ISBN : 9782260019596
Éditeur : Julliard (2011)


Note moyenne : 2.4/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres

Comment partager son espace avec quelqu un qui vous est totalement étranger ? Telle est la question !A travers cette fable tragi-comique, Fouad Laroui pose la question des rapports entre la France et le Maroc dans leurs dimensions historique, affective e... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par verobleue, le 17 janvier 2012

    verobleue
    « La vieille dame du riad » de Fouad Laroui narre l'achat sur un coup de tête, par un couple bobo parisien, d'un riad à Marrakech. Sans attirance particulière que le soleil, les voilà bientôt propriétaires quand ils découvrent au fond du riad une vieille chabani spectrale impossible à déloger.
    Aidés de leur voisin Mansour, ils apprennent qu'elle attend son fils Tayeb que les français doivent lui ramener.
    Le couple semble alors s'éveiller à la civilisation marocaine et dans la deuxième partie du livre celui-ci découvre l'histoire de Tayeb, jeune berbère, hostile aux occidentaux qui s'engage finalement dans l'armée française. Devenu amnésique, après une blessure de guerre, il ne revient pas au pays. À sa mort, sa mère a fait promettre à son esclave noire, Massouda, de rester dans la chambre du fond à attendre le retour du fils. Voilà expliquée la présence de la vieille femme.
    Cette deuxième partie est en fait, un cours d'histoire avec la guerre du Rif, le colonialisme, l'indépendance du Maroc et le protectorat français.
    Le livre s'achève par l'abandon de l'installation du couple à Marrakech et la transformation du riad en musée.
    Bof, bof. Ce roman n'est qu'un prétexte à un cours d'histoire revanchard. La plume est lourde et le plaisir de lecture est absent. J'avoue que je n'ai pas du tout adhéré. Cela m'a semblé long, assorti d'un langage ardu et rempli de stéréotypes.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par Amethyst, le 26 septembre 2011

    Amethyst
    J'avais en tête une idée précise de ce livre en lisant sa quatrième de couverture. Je m'attendais à la rencontre entre le couple de français et la vieille dame menant à des quiproquos,des situations comiques et à des échanges pleins d'incompréhension. Et bien je me suis totalement trompée puisque la vielle femme n'ouvre pas une seule fois la bouche !
    En effet, en achetant un riad Marocain, François et Cécile "trouve" une femme dans la chambre du fond. On l'a voit à peine puisqu'elle se cache dans la pénombre, immobile et silencieuse.
    Le roman est divisé en trois partis bien distinctes. La première pose le décor et introduit les personnages: François et Cécile. C'est un couple de français comme les autres à ceci près que Monsieur rêve de voyage improbable, chaque soir en regardant la TV. Lorsqu'il a l'idée saugrenue d'acquérir un riad, cette fois il est bien sérieux. Sa connaissance du Maroc comme celle de sa femme repose essentiellement sur des préjugés, ils s'étonnent alors qu'il y est des agents immobilier dans ce pays.
    Cette première partie comporte beaucoup d'humour, par l'ignorance des français sur le Maroc et leurs préjugés ridicules mais aussi grâce à ce fameux agent immobilier Hmoudane. L'incompréhension qu'il suscite chez le couple m'a beaucoup fait rire. Il parle en effet une langue étrange mêlant arabe et un français d'une époque révolu appris dans les livres.
    Le style est soignée, riche en vocabulaire. Par contre, l'ajour de mot en langue arabe coupe la fluidité de la lecture et m'a plutôt gêné et comme pour François et Cécile m'a rendu perplexe.
    La découverte de Massouda, la femme de la chambre du fond m'a intriguée et m'a donnée envie de connaitre la suite.
    Dans la deuxième partie, on reste au Maroc mais on change d'époque. L'auteur retrace en effet l'histoire du Maroc à travers les différents propriétaire du riad. Il se focalise en particulier sur le jeune Tayeb qui a connu un destin particulier puisqu'il a participé à différents conflits et a disparu suite à la deuxième guerre mondiale. Je le dis tout de suite, je n'ai jamais aimé l'histoire et n'y ai jamais rien compris alors quand cela touche un pays que je connais si peu et bien je suis complétement perdue. Les raisons et buts des différents conflits m'ont totalement échappé et j'ai surtout confondu le nom des différentes "tribus" impliquées dans ceux-ci. Heureusement l'intrigue sous-jacente reste présente et m'a permis de suivre l'histoire. L'écriture de l'auteur malgré mon incompréhension m'a tout de même conquise.
    La troisième partie arrive et on quitte l'Histoire avec un grand H pour retrouver notre présente histoire. Grâce à la partie précédente, on comprend la raison de la présence de la vieille femme.
    Je n'en dirais pas plus pour ne pas vous spoiler mais la fin m'a beaucoup plu. Elle est touchante sans être pathétique et possède une certaine note d'humour.
    La plume de Fouad Laroui explore les relations tumultueuses entre la France et le Maroc à travers l'histoire du jeune Tayeb. Malgré quelques longueurs, l'originalité de l'intrigue nous donne envie de connaitre le dénouement. Une lecture agréable mais qui m'a plutôt déçue. Je m'attendais à une toute autre histoire et avec beaucoup plus d'humour.Pour moi, le résumé de reflète pas le contenue du livre. Je croyais lire un roman qui dénonce les préjugés mais les personnages restent malheureusement très stéréotypés.

