande du courage, du travail et de la ténacité. Vivre soûl, ça se mérite.

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  • Par VeroniqueG, le 29 janvier 2012

    Anxiolitiques, antidépresseurs, barbituriques, hypnotiques... Et bien d'autres... Dans presque toutes les maisons que j'ai habitées sans y être invité, j'ai pu vérifier l'omniprésence de ces médicaments du mal-être... C'est étrange qu'ils soient l'appanage des sociétés dont la priorité n'est plus la survie. À croire que l'angoisse naît du confort.

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