    Lien : http://amethyst61.blogspot.com/2011/09/la-vieille-dame-du-riad-de-fo..
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    • Livres 3.00/5
    Par bina, le 01 avril 2012

    bina
    Un livre en trois parties, inégales pour moi en tant que ''réceptrice d'histoires''.
    La première partie met en avant les clichés survivants entre la France et le Maghreb. Peut-être est-ce un peu trop en avant justement, tous concentrés dans le même couple. mais en même temps ces deux français à la découverte d'une nouvelle culture, à la fois proche et exotique, sont touchants.
    Et brusquement nous voilà plongés au coeur d'une histoire brute, pathétique, touchante? La présence de cette vieille dame fantomatique nous ramène aux Anciens, passeurs d'histoires, conteurs.
    Conteuse muette d'une histoire qui se mêle à la grande Histoire. Nous entrons dans la deuxième partie de ce roman, et c'est peut-être là une cassure. A la fois dans l'histoire et dans le rythme du roman. Ce retour en arrière brise la légèreté de la première partie et nous plonge dans une histoire marocaine un peu trop technique lorsqu'on recherche l'évasion et non le documentaire (qui relève d'une autre démarche et d'un autre contexte de lecture).
    Retour, enfin au présent de nos deux français, immergés, perdus et perplexes dans cette fable. On ne retrouve plus la fougue et la légèreté qui les caractérisaient au début, pour une fin qui nous laisse ... sur notre faim, comme un goût d'inachevé.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par mimipinson, le 09 octobre 2011

    mimipinson
    Une vielle porte d'un bleu Majorelle bien connu à Marrakech en guise de couverture est une invitation au voyage, et il ne m'a pas fallu longtemps pour pousser la porte et rentrer !!!
    Plusieurs sentiments se succèderont durant la lecture de ce roman ; lecture rapide, tant l'écriture est limpide, et le rythme soutenu.
    Le début m'a amusée, la première partie est truffée d'humour et de clichés, certes assez visibles, mais pas poussées à l'extrême pour en devenir méchant (selon moi, en tout cas.).Je me suis plu à lire et à observer d'un œil distancié ce couple de parisiens un peu utopistes bien décidé à tout plaquer pour un riad à Marrakech ; non ce n'est pas celui dont tout le monde parle …
    L'irruption de la vieille dame m'a quelque peu laissée perplexe ; tout cela me parait bien peu crédible. Mais bon, continuons.
    La seconde partie, L'histoire de Tayeb, arrive une peu rapidement. Bien sur, si l'auteur, tout à coup se met à nous parler de l'histoire du Maroc au travers de Tayeb, c'est qu'il a peut être ses raisons ; que ce Tayeb va peut-être expliquer la présence de cette vieille dame dont personne ne veut. Si plusieurs séjours au Maroc ne m'avaient pas laissés de bonnes bases historiques, j'aurais trouvé cette partie un peu indigeste, et surtout inutile.
    Bien entendu, tout cela a un sens. En tout cas, j'ai fini par y donner un sens, le mien, en tout cas. Si tout cela en effet peut paraître improbable, et en tout cas, il faut surtout y voir une fable dans laquelle finalement, chacun fait un chemin vers la culture de l'autre.
    Bien que cela n'aura pas pour un impact durable, j'ai apprécié l'évolution de ce couple partie en conquête, et qui d'une certaine façon va se remettre en question, et remettre en question ses choix de vie.
    Un court roman qui convient parfaitement à une vilaine journée d'automne, pour faire rentrer chez soi un peu tout l'exotisme du grand sud marocain ; et c'est déjà pas si mal.
    Un grand merci aux éditions Julliard, et Babélio pour la découverte de ce livre, et de son auteur dans le cadre de la masse critique.


    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2011/10/la-vielle-dame-du-ria..
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    • Livres 1.00/5
    Par Readingintherain, le 01 octobre 2011

    Readingintherain
    [...]j'ai franchement détesté les héros de ce roman, couple français ridicule, pété de thunes qui décident du jour au lendemain d'aller acheter un riad à Marrakech. Avant même leur départ, on a envie de les gifler. Ils ne sont que bêtise et intolérance, et constituent en fait la partie «noire» d'un roman purement manichéen où tous les marocains sont merveilleux, sauf les agents immobiliers, et tous les français sont infects, sans aucune exception.[...]

    Lien : http://www.readingintherain.com/2011/10/la-vieille-femme-du-riad-f-l..
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Citations et extraits

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  • Par mireille.lefustec, le 30 novembre 2011

    La cause de ma défaite,c'est le fanatisme religieux...J'ai tout fait pour débarrasser mon pays de l'influence de certains chérifs et marabouts qui constituent un obstacle sur la voie de la liberté et de l'indépendance...J'ai admiré la Turquie...Tout pays où ces cheikhs religieux gardent une grande influence ne peut avancer que lentement?
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  • Par mireille.lefustec, le 30 novembre 2011

    En 1936,le Front populaire arrive au pouvoir en France.
    Tayeb,comme tous les nationalistes marocains,accueille avec enthousiasme la nouvelle. Il pense qu'un gouvernement de gauche sera plus attentif à leurs revendications. Mais rien ne semble venir.
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  • Par mireille.lefustec, le 30 novembre 2011

    Tayeb a pu échapper à l'armée victorieuse. Dissimulé pendant le jour dans les branches des cèdres,dans des creux d'arbres morts,il court la nuit dans les ravins,sur les pistes,dans les forêts.
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